Bison

Les bisons sont des MAMMIFÈRES ongulés de la famille des boeufs (bovidés). Les mammalogistes en répertorient deux espèces : le bison d'Europe (Bison bonasus) et le bison d'Amérique (Bison bison). Bien que cette dernière espèce ait été divisée en deux sous-espèces, le bison des plaines et le bison des bois, un réexamen approfondi ne fournit aucune preuve taxinomique que ces sous-espèces ont leur raison d'être.

Description
L'espèce nord-américaine a des cornes noires, courtes et recourbées, une barbe, une bosse, une queue courte et de longs poils rudes et laineux sur les épaules, les quatre pattes, la tête et le cou. Les mâles atteignent la taille adulte à six ou huit ans, et les femelles vers quatre ans. Les bisons peuvent vivre plus de 20 ans.

À l'instar d'autres espèces d'ongulés comme l'ORIGNAL, le WAPITI et le CERF, les bisons du Nord sont plus grands que ceux du Sud. En effet, la taille des ongulés et des LOUPS augmente en fonction de la latitude, et ce, jusqu'à 65º Nord. Au-delà de cette limite, elle diminue. La fourrure telle que décrite pour le bison des bois semble être un phénomène dû à la captivité dans le PARC NATIONAL ELK ISLAND. On observe aussi ce phénomène chez le wapiti et l'orignal. Ce qui signifie que la forme et l'apparence du bison varient selon les conditions environnementales, et ces variations n'ont pas de signification taxinomique. Génétiquement, le bison canadien est descendant duBison antiquus, une espèce beaucoup plus corpulente de l'époque glaciaire dont la taille a diminué jusqu'à ce qu'elle atteigne sa taille actuelle.

Dépeuplement
Au début du 20e siècle, le bison sauvage est pratiquement exterminé. À cette époque, il ne reste que 23 bisons dans le parc national Yellowstone, au nord-ouest des États-Unis, et de 300 à 500 dans ce qui devient plus tard le PARC NATIONAL WOOD BUFFALO. Ces bisons ainsi que 88 autres, principalement des bisonneaux, capturés entre 1873 et 1889, sont les ancêtres des troupeaux actuels. Ainsi, les bisons nord-américains actuels sont probablement les descendants de moins de 400 de leurs congénères.

Ils sont d'abord victimes de la politique militaire des États-Unis parce qu'ils permettent la survie de populations autochtones hostiles qui sont difficiles à vaincre par des moyens conventionnels. L'extermination du cheptel des États-Unis entraîne celle du cheptel canadien. Le commerce des produits du bison est florissant pendant près d'un demi-siècle. On se tourne vers l'exploitation d'autres espèces une fois le bison devenu rare. En plus d'être victime de la chasse commerciale, le bison est en compétition avec les troupeaux de chevaux sauvages mustangs qui sont de plus en plus nombreux.

Conservation
Le gouvernement canadien achète le célèbre troupeau Pablo-Allard du Montana et transfère les animaux dans le Bison National Park (qui n'existe plus) et dans le parc national Elk Island. Quand ils commencent à être trop nombreux, le gouvernement fait transporter les bisons déjà infectés par des maladies du bétail dans le parc national Wood Buffalo. Cette décision est contestée à l'époque et elle l'est encore aujourd'hui. Les tentatives récentes pour sauver le bison des bois sont louables, mais fondées sur de mauvaises connaissances taxinomiques.

Importance biologique
Selon les archives archéologiques, les bisons sont peu nombreux avant 1492. Mais leur population s'accroît rapidement une fois que la population autochtone est décimée par les maladies eurasiennes et victime d'un génocide. D'énormes troupeaux de bisons broutent dans les PRAIRIES et leurs mouvements quelque peu imprévisibles provoquent des périodes d'abondance ou de famine chez leurs prédateurs. Il y a une ségrégation entre les mâles et les femelles : les premiers se déplacent moins, se rassemblent dans les meilleures zones d'alimentation et sont plus en mesure de parer les attaques de prédateurs. Les bisons sont la proie des loups, des grizzlis et des charognards; les AUTOCHTONES DES PLAINES et les Métis les chassent également. Ils sont aussi une source de nourriture pour les colons blancs au 19e siècle.

L'excellente viande des bisons, leurs peaux magnifiques, leur capacité d'affronter les rigueurs de l'hiver et même de prendre du poids quand la nourriture est rare incite les humains à les domestiquer et à les croiser avec le bétail. Les « cattalos » mâles sont infertiles, mais les femelles se reproduisent très bien et vivent longtemps. Des expériences faites sur les cattalos échouent en raison de l'infertilité des mâles et de la demande de viande plus grasse sur le marché. Actuellement, la demande de viande maigre gagne en popularité et l'intérêt pour l'élevage du bison augmente.