|
À l'origine, le nom s'applique au territoire acquis de la Compagnie de la baie d'Hudson et de la Grande-Bretagne en 1870 (TERRE DE RUPERT et Territoire Nord-Ouest) qui s'étend au nord-ouest du centre du Canada. En 1880, la Grande-Bretagne transfère également au Canada les îles arctiques, au nord, élargissant de cette façon le territoire canadien.
De grandes portions des Territoires du Nord-Ouest sont ensuite retranchées pour former le Manitoba (1870), la Saskatchewan (1905), l'Alberta (1905), les territoires du Yukon (1898) et du Nunavut (1999), et pour agrandir les provinces du Manitoba (1880, 1912), de l'Ontario (1912) et du Québec (1912).
Territoires du Nord-Ouest, carte desCliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
fiche de renseignements
Territoires du Nord-Ouest (2), villes des
Territoire et ressources
Les Territoires du Nord-Ouest sont constitués d'une portion continentale qui s'étend à l'ouest de la limite forestière, au sud de la MER DE BEAUFORT et d'autres plans d'eau arctiques à l'est. Au nord du continent arctique se trouve l'ARCHIPEL ARCTIQUE et sa myriade d'îles de toutes dimensions et compositions. L'île Banks, le nord-est de l'île Victoria, l'ouest de l'île Melville et les îles Parry appartiennent aux Territoires. La partie la plus occidentale de la portion continentale forme la vallée du Mackenzie, région subarctique parfois appelée Barren Lands (terres stériles), un contraste avec le reste du continent arctique qui s'étend à l'est et au nord de la LIMITE FORESTIÈRE . Cette démarcation faite dans la végétation correspond à une division culturelle des autochtones, les Inuits vivant dans l'Arctique et les Indiens - ou Dénés - dans la zone subarctique. Le développement économique plus avancé et la population plus nombreuse dans la région subarctique constituée par la vallée du Mackenzie contribuent aussi à distinguer cette contrée de la zone arctique continentale.
Territoires du Nord-Ouest, topographie desCliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
Territoires du Nord-Ouest Cliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
Territoires du Nord-Ouest, régions naturelle
fiche topographique
Archipel arctique
Bien que la frontière sud des Territoires du Nord-Ouest ait été fixée au 60° de latitude Nord, certaines d'entre elles sont à l'intérieur de ses frontières. La glace recouvre les étendues d'eau environnantes pendant presque toute l'année et ne fond jamais autour des îles de l'extrême nord-ouest, ce qui nuit énormément à la navigation. L'hiver dans les Territoires du Nord-Ouest est long et froid. La portion sud-est de l'archipel est moins froide cependant, vu la proximité des eaux libres de glace de l'Atlantique Nord et l'altitude plus élevée. Ces facteurs favorisent des précipitations plus abondantes qu'ailleurs dans l'Arctique qui, en général, est l'une des régions les plus arides du Canada. L'archipel diffère des deux autres régions des Territoires du Nord-Ouest par un été froid. La température n'y atteint en moyenne que 4°C en juillet à cause des eaux glaciales qui l'entourent. Le grand contraste entre les longs jours d'été et les jours très courts, voire inexistants en hiver, témoigne des hautes latitudes. Au cours de la première moitié du XXe siècle, les INUITS vivaient traditionnellement des ressources marines biotiques (baleine, phoque et poisson), du caribou et de la chasse au renard blanc. La CHASSE À LA BALEINE, une activité commerciale menée par les Blancs, a presque exterminé ces mammifères aux environs de 1910. Dans le delta du Mackenzie, les autochtones s'y adonnent encore maintenant, mais de façon limitée. Les peaux d'ours polaire et la fourrure de renard constituent encore aujourd'hui une certaine partie du revenu des Inuits. Après la guerre, la plus importante activité industrielle est l'extraction du minerai de zinc avec deux mines présentement en exploitation dans l'archipel : NANISIVIK à Strathcona Sound, dans le Nord de l'île de Baffin, et Polaris sur la petite île Cornwallis. Les deux mines ont fermé en 2002. On s'intéresse de plus en plus à la prospection de métaux non précieux dans l'île de Baffin. La prospection de gaz naturel et de pétrole au nord-ouest des îles de la Reine-Élisabeth a été suspendue de 1970 à 1995. Les réserves assurées de pétrole sont telles que la compagnie Panarctic Oil construisit une usine à Bent Horn dans l'île Cameron afin d'expédier le pétrole par bateau vers l'est du Canada. Cette augmentation rapide de l'exploitation des ressources suscite beaucoup d'inquiétude, tant chez les autochtones que chez les conservationnistes, quant à la fragilité de l'ENVIRONNEMENT dans l'Arctique. Le premier parc national des territoires, la RÉSERVE DE PARC NATIONAL D'AULAVIK, est établi dans l'archipel sur l'ÎLE BANKS en 1992. Le climat rigoureux et le PERGÉLISOLentravent considérablement l'évolution du sol. La végétation est constituée de toundra, allant des arbustes bas aux herbes, mais elle est totalement absente en certains endroits.
Yellowknife en hiverL'indice de rigueur du climat de Yellowknife, à 57, est extrême par comparaison avec la plupart des villes (photo de L. Smith/avec la permission du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).
Phoque du Groenland, mère avec petitLes Phoques du Groenland vivent dans l'Atlantique Nord (Corel Professional Photos).
Glace marine, ArctiqueGlace marine au large de la côte arctique (photo de Barbara Brundege et d'Eugene Fisher).
information sur le climat
L'Arctique continental
Le BOUCLIER canadien constitue la région arctique continentale. Les roches les plus anciennes du Canada (3,96 milliards d'années) ont été trouvées à l'est du Grand lac de l'Ours. Les couches de glace du pléistocène ont poli sa surface, érodant les matériaux de surface jusqu'à la roche mère. En certains endroits, la fonte des glaces a laissé des dépôts morainiques et alluvionnaires. Dans l'ensemble, la région offre l'allure d'une surface rocheuse légèrement ondulée, de basse altitude, couverte d'un formidable réseau de rivières et de lacs aux formes irrégulières. Tout comme dans l'archipel, le sol véritable est généralement inexistant. La végétation est également de type toundra, formée de nombreux buissons. Dans les endroits plus abrités comme le long des cours d'eau intérieurs, quelques arbres rabougris semblent prolonger les terres boisées du sud et de l'ouest. L'Arctique continental canadien se situe entre la vallée du Mackenzie et l'archipel, du point de vue climatique tout autant que géographique avec, toutefois, des hivers plus rigoureux et des étés plus chauds que ceux des deux dernières régions, vu sa situation continentale. Ainsi, BAKER LAKE, à l'ouest de la baie d'Hudson, a une température diurne moyenne de - 33,0°C en janvier et de 11°C en juillet, et reçoit en moyenne des précipitations totales allant jusqu'à 262 mm. La plus importante ressource naturelle de la région était pour les autochtones les CARIBOUS qui, dans leurs déplacements saisonniers, se rassemblaient en hordes immenses pour passer l'été dans cette région. Au cours du dernier siècle, leur nombre a diminué de façon alarmante par suite d'une chasse exagérée et des attaques de nombreux loups. Cette diminution a eu de sérieuses répercussions sur la vie des habitants de la région et de la vallée du Mackenzie, comme en témoigne la migration des INUITS DU CARIBOU, qui vivaient auparavant dans la région du lac Ennadai, sur la côte ouest de la baie d'Hudson, au Nunavut. En 1985, les caribous étaient à nouveau en grand nombre et la plupart des hordes étaient en croissance. Tout comme dans l'archipel arctique, les ressources biotiques de l'océan et le piégeage fournissent encore un peu de quoi vivre aux Inuits, mais la plupart d'entre eux sont aujourd'hui sédentaires et cherchent d'autres sources de revenus. Des gisements de diamants au lac de Gras, à 300 km au nord de Yellowknife, ont soulevé beaucoup d'espoir dans les années 1990. La découverte de la première cheminée kimberlitique en 1990 a donné lieu à l'une des plus importantes ruées de piquetage de concession dans la région l'année suivante. Au cours des dernières années, des installations touristiques ont été développées pour accueillir pêcheurs, photographes et ornithologues. Cependant, des doutes ont été soulevés concernant l'effet potentiel de ces vastes changements sur l'environnement, le mode de vie traditionnel des autochtones et leurs REVENDICATIONS TERRITORIALES.
