À RECOMMANDER
 AJOUTER UN COMMENTAIRE  POUR LIRE DES COMMENTAIRES (0)  IMPRIMER  COURRIEL  PARTAGER  L'ENCYCLOPÉDIE CANADIENNE
Recommandé par un lecteur
Le hockey sur glace est le sport national du Canada et constitue sa plus grande contribution au monde du sport. Principal centre d'intérêt des jeunes garçons canadiens depuis près de 100 ans, le hockey sur glace est à présent pratiqué sérieusement par les hommes et aussi par les femmes dans 20 pays. Il semble que les jeux avec bâton et balle aient d'abord été joués sur glace dans le Nord de l'Angleterre et que des soldats britanniques aient instauré cette tradition au Canada au début du XIXe siècle. Des troupes britanniques, en garnison à Halifax et à Kingston dans les années 1850 ou avant, ont pratiqué sur glace des variations des jeux de crosse et de hockey sur gazon.


Mots-clés
Sports

Le mot « hockey » vient probablement du français « hoquet » (crosse de berger) faisant référence à la forme du bâton. Le surnom de « shinny », désignant le hockey non organisé, vient sans aucun doute du hockey sur gazon. On a démontré que les Allemands de New York et les habitants de la Nouvelle-Angleterre pratiquaient un sport semblable au hockey pendant la période coloniale. Mais il s'agissait alors d'activités non structurées et on a joué au hockey sur glace, comme nous le connaissons aujourd'hui, d'abord à Montréal, en 1875, à partir d'un ensemble de règles rédigées par J.G.A. Creighton, un étudiant de McGill. Le remplacement de la balle par un disque plat en bois (rondelle) donne plus de maîtrise aux joueurs.

Équipe de hockey de 1881
U. McGill, 1881. Le jeu du hockey, comme nous le connaissons aujourd'hui, a été créé à McGill en 1875 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-81739).


Organisation du sport et origines de la coupe Stanley

En 1879, une première équipe structurée est formée à l'Université McGill. L'instauration d'un ensemble de règles de base permet à ce sport de se répandre rapidement dans tout le Canada. Le premier « championnat du monde » est tenu en 1883 à l'occasion du Carnaval de glace de Montréal et est remporté par l'Université McGill. La première association nationale, connue sous le nom d'Association de hockey amateur du Canada, est formée en l886 et regroupe des représentants des villes de Québec, de Montréal et d'Ottawa. En 1890, un groupe de collèges, d'universités, de clubs militaires et athlétiques forment l'Association de hockey de l'Ontario. En 1893, le gouverneur général Lord STANLEY offre un trophée pour le championnat national. Le premier match en vue de l'obtention de la COUPE STANLEY est disputé le 22 mars 1893; le Montréal AAA remporte la victoire devant 5 000 spectateurs.



Le club de hockey, les Falcons de Winnipeg, remporte la médaille d’or aux Jeux Olympiques d’Anvers de 1920. Ce sera la première médaille d’or de hockey remportée par le Canada aux Jeux Olympiques (avec la permission du Manitoba Sports Hall of Fame and Museum).
À ses débuts, le hockey est joué dans des conditions rudimentaires, principalement sur des surfaces de glace naturelle, avec des bancs de neige comme rampes et des poteaux de bois pour buts. Chaque équipe envoie 9 joueurs à la fois sur la patinoire et la passe avant est interdite. La règle du hors-jeu et la mise au jeu originale ont été empruntées au RUGBY.

En raison de sa vitesse et de sa robustesse, ce sport gagne rapidement des adeptes, et naissent bientôt de fortes rivalités. Les universités américaines commencent à pratiquer ce sport, et la première à le faire est Yale, en 1893. Le hockey européen prend naissance à Vienne, en 1885, et la Belgique, la Bohême, la France, la Grande-Bretagne et la Suisse forment la Fédération internationale de hockey sur glace en 1908, à laquelle l'Allemagne adhère en 1909. Les Falcons de Winnipeg remportent le premier championnat du monde tenu aux Jeux olympiques d'hiver de 1920, à Anvers. En 1924, les Granites de Toronto gagnent haut la main la compétition aux Jeux olympiques d'hiver, et les Grads de l'Université de Toronto répètent cet exploit en faveur du Canada en 1928.


