On donne à la technologie des définitions fort diverses, allant de « tout ce qui s'apprend » à l'« application de la science à la résolution de problèmes industriels ». La définition suivante pourrait toutefois être plus utile que ces dernières : « Ensemble des techniques, des outils et de l'équipement utilisés par les membres d'une société pour convertir des objets physiques (comme les RESSOURCES naturelles) en produits qui leur sont utiles. » La technologie modifie la société et est modifiée par elle, et un progrès technologique ne peut être évalué qu'à la lumière d'un ensemble de facteurs sociaux et techniques. Le progrès technologique est lié à la technologie en place ainsi qu'à la conjoncture politique et économique.


Technologie chez les autochtones
Les techniques utilisées par les autochtones pour s'adapter aux régions du Canada, des Grands Lacs au Grand Nord, sont étroitement liées aux conditions géographiques et aux ressources locales. Citons, parmi les réussites remarquables, le CANOT D'ÉCORCE, les RAQUETTES, le TIPI et l'IGLOO. Même après les débuts de la colonisation, la population du Canada est encore assez clairsemée, et le pays, en raison de son statut de colonie, est d'abord un exportateur de matières premières et un importateur de produits manufacturés et de techniques (voir MERCANTILISME). La FABRICATION INDUSTRIELLE demeure proportionnellement moins développée au Canada qu'en Europe ou aux États-Unis jusqu'à la Première Guerre mondiale, et la plupart des réalisations en INGÉNIERIE , jusqu'à cette époque, sont liées à la résolution de problèmes particuliers se rattachant à la sévérité du climat, au TRANSPORT sur de longues distances et dans des régions isolées ou à l'exploitation des ressources naturelles.

Foremost Husky 8
Foremost Husky 8
Ce véhicule canadien conçu spécialement pour le Nord canadien est maintenant utilisé dans le monde entier, comme ici dans les champs pétrolifères d'Indonésie (avec la permission de Canadian Foremost Ltd.).


Colonisation (1600-1850)
La première période, qui s'étend de l'arrivée des premiers Européens jusqu'à l'époque du chemin de fer (voir CHEMIN DE FER, HISTOIRE DU ) couvre le développement du Canada en tant que colonie européenne. En général, les techniques utilisées sont importées directement d'Europe et, à quelques détails près, sont celles utilisées depuis le Moyen Âge. On construit des maisons à charpente de bois, les écluses ont des portes busquées et des chambres en pierre taillée, et les mines sont exploitées à la force brute et à la poudre noire. Les modifications apportées par les colons à ces techniques témoignent des efforts d'adaptation à la GÉOGRAPHIE, au climat et aux ressources naturelles du Canada ainsi qu'aux techniques autochtones. Elles suivent l'évolution politique et sociale de la jeune colonie.


Pêche
Les premiers recours notables à la technologie touchent la PÊCHE. La rivalité internationale dont fait l'objet la morue des GRANDS BANCS DE TERRE-NEUVE est à l'origine des premières colonies françaises et anglaises à Terre-Neuve et en Nouvelle-Écosse. Ces colonies sont directement touchées par la technologie halieutique existante. En effet, alors que les Français et les Portugais salent le poisson immédiatement après l'avoir pris et mettent ensuite le cap sur leur pays sans vraiment mettre pied à terre (pêche « verte »), les pêcheurs anglais, eux, ne disposant pas de sel à bon marché, sont contraints d'établir des postes le long des côtes pour faire sécher leurs prises et les conserver durant le retour (pêche « sèche »). Durant cette période, les techniques élémentaires se transforment très peu, mais elles façonnent indiscutablement le caractère des gens et mènent à l'industrie de la construction navale (voir CONSTRUCTION NAVALE ET RÉPARATION DE NAVIRES), qui rend les gens des Maritimes célèbres de 1860 à 1880.


Construction
Le principal problème technique auquel font face tous les colons est la construction d'une maison. Dans les premières villes, on copie directement les méthodes de construction européennes, tandis qu'à la campagne, on s'adapte aux matériaux et aux conditions de l'endroit. C'est la construction à charpente de bois de l'Europe de l'Ouest, bien connue des colons, qui est d'abord utilisée et adaptée par les HABITANTS du Canada et les ACADIENS. Pour le calfeutrage des murs, on recourt au bois et non à la maçonnerie. Les LOYALISTES, qui s'installent dans les Maritimes et dans le Haut-Canada, bâtissent des MAISONS DE RONDINS. C'est faire là un excellent usage de ressources forestières abondantes. Les colons qui s'installent dans les prairies dénuées d'arbres près de la rivière Rouge construisent leurs premières habitations en terre glaise (voir HUTTES DE TERRE).


Agriculture
Tous les pionniers s'adonnent à l'agriculture (voir AGRICULTURE ET ALIMENTATION), sous une forme ou une autre. Ce sont probablement les techniques rattachées à cette activité qui sont les plus universelles. L'agriculture au Canada est souvent très différente de l'agriculture en Europe. En effet, les techniques agricoles dépendent, plus que toutes autres, du climat, du sol, de l'eau, des animaux nuisibles et des régimes de tenure.

Le fermier canadien n'hérite pas d'une ferme, il en crée une. Les fermiers acadiens sont ainsi forcés de construire des digues pour protéger leurs champs dans les marais de la baie de Fundy. Les habitants et les loyalistes de la vallée du Saint-Laurent défrichent d'épaisses forêts avec des outils primitifs et une main-d'oeuvre insuffisante. Chez les loyalistes, chaque groupe composé de cinq familles reçoit un jeu d'outil complet et ceux de deux familles, une scie de travers et une scie à chantourner. Les haches distribuées aux colons sont des haches de marin, à manche court, plutôt que des haches de bûcherons et elles sont en somme presque inutiles, car elles ne restent pas aiguisées (voir OUTILS DE MENUISERIE). Il faut souvent à ces fermiers de la première heure de nombreuses années pour défricher quelques hectares pendant qu'ils se bâtissent un logis, cultivent la terre et s'occupent des animaux.

Les premiers fermiers ont la chance de pouvoir apprendre des Amérindiens à se servir des animaux, des oiseaux, des poissons et des plantes indigènes (voir PLANTES, UTILISATION PAR LES AUTOCHTONES DES). La culture du maïs, des fèves et de la courge, apprise des Hurons, est inestimable. Peu à peu, on voit naître une agriculture mixte de subsistance. Au début, les Acadiens et les habitants du Canada utilisent de lourdes charrues comparables aux charrues médiévales à deux roues tirées par des boeufs. Un outil rustique et plus petit, sans roue ni coutre, est inventé pour manoeuvrer autour des souches et des roches. Peu à peu, on substitue le fer au bois, et il arrive souvent qu'une charrue « écossaise », toute en fer, soit importée au Canada. La charrue continue à se perfectionner en forme et en dimensions jusqu'à ce que l'on conçoive la charrue à lame d'acier pour le sol compact des prairies après 1880. Lorsque les fermiers peuvent vendre au marché, ils écoulent leurs surplus et améliorent leur ferme avec le produit de leurs ventes. Au début du XIXe siècle, des faucheuses hippomobiles sont apportées des États-Unis. Les forgerons du Canada en adoptent le modèle, et l'INDUSTRIE DU MATÉRIEL AGRICOLE du Canada naît.


