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À l'origine, le terme « physiographie » signifie « étude des phénomènes naturels ». Plus tard, l'usage limite son application à la GÉOGRAPHIE PHYSIQUE en particulier et, plus récemment, au relief lui-même. La régionalisation physiographique, ou la définition des zones de géographie physique, est définie ici comme la manière dont les régions ayant une géographie physique relativement homogène sont délimitées.
La structure géologique (voir RÉGIONS GÉOLOGIQUES), le relief, la répartition du PERGÉLISOL (qui permet de mesurer les traits atmosphériques à grande échelle et les traits hydrologiques) et l'emplacement de la LIMITE FORESTIÈRE (importante frontière végétale) sont les critères utilisés dans la régionalisation physiographique décrite plus loin. La combinaison de ces critères, en portant attention principalement aux structures géologiques du sud du Canada et à la très forte influence du pergélisol dans le nord du Canada, forme les principales régions physiographiques du Canada : les terres de l'Arctique, la Cordillère canadienne, les plaines Intérieures, les basses-terres de la baie d'Hudson, le terrain forestier du Bouclier canadien, les basses-terres du Saint-Laurent et les Appalaches. Les caractéristiques géographiques de ces sept régions sont généralement homogènes et leurs différences peuvent être distinguées à l'aide de photos prises par satellite (voir TÉLÉDÉTECTION). Les régions mentionnées se situent sur le continent et ne comprennent pas les plateaux continentaux limitrophes et les eaux océaniques situés à l'intérieur des limites territoriales canadiennes. Les écozones du Canada (voir RÉGIONS NATURELLES) permettent une analyse plus détaillée du bloc continental canadien selon un système de classification écologique. OLAV SLAYMAKER
Canada, topographie duCliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
Régions géologiques
Régions naturelles du Canada
Les terres de l'Arctique
Les terres canadiennes de l'Arctique se situent au nord de la limite forestière et s'étendent sur 2,6 millions de km2, soit 26 p. 100 du pays (cela comprend les plaines côtières de l'Arctique, la région Inuitienne, les basses-terres de l'Arctique et une partie du BOUCLIER canadien). Sauf dans la région du Bouclier canadien, où il y a beaucoup de roche nue, la TOUNDRA continentale se caractérise par un couvert végétal comportant près de 900 espèces de plantes vasculaires. La richesse de cette végétation diminue plus on se rapproche du pôle. Les îles situées au sud du passage Parry (nom officiel du plan d'eau dont les composantes sont appelées détroit du Vicomte de Melville, détroit de Barrows, détroit de Lancaster et détroit de M'Clure) sont recouvertes de roc et de mousse. Les îles de la Reine-Élisabeth sont désertiques, constituées principalement de terres et de roches nues et de quelques zones de végétation dans les endroits humides. Les lacs et les rivières d'eau douce sont navigables de juin à octobre au sud, en juillet et en août au nord. Le reste de l'année, ils sont recouverts de glace. Un peu plus de la moitié des précipitations tombent sous forme de neige qui, dans ces régions dépourvues d'arbres, est soumise à l'influence des vents. La neige est déplacée sur la surface, remplit les dépressions et se tasse, formant des ondulations selon la direction des vents. Le nord-ouest et l'extrême arctique sont des régions sèches. Les précipitations annuelles y atteignent en moyenne 10 cm. Le centre de l'Arctique reçoit entre 20 cm et 30 cm de précipitations, et le sud de la terre de Baffin et le nord du Québec en reçoivent jusqu'à 50 cm. Plusieurs milliers d'années de CLIMAT froid ont provoqué le gel permanent du sol (pergélisol). L'EAU SOUTERRAINE s'y présente sous forme de glace en cristaux, en lentilles et en couches pouvant atteindre des dizaines de mètres d'épaisseur. Dans certaines régions, le roc est gelé mais ne contient pas de glace. Le pergélisol peut atteindre des dizaines de mètres d'épaisseur dans le sud, et plus de 500 m dans les îles du nord-ouest. Chaque été, la couche supérieure, active, peut fondre de quelques centimètres à plus d'un mètre. Parallèlement au pergélisol, on