Le crime organisé est défini dans le Code criminel du Canada comme « un groupe de trois ou plusieurs personnes dont le but est la perpétration d’une ou de plusieurs infractions qui pourraient leur procurer, directement ou indirectement un avantage matériel, notamment financier. De son côté, un ancien caïd du crime organisé américain l’a défini ainsi : « C’est tout simplement une bande de gars qui se regroupent en vue de soutirer tout l’argent possible au plus grand nombre de poires possible. »

Répandu et structuré

Au Canada, le crime organisé ne se limite pas à la coterie criminelle italienne qu’on appelle la mafia, la cosa nostra ou l’honorable société quoique la mafia soit le groupe le plus connu et le plus documenté. En Amérique du Nord, presque tous les principaux groupes nationaux, communautés ethniques et membres de toutes les classes sociales ont déjà été impliqués d’une manière ou d’une autre dans le crime organisé. C’est ainsi qu’on a vu des groupes d’Irlandais, de Chinois, de Jamaïcains d’Haïtiens, de Vietnamiens, de Somaliens et beaucoup d’autres organisations criminelles dont le recrutement se fait en fonction de l’ethnie.

De nombreux spécialistes rejettent longtemps l’idée que le crime organisé est hautement structuré ou capable d’entreprendre des activités sophistiquées. Tout cela change à la suite des révélations faites au cours des audiences « Valachi » (nommées d’après le témoin principal et soldat de la mafia, Joe Valachi) du Sénat américain en 1963, ensuite en raison des preuves documentaires provenant de l’écoute électronique dans les années 1970 qui permet à la police d’écouter des chefs de la mafia discuter de leur hiérarchie et de leurs activités aux États-Unis et au Canada et en raison de la création du programme américain de protection des témoins dans le cadre duquel les transfuges et les informateurs peuvent refaire leur vie et se protéger en travaillant avec la police et les procureurs.

Par suite de diverses causes judiciaires de même que les enquêtes du Québec sur la mafia, le largement diffusé rapport de la Commission Waisberg sur la violence dans la construction en Ontario, et une série d’assassinats reliés à la mafia à Montréal, le public canadien apprend à la fin des années 1970 l’existence d’un réseau criminel hautement organisé au pays.

Une affaire de 20 milliards de dollars

En 1984, un comité mixte fédéral-provincial formé de fonctionnaires des ministères de la Justice estime que le crime organisé au Canada rapporte quelque 20 milliards de dollars par année. Ce comité est constitué à la suite de la publication d’un rapport sur le crime organisé en 1980 par le bureau du Procureur général de la Colombie-Britannique. D’après le rapport, les membres du crime organisé ont des intérêts dans diverses industries du Canada, notamment dans l’industrie du textile, du fromage et de l’élimination des déchets, dans les entreprises de machines distributrices, de boucherie, dans l’industrie du calfeutrage domestique, dans les ateliers de carrosserie et chez les concessionnaires d’automobiles.

Selon le comité mixte, les sources des revenus du crime organisé proviennent de la pornographie, la prostitution, les paris, les maisons de jeux, les loteries illégales, les autres infractions liées aux jeux d’argent, les prêts usuraires et l’extorsion. Ces activités et les autres comme celles faisant partie de la criminalité en col blanc (par exemple, les fraudes en assurance et dans l’industrie de la construction ainsi que les faillites illégales), les incendies criminels, les vols de banque, les vols de véhicules à moteur, les crimes informatiques et la contrefaçon des cartes de crédit portent ces revenus à 10 milliards de dollars.

Le crime organisé fournit des services illégaux qu’un certain public désire : le jeu, la prostitution, l’alcool et le tabac de contrebande. Dans toutes les grandes villes canadiennes, les bookmakers locaux sont impliqués dans le crime organisé au moyen d’un système élaboré de jeux établis pour protéger le book individuel contre des pertes importantes. De nos jours, le crime organisé offre plusieurs opérations clandestines de paris sportifs et de jeux de cartes illicites.