Moulins et scieries
Les deux plus grandes corvées du colon sont la mouture du grain et le sciage du bois. Champlain bâtit un moulin à blé en 1607, probablement le premier moulin de toute l'Amérique du Nord, à PORT-ROYAL, dans la baie de Fundy. Il est du droit et de la responsabilité des seigneurs, en NOUVELLE-FRANCE, de bâtir des moulins à blé et des scieries, mais ces constructions sont loin de s'effectuer partout où le besoin s'en fait sentir. Au début, beaucoup de moulins n'ont que des scies simples et un ensemble de meules alimentées par la même roue hydraulique. L'arrivée des loyalistes dans le Haut-Canada provoque un besoin immédiat de nouveaux moulins et scieries qu'on érige à Kingston Mills sur la rivière Cataraqui, en 1783-1784, et à Napanee, en 1797. Les deux applications, mécanisées au Moyen Âge en Europe, sont adaptées assez facilement au contexte canadien. Il y a des cours d'eau presque partout dans l'Est du Canada pour servir de force motrice. Certains moulins sont toutefois mus par le vent ou la marée. Plus tard, on crée suivant la même technique des fabriques de TEXTILES TISSÉS et des forges. Les moulins sont le noyau de beaucoup de petits villages et constituent la première manifestation du génie mécanique au Canada.


Transport
Le transport constitue le plus grand défi des ingénieurs canadiens. La rudesse du pays, la dispersion des colonies et la rigueur du climat posent des problèmes peu courants en Europe occidentale. Les premières solutions consistent à importer d'Europe diverses formes de transport par eau, du navire complètement gréé aux embarcations plus modestes (à rame et à voile) dont tout grand navire est habituellement doté. Les Français ont tôt fait d'adopter le canot d'écorce pour voyager sur les cours d'eau intérieurs du Bouclier canadien. La Compagnie de la baie d'Hudson met au point la BARGE D'YORK pour les voyages à l'intérieur des terres à partir de la baie d'Hudson. Les premières colonies sont créées près des cours d'eau puis, à mesure qu'elles s'étendent le long du Saint-Laurent à l'ouest des rapides de Lachine, on construit des canaux de tout genre (voir CANAUX ET VOIES NAVIGABLES), allant du petit fossé, pour les chaloupes, aux voies navigables plus ambitieuses comme le CANAL RIDEAU.

La construction navale débute au XVIIe siècle, mais son épanouissement est retardé par les restrictions coloniales jusqu'au milieu du XIXe siècle. C'est à cette époque qu'on commence, dans les chantiers navals des provinces de l'Atlantique et de Québec, à construire des navires de plus en plus grands. La technologie du bateau à vapeur, mise au point par Robert Fulton aux États-Unis, est rapidement adoptée par les ingénieurs et les hommes d'affaires du Saint-Laurent et des Grands Lacs. John MOLSON finance la construction de l'ACCOMMODATION, à Montréal, en 1809, pour effectuer la liaison Montréal-Québec, très fréquentée. Sa machine à vapeur est faite sur place. Par la suite, le 7 septembre 1816, le Frontenac, un navire plus grand doté d'un moteur Boulton and Watt importé d'Angleterre, devient le premier bateau à vapeur en service sur les Grands Lacs. Toutefois, ces machines à vapeur à basse pression, fort simples, ne sont pas très puissantes et consomment beaucoup de bois. Plus tard, la mise au point du moteur combiné, qui fonctionne au charbon, améliore l'efficacité de ces navires à un point tel qu'ils font pratiquement disparaître la navigation à voile.

Au début, le transport terrestre est limité presque exclusivement aux régions urbaines. La construction de routes très longues reliant les colonies, même en terre battue, est trop onéreuse pour être envisagée.

Vers la fin de la colonisation, on achève quelques routes principales. Dans les endroits marécageux, on pave le chemin de rondins en cèdre et, là où on circule beaucoup, on étend du gravier. Dans les années 1840, les Canadiens connaissent même les routes en madriers, qu'on se procure à bon marché, mais que le verglas hivernal et la fonte au printemps anéantissent rapidement. Seules les rues de la ville sont pavées, habituellement de galets rudimentaires. La CHARRETTE DE LA RIVIÈRE ROUGE, tirée par des boeufs ou par des chevaux, est utilisée dans les Prairies, où il n'y a pas d'arbres ni de dénivellation notable.


Exploitation forestière
Le commerce du bois (voir BOIS, HISTOIRE DU COMMERCE DU) naît le long des principaux cours d'eau du Nouveau-Brunswick et s'étend au Saint-Laurent et à la rivière des Outaouais au début du XIXe siècle. La hache à simple taillant pour l'abattage, la doloire pour l'équarrissage et les traîneaux pour le transport jusqu'au cours d'eau sont des répliques presque identiques des outils destinés au même travail dans les pays baltes.


Exploitation minière
Les premiers chargements de minerai rapportés en Europe par CARTIER et FROBISHER s'avèrent sans valeur, et ce n'est qu'avec la découverte d'or en Colombie-Britannique et dans le Klondike et d'argent et d'or dans le Bouclier canadien, à la fin du XIXe siècle, que les imposantes RESSOURCES MINÉRALES du Canada commencent à être exploitées avec succès. On extrait du CHARBON sporadiquement au Cap-Breton à partir du début du XVIIIe siècle. Du MINERAI DE FER des marais est extrait, fondu et traité aux FORGES SAINT-MAURICE, près de Trois-Rivières (la construction commence en 1733, mais le premier morceau de fer fondu ne sort qu'en 1738) et à Normandale, dans le Haut-Canada. La COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA (fondée en 1842) joue un rôle primordial dans l'exploitation des richesses minérales du Canada (voir MINERAL) en détachant des équipes sur le terrain qui examinent minutieusement les affleurements rocheux, interprètent leur présence et couchent leurs résultats sur des cartes qui conduisent de nombreux prospecteurs vers de nouveaux gisements de minéraux d'intérêt économique.


Sommaire
La période de la colonisation est caractérisée par une lutte pour la survie dans un climat nouveau et souvent hostile. Les pionniers apportent d'Europe et des États-Unis des techniques qu'ils connaissent bien et les adaptent habilement aux conditions locales. On reconnaît des exemples de cette adaptation dans le calfeutrage des maisons à charpente de bois avec des grumes, plutôt qu'avec du mortier, l'utilisation d'essences forestières locales comme le mélèze laricin en construction navale et l'installation des roues hydrauliques à l'intérieur des moulins pour les protéger de la neige et de la glace. Durant cette période, le Canada a surtout recours à ses ressources hydrauliques dont il dépend pour l'agriculture, la pêche, le transport et l'énergie. Parmi les ingénieurs qui jouent un rôle de premier plan dans le développement du Canada, beaucoup reçoivent leur première formation dans le cadre de travaux touchant le transport. Il s'agit de gens pratiques et détenant peu de formation théorique, mais qui réussissent à réaliser de très grands ouvrages. Thomas KEEFER commence sa carrière au canal Érié et au CANAL WELLAND et continue en construisant des chemins de fer, des ponts et des aqueducs. Sandford FLEMING participe à la construction du CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL comme ingénieur et met ensuite au point l'HEURE normale.