note la formation au niveau du sol de formes géométriques particulières (cercles, ellipses, polygones et stries). Les polygones de la toundra, motifs en écailles de tortue dont les fissures ont jusqu'à 30 m d'écart et sont sous-tendues par des fentes de gel, s'étendent sur plusieurs milliers de kilomètres carrés. Parmi d'autres RELIEFS PÉRIGLACIAIRES particuliers, on note les PINGOS, dont plus de 1500 ont été dénombrés près du delta du Mackenzie. Les sols superficiels doivent en partie leur structure à la GÉOLOGIE de la région. Les régions continentales situées à l'est du Grand lac de l'Ours et du Grand lac des Esclaves, la péninsule de l'Ungava et la plus grande partie de l'île de Baffin font partie du Bouclier canadien. Ces vieilles roches ont subi des transformations considérables au cours de l'ÉVOLUTION GÉOLOGIQUE. Lors de la glaciation, elles avaient la forme d'une soucoupe dont le centre était inondé par la baie d'Hudson. La bordure orientale, qui s'étend du Labrador vers le nord le long de l'île de Baffin et jusqu'à l'île d'Ellesmere, est une région montagneuse dont l'altitude peut atteindre 1500 m ou plus dans le nord. Son littoral est découpé en fjords. Cette région comprend des GLACIERS qui couvrent environ 5 p. 100 de la superficie de l'Arctique. La région située entre le Bouclier et la Cordillère pacifique est une plaine du paléozoïque (570 millions d'années à 245 millions d'années) qui s'étend en pente douce d'une altitude de 500 m jusqu'à l'océan Arctique. Les îles de cette région sont constituées pour la plupart de ROCHES SÉDIMENTAIRES qui forment des plaines, des hautes-terres et des collines. Dans le sud, les couches rocheuses sont pour la plupart horizontales, mais, dans l'ARCHIPEL ARCTIQUE, elles ont subi des plissements et de l'érosion. L'altitude, qui se situe presque au niveau de la mer dans le nord-ouest, s'élève graduellement jusqu'à la haute bordure montagneuse dans l'est. Les nombreux chenaux entourant les ÎLES peuvent avoir été créés par des failles ou par des dislocations, lesquelles auraient été exploitées par l'ÉROSION fluviale et la GLACIATION. JOHN K. STAGER
Mackenzie, delta du (image-satellite)Cette image-satellite montre l'un des plus grands deltas fluviaux du monde. Le delta du Mackenzie s'est formé peu à peu pendant des milliers d'années avec le limon et le sable déposés dans la mer de Beaufort par le fleuve. Les innombrables îles et cours d'eau abritent la faune (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Glaciers, N.-O. de la Colombie-BritanniqueLes glaciers couvrent 10 p. 100 de la surface terrestre de la planète. Cette image-satellite montre des glaciers et des champs de glace dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique. Les fjords étroits et longs ont été sculptés par les couches glaciaires lors de leur dernier retrait (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
La Cordillère canadienne
Cette région fait partie du système MONTAGNEUX qui s'étend sur toute la côte du Pacifique de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud. Le tronçon canadien de la Cordillère fait environ 800 km d'ouest en est et s'étend vers le nord-ouest à partir du 49e degré de latitude Nord sur plus de 2000 km jusqu'à la frontière de l'Alaska, à 141° de longitude Ouest. La plus grande partie de la Cordillère se situe en Colombie-Britannique et au Yukon, mais également dans le sud-ouest de l'Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest. La superficie totale de cette région physiographique est de 1,6 million de km2 (16 p. 100 du Canada). La Cordillère comprend des plateaux, des vallées et des plaines aussi bien que des pics élevés. Les chaînes les plus régulières forment des bords élevés au sud-ouest et au sud-est d'un ensemble de terrains aux traits physiographiques divers. Le système oriental est constitué de roches sédimentaires inclinées, disloquées et plissées. Les chaînes de montagnes et les plateaux découpés du système intérieur reposent sur des strates sédimentaires et volcaniques plissées, des roches métamorphiques et de nombreuses petites intrusions IGNÉES. Dans le système occidental, la chaîne Côtière est constituée d'une masse imbriquée de