Toronto, Ville de l'Ont, const. en 1834, pop. 2 615 060 (recens. 2011), 2 503 281 (recens. 2006). Toronto, capitale de l'ONTARIO, est située près de la frontière Sud de la province, au bord du LAC ONTARIO. La ville, qui est la municipalité plus importante au Canada, englobe les anciennes villes de Toronto, de NORTH YORK, de SCARBOROUGH, de YORK et d'Etobicoke ainsi que l'ancienne municipalité d'EAST YORK. Son influence économique se fait surtout sentir en Ontario, mais son rayonnement sur le plan financier s'étend à tout le Canada. Toronto est bien placée pour dominer la région industrielle et agricole très peuplée du Sud de l'Ontario et, du fait qu'elle est située au débouché de la presqu'île de l'Ontario, qui s'avance dans les GRANDS LACS, elle possède des accès faciles à la fois vers le bassin supérieur des Grands Lacs et au territoire américain au sud de la partie inférieure des lacs.

Son influence s'étend à toute la région canadienne des Grands Lacs et bien au-delà. C'est un port naturel abrité par des îles sablonneuses (qui formaient à l'origine une seule presqu'île) et entouré de vallons bien irrigués et fertiles. La région possède un climat tempéré, relativement doux et humide par rapport au reste du Canada, sensible toutefois à des changements extrêmes.

Toronto
Toronto
Toronto : Relevé statistique
Toronto : Relevé statistique


Peuplement
Le nom « Toronto » provient du huron et pourrait avoir plusieurs sens, dont « arbres dans l'eau », mais celui de « point de rencontre » semble le plus approprié puisque, longtemps avant la colonisation, les autochtones s'y rendaient pour emprunter une piste et une voie d'eau qui constituaient un raccourci sur les terres entre le lac Ontario et le lac HURON. D'autres noms moins flatteurs comme « la York boueuse » et « la ville du porc » ont été employés pour désigner la ville. Le passage de Toronto, emprunté dès 1615 par Étienne BRULÉ, est bien connu des commerçants de fourrures français. Ils installent un petit commerce à l'entrée (1720-1730) et un comptoir plus grand et fortifié en 1750-1751. Le fort Rouillé, dont les vestiges ont été mis au jour sur le site actuel du parc des expositions de Toronto, est incendié en 1759 par la garnison française qui bat en retraite devant les troupes anglaises.

Après la conquête britannique, l'emplacement n'est fréquenté que par de petits commerçants et par des Mississaugas. La GUERRE DE L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE pousse les LOYALISTES plus au nord vers le territoire appartenant encore aux Britanniques. Les villages qu'ils construisent en amont du Saint-Laurent et près de la partie inférieure des lacs mènent à la création de la province du HAUT-CANADA (1791) et au projet de construction d'une ville à l'emplacement stratégique de Toronto. C'est le premier gouverneur du Haut-Canada, John Graves SIMCOE, qui s'en occupe.

Il voit surtout dans cet endroit un site stratégique pour une base navale et un poste de garnison pour protéger la frontière américaine, source de troubles. En 1793, une petite ville, qu'il nomme York, voit le jour près du port. Il en fait alors sa capitale, fait construire les immeubles du Parlement et dresse le tracé des rues. En 1796, on ouvre donc la rue Yonge, à qui Simcoe donne le nom du secrétaire d'État à la guerre britannique d'alors, sir George Yonge, en direction nord vers la rivière Holland, qui donne accès au lac Simcoe. Elle constitue la première étape d'une route vers la BAIE GEORGIENNE sur le lac Huron.

L'administration et la garnison de York attirent les marchands, les artisans et les ouvriers alors que les gens des villages, qui se multiplient tout autour, s'y donnent rendez-vous pour leurs affaires. En 1812, ce village de frontière ne compte encore que 700 habitants. Toutefois, sa fonction administrative, son port ainsi que ses routes encore rudimentaires vers l'intérieur lui donnent alors un avantage dans la région du lac Ontario.

Toronto, 1835
Toronto, 1835
Lithographie représentant la rue King Est avec (de gauche à droite) la prison, le palais de justice et l'église anglicane (avec la permission de la Metropolitan Toronto Library).
York, au Haut-Canada
York, au Haut-Canada
Aquarelle d'Elizabeth Hale, 1804 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-40137).