Croissance du professionnalisme

Le développement du hockey au Canada se modifie profondément à mesure que croît le professionnalisme. Dans le climat de la fin du XIXe siècle, être payé pour pratiquer un sport est immoral, mais plusieurs joueurs acceptent secrètement de l'argent. La première ligue professionnelle officielle est formée en 1903 et regroupe les équipes de Pittsburgh (Pennsylvanie), Sault Ste. Marie (Ontario), Houghton, Calumet et Sault Ste. Marie (Michigan). Les meilleurs joueurs sont pour la plupart canadiens; ils exigent des salaires extravagants, vivent en nomades d'une saison à l'autre et jouent pour le plus offrant. À un certain moment, Fred « Cyclone »TAYLOR est l'athlète le mieux payé en Amérique du Nord.

La Ligue professionnelle de l'Ontario, créée en 1908, est la première ligue officiellement professionnelle au Canada. L'Association de hockey de l'Est du Canada devient professionnelle en novembre 1908. Sa rivale, l'Association nationale de hockey, est formée en 1909 et restructurée en 1917 pour devenir la LIGUE NATlONALE DE HOCKEY (LNH). Le hockey professionnel nécessite bientôt des stades couverts, une glace artificielle et d'imposantes listes de paye. Des équipes championnes de plus petits centres urbains, comme les Millionnaires de Renfrew, disparaissent peu à peu. Les équipes de la LNH représentent toutes de plus grandes villes : les CANADlENS DE MONTRÉAL, les Wanderers de Montréal, les SÉNATEURS D'OTTAWA, le St. Pats de Toronto et, brièvement, les Bulldogs de Québec et les Tigers de Hamilton.


Expansion vers les États-Unis

Les Maroons de Montréal font leur entrée dans la LNH en 1924, et cette dernière fait une percée couronnée de succès sur le marché lucratif des États-Unis en accueillant les Bruins de Boston (1924), les Americans de New York (1925), les Pirates de Pittsburgh (1925), les Rangers de New York (1926), les Black Hawks de Chicago (l926) et les Cougars de Détroit (1926). Cependant, presque tous les joueurs sont des Canadiens.

La LNH contrôle le hockey, monopolise les joueurs et exerce un contrôle sur les salaires et sur les échanges de joueurs. Quelques joueurs exceptionnels gagnent 10 000 dollars par an, mais durant les années 20, le salaire moyen chute à 900 dollars, malgré les protestations des joueurs et une menace de grève. Après 1945, le formulaire C, controversé, accorde aux équipes de la LNH le contrôle exclusif des futures carrières des garçons à partir de l'âge de 15 ans. Le seul but du hockey junior amateur devient l'entraînement de joueurs destinés à la LNH, non pas pour remporter des titres ou représenter une communauté, mais pour détecter des joueurs prometteurs.


Changement des règles avec la modernisation du jeu

Le hockey prend sa forme actuelle dans les ligues professionnelles : la LNH et la Ligue de la côte du Pacifique. Les innovations clés sont la création de trois périodes de jeu de 20 minutes (1910), les 6 joueurs sur glace (1911) et un assouplissement graduel de la règle interdisant la passe avant : elle devient permise entre les lignes bleues (1918), à l'intérieur des trois zones (1929-1930), puis au-delà des lignes bleues (1930-1931). On y ajoute la ligne rouge en 1943-1944. Il s'ensuit donc un jeu plus rapide et un plus grand jeu d'équipe.

Bien que dans les plus petites villes, la compétition demeure farouche pour l'obtention des trophées amateurs, les coupes Allan et Memorial, l'attention reste sur la LNH, même si le nombre d'équipes chute à six, dont seulement deux sont canadiennes : les MAPLE LEAFS DE TORONTO et les Canadiens de Montréal. Les Sénateurs d'Ottawa dominent les années 20, remportant quatre fois le championnat de la ligue et quatre victoires de la coupe Stanley, mais ils se retirent en 1934.