Toundra arctiqueToundra dans la région arctique du Sud des Territoires du Nord-Ouest (photo de Tim Fitzharris).
Caribous traversant les flots glacésTrois caribous traversant les flots glacés de l'Arctique (avec la permission du Service canadien de la faune).
Boeufs musqués, troupeau deQuand ils sont attaqués par des loups ou des humains, les boeufs musqués forment une ligne face à leurs attaquants, se serrent les uns contre les autres et placent les veaux entre eux (Corel Professional Photos).
Vallée du Mackenzie
Géologiquement, cette région va du Bouclier canadien sur sa frange est vers les formations sédimentaires plus jeunes du paléozoïque et du mésozoïque qu'on retrouve ensuite en direction de l'ouest. Le GRAND LAC DE L'OURS (31 328 km2) et le GRAND LAC DES ESCLAVES (28 568 km2) sont situés à la limite du bouclier qui dépasse souvent, dans cette région, une altitude de 300 mètres. Une grande partie de la vallée du Mackenzie consiste en un prolongement étroit vers le nord des plaines centrales, semées de quelques collines s'élevant à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau moyen. Le niveau augmente brusquement dans l'ouest au contact de la région montagneuse de la cordillère, dont certains sommets atteignent plus de 2700 mètres. Toute la région est baignée par le FLEUVE MACKENZIE et ses affluents, dont le bassin de drainage (1,8 million km2) et le réseau global (4241 km) sont respectivement le plus large et le plus long au Canada. Contrairement aux deux autres divisions des Territoires du Nord-Ouest, la vallée du Mackenzie n'est recouverte que par le PERGÉLISOL continu dans sa partie extrême nord. Le reste de la vallée se trouve dans la zone discontinue où le pergélisol est très répandu sinon général. La haute vallée du Mackenzie est située dans la zone subarctique de la forêt boréale, où croissent l'épicéa et le mélèze. La basse vallée du Mackenzie est située dans la zone de FORÊT BORÉALE du Nord où croissent une grande variété d'arbres dont le bouleau, le pin, le sapin baumier et le peuplier faux-tremble. De vastes espaces sont mal drainés, particulièrement dans les plaines, à cause du sol gelé en permanence et de la glaciation continentale. Il en résulte des zones de MUSKEG et de sol spongieux. L'amplitude thermique est plus élevée dans la vallée du Mackenzie que dans le reste des territoires. Fort Good Hope a connu un maximum de 35°C et, jusqu'à récemment, le minimum de - 61,7°C qu'on y a enregistré représentait un record canadien. La température moyenne de janvier est d'environ - 30°C, mais on connaît parfois des temps plus doux en hiver. Les étés sont normalement plus chauds dans la vallée du Mackenzie, avec une moyenne de 16°C en juillet. Quant aux précipitations, y compris les chutes de neige, elles sont beaucoup plus importantes qu'ailleurs dans l'Arctique. Traditionnellement, les autochtones vivaient de chasse, de pêche et de piégeage, et les premiers colons allochtones, de la TRAITE DES FOURRURES. L'orignal, le caribou, l'ours, le castor, le renard, le rat musqué et les oiseaux migrateurs représentent toujours une bonne part du revenu des habitants, mais la principale ressource, depuis les années 1930, est l'exploitation des minerais. La production de radium et d'uranium à Port Radium et au Grand lac de l'Ours, celle du plomb et du zinc à PINE POINT et celle du tungstène dans la ville de Tungsten sont maintenant terminées, mais l'extraction de l'or se poursuit dans plusieurs mines de la région de YELLOWKNIFE. On extrait toujours du pétrole, dans la vallée du Mackenzie, à NORMAN WELLS, pionnier canadien (1921) des champs pétrolifères du Nord. On pratique la pêche commerciale à HAY RIVER, sur le Grand lac des Esclaves. Les forêts n'ont été que peu exploitées commercialement vu l'éloignement des grands marchés et une croissance naturelle très lente. Les ressources hydroélectriques potentielles des Territoires du Nord-Ouest sont évaluées à environ 2473 MW, dont la majorité se trouve dans la vallée du Mackenzie. Les rapides successifs de la RIVIÈRE DES ESCLAVES , près de la frontière albertaine, pourraient probablement générer de l'hydroélectricité, mais un tel projet aurait de sévères répercussions sur la faune et son habitat. Le PARC NATIONAL WOOD BUFFALO, à cheval sur la frontière de l'Alberta, est le plus grand parc national du Canada (44 802 km2). Il a été créé en 1922 pour protéger la seule horde de BISONS des bois encore à l'état sauvage et abrite plusieurs milliers de bisons des plaines. C'est également la région de nidification des dernières GRUES BLANCHES D'AMÉRIQUE. De graves inquiétudes concernant les perturbations de l'environnement par d'éventuels projets de développement dans la vallée du Mackenzie et de l'Arctique ont été soulevées dans les années 1970 lors de l'enquête Berger sur la construction possible du PIPELINE DE LA VALLÉE DU MACKENZIE . Sa construction a été reportée jusqu'à ce que les revendications territoriales et les problèmes de l'environnement soient résolus.
Mackenzie, fleuve (à Fort Good Hope)Le Mackenzie s'élargit à quelques kilomètres au nord de Fort Good Hope, dans les Territoires du Nord-Ouest (Corel Professional Photos).
Cordillère arctiqueLe Nord du Yukon a subi des plissements, des intrusions granitiques et des soulèvement avant de former la Cordillère arctique (photo de Barbara Brundege et Eugene Fisher).
Forêt boréale et maraisHeart Lake, Territoires du Nord-Ouest (avec la permission du Provincial Museum of Alberta).
