William Maxwell Aitken, premier baron Beaverbrook, financier, homme politique, auteur et éditeur (Maple, Ont., 25 mai 1879 -- Cherkley, Mickleham, Angl., 9 juin 1964). Beaverbrook, le fils d'un pasteur presbytérien, déclare que sa religion est à la base de sa réussite mondiale. En 1880, sa famille déménage à Newcastle, au Nouveau-Brunswick, où « Max », un petit garçon intelligent, mais espiègle, manifeste une passion pour les affaires rentables. Il tâte un peu de journalisme et vend de l'assurance avant de devenir commis dans un cabinet d'avocats à Chatham, au Nouveau-Brunswick. C'est là que naissent ses amitiés avec R.B. Bennett et James Dunn, qui demeureront des amis de toujours. En 1897, il renonce à ses études de droit pour suivre les deux hommes à Calgary, où il gère une salle de quilles. Il déménage ensuite à Edmonton, avant de revenir dans les Maritimes.

En 1900, il commence à vendre des obligations, particulièrement celles des industries florissantes et des services publics canadiens. En 1903, il se joint à la Royal Securities Corporation en tant que directeur et, en moins de cinq ans, il devient millionnaire. Il déménage à Montréal, où il concentre son attention sur la création de nouvelles entreprises et la fusion de celles qui existent déjà. Ses créations les plus remarquables sont Stelco et Canada Cement.

En 1910, il déménage à Londres, où il poursuit ses activités commerciales et fait son entrée en politique. Guidé par Andrew Bonar Law, Aitken obtient un siège pour le Parti conservateur lors de la deuxième élection générale de 1910. Il défend les tarifs et l'unité impériale, et il est fait chevalier en 1911. Pendant la Première Guerre mondiale, il représente le gouvernement canadien au front et écrit le volume Canada in Flanders. Il révèle son aptitude pour les tactiques politiques par son rôle dans l'accession de Lloyd George comme premier ministre. Il se voit conférer le titre de pair en 1917. Il tire son nom du ruisseau Beaverbrook situé près de sa maison au Canada. Il devient ministre de l'Information en 1918.

Après la guerre, Beaverbrook quitte la politique et lance une chaîne de journaux britanniques. Il achète le Daily Express et l'Evening Standard, et fonde le Sunday Express. Il écrit aussi des livres sur ses expériences de guerre. En 1929, il est à la tête du mouvement Empire Free Trade. Le concept ne reçoit toutefois pas beaucoup d'appuis, en raison du climat protectionniste des années 30.

À titre de ministre de la construction aéronautique dans le gouvernement de guerre de Churchill, Beaverbrook stimule l'industrie aéronautique. D'autres affectations de temps de guerre suivent, mais, malgré sa détermination optimiste, Beaverbrook n'a pas le tempérament pour connaître un succès durable en politique et il quitte celle-ci en 1945. Après la guerre, il s'occupe de ses journaux et écrit ses mémoires et les biographies de ses amis influents.