Certains exploits de cette époque demeurent : Joe MALONEmarque sept buts dans un même match (1920); George HAINSWORTH remporte le VÉZINA TROPHY au cours de ses trois premières années dans la ligue; en mars 1923, Foster HEWITT décrit pour la première fois un match à la radio. Parmi les meilleurs joueurs de cette époque, on retrouve Frank « King »CLANCY, Charlie CONACHER, Bill COOK, Aurèle JOLIAT, Lester PATRICK, et Nels STEWART. Howie MORENZ est le joueur le plus spectaculaire et Eddie SHORE, un des meilleurs défenseurs.


Les Maple Leafs de Toronto
Le programme officiel du premier match de hockey des Maple Leafs de Toronto, au Maple Leaf Gardens, le 12 novembre 1931 (domaine public).

Hewitt, Foster (extrait vidéo)
On a fait le portrait du légendaire présentateur de hockey, Foster Hewitt, dans un épisode de la série « Telescope » intitulé « The World of Mr. Hockey », diffusé au réseau anglais de Radio-Canada le 19 mars 1965 (avec la permission de la Société Radio-Canada).


The 1940s and 1950s

Les années 40 et 50 Le nombre de matchs continue d'augmenter : jusqu'à 48 parties dans les années 30 pour atteindre 70 matchs en 1949-1950. Les Maple Leafs de Toronto, dirigés par Walter « Turk »BRODA, Syl APPS, Ted KENNEDY et Max BENTLEY dominent le hockey au cours des années 40, remportant six fois la coupe Stanley en 10 ans. Cependant, Maurice « Rocket »RICHARD des Canadiens de Montréal reste de loin le meilleur joueur offensif, marquant 50 buts en 50 match en 1944-1945, dont 5 buts et 3 aides au cours d'un même match.


Richard, Maurice
Richard, dit « le Rocket », lors de l'une de ses célèbres montées au filet (avec la permission du Temple de la renommée des sports du Canada).
Les Red Wings de Détroit constituent la meilleure équipe du début des années 50, avec à sa tête Gordie HOWE (qui remporte le championnat des compteurs à cinq reprises et le HART TROPHY à quatre reprises au cours de cette décennie), Red KELLY, Ted LINDSAY et Terry SAWCHUK. Vers le milieu des années 50, les Canadiens de Montréal forment sans doute l'équipe qui demeure la plus puissante de l'histoire de la LNH avec Maurice et Henri Richard, Bernard GEOFFRION, Jean BELIVEAU, Jacques PLANTE, Dickie Moore, Doug HARVEY , et d'autres. Les Canadiens remportent la coupe Stanley à six occasions, dont cinq fois d'affilée, ce qui constitue un record.


L'expansion des années 60

En 1967, la LNH s'étend à six villes américaines : Los Angeles, Oakland, St. Louis, Minnesota, Pittsburgh et Philadelphie. Les CANUCKS DE VANCOUVER et les Sabres de Buffalo s'y joignent en 1970-1971. Toronto remporte la coupe Stanley quatre autres fois avant l'expansion, et Montréal commence une autre série de victoires. Chicago remporte sa première coupe Stanley en 23 ans en 1960-1961, inspirée par les excellents Bobby HULL, Stan MIKITA et Glenn HALL.

Le nombre de buts marqués augmente, et Phil ESPOSITO des Bruins de Boston, établit de nouveaux records de buts (76) et de points (152) pour une saison, alors que le défenseur Bobby ORR révolutionne sa position en devenant le premier défenseur à remporter le championnat des marqueurs. L'accent sur l'aspect offensif de ce sport se fait sentir dans les années 80 par les incroyables prouesses des marqueurs Mario LEMIEUX et Wayne GRETZKY, qui demeurent peut-être inégalées dans n'importe quel autre sport.


Hull, Robert
Bobby Hul, membre du Temple de la renommée, lors d'un match entre les Black Hawks et les Maple Leafs, en 1960 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-29558).

Lemieux, Mario
En 1994, une blessure et la maladie interrompent la carrière du brillant joueur de hockey Mario Lemieux.