Wilberforce, chutesChutes Wilberforce, rivière Hood, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de Richard Harrington).
Autochtone, femme séchant le corégoneLe poisson abonde dans les cours d'eau et les lacs des Territoires du Nord-Ouest, où l'on trouve plusieurs espèces de corégone (Corel Professional Photos).
Pine PointLa mine d'exploitation de plomb et de zinc près de Fort Resolution, dans les Territoires du Nord-Ouest, a finalement été fermée en 1987 (avec la permission du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).
Peuplement
Le développement de la traite des fourrures plus loin au nord a amené les premiers Blancs dans les Territoires du Nord-Ouest à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, à mesure que des postes de traite étaient établis dans la vallée du Mackenzie. Des missions ont été établies à la fin du XIXe siècle et depuis le début du XXe siècle, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et d'autres représentants du gouvernement fédéral sont venus s'installer. Le développement de l'industrie minière et des transports dans les années 1930 a provoqué la venue d'un plus grand nombre d'allochtones. Dans les régions arctiques, l'éloignement rendait l'accès plus difficile et les postes de traite des fourrures n'y ont été établis qu'au cours du XXe siècle. Les établissements permanents n'ont fait leur apparition dans les îles de la Reine-Élisabeth qu'après la Deuxième Guerre mondiale. La population des Territoires du Nord-Ouest au recensement de 2001 était de 37 360 habitants, soit 5,8 % plus bas qu'en 1996.
Centres urbains
Les plus populeux de ces petits centres sont situés dans la vallée du Mackenzie. Yellowknife est la plus grande ville (pop. 16 055). D'abord centre aurifère, elle devient capitale du territoire en 1967. FORT SMITH (pop. 2185) était, jusqu'en 1967, le principal centre administratif des Territoires. Il est demeuré un centre régional important. Hay River (pop. 2892) est un centre de pêche et de transportBEHCHOKÒ (pop. 1552), la plus grande communauté des Dénés des Territoires du Nord-Ouest, est un centre administratif pour les peuples PLATS-CÔTÉS-DE-CHIEN. FORT SIMPSON (pop. 1163), jadis le centre de la traite des fourrures, est situé à la confluence de la rivière Liard et du Mackenzie. INUVIK (pop. 2894) est le grand centre administratif et de transport pour l'Arctique de l'Ouest. La plupart des localités des Territoires du Nord-Ouest rassemblent à peine quelques centaines de personnes.
YellowknifeYellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest (avec la permission de Colour Library Books).
Foin, rivière au : vue aérienneVue aérienne de la rivière au Foin, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de T.K. Tomlinson).
Fort Simpson, vue aérienneVue aérienne de Fort Simpson, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de T.K. Tomlinson).
Ethnologie
Les autochtones représentent environ la moitiée de la population des Territoires du Nord-Ouest. La majeure partie des allochtones vivent dans les centres les plus grands de la vallée du Mackenzie. Quarante et un pour cent de la population parle une langue autre que le français et l'anglais, ce qui reflète la diversité des cultures autochtones dans les Territoires du Nord-Ouest.
Maisons en forme d'iglooLes maisons en forme d'igloo sont la preuve de l'influence des formes autochtones sur les logements modernes (Corel Professional Photos).
Un grand nombre d'Inuits vivent dans les Territoires du Nord-Ouest. Les nombreux autres groupes culturels autochtones habitent la vallée du Mackenzie et appartiennent aux familles linguistiques des Dénés et des Athapascan, les deux plus grands groupes autochtones de cette région. Les Métis insistent maintenant pour se présenter comme un quatrième groupe ethnique majeur. Les trois groupes autochtones sont de plus en plus actifs sur la scène politique.
Taux de croissance
Hay River, église deÉglise à la réserve indienne de Hay River, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de T.K. Tomlinson).
Des politiques venant de l'extérieur et les conditions économiques influencent considérablement le taux de croissance d'une si faible population. Ce dernier est plutôt irrégulier depuis 1966, une situation qui reflète le transfert de l'administration d'Ottawa à Yellowknife et l'intérêt variable suscité par l'exploitation minière. Quoi qu'il en soit, le taux de natalité demeure l'un des plus élevés au Canada (environ 28,4 par 1000 habitants), ce qui cause quelques problèmes d'emploi.
Économie
L'extraction des ressources primaires a toujours été le fondement de l'économie des Territoires du Nord-Ouest. La fourrure, pilier original de l'économie, a beaucoup perdu en importance. La pêche commerciale à la baleine n'existe plus depuis le début du siècle. Depuis les années 1930, les activités minières sont devenues le pilier économique le plus important des Territoires du Nord-Ouest, suivis de près par les services publics. Toute autre activité économique est peu importante.
Agriculture
L'agriculture est pratiquement inexistante dans les Territoires du Nord-Ouest. La chaleur relative des étés dans la vallée du Mackenzie a fait naître certains espoirs quant au potentiel agricole de la région et les expériences entreprises dans quelques stations expérimentales ont donné des résultats impressionnants. Cependant, l'étroitesse du marché, la sécheresse estivale et la faible surface de terre arable constituent des obstacles majeurs. De plus, le transport des denrées à partir du sud du pays s'avère souvent moins coûteux. Seuls quelques potagers sont exploités commercialement dans la vallée de la rivière Hay.
Mines
En 2000, la production d'or est évaluée à 56 millions de dollars, celle de l'argent, à 258 000 $, et celle des diamants, à 636 millions de dollars. Les Territoires du Nord-Ouest ont traditionnellement fourni presque toute la production canadienne de tungstène jusqu'à ce que la faiblesse des prix de ce métal sur le marché force la fermeture de la mine en 1986. L'industrie minière emploie à peu près 2000 personnes, soit environ 15 % de la main-d'oeuvre disponible, et procure un nombre relativement important d'emplois dans des initiatives connexes, comme la prospection. À part la production des lingots d'or, la fusion des métaux n'est pas effectuée dans les Territoires du Nord-Ouest et le minerai brut est expédié ailleurs.
Énergie
Le seul gisement pétrolifère productif des Territoires du Nord-Ouest demeure celui de Norman Wells. Le pétrole est raffiné sur place. Au cours des années 1990, grâce à l'expansion des installations au coût de 800 millions de dollars, on a pu améliorer la production quotidienne qui était d'environ 3000 barils pour 50 puits et l'augmenter à 30 000 barils par jour. La production est ensuite acheminée par pipeline vers le sud en Alberta. Des pétroliers transportent les 100 000 m3 produits annuellement de Bent Horn dans l'île Cameron jusqu'à Montréal. La production d'un petit gisement de gaz naturel à Pointed Mountain, dans le sud-ouest près de la frontière Territoires du Nord-Ouest Yukon - Colombie-Britannique, est également acheminée vers le sud du pays. En 2001, 379 millions de dollars de pétrole brut ont été expédiés. La recherche en cours pour trouver d'autres gisements de pétrole et de gaz naturel reflète l'espoir du Canada de parvenir à l'autosuffisance en matière énergétique et de créer plus d'emplois pour les gens du Nord. Le gisement d'Amauligak dans la mer de Beaufort dispose de réserves estimées à 54 millions m3. Outre les deux principales régions d'exploration dans l'Arctique (mer de Beaufort et nord-ouest des îles de la Reine-Élisabeth), la recherche s'intéresse maintenant au DÉTROIT DE DAVIS et au nord-ouest de l'île de Baffin. L'exploration du sous-sol de la mer a repris en 1995 suivant la levée d'un moratoire de 25 ans touchant l'émission de droits qui avait été mis en place en attendant la résolution des revendications territoriales.