roches ignées intrusives et de roches métamorphiques, alors que les montagnes extérieures sont semblables du point de vue géologique à celles du système intérieur. La caractéristique la plus ancienne de la Cordillère est la légère ondulation des hautes-terres de ses plateaux intérieurs. Ce relief a été sculpté par l'érosion il y a plusieurs millions d'années. Depuis, il a été soulevé, submergé en partie par les coulées de lave, découpé par l'érosion des rivières et modelé par les glaciers. Le relief et les dépôts de surface les plus typiques de la Cordillère datent des glaciations remontant à un million d'années. Au sud du 61e degré de latitude Nord, seuls les pics les plus élevés perçaient la nappe glaciaire qui recouvrait la Cordillère. Plus au nord, de très grandes portions du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut étaient trop arides pour que des glaciers puissent s'y former, bien que le climat y ait été très froid. Dans les régions soumises à la glaciation, les cirques et les vallées en U se trouvent souvent dans les montagnes et le long des bordures des plateaux les plus élevés. Les stries, les DRUMLINS, les ESKERS et les plaines de till sont répandus dans les plateaux et les plaines. Les vallées et les basses-terres renferment habituellement d'épaisses couches de silt et d'argile déposées dans des lacs endigués par les glaces pendant la fonte des glaciers, ainsi que du sable et du gravier amenés par les eaux de fonte. Pendant les 12 000 années qu'a duré l'ère postglaciaire, les rivières ont formé des terrasses, des cônes alluviaux, des plaines inondables et des deltas (voir RELIEF FLUVIAL). Les versants des vallées ont été altérés par des éboulis, des coulées de débris, des GLISSEMENTS DE TERRAIN, le lent glissement des sols et des AVALANCHES. Les reliefs périglaciaires existent au-delà de la limite forestière. Dans le Sud, le pergélisol n'est présent que sous les plus hautes crêtes balayées par le vent, mais dans le Nord on en trouve à de plus faibles altitudes et, dans le centre et le nord du Yukon, à toutes les altitudes. Jusqu'à maintenant, l'activité volcanique n'a été que sporadique dans certaines régions dispersées des systèmes occidental et intérieur. Quelques éruptions sont survenues pendant la glaciation. Les coulées de lave et les cônes de scories les plus récents ne remontent qu'à quelques centaines d'années. Ces éruptions sont à l'origine de légendes amérindiennes. La Cordillère est soumise à une grande variété de climats à cause de sa grande étendue en latitude, du fait qu'elle est située entre l'océan Pacifique et les régions continentales intérieures et à cause de son relief accidenté. Le paysage naturel présente plusieurs effets visibles du climat. Les pluies et les chutes de neige abondantes de la chaîne Côtière entretiennent des forêts luxuriantes et de grandes étendues de neige et de glaciers à des altitudes relativement basses. La limite forestière altitudinale et la limite des neiges persistantes s'élèvent vers l'est, où les chutes de neige diminuent, et descendent vers le nord à mesure que la température décroît. Les changements climatiques causés par l'altitude dans une région donnée sont reflétés par des zones altitudinales de végétation. La plus haute d'entre elles est la toundra alpine. Dans les vallées semi-arides du système intérieur, la zone de végétation la plus basse est constituée de prairies. L'ensemble de la Cordillère se distingue par sa topographie montagneuse et irrégulière et par sa grande diversité de climats, de sols et de végétation. Bon nombre de ses caractéristiques physiographiques, comme les pentes abruptes, les risques naturels, et les climats rigoureux, restreignent son exploitation. D'autres particularités, comme les FORÊTS, les prairies, les lacs et rivières et les paysages variés constituent des RESSOURCES naturelles. Voir aussi RELIEF KARSTIQUE. J.M. RYDER
Rocheuses (près de Golden)Les Rocheuses s'étendent sur 1200 km, à partir de la frontière de la Colombie-Britannique et de l'Alberta avec les États-Unis jusqu'au bassin de la Liard (Corel Professional Photos).
ToundraMontagnes de Pierre Tombale, Le Territoire du Yukon (photographie par Tim Fitzharris).