Croissance
Pendant la GUERRE DE 1812, York est à deux reprises victime d'attaques et de pillages de la part des troupes américaines (1813), laissant au peuple probritannique des sentiments profondément antiaméricains. Par la suite, la ville est touchée par la vague toujours croissante d'immigration britannique vers le Haut-Canada. Le commerce de l'arrière-pays s'accroît au même rythme que l'étendue des fermes alors que ses marchands de gros approvisionnent les commerçants ruraux, puis elle devient ensuite le centre des activités bancaires de la province. En 1834, alors qu'elle compte plus de 9000 habitants, l'endroit est constitué en ville sous le nom de Toronto avec une administration municipale élue dirigée par William Lyon MACKENZIE, son premier maire. Ce journaliste et politicien réformiste essaie de s'emparer de la ville de force lors des RÉBELLIONS DE 1837 du Haut-Canada, mais sa tentative échoue, plus dans la confusion que dans l'effusion de sang, consolidant les tendances conservatrices de Toronto.

Dans les années 1840, Toronto augmente son avance commerciale. Sa grande activité portuaire et ses rues principales pourvues d'égouts et de réverbères au gaz marquent son ascension. Dans les années 1850, la construction d'un chemin de fer permet de la relier à New York, à Montréal, à la baie Georgienne, à la partie supérieure des Grands Lacs ainsi qu'à Detroit et à Chicago. Son emprise régionale s'élargit donc grandement et son commerce de gros, son activité bancaire et ses entreprises ferroviaires font de même.

Elle devient la capitale de la nouvelle province de l'Ontario lors de la Confédération de 1867 et s'industrialise à grands pas à partir de 1870. L'entreprise de matériel agricole appartenant à Hart MASSEY, les manufactures de vêtements, les imprimeries et les fonderies de métal prennent une grande expansion dans les années 1880. De 30 000 habitants en 1851, Toronto passe à plus de 150 000 en 1891, favorisée par les droits de douane instaurés en 1879 comme mesure de protection pour l'industrie et par l'élan que lui donnent des entrepreneurs tels que le constructeur de chemins de fer Casimir GZOWSKI et le fondateur de magasins à rayons Timothy EATON.

Au tournant du XXe siècle, la colonisation de l'Ouest canadien et l'exploitation des forêts et des mines du Nord de l'Ontario mettent de nouveaux marchés et de nouvelles ressources à la disposition de Toronto. Le commerce avec le Nord et l'Ouest crée un flux vers la ville, tandis que Montréal et New York lui servent de débouchés ou de sources d'approvisionnement. D'importantes sociétés, comme EATON, étendent leur commerce par correspondance jusque dans l'Ouest. L'énergie hydroélectrique à bon marché des CHUTES NIAGARA (1911) facilite l'expansion des usines. Fait plus important, les banques, les sociétés de placement et les compagnies d'assurances envahissent des régions bien au-delà de l'Ontario.

En 1914, bien que Montréal, plus ancienne et plus grande, conserve toujours la première place, les sièges sociaux des institutions financières, les usines et les commerces font de Toronto la deuxième métropole du pays. La Première Guerre mondiale entraîne une augmentation des investissements et la croissance du secteur manufacturier, depuis la transformation de la viande à grande échelle jusqu'à l'industrie des munitions, toutes deux favorisées par l'homme d'affaires sir Joseph FLAVELLE.

Durant les prospères années 20, l'expansion se poursuit alors que de nouvelles municipalités de banlieue se développent autour d'une ville d'environ 500 000 habitants. Cette croissance est arrêtée par la CRISE DES ANNÉES 30, bien que Toronto soit moins durement touchée que d'autres villes canadiennes. Son arrière-pays, mis en valeur et plus diversifié, soutient mieux ses affaires que le font les régions fortement dépendantes de produits comme le blé ou le bois. La Deuxième Guerre mondiale ranime la croissance dans les industries de l'électronique, de l'aviation et des machines de précision. Durant l'après-guerre, Toronto connaît une vague de prospérité alors que l'Europe dévastée renouvelle ses infrastructures matérielles. La population augmente encore pour atteindre plus d'un million dans la grande région de Toronto en 1951.

Le manque de revenus des banlieues et les besoins en services de cet ensemble urbain conduisent à l'instauration d'une administration métropolitaine. Mise sur pied en 1953 par Frederick GARDINER, la Commission métropolitaine de Toronto, dirigée par cet homme énergique, répond aux besoins de toute la région : parachèvement du métro entrepris en 1949, opérations de drainage, aménagement de parcs et construction de voies rapides. En 1967, on y rattache de petites banlieues pour former une ville composée du Grand Toronto et de cinq municipalités, dont toutes, excepté East York, deviendront des villes en 1991, en raison de l'augmentation rapide de leur population.

En 1998, toutes ces villes perdent leur structure municipale individuelle lors de la fondation de la nouvelle « mégapole » de Toronto qui devient ainsi la cinquième ville en importance d'Amérique du Nord, avec 2,4 millions d'habitants. Sa population est plus élevée que celle de la majorité des provinces et territoires au Canada, sauf en Ontario (10,8 millions), au Québec (7,1 millions), en Colombie-Britannique (3,7 millions) et en Alberta (2,7 millions). Toronto a pris le pas sur Montréal comme centre national et international de la finance. Elle l'emporte au Canada pour la concentration de ses services spécialisés, y compris des services professionnels et des agences de publicité. Elle a aussi une énorme emprise sur les médias d'information.