Ligue rivale

Le monopole du hockey professionnel exercé par la LNH est rompu en 1971 lorsque l'ASSOCIATlON MONDIALE DE HOCKEY (AMH) voit le jour. Plus de 70 joueurs de la LNH s'y joignent, dont Bobby Hull. Elle débute avec 12 équipes et en accepte 14 avant que l'augmentation des dépenses et la diminution des spectateurs ne fassent chuter le nombre de ses équipes à sept. La bagarre a toujours été tolérée dans le hockey canadien, mais son augmentation qui venait pallier le manque de talent a sérieusement terni ce sport. Des joueurs ont d'ailleurs comparu en cour civile à la suite d'incidents très médiatisés.

En 1979, la querelle entre les deux ligues rivales se termine par une fusion, et les JETS DE WINNIPEG, les OILERS D'EDMONTON, les NORDIQUES DE QUÉBEC et les Whalers de Hartford se joignent à la LNH. La rivalité entre les deux ligues pour la mise sous contrat de joueurs résulte en une augmentation substantielle des salaires et permet à un plus grand nombre de villes canadiennes d'être représentées. En 1980, l'équipe d'Atlanta (Géorgie) déménage à Calgary et prend le nom de FLAMES DE CALGARY.

Dans les années 90, l'expansion donne même lieu à la renaissance des Sénateurs d'Ottawa. En 1983-1984, Edmonton devient la première équipe de la défunte AMH à remporter la coupe Stanley, mettant ainsi fin au règne de quatre ans des Islanders de New York. L'équipe des Oilers, comptant plusieurs formidables marqueurs, s'empare d'ailleurs de la coupe à quatre reprises au cours des six années suivantes avant d'être démantelée par son propriétaire. Au début des années 90, les Penguins de Pittsburg, avec à leur tête Mario Lemieux, deviennent l'équipe dominante. Plusieurs concessions sont aux prises avec des difficultés financières à cause de la montée fulgurante des salaires. C'est d'ailleurs le cas de l'équipe des Nordiques, que l'on déménage en 1995 à Denver. En 1996, les Jets sont également vendus à un groupe de Phoenix.


Hockey international

La suprématie canadienne au hockey international est évidente dans les années 50, les équipes senior amateurs étant assez puissantes pour remporter les compétitions internationales. Cependant, le hockey se répand rapidement en Europe, particulièrement en URSS après la Deuxième Guerre mondiale. Des formations soviétiques remportent le championnat du monde en 1954, et une médaille d'or aux Jeux olympiques de Cortina (Italie), en 1956. De 1963 à 1973, les Soviétiques remportent 11 des 12 titres de champion olympique et de champion du monde, mais les Canadiens s'entêtent à croire que les Soviétiques s'effondreraient contre les professionnels. Enfin, une équipe d'étoiles de la LNH affronte les Soviétiques lors du TOURNOI DE HOCKEY CANADA - URSS (1972), peut-être l'événement sportif le plus mémorable de l'histoire canadienne. La victoire serrée du Canada (quatre victoires, trois défaites et un match nul) provoque presque une crise d'identité nationale. Le 25e anniversaire du tournoi (c'est-à-dire de la victoire du Canada) est célébré partout au Canada en 1997.

Le succès des équipes canadiennes ne se dément pas aux matchs de la COUPE CANADA ni à l'occasion des compétitions ultérieures. Lors de la Coupe Canada (qui devient la Coupe du monde en 1996), compétition internationale des équipes d'étoiles nationales qui se tient tous les trois ou quatre ans, le Canada remporte la victoire en 1976, en 1984, en 1987 et en 1991 (il ne perd qu'en 1981 et en 1996). En 1992 et en 1994, l'équipe olympique canadienne remporte des médailles d'argent aux Olympiques, malgré l'absence de joueurs de la LNH, mais les équipes soviétiques (par la suite, russes) continuent de dominer les championnats du monde et les Olympiques en gagnant à nouveau en 1992.