Plaines Intérieures
Les plaines Intérieures du Canada s'étendent du 49e parallèle jusqu'à l'océan Arctique, entre le Bouclier canadien et la Cordillère. Leur superficie atteint 1,8 million de km2, soit 18 p. 100 de la superficie du pays. La topographie régionale des plaines est principalement fondée sur des roches sédimentaires plates. Une nappe irrégulière de SABLE ET DE GRAVIER, déposée par des rivières s'écoulant des Rocheuses, s'est ajoutée à ce substratum sédimentaire. Cette sédimentation a été suivie de périodes d'érosion associées à un soulèvement inégal qui ont provoqué le découpage du relief en hautes-terres isolées. En plus de ces vestiges de l'érosion, la pente relativement uniforme de la partie sud de la région est divisée en trois paliers par l'escarpement du Manitoba et le coteau du Missouri. La plaine du Manitoba se situe en bas de l'escarpement du Manitoba, à une altitude inférieure à 400 m. Elle est la plus basse et la plus plate des trois paliers des PRAIRIES. Les roches sous-jacentes du paléozoïque (570 millions d'années à 245 millions d'années) sont recouvertes d'un manteau d'apports glaciaires, couverts à leur tour dans la plupart des régions par du silt et de l'argile déposés dans les lacs glaciaires. La plaine de la Saskatchewan, qui constitue la pente douce de l'escarpement du Manitoba, est presque entièrement recouverte de dépôts glaciaires, composés surtout de MORAINE bosselée, mais aussi de grandes zones plates qui ont été l'emplacement de lacs glaciaires et qui sont plus basses et moins accidentées que la plaine de l'Alberta, à l'ouest. L'altitude se situe entre 460 m et 790 m et peut atteindre 915 m dans les régions plus accidentées. À l'ouest du coteau du Missouri, une pente douce monte jusqu'aux contreforts des montagnes Rocheuses. Ce troisième palier, la plaine de l'Alberta, se caractérise par un relief plus marqué et plus diversifié. Ici encore, la moraine bosselée domine le paysage. Les BADLANDS, des terres formées par une forte découpure des roches tendres sous-jacentes de cette région plus sèche, sont plus particulières. Le plateau de l'Alberta, situé au nord de la rivière Athabaska, est en fait un prolongement vers le sud de la plaine. Il s'agit d'un ensemble de plateaux qui atteignent des altitudes allant de 760 m à 970 m, séparés par les grandes vallées des rivières de la Paix, Fort Nelson et Hay. Au nord de la rivière de la Paix, le plateau forme un escarpement détaché qui surplombe la plaine du Grand lac des Esclaves. La distribution étendue des dépôts des lacs glaciaires constitue la caractéristique la plus frappante de ce plateau. Les plaines de till et les moraines bosselées sont également répandues. Les plaines Intérieures du Nord, situées à une altitude inférieure à 300 m et composées surtout de till recouvert de tourbe, s'étendent du plateau de l'Alberta jusqu'à l'océan Arctique. Les plaines Intérieures se caractérisent au sud par une végétation de prairie dans un climat semi-aride. Au nord et à l'est, les prairies cèdent la place à des prairies-parcs où prévalent des températures légèrement plus fraîches et de plus fortes précipitations. Encore plus au nord, la forêt de conifères prédomine et, à l'extrémité septentrionale des plaines intérieures, cède la place à la toundra. D.F. ACTON
Plaines IntérieuresPlaines Intérieures, près de Regina, en Saskatchewan (photo de J.A. Kraulis/Masterfile).
 La Pinhorn Grazing Reserve présente une végétation mixte de graminées et des pâturins. À l'arrière-plan, les collines Sweetgrass (photo de Cleve Wershler, avec la permission de Cottonwood Consultants Ltd.).
Tremblaie-parcLe sol de la région de Rumsey est représentatif de la tremblaie-parc; on peut voir ici la salicorne sur le rivage rocheux, les prairies de fétuques et le boisé de trembles. La région fait partie de la dernière grande tremblaie-parc du monde, la plupart d'entre elles ayant été transformées en terres cultivées (photo de Cleve Wershler, avec la permission de Cottonwood Consultants Ltd.).
La chaîne Selkirk Mont Sir Donald, parc national des Glaciers (photo de John Woods).
Calgary (image-satellite)La ville de Calgary apparaît sous la forme d'une tache bleue localisée sur la rivière Bow. La géographie physique des environs de la ville est visible sur la carte : les exploitations agricoles (en rouge) et les contreforts (en vert). Les montagnes aux sommets couverts de neige apparaissent en bleu vif (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Basses-terres de la baie d'Hudson
Cette surface de 320 000 km2 (3,2 p. 100 de la superficie du Canada) ne représente que 40 p. 100 d'un bassin sédimentaire situé au centre du Bouclier canadien, dont le reste s'étend sous la BAIE D'HUDSON et la BAIE JAMES. Outre les collines Sutton du nord-est des basses-terres, le substratum rocheux est entièrement recouvert d'un manteau de sédiments glaciaires et marins associés à l'avance et au recul des glaces pendant la dernière glaciation. La crête intérieure des basses-terres (d'environ 180 m d'altitude) coïncide à peu près avec le plus haut niveau d'inondation qui a suivi la fonte des glaces de la baie d'Hudson il y a environ 7500 ans. Dans la partie occidentale des basses-terres, les subdivisions du paysage tendent à être parallèles à la bordure du Bouclier et au littoral. Plus près de ce dernier, on trouve des collines profilées constituées de till, qui ont été formées sous les glaces qui se déplaçaient vers le sud-ouest à partir de la baie d'Hudson jusqu'au Manitoba. Ces