Chasse et piégeage
La chasse et le piégeage sont plus importants pour les habitants des Territoires du Nord-Ouest que ne le laissent croire les statistiques. Bien qu'une grande proportion des 5 000 habitants, titulaires d'un permis général de chasse et de piégeage, ne piège et ne chasse qu'à temps partiel, de nombreux habitants de petits villages tirent la plus grosse partie de leur revenu de la chasse, du piégeage et de la pêche. Outre la valeur des fourrures (900 000 dollars en 1999), le gibier fournit la viande, qui est une composante majeure de l'alimentation locale. Depuis 1974, le gouvernement apporte son aide à ceux qui souhaitent vivre des ressources du milieu en établissant différents programmes d'aide.
Loup gris cherchant sa nourritureLes loups sont timides, généralement nocturnes et fuyants (Corel Professional Photos).
Caribou, migration (traversée d'une étendue Les facteurs gouvernant l'époque, les voies empruntées et les raisons des mouvements migratoires figurent parmi les grands mystères de la science (Corel Professional Photos).
Pêche et exploitation forestière
Paulatuk, Territoires du Nord-OuestPaulatuk, dans la baie Darnley, est la seule communauté permanente de la région de la plaine de Horton, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de K.H. Raach/Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).
La pêche commerciale est pratiquée en été et en hiver dans le Grand lac des Esclaves. La limite annuelle est de 1,7 million kg, mais les prises totales sont généralement bien inférieures et se composent principalement de CORÉGONES. Le brochet et la truite comptent aussi parmi les prises. On pêche également, quoiqu'en plus petite quantité, dans d'autres lacs subarctiques. Le Grand lac de l'Ours est réservé à la pêche sportive. L'OMBLE arctique fait l'objet d'une pêche commerciale dans les communautés de Cambridge Bay, PELLY BAY et Paulatuk. Quelque 70 000 m3 de bois sont coupés annuellement dans la vallée du Mackenzie; le bois d'oeuvre représente environ 50 000 m3, le bois de chauffage 18 000 m3 et le bois rond moins de 100 m3.
Tourisme
Le tourisme est une source de revenus de plus en plus importante pour les Territoires du Nord-Ouest qui accueillent des visiteurs venus par la ROUTE DU MACKENZIE ou la ROUTE DE DEMPSTER, plus à l'ouest. Des chalets de pêche et des refuges accessibles par transport aérien existent également, entre autres, aux environs de Yellowknife. Les six parcs nationaux des Territoires du Nord-Ouest attirent des visiteurs malgré la distance qui les sépare du Sud. Auyuittuq est géré depuis le village de Pangnirtung, Wood Buffalo depuis Fort Smith, NAHANNI depuis Fort Simpson, Aulavik depuis Sachs Harbour, l'île d'Ellesmere depuis Pangnirtung et Turkut Nogait depuis Paulatuk. En 1979, le parc national de la Nahanni est déclaré SITE DU PATRIMOINE MONDIAL DES NATIONS UNIES.
Artisanat
Un dynamique programme d'artisanat a été développé auprès des autochtones et génère annuellement un revenu de plusieurs millions de dollars. Plus d'un sixième de la population autochtone exerce de façon saisonnière cette activité. La gravure et la sculpture inuites ont acquis une réputation internationale et représentent une source majeure d'emploi à CAP DORSET, ULUKHAKTOK, Baker Lake et d'autres communautés. La plupart des oeuvres sont commercialisées par l'entremise de coopératives locales, au nombre de 46 maintenant dans les Territoires du Nord-Ouest et qui comptent plus de 5 000 membres. Ces coopératives offrent une variété de services incluant motels, restaurants et magasins; elles représentent le plus gros employeur pour les autochtones du Nord.
Transports
Dans les Territoires du Nord-Ouest, le transport est confronté à de très longues distances, à un climat rigoureux et à une population peu nombreuse et très dispersée. Il est donc remarquable que les Territoires du Nord-Ouest soient si bien desservis et il est facile d'en déduire que le coût de ces services est très élevé.
Mackenzie, route du
On utilise toujours le transport commercial en été sur le Mackenzie. Un équipement moderne, constitué d'un remorqueur diesel et de chalands, a son port d'attache à Hay River, avec une base secondaire à TUKTOYAKTUK, à l'embouchure du Mackenzie, seul port abrité dans les eaux peu profondes de la côte Ouest. Les villages côtiers de Tuktoyaktuk en direction de l'est jusqu'à la presqu'île de Boothia sont desservis par un remorqueur et un chaland à double usage, bien que le service soit souvent réduit à une seule escale annuelle, vu la courte saison pendant laquelle les eaux sont libres de glace. Les villages arctiques de l'est sont desservis par des bateaux en provenance de Churchill, Montréal et Halifax, qui offrent un service annuel régulier jusqu'à RESOLUTE, loin au Nord, incluant quelques expéditions sous escorte d'un brise-glace à Winter Harbour, sur la péninsule Melville. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, on a développé un réseau routier relativement limité vers le nord jusque dans la vallée du Mackenzie. Les routes sont faites de gravier toutes saisons et plusieurs services de traversiers pour passer les cours d'eau les complètent. La longueur du réseau est d'environ 2200 km. Les routes Mackenzie et Yellowknife relient maintenant Hay River et Yellowknife au réseau routier du Nord-Ouest de l'Alberta. Des routes partent de Hay River en direction de FORT RESOLUTION et de Fort Smith. Ce prolongement est le seul accès routier au parc national Wood Buffalo. Un prolongement de la route vers le nord, dans la vallée du Mackenzie, prend fin à la hauteur de Wrigley, au nord de Fort Simpson. La route Liard, ouverte en 1984, relie Fort Simpson à Fort Liard et à la ROUTE DE L'ALASKA. Inuvik et d'autres villages du delta du Mackenzie sont maintenant reliés à Dawson, au Yukon, par la ROUTE DE DEMPSTER, permettant presque d'atteindre les rivages de l'océan Arctique par la route. Certaines « routes d'hiver » s'étendent, en saison, sur les lacs gelés jusqu'à quelques communautés ou mines isolées et ont une très grande importance économique. L'ancien Chemin de fer du Grand lac des Esclaves , maintenant une filiale de la division Peace River du CN, s'étend sur 696 km au nord entre Grimshaw, en Alberta, jusqu'à Hay River et est le seul chemin de fer des Territoires du Nord-Ouest. Le chemin de fer a également contribué à faire de Hay River le principal centre de transport maritime grâce aux avantages que le village présente pour le transbordement des marchandises, remplaçant l'ancienne route maritime de la rivière des Esclaves passant par Fort McMurray, en Alberta. L'avion est souvent le seul moyen de transport utilisable dans les Territoires du Nord-Ouest, particulièrement dans l'Arctique. Des aérodromes desservent la plupart des villages comptant plus de 100 habitants. Certaines villes du Sud canadien sont reliées par un service aérien régulier aux villages du Nord jusqu'à Resolute. Les principaux aéroports assurant ces services depuis le Sud du pays sont Edmonton pour la vallée du Mackenzie et Resolute, Montréal pour l'Arctique de l'Est et Resolute, Winnipeg pour Yellowknife. Les vols en direction de Yellowknife comptent pour 90 % de tous les vols aériens des Territoires du Nord-Ouest. Presque toutes les communautés, y compris les hameaux les plus au nord dans l'Arctique, bénéficient maintenant d'un service aérien local; de plus, dans tous les principaux centres des avions peuvent être nolisés pour se rendre dans toute région des Territoires du Nord-Ouest et même au Pôle Nord.