Croissance (1850-1900)

Édifice du Canadien Pacifique (Toronto)
Édifice du Canadien Pacifique (Toronto)
L'édifice du Canadien Pacifique (1912) est l'un des premiers gratte-ciel, semblable à l'édifice de la Traders Bank (à droite), ayant une base solide, des étages similaires et un sommet ornemental (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/PA-60392).
De 1850 à 1900, d'importantes améliorations dans le secteur de l'outillage, des matériaux et de l'énergie fait passer le génie canadien de l'époque médiévale à l'ère mécanique en 50 ans. Dans les années 1850, les forces politiques et économiques suscitent le développement des chemins de fer, pendant que les machines à vapeur et la nouvelle machinerie (voir MACHINERIE LOURDE ET DE L'OUTILLAGE, INDUSTRIE DE LA) métamorphosent fabriques et fermes. La confédération de 1867 est à l'origine du chemin de fer Intercolonial, et plus tard de la POLITIQUE NATIONALE, de la Loi sur les brevets, du CANADIEN PACIFIQUE et de l'ouverture des PRAIRIES OCCIDENTALES. Les provinces de l'Atlantique assistent à la fin des voiliers, et l'industrie de la pêche se développe grâce à la réfrigération et aux bateaux à vapeur. Le secteur secondaire, appuyé par le gouvernement fédéral, commence à se développer modestement.


Transport
Les avantages des chemins de fer au Canada sont évidents : ils sont beaucoup plus polyvalents que les canaux et ils ne gèlent pas en hiver. Lorsque la GUARANTEE ACT (1849) offre une aide financière, beaucoup de chemins de fer locaux sont mis en chantier dans le Haut et le Bas-Canada et les provinces de l'Atlantique. La majeure partie des spécialistes et du matériel roulant viennent d'abord d'Angleterre, mais les ingénieurs canadiens s'occupent d'une grande partie de la construction. Les usines canadiennes, qui commencent à fabriquer des crampons et des rails, poursuivent en fabriquant des locomotives.

En 1860, la plupart des localités importantes du Haut et du Bas Canada sont reliées par le chemin de fer GRAND TRUNK RAILWAY OF CANADA tandis que la ST. LAWRENCE AND ATLANTIC RAILROAD assure la liaison Montréal-Portland (Maine). En 1876, le parachèvement du chemin de fer Intercolonial à l'est est l'une des conditions de l'adhésion de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick à la confédération. La construction laborieuse du CP à travers le roc et les fondrières du bouclier précambrien, les Prairies et les Rocheuses est l'un des plus grands exploits du génie canadien. Elle fournit l'occasion d'importer la haute technologie américaine au Canada (les innovations canadiennes sont négligeables), d'ouvrir les vastes champs de céréales des Prairies, d'encourager l'immigration et de réunir littéralement les différentes parties du pays. La technologie des chemins de fer a également une incidence sur la construction des PONTS. La construction tubulaire du pont Victoria de Montréal (terminé en décembre 1859) est une merveille du génie de l'époque. En outre, quelques-uns des premiers ponts cantilever au monde sont construits sur la rivière Niagara et le fleuve Fraser en 1883 et sur le fleuve Saint-Jean en 1884.

Les canaux sont reconnus comme des voies efficaces pour le transport en vrac et, avec l'intensification de la circulation dans les Grands Lacs, il faut moderniser le réseau. Le tracé du canal Welland est refait et sa profondeur passe de 2,7 à 3,7 m en 1883 et à 4,3 m en 1887. On construit un canal à Sault Ste. Marie en 1895, et le canal Soulanges est inauguré en 1899. En Nouvelle-Écosse, le canal Shubenacadie, attendu depuis longtemps et qui relie la baie de Fundy à Dartmouth, est ouvert en 1861. On entreprend de nouveaux travaux sur le CANAL TRENT, en vue de fournir une nouvelle voie d'accès à la partie supérieure des Grands Lacs.

Dans la région de l'Atlantique, la construction navale est à son sommet et, avec des voiliers comme le MARCO POLO qui jouissent d'une réputation internationale, des dizaines de chantiers au Québec, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard entrent dans une période d'activité fébrile. Les navires de commerce construits au Canada pour la Grande-Bretagne parcourent l'empire. Pendant ce temps, la technologie des bateaux à vapeur atteint la maturité, et les coques de bois équipées de moteurs primitifs font place aux machines à cylindres couplés à haute pression, installées dans des coques de fer et d'acier. Les changements technologiques ravagent l'industrie de la construction navale des Maritimes.

Vers 1880, les villes du Canada croissent à un point tel que tout le monde ne peut se rendre à son travail à pied : il faut des transports publics. Les omnibus tirés par des chevaux sont suivis des tramways également hippomobiles et, lorsque le tramway électrique est inventé, Toronto (1885) et Windsor (1886) sont parmi les premières villes en Amérique du Nord à en être pourvues. La bicyclette sécuritaire fait son apparition peu avant 1900 et transforme radicalement le mode de transport du particulier.

Locomotive No 162
Locomotive No 162
Grand Trunk Railway, dans une épreuve à l'albumine, vers 1860 (avec la permission du Musée des beaux-arts du Canada).
Chasse-neige rotatif
Chasse-neige rotatif
Le chasse-neige rotatif, mis au point par J.W. Elliott, en 1869, permet d'utiliser le chemin de fer régulièrement et en toute sécurité pendant les hivers canadiens (avec la permission de la British Library).
Marco Polo
Marco Polo
En retranchant une semaine du précédent record de la traversée de l'Angleterre à l'Australie, le « Marco Polo » reçoit le titre du « navire le plus rapide au monde » (avec la permission du Musée du Nouveau-Brunswick).


Agriculture
L'Est du Canada perd son marché préférentiel du blé en Grande-Bretagne et se tourne graduellement vers l'ÉLEVAGE LAITIER. Le concept de fromagerie (voir FROMAGES ET FABRICATION DES FROMAGES ) est emprunté aux New-Yorkais par les gens du Haut et du Bas-Canada vers 1860. On peut maintenant produire un fromage plus uniforme, de meilleure qualité et susceptible d'être vendu dans les villes. Par ailleurs, la mécanisation prend en charge un grand nombre de travaux agricoles. Massey, Harris, Hamilton, Shantz, Frost et Wood et d'autres sociétés mettent au point une gamme complète de machines agricoles pour la plupart des tâches. Des modes différents de traitement de la nourriture, d'emballage de la viande et plus tard de réfrigération suscitent de nouveaux débouchés.

Dans l'Ouest du Canada, vers 1900, la plupart des problèmes d'adaptation au climat et de mise en marché sont résolus. Les tracteurs à vapeur, les charrues en acier, les moissonneuses-lieuses et les batteuses efficaces transforment les Prairies en grenier. Bien que beaucoup de tracteurs soient importés des États-Unis et de la Grande-Bretagne, les faucheuses et les moissonneuses-lieuses Massey et Harris sont reconnues dans le monde entier pour leur efficacité et leur fiabilité.


