Châteauguay

 Châteauguay, ville du Qc, pop. 41 003 (recens. 2001), 41 423 (recens. 1996), 42 262 (recens. 1991), superf. 35,89 km2, const. en 1912, fusionne en 1975 avec Châteauguay-Centre (const. en 1960) pour créer l'entité actuelle. Elle se trouve sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à l'embouchure de la rivière Châteauguay, à quelque 25 km au sud-ouest de MONTRÉAL.

Son nom rappelle la seigneurie de Châteauguay octroyée à Charles LE MOYNE en 1673. Avant de devenir le Châteauguay actuel, cette seigneurie est d'abord connue comme « chasteau de Guay », un nom qui combine le manoir fortifié de Le Moyne ou chasteau, et le nom Gué ou Guay de son intendant.

Le chasteau se trouvait sur l'île de Saint-Bernard à l'embouchure de la rivière. S'y dresse encore une élégante et belle tour en maçonnerie de la fin des années 1680, dernier vestige d'un des plus anciens moulins à vent d'Amérique du Nord, qui servait à l'origine de poste d'observation et de fortification commandant l'entrée du lac Saint-Louis.

Pendant la GUERRE DE 1812, Châteauguay était un avant-poste de l'armée britannique. À 30 km en amont de la ville se trouve un des champs de bataille les plus marquants du Canada, celui de la bataille de CHÂTEAUGUAY. En octobre 1813, le lieutenant-colonel Charles-Michel de SALABERRY, caserné à Châteauguay, se précipite avec ses hommes jusqu'à cet avant-poste pour y repousser l'invasion d'un contingent américain plus nombreux, commandé par le général Wade Hampton. Ce site est maintenant un lieu historique national.

Cette collectivité, aux deux tiers francophone, constitue une banlieue résidentielle de Montréal, qui est bien organisée et dotée d'un vaste parc industriel. L'administration de la ville occupe l'édifice restauré d'un ancien couvent catholique du milieu du XIXe siècle, fondé et administré par les Soeurs de la congrégation de Notre-Dame. La vieille église catholique Saint-Joachim, qui date de 1775, est un autre monument historique intéressant.