Énergie
Le chauffage est une dépense majeure pour les gens du Nord, en raison des hivers longs et rigoureux et des coûts de transport. Le mazout et les centrales thermiques répondent aux besoins énergétiques de la plupart des villages. L'énergie hydroélectrique est inexistante sur la presque totalité du territoire.
Beaufort, mer deÎle artificielle dans les eaux peu profondes du delta du Mackenzie, dans la mer de Beaufort (avec la permission de la Petroleum Resources Communication Foundation).
Deux compagnies fournissent l'électricité : la Société d'énergie des Territoires du Nord-Ouest et la Northland Utilities Enterprises Limited. La plus importante des deux est la Société d'énergie des Territoires du Nord-Ouest qui fournit plus de 84 % de la capacité de production totale d'énergie en 1994 (dont 132,5 MW en énergie thermique et 45,6 MW en énergie hydroélectrique). La corporation de la Couronne du territoire fournit l'électricité à 49 communautés et la Northland Utilities dessert cinq communautés dans la région du sud-ouest. On trouve des centrales hydroélectriques sur les rives des trois rivières suivantes : Yellowknife, Snare (3 centrales) et Taltson.
Gouvernement et politique
De 1905 à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest est exercé par un commissaire et un Conseil nommés, ce dernier étant entièrement constitué de hauts fonctionnaires supérieurs installés à Ottawa. À partir de 1951 s'ajoutent progressivement des membres élus jusqu'à ce que le conseil ne soit composé que de membres élus en 1975. Avant 1963, le commissaire était un sous-ministre du ministère fédéral chargé de l'administration du Territoire du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest et cette fonction ne représentait qu'une de ses tâches.
Morin, DonDon Morin, chef du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (avec la permission du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).
En 1966, le gouvernement fédéral crée des circonscriptions électorales fédérales dans une partie des Territoires du Nord-Ouest. En 1967, un commissaire résidant est nommé et plusieurs programmes fédéraux sont transférés au gouvernement territorial. La loi fédérale sur les Territoires du Nord-Ouest établit une constitution écrite et définit les pouvoirs du gouvernement territorial. Le Conseil territorial se compose de 19 membres élus, dont l'un est choisi pour présider l'Assemblée et l'autre agit à titre de premier ministre. Il n'y a pas de parti politique. Pour la première fois depuis sa création, le conseil est à majorité autochtone. L'officier en chef du palier exécutif est le commissaire, nommé par le gouvernement fédéral et chargé de gouverner les Territoires du Nord-Ouest, selon les directives du ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. Le chef du gouvernement agit comme président d'un comité exécutif dont les membres sont nommés par une majorité des membres du Conseil territorial. Le rôle du commissaire change à mesure que les membres élus au comité exécutif assument plus de fonctions au niveau ministériel et exécutif. Chaque membre du comité exécutif est à la tête d'un ou de plusieurs ministères dans les Territoires du Nord-Ouest. À mesure que le Comité exécutif s'est transformé en une véritable entité ministérielle et a exercé des fonctions au niveau exécutif, le chef du gouvernement a assumé petit à petit le rôle et les tâches préalablement réservés au commissaire pour agir en fait aujourd'hui comme « premier ministre ». Les Territoires du Nord-Ouest élisent deux membres au Parlement canadien et un représentant au Sénat. (Voir aussi LIEUTENANTS-GOUVERNEURS DES TERRITOIRES DU NORD-OUEST : TABLEAU.)
Magistrature
La magistrature territoriale comprend une Cour d'appel qui regroupe tous les juges d'appel de l'Alberta, un juge d'appel de la Saskatchewan et les cinq juges de la Cour suprême. La Cour territoriale compte 5 juges à demeure (trois à Yellowknife, un à Hay River et un à Inuvik), et plus de 100 juges de paix (dont plus de la moitié sont autochtones) vivant dans diverses communautés. Juges et juges de paix sont nommés par le commissaire suivant l'avis du Conseil de la magistrature des Territoires du Nord-Ouest. Les trois juges attachés à la Cour suprême des Territoires du Nord-Ouest sont d'office juges dans le Territoire du Yukon , et inversement. On compte quarante juges associés de la Cour suprême qui servent au besoin. Les séances se tiennent à Yellowknife et en d'autres endroits des territoires, selon un circuit régulier.
Gouvernement local
Les Territoires du Nord-Ouest sont divisés en deux régions administratives : Fort Smith (centre : Fort Smith) et Inuvik (centre : Inuvik).
InuvikInuvik, ou « endroit de l'homme », en bordure du delta du Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest (photo de John deVisser).
La décentralisation et la délégation récentes des pouvoirs ont donné plus d'importance aux régions. L'éloignement, les ressources économiques limitées et la faible population de beaucoup de ces communautés nuisent au développement du principe de gouvernement local. Les Territoires du Nord-Ouest comptent présentement 47 municipalités constituées dont sept ont un pouvoir de taxation : Yellowknife, Inuvik, Hay River, Fort Smith, Norman Wells et le village de Fort Simpson. Il y a aussi 35 hameaux, 3 peuplements, 2 communautés à charte et 15 communautés non enregistrées.
Santé
Jusqu'à ce que le gouvernement fédéral crée les Services de santé du Nord en 1954, les soins médicaux dans les Territoires du Nord-Ouest étaient dispensés essentiellement par des organismes religieux. Depuis, ces services se sont développés au point d'être accessibles à tous et comparables à ceux des autres régions du Canada.
IqaluitIqaluit se situe près d’un camp de pêche traditionnelle inuit au sud de l’île de Baffin : tous les ans, les Inuits y installaient un camp d’été pour aller pêcher (photo de Barbara Brundege et Eugene Fisher).