La popularité grandissante et le développement plus efficace du hockey en Suède, en Finlande, en Tchécoslovaquie, en Slovaquie et aux États-Unis se reflète dans le nombre croissant de joueurs de la LNH en provenance de ces pays, dont de nombreuses nouvelles vedettes telles que les Russes Pavel Bure et Sergei Federov, les Suédois Peter Forsberg et Mats Sundin, le Finlandais Teemu Selanne et les Tchèques Jaromir Jagr et Dominik Hasek.

Les échecs du Canada aux compétitions internationales, en particulier les défaites contre les États-Unis à la Coupe du monde de 1997 et contre la Tchécoslovaquie aux Olympiques de Nagano de 1998, provoquent de nouvelles inquiétudes au Canada. Les lignes ouvertes, articles de journaux et documentaires télévisés nous soulignent le fait que les Canadiens ne peuvent plus dominer leur sport national ni même continuer de faire partie des meilleurs. Pendant que le débat met l'accent sur le peu de temps consacré à former des jeunes hockeyeurs canadiens de haut niveau, le jeu trop violent de certains joueurs ou le spectacle médiocre de la LNH, on néglige d'aborder un certain nombre de facteurs. Le Canada est le pays avec le plus grand nombre de jeunes qui pratiquent ce sport. L'intérêt pour le hockey féminin augmente rapidement avec l'admission du sport aux Olympiques (le Canada remporte la médaille d'argent aux Jeux de Nagano). Au moment où on assiste autant à l'apparition qu'au déclin de joueurs remarquables au hockey, de nombreux joueurs canadiens exceptionnels ne sont plus au sommet de leur forme en 1997-1998, et ce, depuis longtemps. Mario Lemieux vient de prendre sa retraite.

Les équipes canadiennes ont encore à apprendre des Européens en ce qui concerne le jeu collectif sur des grandes surfaces de glace et les stressants tirs de fusillade, qui ont d'ailleurs permis aux Tchèques de remporter la victoire sur les Canadiens.

Tout comme après le rappel à la réalité lors de la confrontation de 1972, les Canadiens ne sont pas près de se désintéresser du hockey ni de cesser de le considérer comme faisant partie de leur identité nordique. Même la situation économique incompréhensible du sport professionnel, à savoir que les propriétaires semblent retirer davantage de profits à faire jouer leur équipe dans un stade vide en Caroline que dans un stade plein à Edmonton et à Calgary, ne semble pas avoir d'incidence sur l'engouement des Canadiens pour le hockey. Quant à savoir si le hockey amateur canadien permettra aux jeunes Canadiens et Canadiennes de briser le mythe du « dur au coeur tendre » et donnera naissance à de nouveaux Béliveau, Hull, Orr, Gretzky ou Lemieux, les futures compétitions internationales nous le diront.

À Salt Lake City, en 2002, le Canada renoue enfin officiellement avec l'or olympique en hockey en battant l'équipe féminine américaine 3 à 2. Dans un retournement des circonstances des Jeux de Nagano, alors que le Canada qui était considéré comme largement favori au hockey féminin avait connu la défaite, les Canadiennes remportent la victoire à Salt Lake City après avoir perdu huit fois contre les Américaines, en période pré-olympique. D'une déterminée acharnée et fouettées par les rumeurs selon lesquelles les Américaines auraient piétiné le drapeau canadien sur le plancher de leur vestiaire, les Canadiennes l'emportent 3 à 2, malgré une interminable suite de pénalités demandées par l'arbitre américain.