Pêche
Vers 1860, les techniques de pêche dans l'Atlantique se transforme avec l'introduction de la ligne longue, ou « bultow ». La réfrigération et les voies ferrées intensifient le marché du poisson frais. La croissance du commerce du homard frais et l'industrie de la mise en conserve croissent rapidement pendant que les stocks de homards de la Nouvelle-Angleterre s'épuisent.


Exploitation forestière
L'exploitation forestière se poursuit dans l'Est du Canada, avec la construction de scieries géantes destinées à pourvoir les villes de la Nouvelle-Angleterre en pleine croissance. Peu avant 1870, la pâte de bois est incorporée au procédé de fabrication du papier au Canada, et on se met à exploiter des peuplements de bois à pâte que l'on croit sans valeur jusque-là. La voie ferrée suscite l'éclosion d'une exploitation forestière à grande échelle en Colombie-Britannique, où quelques-unes des plus grandes forêts sont transformées en bois de construction et en pâtes et papier (voir PÂTES ET PAPIERS, INDUSTRIE DES). La technologie n'est pas exactement la même dans l'Est et dans l'Ouest du Canada. En effet, les chaînes de montagnes de l'Ouest ne disposent pas de rivières adéquates pour le transport des lourdes billes. Il faut donc accroître la mécanisation, et c'est pourquoi les scieries sont construites sur une plus grande échelle.


Exploitation minière
Elle démarre en trombe en Colombie-Britannique, avec la ruée vers l'or du Fraser, à la fin des années 1850. Néanmoins, la découverte de gisements de métaux communs dans le Sud-Est de la Colombie-Britannique a des répercussions d'ordre technique plus durables. Ces gisements, comme la mine Sullivan (COMINCO), toujours exploités aujourd'hui, sont à l'origine de l'un des premiers campements miniers du Canada. Les énormes réserves de nickel et de cuivre du bassin de Sudbury sont découverts lors de l'aménagement du chemin de fer du CP. Les techniques métallurgiques constituent souvent la clé qui donne accès à leur richesse. Le procédé Orford est utilisé pour séparer le minerai de nickel et de cuivre du bassin de Sudbury. On a recourt à la flottaison différentielle pour séparer des minerais complexes, composés principalement de plomb et de zinc, à la fonderie de Trail, en Colombie-Britannique.

Les nappes de goudron et de PÉTROLE sont connus des Amérindiens qui les utilisent à des fins médicinales depuis des générations, mais la première exploitation commerciale de ces gîtes n'a lieu qu'après 1857, à Oil Springs (Ontario), lorsqu'un petit puits est creusé avec de l'équipement ordinaire destiné au forage de puits d'eau.

On construit une raffinerie dans la ville voisine de Sarnia, où l'on transporte le pétrole par pipeline. La nappe s'épuise en quelques décennies, mais une industrie extrêmement importante voit le jour au Canada (voir PÉTROLE ET GAZ NATUREL). Les mines d'AMIANTE , dans les Cantons de l'Est, entrent en service durant cette période.

La RUÉE VERS L'OR DU KLONDIKE (1898) attire des pionniers de partout et rend nécessaire la construction de nouvelles voies de transport. L'une des plus importantes est tracée dans l'étroit COL WHITE, jusqu'à Whitehorse, par le WHITE PASS AND YUKON RAILWAY. C'est lors du forage des mines d'or que les ingénieurs canadiens sont aux prises pour la première fois avec le PERGÉLISOL. Ils en viennent à bout au moyen de feux de bois, puis de boyaux à vapeur. Le véritable défi se présente plus tard, toutefois, lorsqu'il faut réviser la conception de dragues afin de contrer l'usure constante causée par le pergélisol, dur comme le roc.


Énergie
La machine à vapeur métamorphose les transports et elle procure à l'INDUSTRIE et à l'agriculture une source d'énergie beaucoup plus souple que les sources traditionnelles. La puissance de la vapeur est cependant implanter graduellement dans l'industrie. Souvent, les scieries et les usines adoptent la vapeur comme source d'appoint ou lors d'une expansion. Grâce à elle, on peut maintenant rapprocher les usines des matières premières ou des marchés. Finalement, l'ÉLECTRICITÉ fait son apparition au Canada vers 1880. On aménage de nombreux sites hydroélectriques afin de tirer profit de cette nouvelle source d'ÉNERGIE souple et adaptable. Certaines des premières centrales sont destinées à éclairer les grandes scieries où la flamme nue est un risque d'incendie, comme la scierie de Young, à Ottawa en 1882, et la Canada Cotton Co de Cornwall, en Ontario en 1883. Enfin, l'exploitation de l'abondante énergie des CHUTES NIAGARA au cours de la décennie suivante annonce une ère nouvelle.


Fabrication industrielle
L'industrie de l'outillage agricole connaît un essor spectaculaire grâce aux nouvelles sources d'énergie et aux nouveaux modes de fabrication et d'assemblage. En outre, le chemin de fer rend possible l'expédition au loin des produits et favorise la concentration. Des fabriques de machines et d'outils sont créées pour approvisionner les industries ferroviaire et forestière. La Victoria Foundry and Machine Shops (1854) d'Ottawa fabrique des machines à vapeur, des chaudières et de l'équipement pour les scieries. La Canadian Locomotive Co, fondée sous le nom de Tutton and Duncans Foundry à Kingston, en Ontario (1854), fabrique des locomotives et de l'équipement minier, et la Goldie-McCulloch (1859), de Galt, en Ontario, des chaudières, des machines, des pompes et de l'équipement de minoterie.

La mouture est profondément transformée par l'introduction des laminoirs, qui accélèrent le traitement du blé dur de l'Ouest. L'une des premières meuneries à adopter cette nouveauté est celle de E.W.B. Snider, à St. Jacobs (Ontario), dans les années 1870. Pour sa part, l'Ogilvie Flour Milling Co, fondée en 1801, fait construire une grande usine, à Montréal, en 1886, où elle installe des broyeurs à meules horizontales du dernier modèle. Par ailleurs, Bessemer fait breveter sa méthode de fabrication d'acier en 1856, mais ce n'est pas avant la fin du XIXe siècle que l'acier est disponible en grandes quantités pour la construction de ponts et d'édifices au Canada. Au début, la majeure partie de l'acier importé au Canada est destinée aux voies ferrées. La transition des rails de fer aux rails d'acier s'amorce au début des années 1870. Il faut toutefois de nombreuses années aux métallurgistes pour créer un acier capable de résister aux différentes contraintes rencontrées dans un pont.

L'un des premiers ponts en acier du Canada est un pont de chemin de fer cantilever, construit à Saint John au Nouveau-Brunswick en 1884. Comme l'acier, le ciment (voir CIMENTERIES) est utilisé depuis des siècles, mais le ciment hydraulique de bonne qualité à prix abordable n'est disponible au Canada qu'à partir de 1890. La première usine à fabriquer du véritable ciment hydraulique, ou ciment Portland, (1889) est probablement l'usine de Hull, au Québec, appartenant à C.B. Wright and Sons.

