Élections en temps de guerre, Loi des

En 1917, le premier ministre conservateur sir Robert Borden craint que l'impopularité de la CONSCRIPTION, adoptée en mai pour renforcer les Forces canadiennes engagées dans la PREMIÈRE GUERRE MONDIALE, n'incite les Canadiens d'origine autre que britannique à se coaliser pour vaincre le gouvernement à l'élection générale prochaine. Le 20 septembre, après un débat acrimonieux, le Parlement ratifie la Loi des élections en temps de guerre qui révoque le droit de vote des citoyens issus d'un pays ennemi naturalisés après le 31 mars 1902, sauf ceux ayant un fils, un petit-fils ou un frère en service dans les Forces armées. De plus, la loi accorde le droit de vote à l'épouse, à la mère et aux soeurs des soldats en service, de même qu'aux femmes qui servent dans les Forces armées. Cette loi vient sans nul doute renforcer le soutien populaire envers le parti de Borden, mais elle n'a pas d'influence sur l'élection de 1917. À long terme, la faveur du parti conservateur auprès de certains groupes ethniques en souffrira.