Le parcours est plus difficile pour l'équipe masculine canadienne qui doit faire face à au moins cinq équipes susceptibles de monter sur la première marche du podium. En novembre 2000, Wayne Gretzky avait été désigné pour diriger l'équipe. Avec les membres de son personnel, dont l'entraîneur qu'il a lui-même choisi, Pat Quinn des Maple Leafs de Toronto, il décide de choisir des joueurs qui sont aptes à jouer sur une surface internationale, plus grande que celle à laquelle sont habitués les joueurs canadiens. La performance de l'équipe lors de la ronde préliminaire n'inspire confiance ni aux médias ni aux partisans; elle se laisse vaincre par la Suède qui remporte le match 5 à 2, arrache péniblement une victoire par 3 à 2 à une équipe allemande plutôt faible et égalise la marque 3 à 3 contre les Tchèques. Piqué par la critique, Gretzky s'en prend aux détracteurs de l'équipe, tout particulièrement à ceux des médias. En quart de finale, contre les Finlandais qui ont battu les Russes, le Canada prend les devants avec 2 à 0 et finit par gagner 2 à 1. La confiance revient lorsque les Canadiens mettent les Finlandais hors jeu grâce à un avantage des tirs au but de 34 à 19. La voie vers le match de la médaille d'or s'ouvre fortuitement lorsque le gardien de but Tommy Salo laisse passer un but hasardeux et que la Suède est battue par le Bélarus. Le Canada défait facilement ce dernier, par un compte de 7 à 1. Même s'il contrôle rapidement le jeu dans le match final, ce sont les États-Unis qui marquent en premier. Les Canadiens créent l'égalité avec un but marqué par Paul Kariya six minutes plus tard et Joe Sakic fait une passe à Jerome Iginla, qui place l'équipe en tête à la fin de la première période. Les Américains égalisent le score pendant la deuxième période, mais Joe Sakic marque et redonne la tête au Canada qui la conserve pendant la troisième période. Les derniers buts marqués, par Iginla et Sakic, permettent au Canada de remporter la victoire 5 à 2. Sakic est nommé « joueur le plus utile du tournoi ».

Après des décennies de frustration pendant lesquelles il n'a pu ni utiliser ses meilleurs joueurs ni, comme à Nagano, voir ceux-ci triompher, le Canada a remporté ce qui constitue pour lui le suprême honneur olympique, la médaille d'or en hockey masculin. Le sombre destin planant sur les Jeux Olympiques est dorénavant le lot des Russes et des Suédois.

Voir aussi: CHAMPIONS DE LA COUPE STANLEY 1892-1944 : TABLE; CHAMPIONS DE LA COUPE STANLEY 1944- : TABLE.


But vainqueur en 1972
À Moscou, Paul Henderson marque le but décisif qui permet au Canada de remporter le tournoi (photo de Frank Lennon/Toronto Star).

L'équipe olympique canadienne de hockey
L'équipe olympique canadienne de hockey sur glace de 1994 en pleine action au cours du match l'opposant à l'équipe suédoise (photo de Claus Andersen/Canadian Sport Images)

Henderson, Paul
Le 28 septembre 1972 : le but mémorable de Paul Henderson à 34 secondes de la fin du match final du tournoi de hockey Canada-URSS (avec la permission du Hockey Canada).

Coupe Canada, but vainqueur de la
Mario Lemieux marquant le but vainqueur de la Coupe Canada (photo avec la permission de Dan Hamilton).


Auteur JAMES MARSH


Bibliographie
Jim Coleman, Hockey is Our Game(1987); Dan Diamond, (dir.),The Official National Hockey League Stanley Cup Centennial Book (1992), The Official National Hockey League 75th Anniversary Commemorative Book (1991), Years of Glory 1942-1967 (1994); Ken Dryden, The Game (1983); Peter Gzowski, The Game of Our Lives (1981); D'Arcy Jenish, The Stanley Cup (1992).


Liens supplémentaires
Hockey Canada
Hockey Canada s'occupe également des programmes des équipes nationales féminines et masculines qui représentent le Canada lors d'importants tournois internationaux, lors des Championnats mondiaux et à l'occasion des Jeux Olympiques.

Canadiens de Montreal
Le site Web officiel du Club de hockey Canadien.

Ligue nationale de hockey
Le site Web de la ligue nationale de hockey.

Maurice Richard
Ce site des archives de la CBC est consacré à la vie et à la carrière de Maurice Richard, légende du hockey.

Hockey : la passion d'une nation
Vous n’avez pas à chausser vos patins pour visiter cette exposition multimédia interactive sur l’histoire et l’importance culturelle du sport national canadien. Site web du Musée virtuel.

Fais-moi signe ! / La juste mesure
Site interactif et multimédia du Musée virtuel sur l’histoire du hockey, incluant des jeux de table anciens.

