La Nouvelle-Écosse, deuxième plus petite province du Canada (après l’Île-du-Prince-Édouard), se trouve sur la côte sud-est du pays. La province comprend le Cap-Breton, une grande île située au nord-est de la partie continentale. Le nom qu’elle porte reflète l’origine d’une partie de ses premiers colons. En raison de la proximité de l’océan Atlantique, l’économie de la Nouvelle-Écosse dépend grandement de la mer, et ses ports ont servi de bases militaires pendant de nombreuses guerres.

Territoire et ressources

Régions principales

Le plateau atlantique de la Nouvelle-Écosse, l’une de ses principales caractéristiques géologiques, se divise en cinq régions entrecoupées à certains endroits par de vastes basses-terres. Les hautes-terres du sud, qui occupent le sud et le centre de la province, forment la plus vaste de ces régions. Partant de la côte atlantique accidentée, parsemée de bras de mer, d’îles, d’anses et de baies, elle s’élève à une altitude de 180 m à 210 m à l’intérieur des terres. Elle est bordée au nord par le mont South. La deuxième région est formée par le mont North, une chaîne de trapps qui s’étend parallèlement au mont South sur 190 km le long de la baie de Fundy, depuis le cap Blomidon dans le bassin des Mines jusqu’à l’île Brier.

Entre les deux chaînes s’allongent les vallées fertiles des rivières Annapolis et Cornwallis, région de la Nouvelle-Écosse bien connue pour ses vergers de pommes. La troisième région comprend les monts Cobequid, dont les sommets plats s’élèvent à 300 m et s’étendent sur 120 km à travers le comté de Cumberland. La quatrième région prend son origine dans les hautes-terres de l’est du comté de Pictou et s’étend en un long et étroit territoire à travers le comté d’Antigonish jusqu’au cap George. La cinquième région, située au nord de l’île du Cap-Breton, est un plateau boisé dont le sommet s’élève à plus de 550 m au-dessus du niveau de la mer. Ce plateau contribue à l’aspect pittoresque du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, surtout du point de vue de la piste Cabot, qui le traverse. En revanche, la partie sud de l’île du Cap-Breton est essentiellement constituée de basses-terres.

Géologie

Les profonds ravins de drainage creusés à travers les hautes-terres ont mis à découvert les assises des montagnes, et dénudé des roches, qui sont parmi les plus vieilles de la croûte terrestre et qui témoignent des diverses époques géologiques. La péninsule de la Nouvelle-Écosse est constituée d’une couche paléozoïque, traversée par une arête granitique, laquelle, parce qu’elle est extrêmement résistante, se retrouve en altitude.

Le mont North a été formé par l’action volcanique au cours du triassique. Les vallées d’Annapolis et Cornwallis ont été creusées au même moment. Presque tous les minéraux industriels, y compris le gypse, le calcaire, le grès, le sel et la barytine, se retrouvent dans la roche formée au cours du mississippien. Les gisements de charbon se trouvent dans les diverses formations de roches pennsylvaniennes, particulièrement dans les formations de Pictou, de Stellarton et de Morien.

Surface

À l’origine, presque toute la province était couverte de forêts. Toutefois, il ne reste que peu de traces de la forêt vierge, sauf sur le plateau du nord-est de l’île du Cap-Breton. En raison du sol acide et de la lente croissance saisonnière, la pousse secondaire est surtout constituée de conifères. Les feuillus sont tout de même présents en quantité suffisante pour créer un paysage coloré en automne. Dans les régions marécageuses et les terrains rocheux, il pousse surtout des plantes telles que les mousses, les lichens, les fougères et les broussailles d’éricacées. Aussi, les fleurs sauvages, notamment les fleurs de mai, les sarracénies, les nymphéas blancs et plusieurs variétés de violettes, y croissent en abondance et s’épanouissent en beauté.

On trouve partout dans la province des plantes herbacées telles que les clintonies, les canneberges, les bleuets et diverses variétés de verges d’or. La cardamine des prés européenne s’est répandue dans les basses-terres d’Annapolis, alors que le séneçon a fait de même dans l’est de la Nouvelle-Écosse.

Environ 29 % du sol de la Nouvelle-Écosse est propice à l’agriculture. Les meilleures terres agricoles se trouvent dans les basses-terres, où le sol s’est formé sur une épaisse couche de dépôts morainiques profonds. Les sols des hautes-terres sont surtout minces et pierreux. Les basses-terres les plus vastes et les plus riches longent la baie de Fundy et le détroit de Northumberland. Les très hautes marées de la baie de Fundy ont créé de grandes régions de marais, lesquels, grâce aux digues érigées au temps des Acadiens, ont été convertis en d’excellentes terres agricoles.

Hydrographie

La Nouvelle-Écosse compte plus de 3 000 lacs, et des centaines de ruisseaux et de rivières. En raison de la direction générale des bassins hydrographiques, les rivières ne sont pas longues. Pourtant, grâce aux précipitations modérément fortes, il n’y a pas de pénurie d’eau en temps normal.

Le plus grand lac de la province, le lac Bras d’or (1 099 km2), s’est formé quand la mer a envahi la région entre les hautes-terres et les basses-terres du Cap-Breton. Beaucoup d’activités récréatives sont pratiquées dans ses eaux salées et sans marées. Le lac Rossignol est le plus grand de la péninsule.