Le bois conserve son rôle de matériau de construction de base. En effet, l'apparition des scieries commerciales rend possible la standardisation du bois d'oeuvre. La charpente à claire-voie, construite avec le « deux par quatre » commun (d'env. 5 cm sur 10), remplace les charpentes en gros bois. Les clous de broche sont abordables et en vente partout. Dans les immeubles, les colonnes en fonte et les poutres en fer industriel font place peu à peu à l'acier vers 1900. Les ÉDIFICES DU PARLEMENT fédéral à Ottawa, construits au cours des années 1860, figurent parmi les premiers bâtiments en Amérique du Nord à être dotés d'une charpente métallique intérieure. Les constructions en brique se répandent avec l'apparition des fours à ruche, des fours à tirage descendant et des machines à mouler les briques.

On utilise le ciment pour les planchers et les fondations, puis on le renforce d'acier. Son usage se répand, ce qui révolutionne l'INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION. À la fin de cette période, les usines et les immeubles à plusieurs étages sont dotés du chauffage central, de l'éclairage électrique, d'ascenseurs, d'eau courante et d'un service d'égouts.


Communications
La technologie progresse rapidement avec l'avènement du TÉLÉGRAPHE électrique, le compagnon du chemin de fer dans les années 1850. Le TÉLÉPHONE de Bell apparaît au cours des années 1870, et, avant la fin du XIXe siècle, les communications téléphoniques sont courantes dans la plupart des grandes villes. Le premier central téléphonique au Canada est installé en 1878, à Hamilton, et, à la fin de l'année, quarante téléphones y sont reliés.


Eau et systèmes sanitaires
Les villes requièrent beaucoup d'eau pour l'usage domestique et industriel et pour la protection contre les incendies et parallèlement un système d'ÉLIMINATION DES DÉCHETS. La plupart des grandes villes sont approvisionnées en eau par des pompes à vapeur, et, en 1900, certaines utilisent des filtres à sable ou de l'hypochlorite de chaux pour le TRAITEMENT DE L'EAU. Toronto en 1841 et Kingston en 1850 se dotent d'un poste de pompage. Halifax et Saint John recourent depuis longtemps à des systèmes gravitaires (depuis 1848 et 1838 respectivement). Beaucoup de villes ont un réseau d'évacuation destiné à recevoir l'eau de pluie et de la neige, mais n'ont pas d'égouts.


Formation technique
La formation technique prend naissance à cette époque dans les ateliers des chemins de fer, les usines et les écoles. L'enseignement du GÉNIE CIVIL débute lentement : King's College de Fredericton (1854), McGill (1871), School of Practical Science de Toronto (1873), École polytechnique de Montréal (1873), Royal Military College (1876) et School of Mining and Agriculture de l'U. Queen's (1893), de Kingston, en Ontario. On y offre aussi des cours de GÉNIE MINIER et de GÉNIE MÉCANIQUE, auxquels s'ajoutent bientôt des programmes de GÉNIE ÉLECTRIQUE et de GÉNIE CHIMIQUE.

La profession d'ingénieur connaît une expansion rapide depuis la grande époque de la construction des canaux et des chemins de fer. Elle est pratiquée notamment par Thomas Keefer et son frère Samuel, sir Casimir GZOWSKI, Sir John KENNEDY et les frères SHANLY.


Aube des temps modernes (1900-1940)
La première décennie du XXe siècle est marquée par une prospérité et un développement de l'agriculture inégalés qui signalent l'avènement d'une véritable économie nationale. L'exploitation de la rivière Niagara en 1895 inaugure une ère industrielle fondée en grande partie sur l'électricité et les INDUSTRIES CHIMIQUES connexes. La Première Guerre mondiale constitue un terrain d'essai pour les moteurs à combustion interne des automobiles et des avions. Les inventions de la Première Guerre mondiale, appliquées à l'AVIATION DE BROUSSE, contribuent à l'ouverture du Nord. Le moteur à essence s'avère fort utile après la guerre, et le moteur Diesel se répand dans les transports publics. Finalement, la RADIO, la TÉLÉVISION et l'aviation facilitent les communications.


Agriculture
La mécanisation de l'agriculture dans les Prairies se poursuit durant la croissance de 1901-1911. Le tracteur à essence remplace le tracteur à vapeur durant la Première Guerre mondiale et la prise de force, les pneumatiques et le levage hydraulique sont mis au point dans les années 20. Beaucoup de machines agricoles voient le jour, par exemple, les cultivateurs pour semis pour les champs de tabac et de maïs et la batteuse automatique Sylvester, en usage dans l'Ouest. De nouvelles lignées de blé à croissance rapide (par exemple, le BLÉ MARQUIS, le Garnet, le Reward) permettent l'expansion des terres cultivées vers le Nord des Prairies.

Les nouvelles techniques de pasteurisation, de réfrigération et de mise en conserve de la viande, des légumes et des fruits ainsi que le lait condensé et le fromage fondu favorisent l'approvisionnement des villes, qui sont en pleine croissance après la guerre. Toujours traditionnelles en 1900, l'agriculture est hautement mécanisée à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.


Pêche
Dans les Maritimes, l'industrie de la pêche subit de grandes transformations. La fusion de sociétés assure plus de fonds pour le développement technologique. En 1908, beaucoup de navires à vapeur sont déjà convertis en chalutiers et il en est de même des dragueurs de mines après la Première Guerre mondiale. La goélette traditionnelle commence à disparaître. L'amélioration de la réfrigération, des transports et des communications facilite l'approvisionnement en poisson frais. La congélation du poisson-appât apparaît à la toute fin du XIXe siècle et celle du poisson frais prend naissance dans les Grands Lacs au début du siècle. Cette pratique est adoptée sur les côtes Est et Ouest du Canada, bien que le procédé ne permette qu'une conservation à court terme.

En 1929, l'Américain Clarence Birdseye démontre que la congélation rapide conserve la qualité du produit, et l'usage accru de congélateurs par les détaillants modifie les techniques de vente. Enfin, l'arrivée du moteur à combustion interne sur les petites embarcations procure une plus grande mobilité aux pêcheurs.


Transport
Le succès du CP incite deux concurrents, le GRAND TRUNK PACIFIC RAILWAY et le CANADIAN NORTHERN RAILWAY, à construire des lignes transcontinentales. Le Temiskaming and Northern Ontario Railway (voir COMMISSION DE TRANSPORT ONTARIO NORTHLAND) est construit entre North Bay (Ontario) et la baie James (1903-1931). Le HUDSON BAY RAILWAY (1909-1929) construit un chemin de fer jusqu'à Churchill (Manitoba) où l'on compte ériger un nouveau port pour l'expédition du grain des Prairies, et des lignes secondaires sont ouvertes ici et là dans les BASSES-TERRES DE LA RIVIÈRE DE LA PAIX.

Sur le Saint-Laurent, on élargit les canaux de Cornwall, de Williamsburg (Ontario) et de Beauharnois (Québec) de 1900 à 1903. Un dernier effort est fait pour relier les diverses sections du canal Trent de 1895 à 1920. L'élévateur hydraulique de PETERBOROUGH, conçu par R.B. Rogers, le plus grand du genre au monde, est une réalisation exceptionnelle d'ingénierie. En 1910, la seule écluse du Manitoba est terminée sur la rivière Rouge à St. Andrews. Le canal Welland ne suffit plus aux bateaux de plus en plus gros et nombreux. On creuse un nouveau canal, plus grand et plus direct : le Welland Ship, commencé en 1913 et interrompu par la guerre, est terminé en 1932.

