Ujjal Dosanjh

Ujjal Dosanjh, avocat, défenseur des droits de la personne, politicien et premier ministre de la COLOMBIE-BRITANNIQUE en 2000 et en 2001 (Dosanjh Kalan, Punjab, Inde, 9 septembre 1947). Issu d'une famille très active en politique, Dosanjh voit le jour dans un petit village du nord de l'Inde. Son père et son grand-père maternel sont engagés dans le mouvement prônant l'indépendance du pays face à la domination de la Grande-Bretagne.

À 17 ans, Dosanjh émigre en Angleterre où il étudie l'anglais tout en travaillant à divers emplois. En 1968, Dosanjh quitte l'Angleterre pour le Canada et s'installe à Vancouver où il travaille dans une scierie et prend des cours du soir au collège. Il obtient un baccalauréat en science politique de l'UNIVERSITÉ SIMON FRASER ainsi qu'un diplôme en droit de l'UNIVERSITÉ DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE. Pendant ses études, il s'implique dans des causes de droits de la personne.

Dosanjh poursuit son activisme après avoir établi son cabinet d'avocat à Vancouver en 1979. En 1985, suite à l'attentat à la bombe contre le vol 182 d'Air India, il dénonce publiquement ceux qui utilisent la violence pour obtenir la création d'un territoire sikh indépendant en Inde. À la sortie de son bureau, il est violemment attaqué à coups de barre de fer et s'en sort vivant de justesse : il faut 80 points de suture pour refermer ses blessures à la tête. Il attire beaucoup l'attention lorsqu'il continue à militer contre l'extrémisme.

Aux élections provinciales de 1979 et de 1983, il se présente, sans succès, sous la bannière du Nouveau Parti démocratique et il est finalement élu à l'assemblée législative en 1991. Il fait son entrée au cabinet en 1995 comme ministre des Services gouvernementaux. La même année, il est nommé procureur général et se taille la réputation d'avoir une approche forte et bien dosée face aux questions controversées telles que le conflit armé opposant les Autochtones à la GENDARMERIE ROYALE DU CANADA à Gustafsen Lake et les allégations criminelles contre le chef de son propre gouvernement, le premier ministre Glen CLARK.

Élu chef du NPD provincial en 2000, Dosanjh devient premier ministre et succède à Clark, qui doit démissionner suite à des accusations de conduite irrégulière dans la cause du permis de casino d'un de ses voisins. Bien qu'il s'efforce de s'éloigner de la politique de son prédécesseur, Dosanjh est défait lors de l'élection de 2001. Il retourne à la pratique du droit jusqu'en 2004.

Dosanjh devient un candidat vedette du PARTI LIBÉRAL à l'élection fédérale de 2004 alors qu'il est élu au Parlement. Il devient ministre dans le cabinet du premier ministre Paul MARTIN et travaille à empêcher les provinces de privatiser le système de santé public. Malgré la défaite des libéraux à l'élection fédérale de 2006, Dosanjh joue un rôle important lors de la campagne en Colombie-Britannique et est élu dans le comté de Vancouver-Sud, aidant ainsi le parti à augmenter son appui dans la province. Il est réélu en 2008 puis, en 2009, il est nommé porte-parole de l'opposition pour la Défense nationale, les Affaires étrangères Canada et la Sécurité publique.