Même si elles sont courtes, les rivières ont joué un rôle historique et économique important. Les rivières Sackville et Shubenacadie, abondamment utilisées par les Autochtones, ont été d’importantes voies de transport dans les premiers temps. Quelques-unes, comme la rivière Mersey, continuent de jouer un rôle important pour les industries du bois de construction et du bois à pâte. D’autres, comme les rivières Margaree et St. Mary, sont bien connues comme des rivières à saumon. De petites centrales hydroélectriques ont pu être construites sur certaines rivières.

Les hautes marées de la baie de Fundy sont un phénomène remarquable. La baie, d’une longueur de 270 km et d’une largeur de 80 km à l’embouchure, se rétrécit et ne mesure que 56 km (sa largeur moyenne) à l’endroit où elle se divise pour former le bassin des Mines et la baie de Chignectou. À marée haute, le flux de l’eau atteint plus de 16 m au-dessus du niveau de la marée basse dans les extrémités les plus étroites. Les marées hautes facilitent le chargement de produits comme le gypse et le bois dans les navires de charge qui reposent sur les fonds vaseux à marée basse.

Climat

Dans la province, les systèmes météorologiques se déplaçant vers l’est depuis l’intérieur du continent prévalent. Ces systèmes réagissent souvent contre des systèmes dépressionnaires venant du sud et se déplaçant vers le nord-est le long de la côte. L’ensemble est affecté par la proximité du courant du Labrador et du Gulf Stream. En général, l’eau a une influence modératrice sur la température, surtout le long de la côte atlantique, où la température moyenne en hiver oscille entre 0 °C et -15 °C, alors qu’elle atteint en général de 20 °C à 25 °C en été.

L’influence de la mer se fait aussi sentir autrement. Les glaces charriées par le courant du Labrador retardent le printemps, caractérisé par les vents froids, la pluie et le brouillard. En été, surtout en juin et en juillet, la rencontre de la chaleur du Gulf Stream et du froid du courant du Labrador génère beaucoup de brouillard marin, qui s’abat souvent sur les régions côtières.

Le climat des régions côtières est à la fois plus doux et plus humide que celui du reste de la province. La moyenne des précipitations annuelles est de plus de 1 000 mm et celle des chutes de neige est de plus de 200 cm.

Conservation

Le ministère des Ressources naturelles dirige les initiatives de conservation. Il supervise le développement, la gestion, la conservation et la protection des ressources énergétiques, des forêts, des ressources minérales, des parcs, des aires protégées et des ressources fauniques.

Le ministère fait porter son effort principal vers la protection des forêts. Il améliore constamment ses pratiques d’aménagement des forêts. Depuis son quartier général pour la protection des forêts, à Shubenacadie, il coordonne la lutte contre les incendies et les organismes nuisibles. Pour protéger et promouvoir la pêche continentale au saumon et à la truite, la province s’occupe de la gestion des eaux, du repeuplement des lacs et de la recherche. Selon le Environmental Goals and Sustainable Prosperity Act, adopté en 2007, puis modifié en 2012, le ministère espère protéger 12 % de la masse terrestre de la Nouvelle-Écosse d’ici 2015.

Le réseau de parcs provinciaux compte plus de 300 parcs et réserves, dont la plupart sont de petite taille. Les plus grandes zones protégées sont les parcs nationaux (Hautes-Terres-du-Cap-Breton, Kejimkujik et la réserve de l’Île-de-Sable), les refuges de gibier et l’aire de protection de la faune de Tobeatic.

Population

Centres urbains

Comme dans le reste du Canada, la population de la Nouvelle-Écosse se déplace de façon marquée de la campagne vers la ville depuis la Confédération. Toutefois, la population rurale, qui demeure relativement élevée, représente 43 % de la population totale (2011).

Halifax est à la fois la capitale et le plus grand centre urbain de la province. En 2011, elle compte 390 328 habitants, soit environ 42 % de la population de la province. Suivent les centres urbains, dont la population oscille entre un peu moins de 20 000 et 46 000 habitants, notamment Sydney, Truro, New Glasgow et Glace Bay. Les autres collectivités de la province comptent chacune moins de 15 000 habitants.

Population active

En 2013, le nombre de travailleurs en Nouvelle-Écosse s’élève à 453 800. Bien que les ressources naturelles soient le principal moteur de l’économie de la province, le secteur des services emploie 81 % des travailleurs en 2013. Dans ce secteur, les métiers, les soins de santé et l’aide sociale, et l’éducation sont les principaux sous-secteurs d’emploi.

Depuis le milieu des années 1970, le taux de chômage en Nouvelle-Écosse se situe constamment au-dessus de la moyenne nationale. En 2012, le taux de chômage atteint 9 % (contre une moyenne nationale de 7,2 %), l’un des plus élevés au pays.

Langue et ethnicité

Lors du recensement de 2006, les origines ethniques les plus fréquemment déclarées sont les origines canadienne, écossaise, anglaise, irlandaise et française. Seulement 4 % de la population totale appartient à une minorité visible. Au sein de ce groupe, les trois principales communautés sont les Noirs, les Arabes et les Chinois.