Regard sur le Hockey
Explorez le site Regard sur le hockey. Découvrez les trésors cachés de Bibliothèque et Archives Canada.

Fous de hockey!
Site Web cbc.ca dédié à le sport national du Canada.

The Life of Sir John Franklin, R.N.
Ce compte rendu, datant de 1825, d'un match de hockey disputé par Sir John Franklin et les membres de son expédition est tiré de “The life of Sir John Franklin, R.N.” de H.D. Traill. Un site de Canadiana.org. (en anglais)

Les femmes dans le sport au Canada
Cette collection de biographies d'athlètes canadiennes exceptionnelles fait partie de la série Femmes à l’honneur : leurs réalisations de Bibliothèque et Archives Canada. Offre également ressources pédagogiques et titres d'ouvrages de référence.

Athlètes olympiques canadiens
Le site Athlètes olympiques canadiens présente une base de données consultable de photographies d'athlètes canadiens qui ont participé aux Jeux olympiques depuis le début du XXe siècle. Par Bibliothèque et Archives Canada.

Centre canadien pour l’éthique dans le sport
Grâce à la fusion marquante du Centre canadien sur le dopage sportif et d’Esprit sportif Canada, le CCES se fonde sur les principes de l’esprit sportif et du sport sans dopage.

Mercurys d’Edmonton
Représentant le Canada aux Olympiques de 1952 à Oslo, les Mercurys d’Edmonton ont remporté le championnat. Cinquante années se sont écoulées avant que le Canada voie l’or de nouveau. Par Bibliothèque et Archives du Canada.

Articles de fond
«Ne visez pas l’or, mais l’honneur.»
Même si les Jeux ont toujours revêtu un caractère sacré – ils se tenaient sur les plaines d’Élis dominées par d’étincelants bosquets d’oliviers argentés –, ils constituent également la plus grecque des contributions à notre civilisation : l’individualisme...
Articles les plus lus
Animaux en voie de disparition
Parmi les espèces animales déjà disparues au Canada ou éteintes, on compte le Putois ...
Allocation familiale
L'allocation familiale, une prestation mensuelle allouée aux familles pour les aider à faire face aux ...
Révolution tranquille
La Révolution tranquille est une période de changements rapides vécue par le Québec de 1960 ...
Articles les plus recommandés
Renseignement et espionnage
Le renseignement et l'espionnage sont des domaines controversés d'activités gouvernementales, ...
Kondiaronk
Kondiaronk, chef des HURONS des Grands Lacs (1625-Montréal, 2 août 1701). Les Français le ...
Île-du-Prince-Édouard
Septième province du Canada et également la plus petite, l'Île-du-Prince-Édouard est ...
Articles les plus commentés
Cimenteries
L'industrie du ciment est formée d'usines qui produisent des ciments hydrauliques, c'est-à-dire des ...
Distillerie
Relevant de l' INDUSTRIE DES ALIMENTS ET DES BOISSONS, la distillerie gère la clarification, l'aromatisation, le ...
Acadie, histoire de l'
L'origine de l'Acadie remonte aux voyages effectués au service du roi de France par l'explorateur italien ...
Pour recevoir la cyberlettre
* Adresse de courriel:
Visitez-nous facebook twitter
BLOGUE
Kit de survie
par ANNE SEIGNOT
BLOGUE
Histoires d'amour
par JENNIFER GIVOGUE
ARTICLE
La durabilité, l’éthos du 21e siècle
par WILLIAM KOTY
BLOGUE
Qu'est ce que les jeunes devraient connaitre de la Deuxième Guerre Mondiale?
par ANDREW THEOBALD, PH.D.
BLOGUE
Force de caractère
par SAM GOJANOVICH
Contenu de LEC
Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.
Encyclopédie de la musique au canada
She's Like the Swallow
« She's Like the Swallow ». Variante terre-neuvienne d'une grande famille de chansons ayant pour thème l'amour malheureux. Elle a été recueillie par Maud Karpeles en 1930 et Kenneth ...


Équipe de L'Encyclopédie    |    Nos partenaires © 2010 Historica-Dominion. Tous droits réservés. Information de copyright