Le gouvernement territorial assume le plein contrôle des soins médicaux depuis 1988. Yellowknife, Hay River, Fort Smith et Inuvik ont un hôpital moderne et d'autres installations de moindre importance, dont 50 postes de soins infirmiers disséminés dans les Territoires du Nord-Ouest. Les habitants peuvent également bénéficier de soins dentaires à Yellowknife, Hay River, Inuvik et Fort Smith et auprès de dentistes et de thérapeutes employés à temps plein par le gouvernement et offrant leurs services partout dans les Territoires du Nord-Ouest.
Politique
Si les députés des deux sièges que comptent les Territoires du Nord-Ouest au parlement fédéral représentent les partis politiques traditionnels, il en va autrement dans la législature territoriale qui fonctionne sur la base d'un consensus non partisan. Deux sujets en particulier retiennent l'attention des résidants à l'heure actuelle : les revendications territoriales des autochtones et le statut politique. Même si les Dénés ont signé des traités avec le gouvernement fédéral par le passé, ils prétendent que ces traités impliquaient les titres territoriaux et il n'existe toujours pas d'autre réserve que celle de Hay River et celle des environs de Fort Smith. Trois ententes sur des revendications territoriales ont été conclues : celle des Inuvialuit de la région ouest de l'Arctique (1984), celle de la Fédération Tungavik en vue de la création de NUNAVUT (1993) et celle des Dénés et Métis du Sahtu dans la vallée du Mackenzie (1994).
Nunavut, carte duCliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
Le gouvernement fédéral a rapidement signifié son accord et donné suite à de nombreuses recommandations faites en 1966 par la Commission Carrothers concernant le développement du gouvernement sur les Territoires du Nord-Ouest. Le gouvernement fédéral semble également désireux d'accorder aux Territoires du Nord-Ouest un GOUVERNEMENT RESPONSABLE totalement. Pour l'instant, cependant, le fédéral gère encore les revenus provenant des ressources territoriales et le fardeau financier du gouvernement territorial repose sur le gouvernement fédéral (71 % des recettes publiques). L'éventualité d'un transfert ou d'un partage de ces revenus ne fait pas l'unanimité. La Commission Drury, de 1980, appuyait le gouvernement existant dans les Territoires du Nord-Ouest et recommandait qu'on accorde un plus grand pouvoir à ce gouvernement et aux communautés. Dans un plébiscite tenu en 1982, la majorité des habitants a voté en faveur d'une division des territoires. En février 1985, le nouveau gouvernement conservateur a donné son appui à l'idée de diviser les Territoires en deux juridictions : Nunavut, à l'est, constituée d'une majorité d'Inuits, et à l'ouest, un territoire (toujours appelé Territoires du Nord-Ouest) peuplé de Dénés, de Métis, de quelques Inuits et d'allochtones. Les parties impliquées sont arrivées à une entente préliminaire de délimitation au début de 1987, mais cette entente a échoué avant même la tenue du plébiscite final. Les différentes parties ont finalement conclu une entente officielle de délimitation en 1993 et signé l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, établissant la base des négociations pour finaliser la séparation des Territoires du Nord-Ouest en 1999.
Éducation
Jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'éducation est assurée principalement dans les grands centres, par des missions paroissiales, à des élèves hébergés comme pensionnaires. Au début de 1959, le gouvernement fédéral met sur pied un important programme d'éducation qu'il transfère au gouvernement territorial en 1969. Au cours des dernières années, l'établissement de commissions scolaires régionales a favorisé la décentralisation administrative de l'éducation dans les Territoires du Nord-Ouest. En 1985, la région de Baffin est la première à former une commission scolaire, et, dès 1991, des commissions scolaires sont établies dans toutes les régions à l'exception de Yellowknife. Un membre de chaque conseil d'éducation communautaire élu à l'échelle locale est sélectionné pour faire partie de la commission scolaire de la région. Yellowknife est représenté par une commission scolaire publique et une commission scolaire catholique fondées respectivement en 1933 et 1951. Les membres de ces commissions sont élus au moment des élections municipales. Les conseils et les commissions régionales sont responsables de l'enseignement de la maternelle à la 12e année. Les commissions scolaires régionales sont financées par le gouvernement territorial. Vingt-cinq pour cent du financement des deux commissions de Yellowknife proviennent des taxes municipales, le reste provient du gouvernement territorial. En 2000, il existait 77 écoles dans les Territoires du Nord-Ouest, animées par 1253 enseignants à plein temps et accueillant 9800 élèves (par rapport à 6000 en 1962) à un coût de plus de 81 millions de dollars. Les Territoires du Nord-Ouest ont conçu leur propre programme de la maternelle à la neuvième année. Le programme du niveau secondaire de deuxième cycle est le même que celui de l'Alberta, bien que les Territoires du Nord-Ouest aient conçu leur propre programme pour les cours additionnels dispensés dans les écoles secondaires du Nord. Le ministère de l'Éducation de la Culture et de la Formation des Territoires du Nord-Ouest tente de faire de l'éducation un processus interactif où les élèves, les familles et la communauté participent à l'élaboration du système scolaire. Deux programmes d'enseignement autochtones, le DeneKede et l'Inuuqatigiit, introduisent une perspective Déné et Inuit dans les écoles de l'Arctique de l'Ouest et de l'Arctique de l'Est. Des enseignants spécialisés en langue autochtone et un nombre de plus en plus élevé d'enseignants autochtones formés par le biais de programmes communautaires de formation des enseignants jouent un rôle actif en dispensant un programme scolaire où la langue et la culture locales ont leur place. L'établissement d'un réseau de collèges communautaires a permis de répondre aux besoins particuliers de la clientèle de l'éducation aux adultes et de l'éducation continue de chaque région. Le Collège de l'Arctique est créé en 1984, il compte alors un campus à Fort Smith et un autre à Iqaluit, puis il se développe rapidement pour compter un campus dans chaque région des Territoires du Nord-Ouest. En 1986, la Loi sur le Collège de l'Arctique fait du collège une entité juridique sans lien de dépendance au gouvernement territorial et lui donne le mandat de dispenser l'éducation des adultes et l'éducation postsecondaire. En 1987, il est convenu de joindre les centres communautaires d'apprentissage du Nord au réseau de collèges, un processus terminé en 1990. En 1995, le Collège de l'Arctique est divisé en deux : le Collège Aurora dans l'Ouest et le Collège de l'Arctique du Nunavut dans l'Est. L'établissement de ces collèges fait partie d'une stratégie d'ensemble pour consolider l'éducation des adultes et l'éducation postsecondaire dans le Nord. Les deux collèges s'attachent davantage à répondre aux besoins de la communauté.
Vie culturelle
Les autochtones des Territoires du Nord-Ouest se montrent très intéressés à conserver leur culture et à préserver leur patrimoine. Des centres culturels autochtones ont été créés dans plusieurs communautés et de nombreuses autres ont mis sur pied des programmes visant à consigner et enregistrer les connaissances des aînés afin de pouvoir transmettre aux jeunes les savoir-faire traditionnels et de les aider à conserver leur langue. Des festivals de musique et d'art gagnent de plus en plus en popularité dans plusieurs régions des Territoires du Nord-Ouest. D'autres musées populaires, sociétés historiques et groupes s'emploient à préserver le patrimoine en divers points des Territoires du Nord-Ouest.