La grande majorité de la population (92 %) a déclaré l’anglais comme langue maternelle. Le français (3,6 %) et les langues non officielles (3,8 %) arrivent presque ex aequo. Les Acadiens et les francophones se concentrent à Halifax, à Digby et à Yarmouth sur la péninsule, et dans les comtés d’Inverness et de Richmond sur l’île du Cap-Breton. Une loi adoptée en 1981 accorde aux Acadiens le droit à l’éducation dans leur langue maternelle.

Religion

Tout comme d’autres régions du pays, la population de la Nouvelle-Écosse est en grande majorité chrétienne. En 2011, 75 % de la population se réclame d’une confession chrétienne. Après le christianisme, les religions les plus déclarées sont l’Islam (0,9 %), le bouddhisme (0,2 %) et le judaïsme (0,2 %). Ceux n’ayant pas d’appartenance religieuse représentent 21 % de la population.

Histoire

Peuplement autochtone

Les premiers habitants de ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse sont les Mi’kmaqs. Ils appartenaient à la Confédération Waban-Aki, une coalition plus large dont les membres font partie du groupe linguistique algonquien de l’est de l’Amérique du Nord. La présence des Mi’kmaqs remonte à 10 000 ans. Ce peuple de chasseurs et de commerçants était aussi doué pour la pêche en eau salée en raison de sa proximité à l’océan. Quand arrivent les premiers Européens, aux XVIe et XVIIe siècles, le territoire mi’kmaq, qui porte le nom « Mi’kma’ki », s’étend sur ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, la majorité du Nouveau-Brunswick et, à l’ouest, la Gaspésie, au Québec. Les Mi’kmaqs établissent de meilleures relations avec les colons français qu’avec les colons anglais.

Exploration et colonisation européennes

Il est probable que des explorateurs vikings aient atteint la Nouvelle-Écosse bien avant que Jean Cabot n’y ait mis pied à terre, en 1497 (probablement à l’île du Cap-Breton). De nombreux autres explorateurs et pêcheurs ont navigué sur ses côtes avant que Pierre Du Gua de Monts et Samuel de Champlain fondent Port-Royal, en 1605. Cette première colonie agricole européenne au Canada marque les débuts de la colonie française d’Acadie.

En 1621, le roi Jacques Ier d’Angleterre donne au territoire le nom « Nouvelle-Écosse » (ou « Nova Scotia », telle qu’appelée dans sa charte rédigée en latin) et l’accorde au colonisateur écossais sir William Alexander. Dans les années 1620, les Écossais fondent deux colonies dont l’implantation échoue. Pendant ce temps, un flot modeste, mais constant, de Français immigre en Acadie pour s’y bâtir une nouvelle vie.

S’ensuivent des conflits armés entre les Français et les Britanniques. Tout au long du XVIIe siècle, l’Acadie passe et repasse entre les mains des deux puissances européennes. En 1713, la colonie d’Acadie cesse d’exister selon le Traité d’Utrecht, qui cède la colonie à la Grande-Bretagne. Toutefois, l’île Royale (île du Cap-Breton) et l’île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) restent aux mains des Français. Outre le maintien d’une petite garnison à Port-Royal, dorénavant appelé « Annapolis Royal », les Britanniques sont peu présents en Nouvelle-Écosse jusqu’en 1749, année de la fondation de Halifax, ville militaire et navale située aux abords de ce que les Mi’kmaqs appelaient le « grand port ». Halifax avait pour but de contrebalancer la présence militaire française de la forteresse de Louisbourg, au Cap-Breton.

La guerre de Sept Ans, entre la France et la Grande-Bretagne, entraîne de grands changements en Nouvelle-Écosse. Les dirigeants militaires britanniques redoutent que l’importante population acadienne de religion catholique romaine soutienne les Français pendant la guerre, même si elle se dit neutre. La déportation des Acadiens s’amorce à partir de 1755, alors que les Forces britanniques dispersent par bateau plus de 6 000 hommes, femmes et enfants acadiens vers diverses colonies américaines. En 1758, alors que se poursuivent les déportations traumatiques, Louisbourg tombe aux mains des Britanniques. S’ensuit la Conquête du Canada, en 1760, puis la cession de l’île du Cap-Breton à la Grande-Bretagne par voie du traité de Paris, mettant fin à la guerre, en 1763.

Développement

La Nouvelle-Écosse prospère en temps de paix avec l’arrivée de pionniers en provenance d’Angleterre, d’Irlande, d’Écosse et d’Allemagne. Des loyalistes blancs et noirs, et d’anciens esclaves noirs fuyant la guerre d’Indépendance américaine s’y établissent. Au début du XIXe siècle, la colonie se développe à titre de centre d’exportation de poisson, d’exploitation forestière et de construction navale, et Halifax s’impose comme plaque tournante du commerce et comme base pour les capitaines britanniques de bateaux corsaires.

À partir de 1864, la question de la Confédération laisse son empreinte sur la province. L’économie de la Nouvelle-Écosse est étroitement liée à celle des États de la Nouvelle-Angleterre, et de nombreux liens familiaux transcendent cette frontière. La prospérité de la province s’appuie sur le commerce maritime avec les États-Unis, au sud, et par-delà l’Atlantique, à l’est. De plus, plusieurs voient d’un mauvais œil l’idée de devoir créer de nouveaux liens économiques et politiques avec la Province du Canada ou avec les régions éloignées de l’intérieur plus à l’ouest. Malgré ces craintes, la colonie devient, en 1867, l’une des quatre provinces fondatrices du nouveau Dominion du Canada. Toutefois, un mouvement anticonfédération subsiste pendant de nombreuses années, et certains Néoécossais mettent leurs drapeaux en berne le 1er juillet.