Fort York
Fort York
Les Américains ont pillé deux fois Fort York pendant la guerre de 1812 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-40091).
Toronto (lithographie d'époque)
Toronto (lithographie d'époque)
Toronto, lithographie. Vue de la ville à partir du bas du Parlement, en direction du nord-est. À gauche, Gooderham & Worts et d'autres industries qui ont permis à la métropole de prospérer (avec la permission de la Baldwin Room, Metropolitan Toronto Library).


Paysage urbain
Toronto jouxte le port derrière lequel, à 4 km, la plaine côtière s'élève en une pente assez abrupte, la ligne de rivage du lac Iroquois de la Préhistoire. Ce rivage mène à des plaines plus élevées, puis à des collines aux formes adoucies. Les rivières et les ravins se prêtent au transport des fourrures par canot et par la suite, à la construction de routes et de voies ferrées. La situation de Toronto à ses débuts sur les basses terres le long du rivage, avec ses marais froids et humides responsables des rues boueuses de York, et l'élévation des terres qui rend le tracé de routes difficile, n'auront pas constitué d'obstacles à long terme au développement régulier du paysage urbain. De nos jours, Toronto s'étend loin à l'est et à l'ouest du port et ses limites s'enfoncent profondément dans les terres (630,09 km2).

La conurbation actuelle, qui compte plus de 4,6 millions d'habitants, atteint presque Richmond Hill au nord, OSHAWA à l'est et les environs d'OAKVILLE à l'ouest, d'où le « triangle d'or » se prolonge par HAMILTON jusqu'à la PÉNINSULE DU NIAGARA.

La zone entourant le port constitue toujours le coeur de Toronto, façonné par la proximité de l'eau. Le plan conçu en 1793 par le gouverneur Simcoe représente un petit village de quelques rues parallèles à l'extrémité est du port et une réserve militaire en vue d'un poste de garnison à l'entrée ouest. À mesure que la ville grandit, on se contente de prolonger les rues initiales, mais à partir de 1834, lorsqu'elle est constituée en municipalité, le plan d'urbanisme fait place à un développement sauvage de bâtiments privés.

Le profil de la ville commence toutefois à se former. De 1840 à 1850, la rue King est l'artère commerciale en direction est-ouest, la rue Yonge, l'axe nord-sud menant à la route du nord vers l'arrière-pays. Dans les années 1850, lors de la construction du chemin de fer le long de la rive, on installe une aire de transport entre la ville et le lac. Par la suite, des zones industrielles voient le jour aux deux extrémités du port le long des lignes de chemin de fer et dans les quartiers ouvriers denses du Nord. De grandes résidences s'établissent surtout près du centre-ville, tandis qu'on construit de riches demeures sur les hauteurs derrière la plaine du rivage.

L'avènement du tramway transforme le profil de Toronto. Les voitures tirées par des chevaux qui apparaissent après 1860 et les voitures électriques peu avant le tournant du siècle, entraînent la classe moyenne vers la banlieue plus aérée et encouragent l'annexion des municipalités de banlieue. Yorkville est la première annexée en 1883 et North-Toronto la dernière, en 1912. D'autre part, à partir de 1880, les ascenseurs électriques, les immeubles à charpente d'acier ainsi que le téléphone facilitent la concentration des commerces sur les terrains chers du centre-ville. Au tout début du XXe siècle, on y élève des gratte-ciel d'acier et l'utilisation des terrains se spécialise : commerce de gros autour de la rue Yonge, en-dessous de la rue King, importants commerces de détail le long de la rue Yonge près de la rue Queen, et la finance sur Bay et le long de King.

À partir de la Première Guerre mondiale, la densification de peuplement à l'intérieur de la ville et sa dispersion à l'extérieur se poursuivent, favorisées par l'automobile, jusqu'à l'avènement de la CRISE DES ANNÉES 30 et de la Deuxième Guerre mondiale. Dès la fin des années 40, cet accroissement se poursuit avec seulement de courts répits. L'urbanisme planifié y est rétabli après 1940, mais son action se fait surtout sentir à partir de 1950 et coïncide avec la formation de la métropole. Il est encore plus poussé lorsque les réformateurs de l'environnement (ou protecteurs) commencent leurs attaques dans les années 60 et 70. L'équilibre entre la circulation automobile et la qualité de la vie y demeure précaire. Les édifices en hauteur dominent maintenant Toronto dans le quartier des affaires du centre-ville, dans les ensembles d'appartements et les bureaux regroupés autour des principales intersections et des stations de métro.