D’autres activités du crime organisé ne sont pas aussi prisées par la société en général. Il s’agit de l’importation et de la distribution de drogues dures telles que l’héroïne, la fraude par Internet et par carte de crédit, l’assassinat et l’extorsion. D’autres activités qui aident et assistent le crime organisé comprennent la corruption continue de fonctionnaires publics et le « blanchiment » des produits de la criminalité.

L’un des moyens les plus simples de « blanchir » l’argent consiste à utiliser des activités où il y a un flux constant d’argent, par exemple les machines à sous et le jeu. Si le propriétaire d’un casino de jeux prétend avoir recueilli 1 million de dollars, alors qu’il n’a recueilli que 100 000 $, auxquels ont été ajoutés 900 000 $ obtenus illégalement, il est presque impossible de démontrer que le million de dollars n’a pas été obtenu dans le cours normal des affaires. Les buanderies de quartier ont aussi été une façon très populaire de blanchir de l’argent du crime organisé au Canada.

Sans la corruption, le crime organisé aurait beaucoup de difficulté à survivre et les efforts du crime organisé visant à corrompre la police, les juges, les politiciens, les avocats et les responsables gouvernementaux et civils sont probablement plus dangereux pour la société que toute autre activité à laquelle ses membres se consacrent.

Mafia

De tous les groupes du crime organisé existant au Canada, la mafia forme le groupe le plus connu. C’est parce que le rapport de la commission Naquette sur le crime au Québec publié en 1976 (rapport qui s’appuie principalement sur les renseignements recueillis par voie d’écoute électronique installée dans le réfrigérateur de lait du siège social du mafioso montréalais Paulo Violi) révèle la structure de la mafia montréalaise et sa dépendance par rapport à la famille de la mafia américaine de Joe Bonanno. Le public connaît aussi la mafia grâce aux reportages de la presse, par exemple la série « Connections » diffusée par la télévision de la CBC de juin 1970 à mars 1979.

Les spécialistes ne s’entendent pas sur l’origine du terme « mafia », qui remonte à l’organisation originale sicilienne. Cependant, ce mot est utilisé pour la première fois en 1880 par l’auteur sicilien Giuseppe Alongi dans son livre La Mafia, Fattori, Manifestazioni, réimprimé en 1904, puis en 1977. Selon le rapport de 1977 de la Commission d’enquête sur le crime organisé au Québec, la mafia est « un état d’esprit, un sentiment de fierté, une philosophie de vie et un mode de comportement ». « Qualificatif appliqué à un homme reconnu et respecté, le mot vient de l’adjectif sicilien “mafiusu”, employé largement depuis le XIXe siècle pour désigner des gens superbes ou parfaits ».

Joe Bonanno, un parrain de la mafia, la décrit ainsi dans ses mémoires : « La mafia est un processus, non une chose. C’est une forme de coopération au sein du clan auquel les membres promettent une éternelle loyauté. Les rapports d’amitié, les liens familiaux, la confiance, la loyauté, l’obéissance -- tout cela constitue l’ensemble des éléments qui ont cimenté notre organisation ».

La mafia est exportée et adaptée en Amérique du Nord par un petit groupe d’immigrants italiens, venant surtout de Sicile et de Calabre. En Sicile, et plus tard aux États-Unis et au Canada, le terme « mafia » désignera un groupe international organisé de criminels d’origine sicilienne, appelé cosa nostra, mais il s’applique à la force dominante dans le milieu du crime organisé – les clans ou « les familles » du crime organisé majoritairement d’origine sicilienne ou calabraise. Ces familles sont liées par un code mettant l’accent sur le respect des aînés de la famille, par la structure ou la hiérarchie de la famille et par un rite ou une cérémonie d’initiation.