Au XXe siècle, l’accroissement de la demande pour le fer, l’acier, le poisson et le bois pendant la Première Guerre mondiale stimule l’économie de la province. La guerre cause aussi une catastrophe, soit l’explosion de Halifax. La fin de la guerre provoque une récession, qui dure de nombreuses années. L’économie de la Nouvelle-Écosse est à nouveau prospère pendant la Deuxième Guerre mondiale. Halifax devient alors l’un des principaux ports nord-américains pour les convois transatlantiques, transportant des munitions et d’autres ravitaillements militaires vers l’Europe de l’Ouest.

Depuis le milieu des années 1950, la Nouvelle-Écosse connaît des difficultés financières et son développement économique est au cœur des préoccupations des politiciens provinciaux. L’industrie de la pêche, notamment l’exportation de homard et de fruits de mer, demeure un pilier de l’économie. Elle assure la subsistance de nombreuses collectivités rurales, ce qui a été le cas même lors de l’effondrement des stocks de morue et d’autres poissons de fond dans les années 1990.

Alors que s’amorce un long déclin de l’industrie manufacturière dans les années 1950, les industries du charbon et de l’acier se maintiennent au Cap-Breton grâce à d’importantes subventions gouvernementales, et ce, jusqu’à la fermeture de la dernière mine de charbon, en 2001. La fermeture de celle-ci marque la fin d’un mode de vie. De plus, l’aciérie laisse derrière elle un lourd héritage environnemental : les étangs de goudron de Sydney, produits de décennies d’eaux résiduaires de cokerie. Plus tard, ces déchets sont enfouis pour contenir les contaminants. En 2013, le parc Open Hearth, situé sur le site des étangs, ouvre ses portes.

À partir du XIXe siècle, le charbon est aussi exploité en Nouvelle-Écosse continentale. D’ailleurs, certaines mines à ciel ouvert sont toujours en activité. La mine Springhill a été le théâtre de trois catastrophes meurtrières. Lors de la plus célèbre d’entre elles, les 174 mineurs piégés sous terre à la suite d’un tremblement de terre souterrain captivent le monde en 1958.

La production pétrolière et gazière en mer commence en 1992. Cette nouvelle source de revenus et de possibilités de la province ne génère toutefois pas les retombées économiques tant souhaitées. L’incertitude économique se poursuit au XXIe siècle, alors que partout en province, les usines de pâtes et papiers ferment les unes après les autres. De plus, de nombreuses collectivités rurales sont en déclin à mesure que les gens déménagent dans la région de Halifax pour occuper des emplois, notamment au gouvernement, dans les universités, dans le secteur aéronautique en plein essor et dans l’armée. Depuis 2011, de grands espoirs sont fondés sur les occasions qui pourraient découler de l’attribution d’un contrat à long terme aux Chantiers maritimes Irving pour la construction de 21 nouveaux navires de combat destinés à la Marine royale canadienne. Il s’agit du plus grand achat militaire de l’histoire du Canada.

Économie

Agriculture

Au XVIe siècle, alors que les Mi’kmaqs s’adonnent à la chasse pour s’alimenter, les capitaines de pêche, croit-on, cultivent des légumes pour nourrir leurs équipages. À la même époque, les Français récoltent le grain à Port-Royal et, en 1609, ils construisent le premier moulin à grain hydraulique de l’Amérique du Nord. Pour avoir du sel pour la salaison du poisson, ils bâtissent des digues le long des marais côtiers. Plus tard, ils utilisent ces digues pour la culture sur les terres endiguées. Depuis les années 1950, le ministère de l’Agriculture a protégé, étendu et reconstruit ce système de digues.

Environ 3 % du territoire de la Nouvelle-Écosse, soit 181 915 hectares, est actuellement utilisé à des fins agricoles. On trouve les plus grandes régions agricoles dans la vallée d’Annapolis et dans certaines régions du nord de la province. En 2011, la taille moyenne des fermes atteint 261 acres, contre une moyenne nationale de 778 acres. En 2010, les revenus agricoles bruts s’élèvent à 594,9 millions de dollars, dont 46 % proviennent des fermes avicoles et laitières.

La foire de comté est une institution importante. Celle de Windsor, instituée en 1765, est la plus ancienne du genre en Amérique du Nord.

Mines

Historiquement, le charbon est de loin le plus important minerai en Nouvelle-Écosse. La croissance rapide de sa production et le développement de l’industrie sidérurgique sont les principales causes de la prospérité de la province au début du XXe siècle. Après la Deuxième Guerre mondiale, les régions carbonifères connaissent des temps troublés. À la fin des années 1950, le marché se rétrécit grandement à cause de la concurrence du pétrole et du gaz naturel. La production passe de 6,6 millions de tonnes en 1950 à environ 2 millions de tonnes en 1971.

Le charbon fait cependant une remontée impressionnante au cours des années 1990. À la suite des sérieuses augmentations des prix du pétrole, la province s’efforce de réduire sa dépendance au pétrole étranger en le remplaçant par le charbon thermique. En 1999, la production s’élève à plus de 1,5 million de tonnes, soit une valeur excédant 100 millions de dollars. La dernière mine de charbon du Cap-Breton a fermé ses portes en 2001, mais deux mines de charbon à ciel ouvert sont encore en activité dans la province, à Stellarton et à Point Aconi.