collines n'ont pas été totalement recouvertes par des dépôts marins plus récents et donnent ainsi au relief une apparence plissée. Plus près du littoral, où le manteau marin est plus épais, on retrouve souvent de vastes étendues plates de MUSKEG parsemées d'épais dépôts de tourbe et de très nombreux étangs. Ces plaines font contraste avec un relief qui s'étend sur une vaste région (50 km à 80 km) à l'intérieur des côtes. À cet endroit, un grand nombre de levées de plages de gravier parallèles ont été formées à la suite de tempêtes au cours des 5000 ou 6000 dernières années, alors que le niveau de la mer diminuait à cause du soulèvement rapide de la croûte terrestre. Cette région se caractérise par des crêtes basses, sèches et boisées, séparées par des dépressions marécageuses. Dans la région côtière, les fonds marins presque plats sont exposés à marée basse et deviennent des marais et des vasières souvent parsemés de blocs glaciaires (voir MARAIS, MARÉCAGE ET TOURBIÈRE). Le niveau de la mer baisse toujours d'environ 60 cm par siècle, exposant de plus en plus les régions côtières. Dans les basses-terres de l'est, les inondations marines ont été immédiatement suivies par le retour de la marge glaciaire le long du 86e ou du 87e degré de longitude Ouest. Cette avance a entraîné le façonnement des dépôts marins en collines profilées, plus saillantes. I.A. BROOKES
Terrain forestier du Bouclier canadien
Le Bouclier, en tant que tel (4,8 millions de km2), représente 48 p. 100 de la superficie du Canada (y compris les lacs d'eau douce et les îles de l'Arctique). Si l'on exclut le Bouclier arctique, cette région physiographique demeure la plus vaste du Canada, représentant 32 p. 100 de sa superficie. Elle prend la forme d'une grande soucoupe. Au sud, à l'est et au nord-est, son pourtour ressemble à celui d'un bol à soupe. Son centre est un bassin de roches sédimentaires, dont la bordure sud sous-tend les basses-terres de la baie d'Hudson. Le Bouclier est composé de roches cristallines précambriennes formées pendant plusieurs stades d'orogenèse ayant eu lieu il y a de 4 milliards d'années à 1 milliard d'années. Depuis un milliard d'années, la région est demeurée un rempart relativement stable qui n'a pas été touché par les mouvements TECTONIQUES DE PLAQUES qui ont formé la bordure montagneuse du Canada. La stabilité du Bouclier a permis à l'érosion de niveler sa surface, lui donnant un horizon typiquement plat ou ondulé. Les pourtours sud-est et est ont été soulevés dans un passé géologique relativement récent après des mouvements tectoniques associés à l'ouverture de l'océan Atlantique. L'érosion glaciaire n'a eu que peu d'effets, sauf le long de la bordure est. Environ la moitié du Bouclier est considéré comme une région de hautes-terres. S'étendant du nord-ouest du Québec, en passant par le nord de l'Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et du sud du Nunavut, jusqu'au nord-ouest du Nunavut continental et l'est du District du Mackenzie (Territoires du Nord-Ouest), cette région (d'une altitude de 200 m à 500 m) n'est hautes-terres que par son altitude, qui est supérieure à celle des basses-terres de la baie d'Hudson et des plaines Intérieures qui l'entourent. Un relief de 50 cm à 60 m seulement a été aplani par un mince manteau de till et de sédiments déposés dans les lacs glaciaires. La partie orientale du Bouclier, entre la baie d'Hudson et le golfe du Saint-Laurent, est dominée par des plateaux. L'altitude passe de 300 m près des côtes à 900 m dans la partie centrale du Labrador et du Nouveau-Québec. Un relief de 150 m à 300 m d'altitude est dû au découpage des hautes-terres par des vallées. À plusieurs endroits du Bouclier, les hautes-terres et les plateaux sont coupés par des collines, où l'altitude augmente à cause de l'érosion différentielle des structures géologiques linéaires formées dans les vestiges d'anciennes chaînes de montagnes, par exemple les collines du Labrador et celles de Port-Arthur. La surface élevée et accidentée située le long de la bordure est et sud-est du Bouclier est classée parmi les hautes-terres. Dans l'île de Baffin et le nord du Labrador, son altitude peut atteindre de 800 m à 1500 m. Elle est composée de plateaux ondulés et profondément découpés par des auges glaciaires qui ont donné l'aspect de fjord au littoral. Les hautes-terres au nord du fleuve Saint-Laurent atteignent entre 500 m et 900 m d'altitude, et certains sommets s'élèvent de 1000 m à 1200 m dans des régions plus découpées, comptant peu de plateaux. Les deux grandes régions du Bouclier, situées à l'est et à l'ouest de la baie d'Hudson, constituaient les centres de l'écoulement glaciaire pendant la dernière glaciation (il y a de 75 000 ans à 6000 ans). Les parties centrales de ces zones montrent une surface hétérogène recouverte de till et parsemée de bassins lacustres peu profonds. Autour de ces bassins, l'érosion glaciaire du substratum rocheux est plus évidente. On remarque quelques collines de till façonnées par les glaces et de nombreux eskers marquant le chenal de cours d'eau sous-glaciaires, ainsi que de grandes moraines qui correspondent à des pauses au cours du retrait des glaces du Bouclier. La périphérie de ces deux régions centrales est caractérisée par une surface plus plate, qui a été inondée par les lacs et les mers au cours de la déglaciation. I.A. BROOKES
Forêt mixteLa forêt mixte est caractéristique de la région des basses-terres du Saint-Laurent (photo de Tim Fitzharris).