Les camions et les automobiles passent de curiosités à nécessités. Dans les années 20, les provinces confient à leur ministère de la voirie la tâche de construire les routes interprovinciales ainsi que de concevoir et de construire les routes provinciales.

Cette construction est facilitée par une nouvelle génération de camions et de tracteurs adaptés à ces travaux. Le transport en commun est devenu essentiel aux citadins : les omnibus tirés par des chevaux sont remplacés par les TRAMWAYS dans 46 villes canadiennes dans le début des années 20. En 1932, l'arrivée des premiers autobus est marquée par la mise en service d'un autobus Diesel à Montréal.

Le SILVER DART réalise le premier vol de l'Empire britannique, à Baddeck (Nouvelle-Écosse), en 1909. Les pilotes canadiens jouent un rôle important durant la Première Guerre mondiale et reviennent avec le goût du vol. Les avions militaires sont rapidement adaptés aux tâches pacifiques, dont l'exploitation forestière et minière dans les régions nordiques. En 1919, un organisme du gouvernement fédéral, l'Associate Air Research Committee, est créé pour soutenir la recherche aéronautique.

En 1927, W.R. TURNBULL perfectionne l'hélice électrique à pas variable, dont le modèle est adopté dans le monde entier. De nouveaux avions nordiques voient le jour, dont le célèbre NOORDUYN NORSEMAN, conçu en 1935 par Robert Noorduyn d'après l'avis d'un grand nombre de pilotes. Durant la CRISE DES ANNÉES 30, l'un des programmes de relance de l'emploi les plus innovateurs et populaires est la construction d'AÉROPORTS dans tout le pays (voir AVIATION).


Exploitation minière
Le chemin de fer de l'Ontario Northern Railway conduit les prospecteurs aux immenses gisements d'argent, à Cobalt, puis d'or, à Timmins et à Kirkland Lake. Leur exploitation finance et suscite l'exploitation des gisements miniers de Rouyn, au Québec, et de Flin Flon, au Manitoba. L'exploitation minière des roches dures débute à l'aide d'une technique reprise ensuite dans le reste du Canada. Le bouclier précambrien est examiné en profondeur par les géologues et les prospecteurs, qui y découvrent beaucoup d'autres gisements de métaux précieux et communs. Les charbonnages de la Colombie-Britannique prennent de l'expansion avec les chemins de fer, et on exploite les gisements de gaz naturel dans le Sud de l'Alberta.

L'extraction et l'affinage du minerai exigent de nouveaux procédés, différents d'une mine à l'autre et les métallurgistes doivent suivre l'évolution. En 1903, le procédé électrolytique de Bett est introduit à Trail (Colombie-Britannique), pour affiner le plomb. En 1911, les convertisseurs à garnissage font leur apparition dans la conversion des mattes de cuivre à Copper Cliff. L'International Nickel fait construire une nouvelle usine d'affinage électrolytique à Port Colborne (Ontario) en 1916 pour tirer profit de l'énergie électrique à bon marché. Le problème de la fonderie de Flin Flon est résolu en partie avec l'introduction d'un arc de four en magnésite suspendu en 1930.

Un bon nombre de ces procédés nécessitent l'électricité. Ainsi, en 1901, on entreprend, malgré l'importation de minerai et l'exportation de nombreux produits finis, la fabrication d'ALUMINIUM brut et de produits en aluminium à Shawinigan (Québec). Cette industrie utile progresse rapidement et s'étend presque d'un océan à l'autre, sa voracité en énergie pouvant être satisfaite en plusieurs endroits au Canada.


Énergie
Au Québec et ailleurs au Canada, l'aménagement hydroélectrique sert avant tout à alimenter des mines et des usines de pâtes et papiers : Grand Falls (Nouveau-Brunswick, 1928) pour les pâtes et papiers; Shawinigan (à partir de 1902) pour les pâtes et papiers, l'aluminium, l'industrie; Saguenay Power, l'Isle-Maligne (Québec, 1925), pour les pâtes et papiers et l'aluminium; rivière Quinze (Ouest du Québec, 1923) pour les mines; Abitibi Canyon (Nord de l'Ontario, 1929-1933) pour les mines et les pâtes et papiers; Island Falls, sur la Churchill (Saskatchewan, 1930) pour les mines; West Kootenay Power, Bonnington Falls, (Colombie-Britannique, à partir de 1897) pour les mines. Les industries qui utilisent la vapeur ou l'énergie hydraulique se convertissent à l'électricité lorsque c'est possible, en particulier lorsqu'on met au point la technique du transport à distance de l'électricité.

La première transmission d'électricité à distance au Canada, et peut-être dans l'Empire britannique, a lieu entre la rivière Batiscan et Trois-Rivières (Québec) en 1897. La ligne mesure environ 29 km de long et transporte 11 000 V. Un autre nouveau moyen de produire de l'énergie, le moteur à combustion interne, sert au fonctionnement de pompes, de scies, d'équipement générateur, etc.


Fabrication industrielle
L'INDUSTRIE DE L'AUTOMOBILE s'ajoute aux florissantes industries établies rattachées au chemin de fer et à l'extraction des ressources. Des dizaines d'automobiles sont conçues et construites au Canada, mais seules les McLaughlin ont un certain succès. Gordon McGregor, gestionnaire de Walkerville Wagons Works de Windsor (Ontario), fonde la compagnie FORD DU CANADA LIMITÉE en 1904. La production commence presque immédiatement, mettant à contribution la célèbre chaîne de montage préconisée par Ford, probablement la première au Canada. La production des produits TEXTILES TISSÉS, surtout des lainages, se poursuit dans l'Est de l'Ontario et dans le Sud du Québec, en général avec l'apport d'une technologie étrangère et de matières premières importées. La plupart des nouvelles usines ont recours à l'outillage et à l'équipement électriques modernes, en particulier durant la grande pénurie de main-d'oeuvre occasionnée par la guerre.

Les investissements américains au Canada s'accroissent continuellement après la guerre de Sécession et dépassent ceux de Grande-Bretagne lors de la Première Guerre mondiale. Comme ils sont formés de capital-actions, le nombre de sociétés canadiennes détenues par les Américains passe d'environ 100, en 1900, à 1350, en 1934. La majeure partie des techniques de pointe est empruntée aux États-Unis, et plusieurs grandes usines sont souvent des filiales de sociétés américaines (voir INVESTISSEMENTS ÉTRANGERS).


Exploitation forestière
Dès le début du XXe siècle, des machines auxiliaires à vapeur actionnent les treuils avec lesquels on retire les énormes billes des forêts de la Colombie-Britannique. Le procédé de « conduite au sol » est bientôt remplacé par la « conduite soulevée », méthode plus efficace. La première scie mécanique fait son apparition en 1939, mais elle est si lourde et peu fiable qu'il faut deux hommes pour l'opérer. La scie à chaîne légère, maniée par un seul homme, apparaît après la Deuxième Guerre mondiale.