Parmi les autres minéraux exploités en Nouvelle-Écosse, on compte le gypse, le sel, le calcaire et le sable (voir Extraction du charbon).

Énergie

Avant 1973, la production de l’énergie électrique dépend de la Nova Scotia Power Commission, un organisme public fondé en 1919, et de la Nova Scotia Light and Power Company, un service privé. En 1973, ces deux organismes fusionnent en une seule société d’État : la Nova Scotia Power Corp. Celle-ci est privatisée en 1992, et aujourd’hui, elle est constituée en corporation.

En 1950, l’énergie hydroélectrique et le charbon local répondent à environ 70 % de la demande énergétique de la province. Persuadés que le pétrole à bon marché sera toujours disponible et que l’énergie nucléaire sera moins coûteuse que l’énergie produite par le charbon, les gouvernements laissent s’installer une situation qui fait que, vers 1978, plus de 70 % de l’électricité est tributaire du pétrole. À la suite des importantes augmentations des prix du pétrole, l’énergie de la Nouvelle-Écosse est la plus coûteuse au Canada, si on excepte I’Île-du-Prince-Édouard.

En 1979, pour mettre au point une stratégie énergétique, on fonde l’Energy Planning Board sous l’autorité du nouveau ministère des Mines et de l’Énergie. Cette stratégie vise le développement des quelques réserves hydroélectriques inexploitées, et l’ouverture de nouvelles mines de charbon et l’expansion de celles qui existent déjà, de façon à éliminer graduellement les centrales alimentées au pétrole. Dans cette lignée, la centrale marémotrice de la rivière Annapolis est achevée en 1984. Il s’agit de la première centrale marémotrice d’Amérique du Nord. De plus, elle utilise la plus grande turbine jamais construite pour l’hydroélectricité. À ce jour, elle demeure la seule centrale marémotrice commerciale d’Amérique du Nord. Plus de 30 ans plus tard, la stratégie visant à délaisser les centrales alimentées au pétrole est empreinte de succès. En 2012, moins de 2 % de l’électricité produite dans la province provient du pétrole, alors que 59 % de celle-ci provient du charbon, 21 % du gaz naturel et 18 % de sources d’énergies renouvelables comme le vent, les marées et l’eau. Le prochain défi de la province est d’abandonner l’utilisation de charbon comme source d’énergie, puisqu’il n’est pas écologiquement et économiquement viable. La Nouvelle-Écosse s’y efforce progressivement. Par le passé, jusqu’à 80 % de l’énergie produite provenait du charbon.

Le forage pétrolier et gazier en mer commence vers la fin des années 1960. En 1971, la province fait sa première découverte en mer à l’île de Sable. Cohasset-Panuke, premier projet extracôtier du Canada, entre en production en 1992 et le sera jusqu’en 1999. D’autres découvertes pavent la voie à la première loi encadrant l’exploitation pétrolière et gazière en mer, en 1982. En mars de la même année, le premier ministre John Buchanan conclut avec le gouvernement fédéral une entente sur 42 ans qui accorde à la Nouvelle-Écosse des droits sur les ressources marines équivalents à ceux de l’Alberta sur ses réserves terrestres de pétrole et de gaz.

À l’heure actuelle, le Projet énergétique extracôtier de l’île de Sable est le seul projet extracôtier en exploitation. Un second, le projet de mise en valeur du gisement de gaz extracôtier Deep Panuke, est entré en phase de production en 2013.

Foresterie

La Nouvelle-Écosse compte un peu plus de 4 millions d’hectares de forêt, soit 79 % de la superficie totale de ses terres. Cette ressource a toujours été importante pour l’économie de la province (voir Histoire du commerce du bois). Par exemple, au XIXe siècle, la prospérité de la province vient surtout des navires en bois et du bois d’œuvre, qu’ils transportent outre-mer.

Le bois de résineux le plus répandu est l’épinette. Le sapin baumier est employé comme bois à pâte et comme arbre de Noël. Les bois de feuillus les plus importants pour le commerce sont l’érable rouge, l’érable à sucre et le bouleau jaune. Surtout dans le nord, l’érable à sucre est aussi exploité par des propriétaires de terres à bois pour la production de sirop d’érable et de ses dérivés.

Pêches

La Nouvelle-Écosse arrive au premier rang sur la côte atlantique pour la valeur au débarquement des pêcheries. En 2012, par exemple, elle compte pour 47 %, soit 77 millions de dollars, de la valeur au débarquement des poissons capturés le long de l’océan Atlantique.

Il existe un temps où le poisson salé et séché, exporté en Amérique latine, constituait le principal marché, mais le poisson en filets et surgelé domine le marché actuel.

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les goélettes et les doris ont cédé la place aux chalutiers, qui pêchent toute l’année. Les mollusques et les crustacés, comme les pétoncles et les homards, sont plus rentables que les poissons de fond, comme l’aiglefin et la morue. Les poissons de fond sont pêchés à la fois par les chalutiers hauturiers que par les bateaux côtiers, y compris les palangriers. Les homards sont capturés surtout près de la côte par des bateaux du type Cape Island, les pétoncles, par des chalutiers côtiers ou hauturiers, et les harengs, par des senneurs(voir Histoire de la pêche commerciale).