Bouclier boréalLa Saskatchewan dépend en grande partie du débit des cours d'eau et des précipitations pour sa production agricole (photo de Menno Fieguth).
Basses-terres du Saint-Laurent
Les basses-terres du Saint-Laurent (180 000 km2, soit 1,8 p. 100 de la superficie du Canada) se trouvent entre le Bouclier au nord et la région des Appalaches à l'est et au sud-est. Elles se divisent en trois régions.
Les basses-terres occidentales
Cette région s'étend entre le Bouclier et les lacs Huron, Érié et Ontario. Elle est composée d'une plaine calcaire (d'une altitude de 200 m à 250 m) suivie d'une large étendue de basses-terres de shale qui la séparent d'un plus vaste plateau de dolomie et de calcaire à l'ouest du lac Ontario, bordé par l'ESCARPEMENT DU NIAGARA. À partir de ce dernier, le plateau forme une pente douce qui descend vers le sud-ouest jusqu'aux lacs Huron et Érié (173 m d'altitude). La glaciation a recouvert cette région de plusieurs couches de till, dont la plus récente forme de grandes plaines de till ondulées qui entourent souvent des champs de drumlins. Les moraines proéminentes du plateau occidental et du nord du lac Ontario correspondent à des pauses durant la retraite des lobes glaciaires, survenue il y a de 14 500 ans à 12 500 ans. Des plaines d'argile et de sable, anciens dépôts de lacs glaciaires, entourent les lacs actuels.
Les basses-terres centrales
Cette région du sud-est de l'Ontario et du sud du Québec se caractérise par une topographie ondulée qui s'est développée sur les roches sédimentaires sous-jacentes, généralement recouvertes de dépôts glaciaires et marins. Les collines Montérégiennes (dont le mont Royal), qui se dressent à peu près d'ouest en est entre le Bouclier, à l'ouest de Montréal, et les Appalaches, s'élèvent à une altitude qui varie entre 200 m et 500 m. Il s'agit des racines d'anciens volcans, nés lors de la formation de l'océan Atlantique il y a environ 120 millions d'années et maintenant érodés. Le long du Bouclier et des Appalaches, des terrasses sablonneuses (allant jusqu'à 200 m d'altitude) constituent d'anciens dépôts de la MER DE CHAMPLAIN, qui a inondé il y a environ 13 000 ans les basses-terres libérées des glaces peu de temps auparavant. Ces terrasses ont été érodées par les cours d'eau postglaciaires, ce qui a créé une surface plus accidentée. La moraine de Drummondville, basse et légèrement bosselée, s'étend vers le sud-ouest à partir des environs de Québec presque jusqu'à la frontière du Vermont.
Les basses-terres orientales
Cette région s'élargit à partir de l'estuaire du Saint-Laurent jusqu'au golfe, et se rétrécit vers le nord-est, au détroit de Belle Isle. Elle est constituée de plaines et de plateaux isolés, petits et de faible altitude sur la rive nord du golfe (par exemple les ÎLES DE MINGAN), d'une plaine côtière de moins de 100 m d'altitude dans le Nord-Ouest de Terre-Neuve et d'un plateau plus étendu et ondulé (altitude de 100 m à 200 m, 300 m pour la crête centrale dans L'ÎLE D'ANTICOSTI). Ces fragments sont lisses et se caractérisent par un substratum rocheux sédimentaire plat ou légèrement incliné. Le sol est aride et stérile, boisé ou marécageux, selon la pente de la surface et l'influence des vents côtiers. I.A. BROOKES
Les Appalaches
La région des Appalaches (360 000 km2, soit env. 3,6 p. 100 de la superficie du Canada) s'étend entre les basses-terres du Saint-Laurent, au nord-ouest, et le plateau continental de l'Atlantique, à l'est et au sud-est. Comme dans le cas d'autres régions montagneuses, sa surface est une mosaïque de hautes-terres et de basses-terres dont les traits, les formes et les frontières reflètent la complexité des roches et des structures héritées des mouvements tectoniques qui se sont produits il y a de 480 millions d'années à 280 millions d'années. Depuis, l'érosion a eu raison de plusieurs kilomètres de roc, mettant à nu des structures jadis profondément enfouies.