Bien que les familles criminelles italiennes existent au Canada depuis les années de la prohibition, elles étendent aujourd’hui leurs activités dans des secteurs beaucoup plus clairement structurés et jugés acceptables par d’autres familles criminelles aux États-Unis et au Canada. Plus récemment, de nouvelles cellules de la N’drangheta, la mafia calabraise, ont émigré au Canada après être venues au début des années 2000 parce qu’elles subissaient beaucoup de pression des autorités italiennes. Plusieurs parmi ces nouveaux mafieux commencent à travailler avec des chefs de la mafia plus vieux, établis à Montréal, à Toronto et à Hamilton. Bien qu’habitant surtout dans les grandes villes, les membres des familles ont tendance à vivre là où se brasse l’argent. Ainsi, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, certaines familles se sont déplacées vers l’ouest, suivant en cela le mouvement des affaires vers la Colombie-Britannique et l’Alberta. Vancouver a connu une sérieuse infiltration de la mafia avec les années de même que la présence grandissante de groupes criminels de motards et d’Asiatiques.

Mafia torontoise

À Toronto, jusqu’à très récemment, au moins quatre organisations criminelles de style mafieux sont dirigées par des Canadiens d’origine sicilienne ou calabraise. Deux de ces groupes ont été désignés comme membres de la mafia au cours des audiences Valachi dont l’organisation gérée par Paul Volpe et Johnny « Pops » Papalia. Depuis le meurtre de Paul Volpe (en novembre 1983), son ancienne organisation a presque disparu de même que celle de Johnny Papalia après qu’il soit assassiné à la demande d’un groupe local de la mafia calabraise en 1997.

Aujourd’hui, plusieurs vieux groupes de crime organisé de la mafia calabraise opèrent dans la région de Toronto-Hamilton. Il y a aussi de nouvelles cellules de la N’drangheta, la mafia calabraise, dont plusieurs membres ont émigré de Siderno, en Calabre et qui exercent leurs activités. Il n’y a aucun parrain à Toronto, mais il y a un conseil d’administration des N’drangheta, auquel siègent les chefs de famille de la région de Toronto et qui tente de maintenir l’ordre, de régler les différends et de coordonner des activités avec le conseil d’administration en Italie.

Mafia montréalaise

Depuis le milieu des années 1980, deux groupes dominent la mafia de Montréal : les Siciliens, dirigés par l’organisation de Nick Rizzuto, puis son fils, Vito et les Calabrais, dirigés par la famille de Frank Cotroni jusqu’à sa mort en 2004. Plusieurs des rapports de l’enquête sur le crime organisé du Québec en 1970 ont fait connaître les membres et les activités de ce groupe hautement structuré. Établie dans les années 1940 par Vic Cotroni, le frère aîné et plus puissant de Frank, la famille deviendra au cours des années 1950 une branche importante de la puissante famille new-yorkaise de Joe Bonanno. Elle a des liens très étroits avec les familles de la mafia en Italie et partout aux États-Unis, aussi bien qu’avec les organisations installées à Toronto, à Hamilton et à Vancouver.

De graves problèmes internes opposant les Siciliens et les Calabrais dans l’organisation montréalaise mènent à la mort violente de Paulo Violi (le premier lieutenant de Vic Cotroni) et de ses frères à la fin des années 1970. La famille Cotroni s’est principalement intéressée aux jeux illégaux, aux prêts usuraires, à l’importation de stupéfiants, à l’extorsion et au meurtre et à la corruption de fonctionnaires publics. Après la mort de Vic Cotroni en 1984, les Siciliens, dirigés par Nick puis par Vito Rizzuto, prennent la relève. La dernière décennie du règne de Vito Rizzuto a été marquée par des conflits internes, en particulier lorsque Vito se retrouve en prison aux États-Unis pour le rôle qu’il a joué dans diverses opérations de la mafia à New York. Il meurt de causes naturelles soudainement en 2013 à l’âge de 67 ans dans un hôpital de Montréal.

Il n’y a aucun chef établi de l’organisation en ce moment puisque plusieurs des hauts dirigeants de Rizzuto ont été tués, sont morts ou en prison. Reynald Desjardins, le premier homme et bras droit de Vito Rizutto dans les dix années précédant sa mort est en instance de procès pour avoir orchestré le meurtre de l’ancien patron par intérim de la famille Bonanno, Salvatore « the Iron-worker » Montagna après que celui-ci ait essayé en vain de prendre la relève de la famille en 2011.

