Le vent est un mouvement de l'air par rapport à la surface de la Terre en rotation. Il est causé par une différence de pression atmosphérique : plus la différence est grande, plus le vent est fort. La composante horizontale d'un vent est beaucoup plus grande que la composante verticale. Voilà pourquoi on pense habituellement que le vent se déplace horizontalement. Si la Terre ne tournait pas, l'air se déplacerait directement des zones de haute pression vers les zones de pression moindre, c'est-à-dire que l'air chaud s'élèverait à l'équateur et s'écoulerait vers les pôles tandis que l'air froid polaire descendrait et s'écoulerait vers l'équateur. Cependant, au Canada, comme partout ailleurs dans l'hémisphère Nord, les vents sont déviés vers l'Est par l'effet de Coriolis, une force due à la rotation de la Terre. Cette déviation donne des vents d'ouest dominants.


D'où viennent le beau et le mauvais temps
Dans l'atmosphère, dans la zone comprise entre environ 1,2 et 1,6 km au-dessus de la surface terrestre, les vents ont tendance à souffler parallèlement aux lignes de même pression (isobares) plutôt qu'à travers ces dernières. Ces vents, dits géostrophiques (du grec geo qui signifie terre et de strophikos, qui signifie tourné), s'équilibrent parce qu'ils subissent également la force de pression dans le plan horizontal et l'effet de Coriolis lui aussi dans le plan horizontal. Les vents du gradient sont de même direction que les vents géostrophiques, mais ils se déplacent plus rapidement sur des trajectoires cycloniques tournant dans le sens contraire de celui des aiguilles d'une montre (zones de basse pression), et plus lentement sur des trajectoires cycloniques tournant dans le sens des aiguilles d'une montre (zones de haute pression). Près du sol, le frottement diminue la vitesse du vent et le dévie vers les zones de basse pression. Donc, les vents convergent et se soulèvent dans les dépressions, ce qui donne du mauvais temps. Dans les systèmes à haute pression, ils divergent. La subsidence qui accompagne la divergence donne un temps clair.


Ouragan Hazel
Un des ouragans les plus violents à jamais avoir touché l'Amérique du Nord a frappé le Sud de l'Ontario en octobre 1954 (avec la permission de la Société Radio-Canada).


Rôle important
Les vents jouent un rôle important dans l'équilibre entre la chaleur et l'humidité du Canada. Ils prélèvent de l'humidité dans les océans et les lacs et la répartissent dans tout le pays par des précipitations. Ils transportent de la chaleur des océans et des latitudes australes vers l'intérieur et acheminent l'air froid de l'Arctique dans le reste du pays et au-delà. Au Canada, la vitesse des vents est plus grande dans le Nord. Resolution Island (T.N.-O.) détient le record national de la plus grande vitesse moyenne annuelle des vents (35,5 km/h). Dans les Prairies, la vitesse moyenne est de 18 km/h, comparativement à 14 km/h dans le reste du pays. Quelques-uns des vents les plus forts du pays soufflent lors des ouragans et des tornades. Des vents régionaux et locaux soufflent dans de nombreuses parties du pays. Des vents de montagne et des vents de vallée (descendants et ascendants, respectivement) soufflent dans la Colombie-Britannique intérieure. Les CHINOOKS sont des vents chauds, secs et semblables au foehn qui descendent en rafales dans les vallées alpines du Sud de l'Alberta.

Des brises de mer et de lac ainsi que des brises de terre, dues à l'échauffement inégal de la terre et de la mer, soufflent dans les régions côtières et autour des Grands Lacs. Durant le jour, la terre se réchauffe plus rapidement que la mer en raison la différence entre leur capacité calorifique. Une faible dépression thermique apparaît au-dessus de la terre, alors qu'une haute pression thermique se forme au-dessus de la mer. La différence de pression résultante fait souffler un vent de surface (une brise de mer ou de lac) de la mer vers la terre. Un écoulement dans le sens opposé en altitude donne naissance à la circulation. La nuit, la terre se refroidit plus vite que la mer, ce qui fait en sorte que la situation diurne s'inverse : un vent de surface souffle de la terre vers la mer (brise de terre) et un vent de plus haute altitude souffle dans l'autre sens. Les brises de mer et de terre atteignent leur vitesse maximale là où l'EAU et la TERRE se rencontre.


Tourbillons de vent et cyclones
Les tourbillons de vent sont des masses d'air cylindriques en rotation (vortex). Leur taille varie des minuscules tourbillons de turbulence à petite échelle aux cyclones et anticyclones de grande échelle. On réserve ordinairement l'expression « tourbillon de vent » aux mouvements circulaires d'air chargé de sable (trombe de sable), d'eau (trombe marine) ou de fumée (tourbillon de fumée). Normalement, les tourbillons se produisent le jour par temps clair. Dans les DESERTS, par exemple, le fort réchauffement de surface peut générer une faible dépression thermique au sol et ainsi faire monter l'air. Le vent, souvent dévié par la topographie locale, rencontre l'air ascendant et le fait tourner sur lui-même ce qui engendre le mouvement circulaire.

Les tourbillons de vent tournent dans le sens horaire ou anti-horaire, selon la topographie et la direction du vent d'entrée. Les matières à la surface qui se trouvent sur place, telles que les poussières et la fumée, peuvent être incorporées dans le vent et lui attribuer un certain nom. Les vents horizontaux et les vents verticaux soufflent aux vitesses moyennes respectives d'environ 45 km/h et 18 km/h. La durée de vie des tourbillons de vent est brève et varie en fonction de leur taille : elle va de quelques minutes à un peu moins de 5 h.

De forts vents peuvent blesser, tuer et causer des dégâts matériels. Le pire désastre naturel canadien récent a eu lieu à Edmonton le 31 juillet 1987 quand une série de tornades ont frappé la ville. Vingt-sept personnes sont mortes, des centaines ont été blessées et les dégâts matériels dépassaient les 250 millions de dollars. La plupart des Canadiens connaissent bien le refroidissement éolien. Bien qu'il survienne à toutes les températures, on le ressent davantage par temps froid. Le REFRODISSEMENT ÉOLIEN résulte du transfert de chaleur, surtout par convection, du corps humain plus chaud vers l'atmosphère plus froide. Plus le vent est fort, plus la perte de chaleur est grande. Le refroidissement éolien s'exprime par le nombre de watts d'énergie perdue par mètre carré (W/m2) ou par la température (°C) de la quantité d'air immobile qui causerait la même perte de chaleur.

Voir aussi DÉSASTRES; OURAGAN HAZEL; TORNADE.

Auteur L.C. NKEMDIRIM


Liens supplémentaires
Association canadienne de l’énergie éolienne
Le site officiel de l'Association canadienne de l’énergie éolienne.

Météo à l'œil
Un guide de la météorologie interactif pour les élèves et les enseignants d'Environnement Canada.

Centre canadien de prévision d'ouragan
Le site Web du Centre canadien de prévision d'ouragan. Le Centre canadien de prévision d'ouragan a pour mission d'informer les Canadiens sur les tempêtes tropicales qui touchent le Canada ou les eaux territoriales canadiennes. Vous trouverez sur ce site Web les dernières prévisions et les plus récents comptes rendus d'ouragans, ainsi que des données scientifiques diverses sur les ouragans, la force de Coriolis, et plus.

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