Construction
Les premiers gratte-ciel sont érigés à Chicago et à New York, mais de hauts édifices à charpente d'acier apparaissent bientôt à Winnipeg (1904) et à Toronto (1914) et lors de la reconstruction du parlement fédéral (1916). On construit des ponts de grande portée, dont le pont de Québec (voir PONT DE QUÉBEC, CATASTROPHES DU) (1917). On dit que le pont Governor's de Toronto (1923) est le premier pont d'acier soudé au monde. Dans les années 20, on fait grand usage du béton armé dans la construction de ponts à Peterborough, Calgary et Saskatoon. Ces ponts comptent parmi les plus beaux du Canada.


Chimie industrielle
L'essor rapide de l'électrochimie au XXe siècle rend possible la production industrielle de produits chimiques. Un Canadien, Thomas WILLSON, met au point la première méthode de fabrication commerciale du carbure de calcium. La première usine est construite à Merritton, en Ontario, en 1896. La Shawinigan Carbide Co voit le jour en 1901 mais ne commence à produire du carbure qu'en 1904. La première usine de fabrication contractuelle d'acide sulfurique est fondée à Sulphide, en Ontario, en 1908.

On exploite les gisements de SEL de Windsor (Ontario) pour fabriquer des composés de sodium et de chlore. On produit ainsi du carbonate de sodium par électrolyse en 1919. En 1911, on fabrique du chlore liquide et gazeux à Sandwich (Ontario) pour épurer l'eau et blanchir la pâte à papier. En 1908, la cellule électrolytique, utilisée pour beaucoup de ces traitements, est brevetée au Canada par A.E. Gibbs. Une autre facette importante de la technologie est la fabrication de fibres artificielles. La production de rayonne viscose au Canada débute avec la firme Courtaulds de Cornwall (Ontario) en 1925. Le procédé recourt à la cellulose extraite de la pâte à papier. En 1928, la Canadian Celanese Ltd entreprend la fabrication de la rayonne d'acétate de cellulose à Drummondville (Québec) et la Canadian Industries Ltd (CIL) produit du cellophane transparent à Shawinigan Falls, en 1931.


Systèmes sanitaires
Les services sanitaires s'améliorent dans les villes avec l'assainissement de l'eau potable à l'aide de filtres à sable, mais le traitement des eaux usées progresse lentement. La décomposition en bassins est adoptée après 1910, et en 1916 le procédé d'activation des boues est instauré dans beaucoup de villes. Quelques grandes villes se débarrassent de leurs déchets par incinération dans des fours à haute température.


Communications
Le premier téléphone est amélioré par la protection accrue des câbles et un équipement plus sophistiqué. Les bobines de pupinisation améliorées font leur apparition en 1916. Les relais amplificateurs à tube à vide, installés en 1917, améliorent la communication interurbaine et rendent possible la création du réseau téléphonique transcanadien (voir STENTOR), inauguré en 1932. Les premiers téléphones à cadran sont installés à Edmonton en 1905 et gagnent la majorité des villes du Québec et de l'Ontario durant les années 20 et 30.

Fessenden et ses inventions
Fessenden et ses inventions
Le premier message radio « télégraphié sans fil » est envoyé par l'inventeur canadien Reginald Fessenden en 1906 (avec la permission de la Presse canadienne).
Marconi réalise la première communication sans fil outre-mer en 1901. Par la suite, dans les années 20, la transmission sur ondes courtes améliore de beaucoup les signaux. La première émission radio sans fil est réalisée par un Canadien, Reginald FESSENDEN, en 1906, à partir d'une station américaine. En 1920, Marconi emboîte le pas avec la première radiodiffusion au Canada, à Montréal. La radiodiffusion commerciale progresse lentement, avec la mise en vente des postes récepteurs, d'abord en pièces détachées, puis assemblés. En 1927, les Canadiens peuvent téléphoner en Europe via les États-Unis, et en 1931 la communication est établie directement. En 1925, on met au point une première forme de téléphotographie, l'ancêtre de la télévision.


Formation technique
Les écoles de génie s'ouvrent dans les universités de l'Ouest (1906-1913). La profession d'ingénieur croît en effectif et en prestige, et, en 1923, des associations professionnelles existent déjà dans toutes les provinces, sauf à l'Île-du-Prince-Édouard. Elles fixent elles-mêmes les règles d'admission. Ainsi seuls les ingénieurs qualifiés sont admis à pratiquer. Cette période voit l'éclosion de la plupart des industries primaires et secondaires modernes. Le réseau de transport est en place, et la conquête du bouclier canadien est presque terminée.

L'interdépendance des technologies se manifeste par les relations étroites qui s'établissent entre les industries des mines, de l'énergie électrique, de l'outillage, de la métallurgie et des produits chimiques. Une grande partie de l'élan acquis pendant et après la Première Guerre mondiale se perd durant la Crise des années 30, mais reprend durant la période suivante.


Temps modernes (de 1940 à nos jours)
C'est la Deuxième Guerre mondiale qui marque le début des temps modernes. La participation du Canada exerce une énorme pression sur les industries primaires et secondaires, sur les transports et sur la main-d'oeuvre. En 1945, les fermes, les mines, les chantiers navals et les usines sont hautement mécanisés et comparables à celles qui existent ailleurs dans le monde. La guerre accélère l'essor des industries naissantes, comme celles des produits de l'aluminium, et en crée de nouvelles, comme celles de l'uranium.


Fabrication industrielle
Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, l'industrie canadienne des munitions croît rapidement. Cet essor stimule la fabrication d'outils, d'appareils électriques, de produits chimiques et de matériaux, tel le caoutchouc synthétique. Les industries lourdes, telles que les chantiers navals et l'aéronautique, sont vitales pour l'effort de guerre. La création d'armes nucléaires par les États-Unis inaugure le domaine de l'énergie nucléaire (voir CENTRALES NUCLÉAIRES), qui stimule l'extraction d'uranium au Canada. À la fin de la guerre, le Canada est véritablement industrialisé : on dénombre plus de travailleurs dans les industries du secteur secondaire, de fabrication par exemple, que sur les fermes ou dans les forêts, et la production surpasse celle de l'industrie primaire en tous points. Le défi de l'après-guerre est de convertir cette capacité de production en biens de consommation. L'industrie automobile canadienne (principalement comme succursale des géants américains) et la rapide croissance de la fabrication d'équipement agricole et minier en sont de bons exemples.


Énergie
Un autre défi consiste à fournir l'énergie nécessaire à l'industrie et au transport public et privé. On exploite de nouveaux sites hydroélectriques en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et au Manitoba. Des stations thermoélectriques sont construites dans les Maritimes et dans les Prairies. La première centrale thermonucléaire est inaugurée en Ontario, à Rolphton, en 1962. La prospection de gaz naturel se poursuit en Alberta et en Saskatchewan, et l'immense nappe pétrolifère de LEDUC est découverte en 1947. L'industrie pétrolière devient très complexe avec la fabrication de l'essence, du diesel, du mazout domestique et des huiles lourdes pour la lubrification. L'INDUSTRIE PÉTROCHIMIQUE naît, avec ses centaines de produits secondaires. Sarnia et Montréal sont les centres de l'industrie pétrochimique, quoiqu'une partie de l'activité se déplace graduellement vers les régions pétrolifères.