En 2014, les groupes se battent toujours pour la suprématie de la mafia à Montréal impliquant des cellules ontariennes de la mafia calabraise et des membres dissidents de la famille Rizzuto à Québec.

En même temps, les audiences de la commission Charbonneau au sujet des pratiques de l’industrie de la construction au Québec viennent ajouter à la charge reposant sur les épaules du leadership de la vieille famille Rizzuto. Les audiences télévisées de la commission incluent la diffusion de vidéos de surveillance et de l’écoute électronique effectuée lors de rassemblements de la famille Rizutto y compris ceux du vieux Nick fréquentant et prenant l’argent de dirigeants de la construction et de chefs de syndicats.

L’arrivée récente de membres haut placés de la cellule N’drangheta de Calabre rivalisent pour un rôle dans la mafia montréalaise. La meilleure façon de décrire la « mafia » montréalaise en 2014 serait « en constante évolution ». En dépit de cela, la plupart des opérations se poursuivent. Un nouveau visage apparaîtra vraisemblablement en tant que nouveau parrain pour diriger la mafia montréalaise et viendra probablement des rangs de membres de la famille qui ont du pouvoir et du respect autant pour le crime organisé montréalais que pour les cellules italiennes ou américaines de la mafia.

Autres groupes

Bandes de motards

Depuis 1970, les groupes de motards comme les Hell’s Angels, les Rock Machine, les Outlaws, le Satan’s Choice et beaucoup d’autres augmentent considérablement leur participation au crime organisé dans à peu près toutes les provinces des Maritimes à la Colombie-Britannique. Leurs rites d’initiation font en sorte qu’il est difficile pour les agents de pénétrer leurs groupes (quoique récemment d’énormes progrès ont été faits dans ce sens), qui sont devenus des fournisseurs principaux de stupéfiants. Les bandes de motards participent également aux activités de la prostitution et au meurtre sur gages. De nos jours, il n’est pas inhabituel de les voir travailler avec d’autres groupes du crime organisé. Les Hell’s Angels forment le groupe de motards hors-la-loi le plus influent et le plus puissant au Canada.

Avec les bandes de motards viennent la violence et le meurtre. Du milieu des années 1990 jusqu’au début du XXIe siècle, une importante guerre de motards fait des centaines de victimes au Québec incluant plusieurs spectateurs innocents qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment et un jeune montréalais de 11 ans tué par une bombe pendant la guerre des motards.

Nouvelles lois pour lutter contre le crime organisé

Le tollé que cela engendre auprès du public et des médias au Québec force le Parlement fédéral à adopter des lois plus sévères contre le crime organisé en s’attaquant à la richesse des groupes et en reconnaissant coupables les individus membres d’une entité criminelle.

En 2006, les nouvelles lois contre le crime organisé sont aussi utilisées pour poursuivre les nombreux membres de la famille mafieuse Rizzuto, des « soldats » aux « lieutenants supérieurs » et même jusqu’au vieux Nick Rizzuto, jadis parrain lorsqu’il était encore criminellement actif dans les années 1980. Peu de temps après avoir purgé sa peine, Rizzuto est libéré de prison de façon anticipée en raison de son âge avancé. L’homme de 86 ans est ensuite tué par un tireur embusqué à l’extérieur de sa somptueuse demeure à Montréal.

L’organisation des Hells Angels a été durement touchée par les poursuites découlant des nouvelles lois contre le crime organisé. Maurice « Mom » Boucher, autrefois le puissant patron des Hells Angels purge maintenant une peine de prison à vie pour le rôle qu’il a joué dans nombre de meurtres. Quoi qu’il en soit, l’organisation des Hells Angels continue d’opérer, en particulier au Québec, aidée de clubs-écoles arborant des noms différents, mais travaillant pour les Hells Angels.