Shogomoc, rivièreLa rivière Shogomoc, dans la région centrale des hautes-terres du Nouveau-Brunswick (photo de J.A. Kraulis/Masterfile).
Parallèlement, un soulèvement régional a placé les hautes-terres plates et les régions montagneuses sur un substratum composé de roches dures, alors que les roches plus tendres ont été façonnées en basses-terres et en plaines. Les hautes-terres et les montagnes sont disposées en Z à partir de la frontière séparant le Québec du Vermont et du New Hampshire, vers le nord-est jusqu'en GASPÉSIE, puis vers le sud-ouest à travers le Nouveau-Brunswick, pour continuer vers le nord-est, au nord de la baie de Fundy jusqu'à l'île du Cap-Breton. De là, la chaîne, coupée par le détroit de Cabot, se poursuit le long de la haute crête occidentale de Terre-Neuve. Cette région montagneuse s'élève à plus de 1200 m au centre de la Gaspésie (au mont Jacques-Cartier, 1268 m). Dans l'ouest de Terre-Neuve et le nord-est du Nouveau-Brunswick, les sommets s'élèvent entre 600 m et 800 m. La chaîne est flanquée de hautes-terres (300 m à 600 m d'altitude) au Québec, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, dans le sud et l'est de Terre-Neuve et dans le sud de la Nouvelle-Écosse. Sauf dans cette dernière région, les hautes-terres forment avec les régions montagneuses un horizon légèrement ondulé et des vallées aux flancs abrupts. Dans l'est du Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, les ÎLES DE LA MADELEINE, le nord de la Nouvelle-Écosse et les basses-terres triangulaires du centre de Terre-Neuve, des roches plus tendres ont permis la formation de plaines et de basses-terres. À Terre-Neuve et dans le sud de la Nouvelle-Écosse, le relief ressemble beaucoup à celui du Bouclier, composé de grandes plaines rocheuses aplanies par les glaciers, recouvertes à certains endroits de till à blocs et parsemées de lacs aux contours irréguliers. Pour ce qui est du reste de la région, les signes d'une forte érosion glaciaire y sont localisés, même dans les régions montagneuses et en particulier dans les vallées traversant le « grain » de la surface. Les dépôts glaciaires y sont plus épais et, bien qu'ils soient surtout sablonneux et infertiles, pourraient en certains endroits constituer un bon matériau d'origine. Avec la déglaciation (il y a de 14 000 ans à 10 000 ans), le soulèvement a été suffisant pour dépasser l'élévation du niveau de la mer dans les régions centrales et septentrionales des Appalaches. Ainsi, une bordure littorale montre des terrasses marines soulevées qui recèlent souvent des parcelles de terres sablonneuses arables. Dans le sud, le long de l'océan Atlantique, l'élévation post-glaciaire du niveau de la mer a dépassé le soulèvement le long de ce littoral où dominent les promontoires rocheux, les baies irrégulières et les marais salés. Le niveau de la mer continue de s'élever de jusqu'à 30 cm par siècle. I.A. BROOKES Auteurs ayant contribué à cet article:
Auteur
I.A. BROOKES, OLAV SLAYMAKER, JOHN K. STAGER, J.M. RYDER, D.F. ACTON
Bibliographie
J.B. Bird, The Natural Landscapes of Canada (1978, rév. 1980); H.S. Bostock, « Physiographic Regions of Canada », Geological Survey of Canada Map 1245-A (1967); O. Slaymaker, « Physiography of Canada and Its Effects On Geomorphic Processes », Quarternary Geology of Canada and Greenland (1989); A.S. Trenhaile, The Geomorphology of Canada (1990).
Liens supplémentaires
Écozones terrestres
Site interactif qui présente des cartes et des descriptions détaillées des écozones du Canada. Par l'Atlas du Canada
Collection de photographies de paysages canadiens
Cette collection de photographies de paysages et de formes de relief canadiens est présentée à titre de service public afin d’illustrer la grande diversité géologique et géomorphologique du Canada.
