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Noms communs donnés à des Mammifères aquatiques, généralement marins, appartenant à deux groupes distincts de l'ordre des Pinnipèdes. Les phoques et les otaries ont un corps fuselé, des membres développés en nageoires, des yeux adaptés à la vision sous-marine et aérienne et des narines munies de valves. Leurs systèmes respiratoire, circulatoire et excréteur sont adaptés à la vie sans eau douce et à la plongée.
Otaries
Les espèces d'otaries que l'on trouve dans les eaux canadiennes sont l'Otarie à fourrure (Callorhinus ursinus), la plus petite espèce, qui se distingue par sa fourrure dense qui garde la peau sèche et qui protège ainsi l'animal de l'eau froide; l'Otarie de Steller (Eumetopias jubatus), la plus grande espèce, dont le mâle atteint une longueur de 3 m et un poids de 900 kg et dont la femelle fait moins de la moitié des dimensions du mâle; et l'Otarie de Californie (Zalophus californianus). Les otaries n'ont pas de poils de bourre, mais ont une couche de graisse qui les protège du froid. Description Le corps fuselé des otaries leur permet de nager rapidement avec leurs grandes nageoires antérieures sans poils, dont elles se servent comme des avirons, et leurs nageoires postérieures, qu'elles utilisent comme gouvernail. Sur la terre ferme, elles se déplacent en marchant ou en bondissant à l'aide des membres antérieurs et postérieurs. Elles possèdent une petite oreille externe ou pavillon. Les mâles adultes sont beaucoup plus grands que les femelles (par exemple, le poids de l'Otarie à fourrure mâle peut atteindre 320 kg et celui de la femelle, 60 kg). Répartition Au Canada, les otaries vivent exclusivement dans l'océan Pacifique. L'Otarie à fourrure se reproduit dans les îles Pribilof et Bogoslof au large de l'Alaska, les îles du Commandeur, en Russie, et dans l'île San Miguel, en Californie, tandis que l'hiver, on la trouve sur la côte de la Colombie-Britannique. L'Otarie de Steller réside dans des îles rocheuses depuis l'état de Washington jusqu'en Alaska et forme deux grandes colonies reproductrices en Colombie-Britannique. Vers 1970, l'Otarie de Californie a envahi les eaux canadiennes (la côte de l'ÎLE DE VANCOUVER) et est devenue un visiteur hivernal, mais on ne rencontre que des mâles. Nombres On ne connaît pas le nombre d'Otaries à fourrure de la Colombie-Britannique, mais on estime qu'elles sont plus d'un million. En 1913, on comptait de 11 000 à 14 000 Otaries de Steller au Canada et en 1985, elles étaient environ 5 000. Les Otaries de Californie sont environ 5 000. Reproduction et développement Les otaries forment des harems où les mâles les plus forts se réservent l'accès à une, deux ou jusqu'à 60 femelles reproductrices. Les femelles donnent naissance à 1 petit par année après une gestation de 11 ou 12 mois. Les jeunes ne nagent pas, et leur longue période d'allaitement dure de quatre mois, chez l'Otarie à fourrure, à plus de un an, chez l'Otarie de Californie et l'Otarie de Steller. Bien que les individus des deux sexes soient capables de se reproduire vers l'âge de trois à cinq ans, les mâles sont incapables d'avoir accès à une femelle avant l'âge d'au moins sept ans. Régime alimentaire Les trois espèces se nourrissent de poissons tels que le hareng, la goberge et le saumon, de pieuvres et parfois d'OISEAUX MARINS. Relations avec les humains La peau d'Otarie à fourrure a été très recherchée par les commerçants de fourrures. Les chasseurs canadiens ont fait une chasse pélagique de cette espèce entre les années 1890 et 1911 qui a réduit la population de quelque 4, 5 ou 5 millions à environ 300 000 individus. En 1911, la Convention pour la conservation des Otaries à fourrure du Pacifique Nord signée entre les États-Unis, la Grande-Bretagne (pour le Canada), le Japon et la Russie a permis de protéger l'espèce, et la population a graduellement augmenté jusqu'à son nombre d'origine. Du milieu des années 50 jusqu'à la fin des années 60, la surexploitation des femelles et la croissance des pêches commerciales de goberge ont à nouveau réduit le nombre d'Otaries à fourrure. Aux États-Unis, cette espèce est protégée légalement depuis 1984. L'Otarie de Steller était chassée par les autochtones pour sa peau, sa viande et son huile. On en a fait une petite chasse commerciale entre 1913 et 1940, mais sa diminution s'explique par l'abattage fait dans les colonies entre 1936 et 1967 pour protéger les pêches. On la considère comme une espèce menacée aux États-Unis depuis 1990. Les Otaries de Steller et les Otaries de Californie sont des attractions touristiques.