Industrie

L’industrie manufacturière n’est pas très présente en Nouvelle-Écosse. Par exemple, en 2013, l’industrie représente moins de 2 % des ventes du secteur manufacturier au Canada. La province fabrique surtout des produits alimentaires, du bois et du plastique.

Transports

Au tout début, l’eau était la seule autoroute de la Nouvelle-Écosse, mais à la fin des années 1760, on commence à construire des routes. Vers la fin du XIXe siècle, la politique favorise le chemin de fer. Presque tous les chemins de fer de la province sont construits entre 1854 et 1914.

Le port de Halifax, qui est libre de glaces et dont les eaux sont profondes, se trouve plus près de l’Europe que tout autre port continental en Amérique; cette journée de voyage en moins lui permet de demeurer compétitif quant au transport maritime à l’échelle internationale. Halifax est dotée de l’un des plus importants ports naturels au monde. De plus, son port à conteneurs est l’un des plus grands au Canada.

VIA Rail assure le transport de passagers avec des stations situées à Halifax, à Amherst, à Springhill Junction et à Truro. Des traversiers relient le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse à la Nouvelle-Angleterre (de Yarmouth à Bar Harbor, dans le Maine, et de Yarmouth à Portland, dans le Maine) et au Nouveau-Brunswick (de Digby à Saint-Jean). De plus, des traversiers viennent de Terre-Neuve (de North Sydney jusqu’à Port-aux-Basques, et de North Sydney jusqu’à Argentia) et de l’Île-du-Prince-Édouard (à partir de Caribou jusqu’à Wood Islands).

L’aéroport international de Halifax, le septième en importance au Canada et le pivot régional des provinces atlantiques, est relié aux grands centres canadiens et internationaux par les services des principaux transporteurs aériens canadiens. Parmi les autres aéroports de la province, on compte l’aéroport de Sydney, au Cap-Breton, et l’aéroport de Yarmouth.

Gouvernement et politique

En octobre 1758, la première Assemblée législative des colonies britanniques d’Amérique du Nord se tient à Halifax. Ainsi naît le régime parlementaire dans ce qui deviendra le Canada. Mais la plus grande contribution de la Nouvelle-Écosse à la démocratie canadienne est probablement le mouvement pour le gouvernement responsable. Grâce aux efforts du réformateur politique Joseph Howe et de son journal, The Novascotian, ce mouvement prend son envol en 1836 lorsqu’une majorité de réformistes sont élus à la législature. Ils se battent contre l’oligarchie de Halifax, qui domine les affaires, la politique et la vie religieuse dans son intérêt, de façon similaire au Pacte de Famille du Haut-Canada. Par-dessus tout, ils veulent que les membres du conseil exécutif (Cabinet) soient redevables aux élus, et non au gouverneur désigné de la colonie.

Les réformistes sont finalement victorieux aux élections de 1847, lors de laquelle ils obtiennent une majorité de sept sièges. En février 1848, James B. Uniacke devient premier ministre, avec Joseph Howe comme secrétaire provincial, et forme le premier gouvernement responsable en Amérique du Nord britannique. Plus tard, Joseph Howe accède au poste de premier ministre de la province, puis à celui de ministre au sein du Cabinet fédéral, même s’il avait auparavant dirigé le mouvement s’opposant à l’adhésion de la Nouvelle-Écosse à la Confédération.

Gouvernement provincial

Légalement, le lieutenant-gouverneur est investi du pouvoir exécutif, mais, dans la pratique, ce dernier est exercé par le conseil exécutif, communément appelé « Cabinet », et est responsable devant l’Assemblée législative, qui compte 51 membres. En 1920, le suffrage universel, qui accorde le droit de vote aux hommes et aux femmes de plus de 21 ans, entre en vigueur. En 1970, l’âge minimal est abaissé à 19 ans et, en 1973, à 18 ans.

Les premiers véritables partis politiques apparaissent lors de l’élection de 1836, alors que les tories (conservateurs) s’opposent aux reformers (libéraux), rassemblés à la dernière minute par Joseph Howe. Jusqu’en 1867, les partis luttent à armes égales, mais la question de la Confédération retourne la situation en faveur des libéraux, qui s’y opposent. Jusqu’en 1956, les conservateurs remportent seulement 4 élections et détiennent le pouvoir pendant seulement 13 des 89 années qui précèdent. Cependant, depuis la Deuxième Guerre mondiale, un recul du vote traditionnel au sein du Parti libéral et l’influence du premier ministre conservateur Robert Stanfield ont sérieusement diminué l’écart électoral entre les deux partis et ont ainsi renforcé la concurrence. Au XXIe siècle, le Nouveau Parti démocratique (NPD) gagne aussi en popularité. À la suite d’une percée majeure en 2009, le parti forme le gouvernement majoritaire, devenant ainsi le premier gouvernement néodémocrate de l’histoire du pays à l’est de l’Ontario.