Malgré son aspect naturel modeste et un tracé des rues simple, Toronto possède des bâtiments intéressants et quelques constructions anciennes remarquables, dont l'ensemble du Fort York (réplique de l'ancien fort de 1813-1815); la GRANGE, hôtel particulier datant d'environ 1817; le ST. LAWRENCE HALL (1850), l'Osgoode Hall (reconstruit de 1857 à 1860), le COLLÈGE UNIVERSITAIRE (1859), le Parlement (1892), l'hôtel de ville (dessiné en 1890, terminé en 1899), le théâtre Royal Alexandra (1907) et la UNION STATION (ouverte en 1927), témoin de la splendeur des anciens chemins de fer.

Plus tard de nombreux immeubles s'y ajoutent, immeubles à bureaux, hôtels, centres commerciaux toujours plus gros, et le nouvel hôtel de ville (1965), remarquable par sa conception et son emplacement. Le Roy Thomson Music Hall (1982) est également d'une audacieuse originalité. Le profil du centre-ville se dessine en masse et en hauteur, dominé par la First Canadian Place, tour de 290 mètres, dépassée par la TOUR DU CN (1976) avec sa flèche de 553 mètres servant aux télécommunications. En 1989, on achève un nouveau stade, le SkyDome, où jouent les Blue Jays. Bien que la construction s'inspire en général de l'étranger, elle porte la marque des architectes torontois. Les rangées de hautes maisons de brique victoriennes dans le vieux quartier lui donnent un caractère qui la distingue des autres villes et qui n'est reconnu que depuis peu.

Toronto, les tours de
Toronto, les tours de
Les tours des banques attestent de l'activité financière concentrée à Toronto (photo de J. Kraulis).
King James Place
King James Place
Au centre-ville de Toronto (avec la permission des architectes Kuwabara Payne McKenna Blumberg).
Toronto, vue du centre-ville de
Toronto, vue du centre-ville de
La tour du Canadien National s'élève en flèche au-dessus du SkyDome (photo de J. Kraulis).

Toronto, centre-ville
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Toronto, plan de la ville de
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Yonge Street (Toronto)
Yonge Street (Toronto)
Vue en direction du nord à partir de la rue King, 1910 (avec la permission de la Toronto Transit Commission).
Yorkville, district de
Yorkville, district de
Autrefois le centre de la culture branchée et populaire de Toronto, Yorkville est aujourd'hui un quartier de boutiques dernier cri (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).


Population
En raison de ses débuts comme siège administratif colonial, Toronto possède une population d'origine très largement britannique comparativement à la société rurale plus américaine des débuts du Haut-Canada. Les immigrants anglais qui arrivent après les années 1820 accentuent cette prédominance. Ils sont accompagnés d'un nombre considérable d'Irlandais protestants de l'Ulster. Un peu avant 1850, d'autres immigrants fuyant la famine qui sévit en Irlande s'y ajoutent et viennent former une importante minorité catholique, ce qui entraîne des dissensions religieuses. L'ORDRE D'ORANGE, formé de natifs de l'Ulster, se fait le gardien de l'influence britannique protestante et domine la politique municipale.

À la fin du XIXe siècle, les immigrants britanniques, en majorité des Anglais, continuent d'arriver bien qu'en 1871, il y ait plus d'habitants nés au Canada (de souche britannique). Toronto demeure remarquablement homogène, respectant la vie religieuse, le repos dominical et la moralité.

À partir de 1870, l'exode rural, conjugué à l'accroissement naturel que favorise l'amélioration des soins de santé publique, fait augmenter la population. L'immigration augmente de nouveau après les années 1900, et amène de plus en plus d'Européens, dont des JUIFS, des ITALIENS et des UKRAINIENS. D'abord entassés dans les quartiers pauvres de la ville, les nouveaux venus forment en 1920 une portion petite (13 p. 100) mais compacte au sein d'une population anglo-celtique et généralement protestante. Ils continuent d'affluer pendant la décennie suivante.

Après la Crise des années 30 et la guerre, une autre vague d'immigrants déferle sur Toronto et se poursuit avec de légers fléchissements jusque dans les années 80. Les Britanniques sont toujours en nombre supérieur. Les Italiens forment toutefois une part importante de la population dans les années 60, alors que les ALLEMANDS, les POLONAIS, les HONGROIS, les Slaves des Balkans, les GRECS et les PORTUGAIS continuent d'agrandir la proportion de la population non anglo-celtique.