Phoque du GroenlandLe Phoque du Groenland était à la base de l'industrie du Phoque au Canada. En quelques années seulement, 300 000 de ces phoques ont été tués, mais la chasse a beaucoup diminué en raison des protestations venant du monde entier (oeuvre de Pieter Folkens).
Otarie de CalifornieOtarie de Californie (oeuvre de Pieter Folkens).
Phoque du Groenland, mère avec petitLes Phoques du Groenland vivent dans l'Atlantique Nord (Corel Professional Photos).
Phoques
On rencontre communément six espèces de phoques dans les eaux canadiennes : le Phoque commun (Phoca vitulina), le Phoque annelé (P. hispida), le Phoque du Groenland (P. groenlandica), le Phoque barbu (Erignathus barbatus), le Phoque à capuchon (Cystophora cristata) et le Phoque gris (Halichoerus grypus). L'Éléphant de mer (Mirounga angustirostris) est un visiteur rare du Canada. Description Les oreilles des phoques consistent en des ouvertures sans pavillon sur les côtés de la tête. Les phoques nagent en effectuant un mouvement alternatif des nageoires postérieures, qui sont orientées vers l'arrière. Les nageoires antérieures sont courtes et sont munies de griffes. Toutes les nageoires sont velues. Sur la terre ferme, les phoques se traînent à l'aide de leurs membres antérieurs ou en effectuant un mouvement ondulatoire à la manière des chenilles. Sauf chez le Phoque gris et l'Éléphant de mer, les mâles sont un peu plus grands que les femelles. Les phoques sont d'excellents plongeurs. Le Phoque annelé peut rester submergé pendant 45 minutes, l'Éléphant de mer, jusqu'à 2 heures et la plupart des autres espèces pendant de plus courtes périodes. L'Éléphant de mer se nourrit sur la bordure du plateau continental où il plonge régulièrement à des profondeurs de 800 m. Répartition Au Canada, on rencontre les phoques dans les trois océans : le Phoque commun dans le Pacifique et dans l'Atlantique; le Phoque barbu et le Phoque annelé dans l'Arctique; le Phoque du Groenland et le Phoque à capuchon dans l'Atlantique Nord et dans certaines parties de l'Arctique; et le Phoque gris dans l'Atlantique, depuis le Labrador jusqu'en Nouvelle-Angleterre. Lorsqu'il quitte ses aires de reproduction au Mexique et en Californie, l'Éléphant de mer migre vers le nord, et on le rencontre, quoique rarement, sur les côtes de la Colombie-Britannique. Le Phoque du Groenland effectue une migration annuelle d'environ 3200 km depuis l'océan Arctique, où il passe les mois d'été, jusqu'à Terre-Neuve et dans le golfe du Saint-Laurent, où il passe la fin de l'hiver et le printemps. Le Phoque à capuchon effectue également de longues migrations. De l'été à l'hiver, le Phoque annelé et le Phoque barbu se déplacent parfois sur de longues distances afin de rester dans un environnement couvert par les glaces. Le Phoque gris et le Phoque commun sont plus sédentaires que les autres espèces. Nombre Au Canada, on estime qu'il y a environ 50 000 Phoques communs sur la côte du Pacifique, mais il n'existe aucune estimation pour la côte de l'Atlantique. On évalue le nombre de Phoques barbus à 300 000 ou 400 000 et celui de Phoques annelés à 1,5 million. La population de Phoques du Groenland, qui compte approximativement 4, 8 millions d'individus, augmente à un rythme d'environ 5 p. 100 par année. On estime la population du Phoque à capuchon à environ 400 000 individus, et celle du Phoque gris, estimée à 144 000, augmente de 8 à 13 p. 100 chaque année. Reproduction et développement Chez la majorité des espèces, la reproduction débute entre l'âge de trois et six ans chez les femelles et au même âge ou un peu plus tard chez les mâles. Excepté l'Éléphant de mer et le Phoque gris, les phoques se dispersent pendant la saison de reproduction, et un seul mâle peut accoupler une ou quelques femelles. L'Éléphant de mer se reproduit en formant des harems. Un seul petit naît après une gestation de 11 ou 12 mois qui inclut une période d'implantation différée. La saison de mise bas varie d'une espèce à l'autre : chez le Phoque annelé, le Phoque barbu et le Phoque à capuchon, elle a lieu sur la glace en mars et en avril; chez le Phoque du Groenland, de la mi-février à la mi-mars; chez le Phoque gris, à la mi-janvier, et chez le Phoque commun, pendant l'été. Les nouveaux-nés sont assez grands (un Phoque à capuchon de 180 kg