TrappeursCabine sur la rive nord du Grand lac de l'Ours (avec la permission du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).
Les JEUX D'HIVER DE L'ARCTIQUE, tenus tous les deux ans depuis 1970, comprennent divers sports et jeux traditionnels des communautés autochtones, mais également certains sports plus généralement connus. Ces jeux rassemblent des compétiteurs des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon, du Nunavut, de l'Alaska et du Nord de l'Alberta.
Communications
On publie régulièrement six journaux hebdomadaires dans les Territoires du Nord-Ouest et un éditeur habite la ville de Yellowknife. En 1958, le réseau anglais de Radio-Canada a instauré le « Northem Service » afin de répondre aux besoins des résidants du Nord, autochtones ou non autochtones. Les émissions radiophoniques sont offertes en 10 langues et dialectes autochtones, de même qu'en français et en anglais. La programmation comprend les émissions locales et les émissions des grandes chaînes. Des stations de relais et des systèmes à micro-ondes réduisent les grandes distances. Les satellites permettent maintenant de transmettre les émissions de radio et de télévision aux communautés les plus éloignées au Nord : tous les centres (plus de 60) comptant plus de 150 habitants bénéficient de la radiodiffusion et de la télédiffusion. Un second service commercial, établi en 1982, offre maintenant une aussi grande variété d'émissions que partout ailleurs sur le continent. On trouve une station de télévision à Yellowknife et une à Iqaluit. Les services téléphoniques relient presque toutes les communautés.
Sites historiques
Des fouilles archéologiques en cours élargissent les connaissances sur les peuples autochtones de l'Arctique et du Subarctique. Chaque année, on assiste à de nouvelles découvertes archéologiques qui accroissent d'autant plus ces connaissances. De nombreux sites historiques sont associés au commerce de la fourrure dans le Subarctique et à la recherche du PASSAGE DU NORD-OUEST et de l'expédition Franklin (voir LA RECHERCHE DE FRANKLIN) perdue dans l'Arctique. Ces différents sites sont maintenant protégés par une loi contre le vandalisme et le pillage.
Histoire
Diverses cultures aborigènes vivaient dans la région avant l'arrivée des allochtones. Des groupes nomades vivaient de la chasse et de la pêche et étaient constitués d'Inuit dans l'Arctique et de Dénés dans le Subarctique. Ces derniers appartenaient à la famille linguistique athapaskane qui regroupait quelque sept groupes dialectaux : CHIPEWYAN, COUTEAUX JAUNES, Slavey, Plats-Côtés-de-Chien, LIÈVRES, Nahanni et KUTCHIN.
Exploration
Les premiers explorateurs européens connus sont les Vikings, débarqués dans l'Arctique de l'Est en provenance de leurs colonies du Groenland (vers 1000 av. J.-C.). En 1576, Martin FROBISHER est le premier d'une série d'explorateurs européens à rechercher le passage du Nord-Ouest, mais au début du XVIe siècle, les glaces inhospitalières et les vaisseaux aux possibilités plutôt limitées empêchent des progrès plus rapides. En 1770-1771, Samuel HEARNE, de la Compagnie de la Baie d'Hudson, accomplit une expédition terrestre remarquable à partir de Churchill par les terres arctiques jusqu'à la RIVIÈRE COPPERMINE, mais malgré l'utilisation de la route de la baie d'Hudson, les intérêts de la compagnie se trouvent plus loin encore à l'intérieur du continent. Puis, Alexandre MACKENZIE se rend plus au Nord, de FORT CHIPEWYAN sur le lac Athabaska en 1789 pour découvrir le fleuve Mackenzie et le suivre jusqu'à son embouchure, pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest. Cette dernière établit des postes de traite le long de cette route et dans les régions des affluents, mais la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON acquiert ensuite ces établissements. Au cours de la première moitié du XIXe siècle, les explorateurs sont de nouveau à la recherche d'un passage du Nord-Ouest puis, vers la fin du siècle, d'autres cherchent à atteindre le Pôle Nord géographique. À la recherche de l'expédition menée par sir John FRANKLIN disparue en 1845, diverses équipes améliorent la cartographie de la région et l'expédition de 1853, conduite par sir John MCCLURE, franchit enfin le passage mystérieux (Roald AMUNDSEN effectuera la première traversée uniquement par voie maritime en 1903-1904). Plus tard encore, des expéditions américaines et britanniques longeant la côte Est de l'île d'Ellesmere explorent presque toute la partie est des îles de la Reine-Élisabeth. L'explorateur norvégien Otto SVERDRUP découvre, au tournant du XXe siècle, la plupart des îles formant le Nord-Ouest de l'archipel et Vilhjalmur STEFANSSON en achève la découverte de 1913 à 1918.
Peuplement
Les postes de traite constituaient les seuls noyaux de peuplement par les allochtones dans les Territoires du Nord-Ouest jusqu'à une période relativement récente. Des missions ont été établies près des postes situés le long du Mackenzieà la fin du XIXe siècle. La présence du gouvernement fédéral n'est assurée dans ces petites bourgades qu'au tournant du siècle par la Gendarmerie royale du Canada, les stations de radio du Corps royal canadien des transmissions et autres organismes. Les sites en bordure des voies de transport maritimes tels que Fort Smith et Tuktoyaktuk favorisent également un certain peuplement. Les nouveaux arrivants préfèrent la vallée du Mackenzie à l'Arctique, en raison de sa plus grande accessibilité et de ses ressources plus variées. L'exploration minière entreprise en 1930, favorisée par le travail des pilotes de brousse avec leurs appareils améliorés, favorise l'installation de nouveaux arrivants en nombre important, même sur la partie arctique continentale.
Développement
Au cours des dernières décennies, les événements politiques nationaux et internationaux, de vastes changements sociaux, des demandes accrues pour les ressources naturelles et une technologie améliorée ont provoqué un développement et des changements majeurs dans les Territoires du Nord-Ouest. Dès la Deuxième Guerre mondiale, les hostilités internationales ont un effet sur les résidants de la vallée du Mackenzie par le projet du PIPELINE CANOL et dans la partie sud de l'Arctique de l'Est par les aéroports de la route à escales du Nord-Est. La guerre froide amène la construction de stations de radar de la ligne DEW (voir aussi LIGNE DE RADARS AVANCÉS) dans toute la région arctique et contribue à l'introduction des premiers peuplements permanents dans les îles de la Reine-Élisabeth, dans le cadre du projet conjoint de stations météorologiques dans l'Arctique (voir aussi STATIONS MÉTÉOROLOGIQUES DE L'EXTRÊME-ARCTIQUE). Le gouvernement fédéral assume des responsabilités accrues avec la création, en 1953, du ministère du Nord canadien et des Ressources nationales (maintenant le MINISTÈRE DES AFFAIRES CANADIENNES ET DU NORD CANADIEN). D'importantes améliorations sont apportées aux services de santé, au logement, aux établissements d'éducation et aux communications pour amener ces services au niveau de ceux qui sont offerts aux résidants du Sud du Canada. Récemment, ces responsabilités ont en grande partie été déléguées au gouvernement territorial. Il y a maintenant plus de services gouvernementaux dans les diverses agglomérations nordiques et, dans certains cas, ces services représentent les plus gros employeurs. En conséquence, la plupart des habitants du Nord vivent dans des établissements permanents pendant presque toute l'année. La demande en minerai et combustible de même que les récentes améliorations apportées à la technologie de l'exploitation minière et des transports rendent les ressources naturelles du Nord plus attrayantes; leur exploitation fournit aussi de l'emploi. Cependant, l'exploitation des ressources naturelles entraîne une forme d'imprévisibilité pour l'emploi et à l'économie, en plus de menacer l'environnement et les possibilités pour les autochtones de conserver leur mode de vie traditionnel.