Dans les années 70 et 80, des immigrants venus des Antilles anglaises, du Sud et de l'Est de l'Asie accroissent la « minorité visible » de Toronto. Les chiffres du recensement de 1991 relèvent que 19 p. 100 sont d'origine britannique; 8 p. 100, italienne; 6 p. 100, chinoise; et 5 p. 100, sud-asiatique. Les anciens éléments britanniques continuent de s'affirmer dans les banlieues et dominent toujours l'élite des gens d'affaires ainsi que les principales institutions sociales. Une presse et une politique ethnique fortes, un catholicisme élargi, un grand nombre de langues et de cultures, des préoccupations raciales et, surtout, une communauté très vivante et aux multiples facettes démontrent l'ampleur des changements dans la population de Toronto.


Économie et main-d'oeuvre
Toronto évolue en suivant les étapes suivantes : commerce portuaire sur le lac, activité ferroviaire et industrielle, réseau financier et centre de services et d'information de très haute qualité. Aujourd'hui, ses fonctions portuaires et commerciales, bien que d'une façon relativement moindre, demeurent importantes, et on y pratique largement le commerce de détail. Son rôle ferroviaire persiste, mais se transforme à cause des transports aériens et automobiles. Son industrie perd du terrain au profit de la concurrence étrangère et de la décentralisation canadienne, mais conserve sa vitalité. Son pouvoir financier continue de s'accroître et son secteur de service de bureau garde sa prééminence au Canada. L'avancement de la technologie, surtout biotechnique, raffermira probablement le secteur des services et celui de l'industrie, tandis que le marché financier conservera son importance nationale et que la ville comptera de plus en plus sur son influence régionale en Ontario.

First Canadian Place
First Canadian Place
Siège social de la Banque de Montréal, à Toronto, conçu par Sidney Bregman (photo de Steven Evans).
À Toronto, on retrouve les sièges sociaux des banques, notamment la BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE, la BANQUE DE NOUVELLE-ÉCOSSE et la BANQUE TORONTO-DOMINION. Les principales compagnies canadiennes d'assurances et de placements y sont concentrées. La Bourse de Toronto est l'un des leaders en Amérique du Nord, après celle de New York.

Les sièges sociaux de sociétés canadiennes d'exploitation des ressources, de commerce de détail ou de sociétés industrielles y sont très nombreux, tout comme ceux de géants américains ou de multinationales, que ce soit ABITIBI-PRICE INC., Eaton ou Xerox. Malgré sa diversité toutefois, Toronto a connu des moments difficiles à cause des effets combinés de l'Accord de libre-échange avec les États-Unis et de la récession du début des années 90 qui provoquent une hausse du taux de chômage.

La main-d'oeuvre de la ville est maintenant surtout concentrée, par ordre d'importance, dans les professions libérales, les bureaux, les usines, les commerces de détail et le secteur des services. Les secteurs publics, les grandes entreprises privées et les métiers qualifiés sont largement syndiqués.

Depuis la création du syndicat des imprimeurs de York en 1832, Toronto constitue un centre d'organisation ouvrière, bien que celle-ci n'y implante pas majoritairement ses bases avant l'industrialisation des années 1870. À la fin de la Première Guerre mondiale, le syndicalisme est solidement ancré et, bien qu'il ne se soit pas toujours bien porté, par exemple durant la période noire des années 30, la main-d'oeuvre syndiquée est, depuis la Deuxième Guerre mondiale, un agent économique et politique important au sein de la ville. Jusqu'à présent, les salariés torontois font preuve de stabilité et de conservatisme en comparaison de ceux des autres villes.


Transport
La circulation maritime, qui constituait autrefois le lien vital de Toronto avec l'extérieur, se poursuit pour le transport des produits en vrac sur le lac et des cargaisons en direction de l'océan. Depuis 1911, année de création de la Commission du port de Toronto, les installations portuaires s'améliorent sans cesse, particulièrement après l'inauguration de la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT (1959) qui l'ouvre au transport océanique. Aujourd'hui, elles comportent des quais destinés aux navires de mer, de nouvelles constructions derrière des îles artificielles et d'importants aménagements récréatifs et résidentiels le long de la rive (surtout celui du nom de « Harbourfront »). Bien que les glaces ferment la navigation chaque hiver, Toronto tire avantage du double transport maritime et terrestre.

Sur terre, le réseau ferroviaire sert à approvisionner la ville et distribue ses produits par la voie du Canadien National ou du Canadien Pacifique, tandis que les trains « GO » du gouvernement de l'Ontario font la navette avec la banlieue. La circulation par autobus, par camion et par automobile emprunte un réseau semblable formé de routes principales, en particulier l'autoroute 401, une route à plusieurs voies qui traverse la ville ainsi que l'autoroute 400, qui constitue présentement la principale route vers le nord. L'aéroport international Lester B. Pearson (le plus fréquenté au Canada), bien qu'encombré, offre des liaisons intérieures et avec le reste du monde tandis que le petit aéroport de l'île de Toronto, construit près du port, est réaménagé pour les vols commerciaux de courte durée.