peut donner naissance à un petit de 27 kg) et ils nagent peu après la naissance (sauf l'Éléphant de mer). La courte période d'allaitement dure entre trois et cinq jours chez le Phoque à capuchon et environ un mois chez le Phoque commun. Le petit devient indépendant après le sevrage. Régime alimentaire Les phoques se nourrissent de poissons, de calmars, de crevettes ou de crabes, mais le régime alimentaire varie selon l'espèce et la région. Le Phoque annelé mange de la Morue arctique, des crevettes et du macroplancton. Dans l'Atlantique, les phoques se nourrissent de Morue arctique, de Morue franche, de capelan, de poissons plats et de chabots. Le Phoque commun a un menu varié qui inclut des poissons de fond, de la morue, des scorpènes, du hareng, du saumon, du crabe et de la pieuvre. Relations avec les humains Le Phoque commun de la Colombie-Britannique et les nombreuses espèces de phoques de l'Atlantique sont considérés comme des compétiteurs des pêcheurs commerciaux, mais il n'est pas prouvé que les prises commerciales de poissons augmentent lorsque le nombre de phoques pélagiques diminue. Le Phoque commun cause parfois des pertes importantes aux populations locales de saumons lorsqu'il se nourrit intensément des saumons migrateurs à l'embouchure des rivières. Il peut également endommager les élevages de saumons (voir AQUACULTURE) ou capturer du saumon directement dans les filets maillants. Le Phoque gris est l'hôte intermédiaire le plus important d'un ver parasite qui cause des pertes économiques considérables à l'industrie de la pêche de la Morue franche. Le Phoque annelé et le Phoque barbu sont une des principales ressources des INUITS qui les exploitent pour la nourriture et pour leur fourrure commercialisable et qui en tiraient autrefois de nombreux autres produits utiles. Les habitants des côtes des PROVINCES ATLANTIQUES ont chassé le Phoque du Groenland et le Phoque à capuchon pour leur viande et leur fourrure commercialisable. Le commerce de la fourrure des nouveaux-nés du Phoque du Groenland, appelés blanchons, a été le sujet d'une importante confrontation entre des groupes opposés à la chasse commerciale aux blanchons pour des raisons morales et d'autres qui considéraient ce grand nombre de phoques comme une ressource que l'on pouvait utiliser judicieusement. Le Canada gérait cette chasse comme une pêche commerciale et tenait compte de la conservation de l'espèce et de pratiques humanitaires. La stratégie des groupes anti-chasse consistait à détruire le marché des fourrures de toutes les espèces de phoques. Ce fut une dure épreuve pour ceux qui utilisaient les phoques comme nourriture et comme source de revenus. La réduction de la récolte a eu pour conséquence une augmentation du nombre de phoques, et on craignait que ceux-ci ne soient responsables de l'effondrement de l'industrie de la pêche de la MORUE franche. Le marché pour les produits du phoque renaît lentement, mais les bébés ne sont plus chassés. L'augmentation rapide du nombre de Phoques communs sur les côtes de la Colombie-Britannique soulève des questions quant à l'impact de ces animaux sur les pêches commerciales et sportives.
Phoque communLe Phoque commun est l'espèce de Phoque la plus répandue (oeuvre de Pieter Folkens).
Phoque grisLes phoques gris se reproduisent et muent en colonies importantes (oeuvre de Pieter Folkens).
Phoque anneléLe Phoque annelé vit uniquement dans l'Arctique (Corel Professional Photos).
Phoque à capuchonL'origine du nom du Phoque à capuchon vient de sa grande fosse nasale qui peut gonfler et prendre la forme d'un « capuchon » (oeuvre de Pieter Folkens).
Lion de merLe Lion de mer, le plus grand de tous les Otariidés, vit sur les côtes du Pacifique Nord, du Japon jusqu'en Californie (oeuvre de Pieter Folkens).
Auteur
IAN MCTAGGART-COWAN
Liens supplémentaires
Le monde sous-marin
Le site web de la biodiversité canadienne
Le site Web sur la biodiversité canadienne. Par le musée Redpath.
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| Robin (Keith) Harrison. Pianiste, professeur, compositeur (Londres, 28 juillet 1932); L.R.A.M. (Royal Academy of Music) 1954, A.R.C.M. (Royal College of Music) 1954, F.T.C.L. (Trinity College, London) 1983, A.R.A.M. h.c. (Royal ... |
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