Il est très difficile de supplanter les premiers ministres néoécossais bien enracinés. W. S. Fielding (1884 à 1896), George Murray (1896 à 1923, soit 27 ans au pouvoir), Angus L. Macdonald (1933 à 1940 et 1945 à 1954), Robert Stanfield (1956 à 1967) et John Buchanan (1978 à 1990) gardent leur ascendant politique pendant de longues périodes. Toutefois, qualifier les conservateurs Robert Stanfield et John Buchanan de moins libéraux ou de plus conservateurs que les libéraux W. S. Fielding, George Murray et Angus L. Macdonald serait trompeur, car les partis traditionnels fondent avec pragmatisme leurs programmes sur les besoins des électeurs, et non sur des vues idéologiques. De façon historique, les Néoécossais sont dans l’ensemble des électeurs conservateurs modérés.

L’arrivée au pouvoir du NPD en 2009, sous la direction de Darrell Dexter, était d’autant plus remarquable à l’époque. Pendant plusieurs décennies, le parti augmente graduellement ses appuis, d’abord dans la ville cosmopolite de Halifax, puis dans les circonscriptions rurales favorables aux syndicats. La défaite de Darrell Dexter aux mains du libéral Stephen McNeil, en 2013, est tout aussi surprenante, tout comme le retour soudain de son statut de troisième parti. Avec cette défaite, le NPD devient le premier parti sortant en plus de 100 ans à ne pas être reporté au pouvoir pour un deuxième mandat.

Sir John Sparrow David Thompson est l’un de deux premiers ministres néoécossais qui deviendront par la suite premiers ministres du Canada. Élu premier ministre de la province en 1882, il siège à titre de premier ministre du Canada de 1892 à 1894. Sir Charles Tupper, ardent partisan de la Confédération alors qu’il est premier ministre de la province de 1864 à 1867, est élu premier ministre canadien en 1896. À titre de chef du Parti conservateur fédéral, Robert Stanfield frôle la victoire en 1972, perdant l’élection aux mains de Pierre Trudeau par seulement deux sièges à la Chambre des communes. Voir aussi Premiers ministres de la Nouvelle-Écosse.

Pouvoir judiciaire

Les juges de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, tribunal supérieur de la province, sont nommés par le Cabinet fédéral. Au début des années 1960, il est divisé en deux : la Division de première instance et la Division d’appel (la Cour d’appel est le plus haut tribunal de la province). La Cour suprême compte aussi une Division de la famille. La plupart des causes criminelles, excluant les délits les plus graves, sont traitées à la Cour provinciale. Ses juges sont nommés par le gouvernement provincial.

Représentation au fédéral

Comme le prévoit la Constitution de 1867, la Nouvelle-Écosse a droit à 10 sénateurs, mais sa représentation à la Chambre des communes, qui était de 21 députés dans les années 1870, n’est plus que de 11, ce qui diminue le poids de la province dans les décisions de politique fédérale.

Finances publiques

Jusqu’à la Confédération, la majorité des revenus du gouvernement provient des droits d’importation (voir Douanes et accise), qui peuvent être facilement ajustés selon les besoins. Après 1867, les contributions venant d’Ottawa deviennent de loin la principale source de revenus. Ce n’est que vers le tournant du siècle que le budget de la province atteint un million de dollars et que les redevances sur le charbon viennent en tête des subventions fédérales comme source majeure de revenu. La décennie qui précède la Première Guerre mondiale est la seule période, depuis la Confédération, durant laquelle les finances provinciales sont saines, surtout grâce à l’essor de l’industrie du charbon et de l’acier.

Depuis 1918, la province est presque toujours à court d’argent et, de concert avec les autres provinces pauvres, doit multiplier les demandes à Ottawa. Les coûts liés à la santé et les régimes de retraite du secteur public, qui ne cessent d’augmenter, comptent parmi les plus grandes dépenses de la province. Au cours des dernières décennies, différents gouvernements ont peiné à atteindre l’équilibre budgétaire. En 2013, la dette publique cumulative de la Nouvelle-Écosse s’élève à près de 16 milliards de dollars.

Bien que de nombreuses banques canadiennes importantes se soient d’abord installées à Halifax, leurs sièges sociaux sont maintenant au Canada central.Cependant, plusieurs grandes sociétés canadiennes ont leurs bureaux régionaux à Halifax.

Gouvernement municipal

Le gouvernement local est exercé dans les municipalités régionales, les cités, les villes et les municipalités rurales. Le plus grand d’entre eux est celui de la municipalité régionale de Halifax, créée à la suite d’une fusion controversée en 1999. Son vaste territoire rassemble les anciennes villes de Halifax et de Dartmouth, et les zones rurales et les banlieues du comté de Halifax.

Santé

Le ministère de la Santé et du Bien-être gère un vaste programme de médecine familiale, de soins primaires, de soins dentaires, de services d’urgence, de services de santé mentale, de lutte contre les infections, de soins continus et de cybersanté. La province offre à ses résidents admissibles un régime d’assurance maladie public qui couvre la plupart des services hospitaliers et médicaux, en plus des soins dentaires pour les enfants et de l’assurance médicament pour les aînés. La recherche médicale et dentaire est effectuée principalement par les facultés de médecine et de dentisterie de l’Université Dalhousie.

Éducation

L’Assemblée a toujours refusé de financer les écoles confessionnelles, même avant la Confédération. L’éducation est à l’origine assurée par un système public unique. Celui-ci permet aux enfants catholiques de fréquenter des écoles séparées dont les enseignants sont catholiques. Ces écoles sont traitées comme faisant partie du système public, à la condition qu’elles assurent le même enseignement et respectent les règlements. Avec l’extension des limites de la ville de Halifax et la consolidation des écoles en raison de la baisse des inscriptions, le système séparé a été sérieusement fragilisé.