Ce réseau de transport extérieur se double d'un réseau intérieur bien organisé. Outre ses voies rapides encombrées d'automobiles comme la Gardiner, longeant le sud du centre-ville ou le boulevard de ceinture Don Valley qui monte vers le nord, la ville maintient des services de transport public par tramway, autobus et métro. Au milieu de toute cette activité, la métropole offre des pistes cyclables et des voies piétonnes qui serpentent à travers des terrains boisés agrémentés de ravins.

Toronto (image-satellite)
Toronto (image-satellite)
Toronto se dresse sur une plaine côtière large de 4 km entre son port et une côte relativement abrupte qui est la ligne de rivage du lac Iroquois, un lac préhistorique. La plaine côtière, près du port, est restée le coeur du centre-ville de Toronto (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Toronto, port de
Toronto, port de
(avec la permission de la Commission canadienne du tourisme)


Communications
Toronto est considérée à juste titre comme le centre des communications de langue anglaise au Canada. On y trouve les sièges sociaux de chaînes de journaux nationaux comme SOUTHAM et le THOMSON GROUP. Ce dernier possède le journal d'envergure nationale, le GLOBE AND MAIL, dont l'origine remonte au premier journal le plus influent de Toronto, le Globe (1844). La ville possède deux autres quotidiens : le TORONTO STAR (1892), qui a le plus fort tirage quotidien au Canada, et un tabloïd, le Toronto Sun (depuis 1971; voir SUN, LES JOURNAUX DE). L'agence de presse, la PRESSE CANADIENNE (1917), dont le siège social est situé à Toronto, fournit les informations de presse aux journaux membres dans tout le pays.

De nombreuses revues y sont aussi publiées, dont trois revues d'intérêt général d'envergure nationale, SATURDAY NIGHT (1887), MACLEAN'S (1896) et la revue féminine CHÂTELAINE (1928). L'ÉDITION voit ses débuts avec la Methodist Book Company (1829, par la suite THE RYERSON PRESS) qui se trouvait alors dans la ville de York. D'autres maisons d'édition importantes comme Macmillan of Canada, Clarke Irwin et MCCLELLAND AND STEWART contribuent grandement à la vie littéraire au Canada et assurent la prééminence de Toronto dans ce domaine.

La première compagnie de TÉLÉGRAPHE est fondée à Toronto en 1846. La Compagnie de Téléphone Bell du Canada (1881, maintenant BELL CANADA) installe ses centrales et ses standards à Toronto et dans tout le pays. Au cours des années 20, les premières stations de radio voient le jour. La SOCIÉTÉ RADIO-CANADA (SRC; 1936) y installe sa direction pour la programmation de langue anglaise. Des stations privées telles que CFRB, CHUM, CJRT et la multiculturelle CHIN conservent une large audience.

En 1952, les services de télévision au Canada naissent à Toronto avec la SRC (voir PROGRAMMATION TÉLÉVISUELLE). Actuellement, la ville abrite CBLT, la station de télévision clé de la SRC; TVO, la station éducative du gouvernement de l'Ontario; et, du côté privé, CFTO, le premier diffuseur du réseau CTV; les réseaux Global et City; des canaux spécialisés comme Vision TV (religieux) ainsi que des chaînes d'information, de sports, de variétés, etc.


Administration et politique
Lors de sa première constitution municipale (1834), Toronto est dirigée par un maire et un conseil municipal élu par quartier. Le maire, d'abord choisi par le conseil en son sein, est directement élu après 1870 par les électeurs. Dans les années 1890, un comité de surveillance s'ajoute à la suite d'une vague de RÉFORMES URBAINES en faveur d'une administration « propre » et efficace. Il est aboli dans les années 1960. Des départements assez importants sont formés pour s'occuper de services tels que les routes, l'approvisionnement en eau, la police et la santé, tandis que le comité d'éducation devient en lui-même un puissant corps municipal.

Toronto, hôtel de ville de (nouveau)
Toronto, hôtel de ville de (nouveau)
Le concept et l'architecte du nouvel hôtel de ville de Toronto ont été choisis dans le cadre d'un concours international (photo de Tibor Bognar).
Le premier GOUVERNEMENT MÉTROPOLITAIN au Canada est constitué à Toronto en 1953, alors que 13 municipalités, y compris la ville de Toronto, se réorganisent pour former la municipalité du Grand Toronto. Sous la direction de son président, le conseil de la métropole a la responsabilité générale et unique des finances, de l'éducation, du transport, de l'aide sociale et de l'approvisionnement en eau, auxquels on ajoute par la suite la police et le logement. La ville même et les municipalités associées conservent les tâches liées aux services locaux. Évidemment, les responsabilités et les dépenses les plus importantes relèvent maintenant de la métropole. La population des municipalités environnantes s'étant accrue, le président de la métropole, élu par son conseil, en vient à remplacer le maire de Toronto comme chef de file de la gestion municipale.