Auteur
WILLIAM C. WONDERS
Bibliographie
T. R. Berger, Northern Frontier, Northern Homeland (1976); L.-E. Hamelin, Canadian Nordicity: It's Your North, Too (1979); D.H. Pimlott et coll. (réd.), Arctic Alternatives (1973); K.J. Rea, The Political Economy of the Canadian North (1968); W.C. Wonders, (réd.), The North (1972); M. Zaslow, The Opening of the Canadian North, 1870-1914 (1971), et (réd.), A Century of Canada's Arctic Islands, 1880-1980 (1981).
Liens supplémentaires
Les symboles du Canada
Les symboles du Canada peuvent non seulement nous aider à mieux comprendre notre pays, mais également nous inciter à nous réjouir du privilège d'être Canadiens et Canadiennes. Voir aussi les "Jours fériés et autres dates importantes." Par le Ministère du Patrimoine canadien.
Historique de l’Assemblée législative
Vue d'ensemble informative de l'histoire de l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. Site de l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest.
Bibliothèque et Archives Canada
Accès à la vaste base de données bibliographique en ligne de la Bibliothèque nationale du Canada et aux expositions numérisées sur l’histoire et la culture canadiennes.
Visitez le Canada de l'espace
Découvrez le Canada par les images satellitaires. Par Ressources naturelles Canada.
Cartes de référence
Site de l’Atlas du Canada. Utilisez le moteur de recherche ou cliquez sur «Cartes de référence» pour trouver une carte du Canada, d'une province ou d'un territoire.
Leçons de la nature : Route Idaa
Parcourez les routes autochtones traditionnelles des Territoires du Nord-Ouest grâce à ce site multimédia du Centre du patrimoine septentrional du Prince-de-Galles à Yellowknife.
Toponymie du Canada
Utilisez cette page afin de localiser une carte du SNRC en faisant une recherche dans la Base de données toponymiques du Canada (BDTC). Tapez le nom d'une ville, d'un village, d'un lac ou de toute autre entité géographique, spécifiez le type d'entité que vous cherchez ainsi que la province ou le territoire où se trouve l'entité. Par Ressources naturelles Canada.
L'évolution historique et spatiale d'Iqaluit
Cet intéressant site multimédia de Ressources naturelles Canada propose une exploration de l'histoire et du développement d'Iqaluit. Découvrez les nombreuses fonctionnalités de la visualisation cartographique et consultez la section relative à la Recherche historique dont le tutoriel interactif est consacré à l'histoire de la région d'Iqaluit. Requiert Adobe Shockwave Player.
Nunavut
Une vue d'ensemble des principaux enjeux et événements ayant motivé l'adhésion du Nunavut à la Confédération. Le site propose des biographies des personnalités de premier plan, d'anciennes photos et des documents d’archives connexes. Site de Bibliothèque et Archives Canada.
Territoires du Nord-Ouest
Sur ce site de la "Confédération pour enfants", vous apprendrez comment les Territoires du Nord-Ouest ont rejoint le Canada. À l'affiche d'anciennes photos et des cartes. Site de Bibliothèque et Archives Canada.
Nunavut
Le Nunavut est né d'une partie des Territoires du Nord-Ouest en 1999.
Le Premier ministre des Territoires du Nord-Ouest
Recensement
Le recensement constitue la seule source fiable de données détaillées sur de petits groupes, notamment les familles monoparentales, les groupes ethniques, l'industrie, les catégories professionnelles et les immigrants. Le recensement permet aussi d'avoir accès aux données sur des régions aussi petites que des quartiers ou sur le pays lui-même. Par le site Web Statistique Canada.
Les noms géographiques autochtones
Des exemples d'appellations géographiques autochtones. Par le site Web du Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.
La mine Giant
Un site sur l’un des projets d’exploitation aurifère continus les plus durables du Canada, le site minier de Giant, sur le territoire de la Ville de Yellowknife. Un site des Affaires indiennes et du Nord Canada.
Archives Canada
Archives Canada se veut un point d’accès vers les ressources archivistiques que l’on retrouve dans plus de 800 dépôts à travers le Canada. Visionner des photographies, des cartes ou d’autres documents numérisés ainsi que des expositions virtuelles, le tout centré sur l'histoire du Canada.
Une introduction à l'étude des paysages culturels autochtones
Un passionnant rapport d'études de Parcs Canada sur l'intégration des valeurs et de la vision spirituelle du monde naturel inhérentes à la tradition autochtone dans le processus d'élaboration des désignations de lieux historiques nationaux.
Glossaire: Les polluants
Les noms des provinces et territoires
Abréviations et symboles pour les noms des provinces et territoires. Par Ressources naturelles Canada.
|
|
|
|
 |
|
| David Thompson est un déraciné se battant pour trouver sa place dans l’empire qui a assimilé sa patrie... |
|
| Parmi les espèces animales déjà disparues au Canada ou éteintes, on compte le Putois ... |
|
|
| L'allocation familiale, une prestation mensuelle allouée aux familles pour les aider à faire face aux ... |
|
|
| La Révolution tranquille est une période de changements rapides vécue par le Québec de 1960 ... |
|
|
| Le renseignement et l'espionnage sont des domaines controversés d'activités gouvernementales, ... |
|
|
| Kondiaronk, chef des HURONS des Grands Lacs (1625-Montréal, 2 août 1701). Les Français le ... |
|
|
| Septième province du Canada et également la plus petite, l'Île-du-Prince-Édouard est ... |
|
|
| L'industrie du ciment est formée d'usines qui produisent des ciments hydrauliques, c'est-à-dire des ... |
|
|
| Relevant de l' INDUSTRIE DES ALIMENTS ET DES BOISSONS, la distillerie gère la clarification, l'aromatisation, le ... |
|
|
| L'origine de l'Acadie remonte aux voyages effectués au service du roi de France par l'explorateur italien ... |
|
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.
| Encyclopédie de la musique au canada |
|
| Bambrick, Winifred (Estella). Harpiste, romancière (Ottawa, 21 février 1892 - Montréal, 11 avril 1969). Elle grandit à Ottawa et Chelsea, Québec, et fit ses débuts comme harpiste ... |
|
|