Groupes criminels asiatiques

Divers groupes chinois et vietnamiens du crime organisé sont devenus beaucoup plus importants au cours des 35 dernières années à Vancouver et à Toronto, à la suite de la vague d’immigration venant de Hong Kong. En Colombie-Britannique, les gangs chinois du crime organisé opèrent depuis plus de 100 ans. Selon une enquête spéciale menée par le Conseil municipal de Vancouver dans les années 1920, afin de jeu clandestin, fumeries d’opium, maisons de prostitution et corruption dans les plus hauts paliers du gouvernement à Vancouver, Shu Moy, le « Roi des joueurs », était une figure emblématique du crime organisé dans la province.

Les gangs de jeunes Chinois à Toronto, Vancouver, Edmonton, Calgary et dans d’autres villes et villages sont impliqués dans des rackets de la protection et l’extorsion. Ils gèrent aussi des salons de massage comme couverture à la prostitution et aux opérations de culture hydroponique pour la marijuana qui est très demandée, de même que la production et l’exportation de drogues stimulantes traditionnelles, mais les groupes les plus structurés sont organisés par les membres plus âgés des triades de Hong Kong et s’occupent de l’importation de l’héroïne en provenance de l’Asie du Sud-Est en passant par Vancouver. Les triades sont d’anciennes organisations chinoises qui se sont transformées en groupes du crime organisé.

La structure du crime organisé évolue rapidement au Canada et existe généralement pendant quelques années avant d’être dévoilée au grand jour dans les villes ou dans leurs lieux d’implantation. Aussi existe-t-il sans doute d’autres groupes qu’on ne connaît pas encore. Les cartels colombiens sont actifs à Toronto et à Montréal. Des groupes du crime organisé de Russie et d’Europe orientale sont aussi très actifs dans les grandes villes canadiennes.

Premières Nations

Les groupes de crime organisé chez les Premières Nations existent depuis longtemps au Canada. Un groupe structuré important de la mafia autochtone est les « Manitoba Warriors » qui opèrent dans la région de Winnipeg. En janvier 2014, la police de Winnipeg arrête 57 hommes et femmes entre 17 et 51 ans alléguant qu’ils sont des membres ou des sympathisants de ce que la police appelle « le gang de rue de plus puissant de la ville. »

Jamaïcains

Il y a de puissantes organisations criminelles dans la grande région de Toronto principalement composées de Jamaïcains incluant, entre autres, les « Malvern Crew » et « The Galloway Boys ». Toutes deux ont vu certains de leurs membres plaider coupables pour appartenance à un gang en vertu des lois sur le crime organisé. Des innocents ont été tués durant les dix dernières années par des membres de ces gangs de rue dans des fusillades dans les rues de Toronto, des restaurants et même lors d’un barbecue de quartier.

Haïtiens

À Montréal, les gangs haïtiens règnent sur la vente de drogues dans les rues. Les membres du groupe ont aussi été impliqués dans des meurtres violents depuis les vingt dernières années y compris la fusillade mortelle de 2010 dans une boutique de luxe du Vieux-Montréal dont Ducarme Joseph est le propriétaire, un chef de gang bien connu et de longue date.

Gangs multiethniques

Des gangs de trafiquants de drogues meurtriers comme celui dirigé pendant des années par les frères Bacon en Colombie-Britannique ont accédé à une grande part du trafic de la drogue de façon sanglante en faisant une alliance avec les Red Scorpions, un gang asiatique de longue date. L’équipe Bacon tue de nombreux innocents dans leur ascension au pouvoir, y compris les victimes des six meurtres de Surrey parmi lesquelles deux sont mortes simplement pour s’être trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Un des frères de la gang, Jonathan Bacon, a lui-même été abattu en 2011 par des tueurs à gages d’un gang rival.

Le gang qu’on appelle United Nations en Colombie-Britannique est un autre exemple d’une structure d’organisation criminelle multiethnique qui devient plus fréquent partout dans le pays au XXIe siècle.