En 1996, le gouvernement conservateur provincial, dirigé par Mike HARRIS, propose de remplacer la structure métropolitaine existante de Toronto et de fusionner ses municipalités pour former une énorme « mégapole » relevant d'une administration unique. Cette mégapole existe depuis le 1er janvier 1998. La nouvelle structure municipale se compose d'un maire et de 56 conseillers. Chacune des six municipalités précédentes est représentée par un conseil local qui élit un président. Les présidents élus de chaque conseil local et le maire forment le comité exécutif. Le Conseil local de Toronto est le plus important, élisant 16 conseillers.

Ce projet global, qui remanie ainsi la structure gouvernementale de Toronto tout en la réduisant, offre de réelles économies et plus d'efficacité, selon le régime Harris, qui s'applique à réduire le déficit. Jusqu'à présent, les défenseurs du Grand Toronto soutiennent que ces changements détruiront les responsabilités et la flexibilité des regroupements locaux, créant à la place une administration municipale distante, trop complexe et surchargée qui, loin de diminuer la bureaucratie et les charges fiscales, en rajoutera plutôt, alors que les problèmes augmentent en matière de dégradation du noyau central de la ville, de pauvreté et de criminalité, à l'instar des mégapoles américaines. Il est prématuré de vouloir prédire l'avenir de la restructuration politique de Toronto. Chose certaine cependant, elle est potentiellement lourde de signification.

La politique municipale ne fonctionne manifestement pas sur une base partisane, même si les conservateurs y sont généralement majoritaires (appuyés tout au long du XIXe siècle par l'Ordre d'Orange, très influent à l'époque). Le premier maire, le radical William Lyon MACKENZIE, fait exception, tout comme celui d'après 1880, le réformateur William Howland. Les maires prudents qui gouvernent de façon généralement compétente mais prennent peu de risques sont de loin plus représentatifs. Des maires pragmatiques occupent également longtemps ce poste en raison de leur popularité. C'est le cas de Tommy Church, pendant et après la Première Guerre mondiale, et de Nathan Phillips (des années 50 aux années 60), qui se fait le promoteur d'un nouvel hôtel de ville.

Certains autres sont davantage liés au changement, comme Horatio Hocken, qui doit répondre au besoin accru de services avant la Première Guerre mondiale, David CROMBIE et John Sewell, dans les années 70, qui sont entourés de réformateurs d'une nouvelle trempe prônant la qualité de la vie urbaine plutôt que l'expansion anarchique. Par la suite, les présidents de la commission métropolitaine acquièrent une influence politique dominante. De plus, la métropole, peuplée et exigeante financièrement, occupe également, de façon inévitable, une place importante aux yeux du gouvernement ontarien, tandis que sur la scène fédérale, Toronto pèse de tout son poids sur les élections fédérales et la formation du Cabinet.


Vie culturelle
Toronto constitue le principal centre culturel urbain au Canada anglais. Elle abrite la grande UNIVERSITÉ DE TORONTO (1827); la RYERSON UNIVERSITY (1948); l'UNIVERSITÉ YORK, plus récente (1959); le MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE L'ONTARIO; le ONTARIO COLLEGE OF ART AND DESIGN; le MUSÉE ROYAL DE L'ONTARIO, de renommée internationale; le CENTRE DES SCIENCES DE L'ONTARIO, institution d'avant-garde; l'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE TORONTO; et le BALLET NATIONAL DU CANADA. On y trouve d'autres institutions artistiques et musicales, des bibliothèques connues partout dans le pays, des centres de recherche médicale et scientifique parmi les meilleurs au Canada et le Metro Toronto Zoo, connu dans le monde entier. Cette ville est la plus importante au Canada anglais pour son activité théâtrale. Sa riche variété multiculturelle se reflète maintenant dans les arts du spectacle, ainsi que dans les journaux ethniques et les restaurants.

La ville joue depuis longtemps un grand rôle dans la littérature canadienne-anglaise comme siège national des périodiques littéraires, des maisons d'édition et lieu de résidence d'écrivains célèbres comme Goldwin SMITH, sir Charles G.D. ROBERTS, E.J. PRATT, Morley CALLAGHAN, Marshall MCLUHAN, Northrop FRYE, Margaret ATWOOD et Robertson DAVIES. Dans le domaine des arts, c'est également la ville de Paul KANE, du GROUPE DES SEPT, de Tom THOMSON et de nombreux peintres contemporains, dont Harold TOWN ainsi que de musiciens comme Glenn GOULD.