Voyages et transformation : Paysages de la Colombie-Britannique
La nature, les peuples autochtones et l’histoire sont des thèmes qui sont reliés entre eux dans tout ce site et qui sont présentés par des images et des documents historiques provenant des collections du Royal British Columbia Museum, ainsi que par des récits des Premières Nations qui sont associées étroitement à ces paysages depuis si longtemps.
Le Conseil canadien de l’enseignement de la géographie
Une organisation consacrée à la promotion des connaissances géographiques. Parcourez l'étendue des ressources pédagogiques en ligne ainsi que les portraits intéressants des professionnels qui travaillent dans les diverses branches de la géographie.
GéoConnexions
Le Portail de découverte de GéoConnexions est votre passerelle d'accès à des millions de données géospatiales. Explorer les métadonnées des documents inscrits ou faire une recherche par sujet, région géographique ou type de produit afin de trouver, évaluer, visualiser et accéder aux données géospatiales dont vous avez besoin.
Géopanorama du Canada
Géopanorama : Faire connaître aux communautés canadiennes leurs paysages, leurs ressources hydrauliques et terrestres et les risques environnementaux qui y sont associés.
Matériaux superficiels du Canada
Une carte digitale détaillée de la géologie, des reliefs et de l'hydrographie du Canada. Attention : certains éléments requièrent de complexes procédures de téléchargement. Par Ressources naturelles Canada.
Pédo-paysages du Canada
Les pédo-paysages qui nous entourent sont créés par des facteurs de formation des sols qui agissent avec le temps sur les dépôts de surface. Par l'Agriculture et de l'Agroalimentaire Canada.
En route vers un nouveau territoire
Ce site examine et explore les questions qui se posent au sujet de l'arrivée des premiers humains en Amérique. Les activités ont été élaborées afin d’offrir aux élèves l’opportunité d’en apprendre davantage sur les méthodes utilisées en archéologie de même que sur le passé humain. Par le Musée d'archéologie et d'éthnologie de l'Université de Simon Fraser et le Musée virtuel du Canada.
Qu'est-ce que le pergélisol?
Source de l'information sur le pergélisol. Par la Commission géologique du Canada.
L’Atlas canadien en ligne
Vous y trouverez des centaines de définitions de phénomènes géographiques, de termes techniques et de concepts. Vous pouvez y fureter en tapant un terme précis ou simplement en puisant à même la liste alphabétique. Une photo sensationnelle illustre chaque terme et une fonction audio en donne la prononciation correcte. Cliquez sur l’icône sonore pour l’ente. Par le site Web de la Société géographique royale du Canada.
Glossaire : Géographie
Explorez le glossaire des termes géographiques. Par le site Web de l'Université Laval.
Haute prairie
Surveillance InRSO de l'activité du pergélisol dans les T.N.-O. au Canada
Information sur l'activité du pergélisol dans les T.N.-O. au Canada. Par Ressources naturelles Canada.
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| Homme très volontaire et d'une extraordinaire ingéniosité, Joseph-Elzéar Bernier est le plus grand marin du Canada. C'est en grande partie grâce à lui si le drapeau canadien flotte maintenant sur l'archipel Arctique... |
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| Parmi les espèces animales déjà disparues au Canada ou éteintes, on compte le Putois ... |
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| L'allocation familiale, une prestation mensuelle allouée aux familles pour les aider à faire face aux ... |
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| La Révolution tranquille est une période de changements rapides vécue par le Québec de 1960 ... |
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| Septième province du Canada et également la plus petite, l'Île-du-Prince-Édouard est ... |
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| Kondiaronk, chef des HURONS des Grands Lacs (1625-Montréal, 2 août 1701). Les Français le ... |
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| L'industrie du ciment est formée d'usines qui produisent des ciments hydrauliques, c'est-à-dire des ... |
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| Relevant de l' INDUSTRIE DES ALIMENTS ET DES BOISSONS, la distillerie gère la clarification, l'aromatisation, le ... |
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| L'origine de l'Acadie remonte aux voyages effectués au service du roi de France par l'explorateur italien ... |
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Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.
| Encyclopédie de la musique au canada |
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| Albert Clerk-Jeannotte. Ténor, professeur, administrateur (Saint-Hilaire, auj. Mont-Saint-Hilaire, près Montréal, 15 janvier 1881 - New York, 21 juillet 1945). Il entreprit des études musicales avec ... |
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