Exploitation minière et métallurgie
La technologie chimique aide à résoudre les problèmes de métallurgie de l'industrie minière en plein essor. Les usines de guerre de fabrication d'explosifs sont modifiées pour produire des explosifs destinés à la prospection minière et à la construction. La technologie minière devient également nécessaire après la guerre. La prospection pétrolière met au jour l'un des plus grands gisements de POTASSE au monde, en Saskatchewan. L'extraction de ce minéral enfoui profondément dans le sol pose des problèmes de taille. Les mines américaines commençant à s'épuiser, l'exploitation de nouvelles sources de fer devient urgente. Des opérations gigantesques à Steep Rock (Ontario) et au Labrador exigent un équipement d'excavation des plus modernes et l'apport de l'énergie hydroélectrique pour amener le minerai aux aciéries d'Hamilton et des États-Unis. L'extraction de l'or, qui soutient le Canada pendant les deux guerres, est en déclin, et l'effort d'après-guerre porte surtout sur les métaux communs et le charbon.


Transport
L'une des plus ambitieuse réalisation d'ingénierie du Canada est la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT, entreprise en collaboration avec les États-Unis. Elle ouvre les Grands Lacs aux navires canadiens et étrangers arrivant de l'océan, facilite l'expédition du minerai de fer du Labrador aux aciéries situées sur les rives des lacs Ontario et Érié et permet l'exploitation de nouvelles installations hydroélectriques.

Avro Arrow
Avro Arrow
L'Arrow est l'avion militaire le plus perfectionné de son époque, mais le gouvernement annule la commande et achète du matériel américain à la place (avec la permission de The Arrow Heads/Boston Mills Press).
L'avionnerie de guerre canadienne s'apprête à disparaître devant la concurrence étrangère. Son sort est presque scellé lorsque le gouvernement annule la construction de l'AVRO ARROW, l'avion militaire le plus perfectionné en son genre. Cet arrêt est vu comme un coup terrible porté au développement de la technologie au Canada, bien que l'industrie continue à démontrer son esprit inventif dans la conception d'avions à décollage et à atterrissage courts (ADAC) tels que le DE HAVILLAND OTTER et le DE HAVILLAND DASH-7.

La construction navale régresse après la guerre et seuls quelques CARGOS DES GRANDS LACS et bateaux de pêche en mer sont construits. Les chantiers maritimes construisent quelques-uns des BRISE-GLACE les plus perfectionnés du monde, et, avec l'essor de la prospection du pétrole, du gaz et des minéraux dans l'Arctique, ce savoir-faire est prometteur.


Agriculture et foresterie
Grâce à un outillage puissant et perfectionné et à de nouveaux produits chimiques, les fermes canadiennes sont parmi les plus productives au monde. Par ailleurs, de nouvelles techniques à grande échelle sont introduites pour la coupe et le transport du bois, en particulier en Colombie-Britannique, à mesure que l'exploitation progresse à l'intérieur des montagnes. Les papeteries canadiennes sont dotées d'un équipement imposant et très rapide, avec lequel elles approvisionnent la plupart des journaux du monde.

Le Canada doit depuis longtemps importer la technologie étrangère pour développer son économie, et les inventeurs canadiens jouissent rarement de l'appui que requiert l'effort de développement soutenu de leurs créations (voir INVENTEURS ET INNOVATIONS ). La grande dispersion démographique du Canada, sa dépendance envers, d'une part, les investissements étrangers et, d'autre part, l'exploitation des ressources naturelles, et son organisation politique favorisant le régionalisme rendent difficile la formulation d'un plan industriel cohérent. Bien que les ingénieurs canadiens soient à la fine pointe de l'informatique des communications, et malgré des progrès étonnants dans le domaine des COMMUNICATIONS DANS LE NORD, le Canada ne réussit pas à concurrencer les producteurs étrangers d'équipement électronique (voir ÉLECTRONIQUE, INDUSTRIE DE L' ) et d'appareils ménagers. Sans véritable accès à la HAUTE TECHNOLOGIE, les industries du secteur secondaire courent le risque de ne pas être concurrentielles, et le Canada retournerait à son rôle traditionnel de fournisseur de matières premières. Voir aussi INGÉNIERIE, HISTOIRE DE L'.

Auteur W.G. RICHARDSON


Liens supplémentaires
Musée des sciences et de la technologie du Canada
Découvrant l'univers des transports maritimes et terrestres, de l'astronomie, des communications, de l'espace.

Dimensions
Le site Web du magazine Dimensions du Conseil national de recherches du Canada.

Lieu historique national du Canada Alexander-Graham-Bell
Une exposition unique combinant modèles, reproductions, photographies, artefacts et films a été réunie au lieu historique national Alexander-Graham-Bell pour relater la vie et le travail fascinant de l`homme qui lui a laissé son nom. Par Parcs Canada.

L'histoire canadienne du Radar
Ce site multimedia explique le rôle crucial que le radar canadien a joué au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Du Musée canadienne de la guerre.

InnnovationCanada.ca
La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) est un organisme autonome créé par le gouvernement du Canada pour financer l’infrastructure de recherche. Son mandat est d’accroître la capacité des universités, des collèges, des hôpitaux et des établissements de recherche canadiens à but non lucratif de poursuivre des activités de recherche et de développement technologique d’envergure internationale qui produisent des retombées pour les Canadiens.

L'Institut de chimie du Canada
Site web d'Institut de chimie du Canada.

SRC : Les Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada
Site officiel de la SRC : Les Académies des arts, des lettres et des sciences du Canada, l’académie nationale dévouée à la promotion du savoir, de la recherche et des accomplissements extraordinaires dans les arts, les lettres et les sciences.

Babillard techno-sciences
Site Web au Babillard techno-sciences du CNRC. Trouve de l'information qui t'aidera dans tes cours de sciences.

Association de la recherche industrielle du Québec
L'ADRIQ regroupe près de 800 organisations, dont les principaux chefs de file provenant de tous les secteurs industriels engagés dans un effort significatif d'innovation technologique.

Lieu historique national Marconi
Découvrez le lieu historique national Marconi en Nouvelle-Écosse. On y retrace la vie et l'œuvre de Guglielmo Marconi. Site Web de Parcs Canada

Chaires de recherche du Canada
Notre base de données compte plus de 1 800 profils de titulaire de chaire de recherche du Canada. Il s’agit d’une ressource précieuse pour ceux qui veulent trouver un expert en sciences naturelles, en génie, en santé ou en sciences humaines.

0
0
Avec plus de 40 000 articles en français et en anglais, l'Encyclopédie canadienne est l'ultime ressource en ligne, entièrement gratuite. Vous y retrouverez tous les thèmes couvrant l'histoire du Canada, sports, arts, sciences, technologie et plus encore. Venez nous découvrir à: www.TheCanadianEncyclopedia.com
Articles de fond
Gendarmerie royale du Canada

L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...

Contenu de LEC

Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.