Les concerts populaires attirent de vastes foules, en particulier à Ontario Place, parc aménagé en bordure du lac ou encore à l'EXPOSITION NATIONALE CANADIENNE, la plus grande exposition annuelle au Canada. Le High Park aux nombreux vallons, le FORT YORK (restauré comme au temps de 1812), la Casa Loma (le grandiose château d'un magnat de la finance des années 1900), la tour du CN et les ÎLES DE TORONTO (réserve érigée en parc près du port) constituent d'autres attractions publiques.

Dans le monde du sport professionnel, Toronto possède une équipe de hockey, les MAPLE LEAFS DE TORONTO; de base-ball, les BLUE JAYS DE TORONTO; de football, les ARGONAUTS DE TORONTO; et de basket-ball, les RAPTORS DE TORONTO. Le sport amateur va de la navigation de plaisance au curling en passant par le patinage olympique, la natation et l'aviron. Le soccer est extrêmement populaire parmi la communauté immigrante. Des installations comme le Maple Leaf Gardens, les patinoires locales, l'Hummingbird Centre (auparavant O'Keefe Centre) et le Thomson Hall, les scènes destinées au théâtre ou à la musique et installées dans les petites agglomérations, les piscines publiques et les terrains d'athlétisme situés dans les parcs desservent toute l'année une population aimant les loisirs.

Girafes au Metro Toronto Zoo
Girafes au Metro Toronto Zoo
Girafes au Metro Toronto Zoo (Photo de Barry Dursley/First Light).
Canada's Wonderland
Canada's Wonderland
Le parc d'attractions situé à Toronto (photo de J.A. Kraulis).
Place Ontario
Place Ontario
Installation récréative très fréquentée sur le bord du lac Ontario, à Toronto (Corel Professional Photos).

Auteur J.M.S. CARELESS


Bibliographie
E. Arthur, No Mean City (1964; S. Otto, éd. rév., 1986); J.M.S. Careless, Toronto to 1918 (1984); Robert Fulford, Accidental City: The Transformation of Toronto (1995); G.P. Glazebrook, The Story of Toronto (1971); W. Kilbourn et R. Christl, Toronto in Words and Pictures (1977); J.T. Lemon, Toronto, The English-Speaking Metropolis Since 1918 (1984); H. Scadding, Toronto of Old (F.H. Armstrong [dir.] 1966); John Sewell, The Shape of the City: Toronto Struggles with Modern Planning (1993); J. Spelt, Toronto (1973).


Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.

ASIE/CANADA
Ce site magnifiquement illustré explore la relation entre l'Est et l'Ouest depuis les premiers temps jusqu'à nos jours en mettant l'accent sur l'expérience très complexe asiatique au Canada. De l'Institut Historica-Dominion.

Archives publiques de l'Ontario
Les collections des Archives publiques de l'Ontario constituent une ressource précieuse pour l'étude de l'histoire de l'Ontario et de sa population. Découvrez des photographies historiques, tableaux, documents, affiches patriotiques, lettres personnelles, présentation audio et plus encore.

Musée royal de l'Ontario
Le site officiel du Musée royal de l’Ontario présente des guides illustrés de nombreuses collection du musée.

Lieu historique national du Canada de l'Établissement-Buxton
Page d'information sur les caractéristiques patrimoniales des établissement Buxton Lieu historique national du Canada, un arrêt sur la portion ontarienne du chemin de fer clandestin. Chercher dans ce site pour d'autres endroits sur cette route historique à la liberté pour les anciens esclaves des États-Unis. De Parcs Canada.

Toponymie du Canada
Utilisez cette page afin de localiser une carte du SNRC en faisant une recherche dans la Base de données toponymiques du Canada (BDTC). Tapez le nom d'une ville, d'un village, d'un lac ou de toute autre entité géographique, spécifiez le type d'entité que vous cherchez ainsi que la province ou le territoire où se trouve l'entité. Par Ressources naturelles Canada.

Histoire des édifices parlementaires de l'Ontario
Depuis 1792, cinq immeubles différents ont été construits pour abriter le siège du gouvernement en Ontario.

Géopanorama du Canada
Géopanorama : Faire connaître aux communautés canadiennes leurs paysages, leurs ressources hydrauliques et terrestres et les risques environnementaux qui y sont associés.

Histoire des Noirs au Canada
Portail Web très détaillé comprenant des liens vers des ressources en ligne sur l’histoire de la communauté noire au Canada. Les thèmes présentés sont nombreux : l’esclavage, les premières communautés noires au Canada, les droits de la personne, l’immigration, les personnalités et les dirigeants locaux dont l’influence se fait sentir dans le monde des affaires, de la politique, de la religion, des sports, des activités militaires et du monde artistique. Par L’Institut Historica-Dominion.

A Winter Tale


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