Parmi les huit conseils scolaires de la Nouvelle-Écosse, l’un d’entre eux est de langue française. Le niveau primaire comprend le préscolaire et les classes de la 1re à la 6e année, et le secondaire réunit les classes de la 7e à la 9e année (école intermédiaire) et celles de la 10e à la 12e année (école secondaire de 2e cycle). Le système scolaire public est non confessionnel.

L’enseignement postsecondaire est assuré par des universités et des collèges conférant des diplômes, par le Nova Scotia Community College et par des écoles de métiers privées. Les établissements qui dispensent un enseignement universitaire régulier à Halifax sont l’Université Dalhousie, l’Université Sainte-Marie, l’Université Mount Saint Vincent et l’Université de King’s College. À l’extérieur de Halifax, on trouve l’Université Acadia, à Wolfville, l’Université Saint Francis-Xavier, à Antigonish, et l’Université du Cap-Breton, à Sydney. L’Université Sainte-Anne, à Church Point, est le seul établissement universitaire francophone de la province.

Parmi les établissements qui donnent une formation spécialisée, on compte l’Université NSCAD (autrefois le Nova Scotia College of Art and Design), à Halifax, et le Nova Scotia Agricultural College, à Truro. Le Nova Scotia Nautical Institute et le collège de la Garde côtière canadienne de Sydney donnent une formation technique aux marins.

Le Nova Scotia Community College compte 13 campus répartis dans toute la province. Enfin, le ministère de l’Éducation et de la Culture dirige le programme provincial d’apprentis.

Vie culturelle

Arts

La culture écossaise est particulièrement vigoureuse dans l’est de la province. L’Université Saint Francis-Xavier offre des cours d’études celtiques (voir Langues celtiques), alors qu’au Gaelic College de Sainte-Anne, au Cap-Breton, on pratique la cornemuse, le chant, la danse et l’artisanat, et on accueille chaque année le Gaelic Mod, festival des arts populaires des Highlands. Les Highland Games d’Antigonish, qui ont lieu tous les étés depuis les années 1860, sont les plus anciens Highland Games annuels en Amérique du Nord. Le Halifax Scottish Festival and Highland Games est une activité annuelle tenue à Halifax par The Scots: The North British Society.

Depuis les années 1970, le gouvernement prend des mesures pour appuyer des activités culturelles et artistiques. En 1975, il fonde la Galerie d’art de la Nouvelle-Écosse, instituée comme service public pour l’acquisition, la conservation et l’exposition d’œuvres d’art. En 1988, la galerie déménage dans les locaux rénovés de l’édifice historique du Dominion, dans le centre-ville de Halifax. Trois ans plus tard, la Fondation culturelle voit le jour. Elle a pour but d’accepter, de recueillir et de gérer des fonds pour la promotion des affaires culturelles.

En 1991, le Centre for Craft and Design est mis sur pied. Il s’agit d’un centre de promotion de l’industrie de l’artisanat et du graphisme évoluant dans un contexte culturel, éducatif et économique. Le centre informe les adeptes de ces métiers sur la vente en gros et la vente au détail des produits. Il leur donne aussi la possibilité d’exposer leurs œuvres et d’apprendre. Les artistes en arts visuels organisent des visites d’ateliers qui donnent l’occasion au public de faire la connaissance de nombreux artistes et artisans.

Symphony Nova Scotia, le seul orchestre symphonique professionnel à l’est de Québec, et un bon nombre de troupes de théâtre professionnelles résident à Halifax. Parmi ces dernières se trouvent le Neptune Theatre et le Mermaid Theatre. Les représentations annuelles et les festivals attirent tant les touristes que les résidents. Parmi les activités, notons la populaire Cape Breton Summertime Revue, Jazz East, Musique Royale, et le Scotia Festival of Music, qui présente, en juin, une semaine entière de musique de chambre.

La production cinématographique a progressé à grands pas depuis 1992, avec l’avènement de la Nova Scotia Film Development Corp. Des artistes populaires tels que Rita MacNeil, the Rankins, Ashley MacIsaac et le groupe rock grunge Sloan sont originaires de la Nouvelle-Écosse.

Communications

Le quotidien du matin le plus largement diffusé dans la province est le Halifax Chronicle-Herald. Le quotidien Cape Breton Post dessert le Cap-Breton. D’autres quotidiens desservent diverses autres collectivités, et les hebdomadaires de comté sont nombreux.

La CBC et plusieurs stations privées fournissent le service radio. Le service de télévision est principalement assuré par la CBC, CTV et Global.

Sites patrimoniaux

Parmi les nombreux parcs historiques nationaux, on compte le Louisbourg restauré, une réplique de l’habitation de Champlain à Port-Royal, et la citadelle d’Halifax.

Le gouvernement provincial, par le Nova Scotia Museums Complex, a restauré de nombreuses structures anciennes représentatives du passé, notamment Uniacke House, demeure de Richard John Uniacke, située près de Halifax, Perkins House, résidence de Simeon Perkins, à Liverpool, et celle de Thomas Chandler Haliburton, « Clifton », à Windsor.