Après avoir obtenu sa licence en droit de l'Université McGill en 1864 et avoir pratiqué à Montréal, Laurier quitte la métropole à l'automne de 1866 pour travailler à l'Avenir, puis à Victoriaville, au Québec, où il dirige le journal Le Défricheur. Défendant les couleurs du PARTI ROUGE, reconnu pour son radicalisme politique et social, Laurier, un ancien vice-président de l'Institut canadien de Montréal, y combat avec vigueur le projet de CONFÉDÉRATION canadienne. En 1871, alors que plusieurs membres de la puissante Église catholique du Québec, sous la direction de Mgr Ignace BOURGET et de Mgr Louis-François Laflèche, récusent férocement le libéralisme, il devient député libéral de la circonscription de Drummond et Arthabaska à l'Assemblée législative du Québec. Peu intéressé par les questions d'ordre local même si, à l'occasion, il fait bien à Québec, il démissionne en 1874 puis, réconcilié avec la Confédération, est aussitôt élu député libéral de la même circonscription à la Chambre des communes du Canada. C'est le début d'un long séjour de quelque 45 années à Ottawa que seule la mort interrompra.
En peu de temps, Laurier brille sur la scène fédérale. Le 26 juin 1877, par exemple, il prononce à Québec un vibrant plaidoyer en faveur du libéralisme politique modéré qui rend le Parti libéral crédible au Québec. Puis, le 8 octobre 1877, il est nommé ministre du Revenu de l'intérieur dans le Cabinet d'Alexander MACKENZIE. Libéral le plus en vue de sa province, Laurier est dès lors élevé au rang de chef de l'aile québécoise du Parti libéral fédéral. Mais les défaites de son parti aux élections générales de 1878 et de 1882 modèrent ses ambitions, bien qu'il soit lui-même réélu à chacune de ces occasions dans sa nouvelle circonscription de Québec-Est. Plutôt indolent, rêvant davantage à ses loisirs auprès de ses amis d'Arthabaskaville (Québec), où il demeure désormais, il se préoccupe assez peu par la suite des débats politiques, secondant vaille que vaille son chef Edward BLAKE. Cependant, la pendaison de Louis RIEL, le 16 novembre 1885, ranime son ardeur. Avec brio, tant à la Chambre qu'à l'extérieur, il défend la cause du chef métis et la nécessité de l'union des races au Canada. Le ton est en général modéré, mais la voie proposée est inspiratrice. À nouveau, Laurier s'impose dans le Parti libéral. En juin 1887, malgré l'avis contraire de plusieurs éminents libéraux, malgré les réticences même de Laurier, Blake, déçu de la récente défaite électorale, le choisit pour lui succéder à titre de chef du Parti libéral du Canada. Il le restera jusqu'à sa mort, en 1919.
À partir de 1887, Laurier s'engage dans la construction d'un Parti libéral vraiment national et dans la conquête progressive du pouvoir. Ses efforts se partagent en deux étapes distinctes: la première, moins fructueuse, couvre les années 1887 à 1891. Centrée sur la politique de RÉCIPROCITÉ commerciale illimitée avec les États-Unis émise en 1887 et sur la recherche du juste milieu et du compromis dans les conflits interculturels qui ravagent alors le pays, elle aboutit à l'échec lors des élections générales de 1891. Laurier, perçu entre autres comme continentaliste et antibritannique, se fait rabrouer par l'électorat canadien bien que le Québec, pour la première fois depuis 1874, donne une majorité de sièges aux libéraux.
La deuxième étape, plus profitable, embrasse les années 1891 à 1896. C'est l'époque où Laurier, malgré un début difficile, prend graduellement en charge son parti pendant que le Parti conservateur, terrassé par la mort de sir John A. MACDONALD, se heurte à de multiples difficultés. Les 20 et 21 juin 1893, le chef libéral convoque à Ottawa un imposant congrès politique où 1800 libéraux fixent un nouveau programme et les balises d'une véritable structure nationale. En début de 1896, plus habile politicien que sincère défenseur de la minorité catholique manitobaine, délestée abusivement depuis 1890 de ses droits scolaires par le gouvernement de la province (voir ÉCOLES DU MANITOBA, QUESTION DES), il refuse de prendre une position définitive sur cette délicate question qui deviendra l'enjeu principal des élections générales du 23 juin 1896. Ce jour-là, les Canadiens le choisissent au détriment de Charles TUPPER pour diriger le pays à titre de premier ministre.
Dans la période de prospérité qui s'installe au Canada après 1896, Laurier et son gouvernement se consacrent surtout au développement du pays et à la mise sur pied de politiques centrées sur l'unité nationale menacée. Dès le 19 novembre 1896, par l'accord « Laurier-Greenway », véritable pacte entre vainqueurs, le premier ministre décide du sort réservé aux droits scolaires de la minorité catholique du Manitoba. Désormais, cette dernière ne pourra retrouver le système d'écoles séparées dont elle jouissait avant 1890, mais elle bénéficiera de certaines concessions telle la possibilité, selon des conditions bien précises, d'obtenir un enseignement religieux dans la dernière demi-heure de chaque journée de classe ou encore de recevoir un enseignement en anglais et en langues autres que l'anglais, selon le système bilingue.
Au nom de l'harmonie nationale, de la paix « anglaise » à assurer et de la politique du « moindre mal », Laurier amorce ainsi ses politiques de compromis, qui le laisseront longtemps au pouvoir, mais qui ne redresseront jamais complètement les torts causés à la minorité catholique. En 1897, solidement appuyé sur l'énergique Clifford SIFTON, il met en place un vigoureux programme de développement de l'Ouest agricole axé surtout sur la réorganisation du système d'immigration. Ensuite, avec William FIELDING, il propose une politique tarifaire fondée sur la préférence impériale. Cette année-là, en outre, Laurier participe à Londres à sa première conférence coloniale au cours de laquelle, guidé par sa croyance en l'indépendance future du Canada, il résiste à toute tentative d'unification poussée de l'Empire britannique. Le 13 octobre 1899, il accepte néanmoins que le gouvernement contribue aux dépenses d'équipement et de transport des Canadiens désireux de combattre aux côtés de l'Angleterre contre les Boers d'Afrique du Sud (voir GUERRE DES BOERS). Cette conciliation lui occasionnera les réprimandes de plusieurs Canadiens français opposés farouchement à toute participation. Aux élections générales du 7 novembre 1900, toutefois, Laurier et ses libéraux sont facilement reportés au pouvoir, le Québec, devenu forteresse libérale, leur accordant même jusqu'à 57 de leurs 133 sièges.
Après 1900, tandis que la prospérité se continue, que l'Ouest se développe et se peuple de plus en plus et que la nation apparaît plus forte économiquement, Laurier dirige le pays avec dynamisme et son gouvernement avec fermeté. Au Cabinet, il dicte les orientations, ne se gênant pas pour écarter les trouble-fête tel le puissant Joseph-Israël TARTE, son bras droit au Québec, forcé de démissionner en 1902 pour avoir affronté son leadership. Cette année-là, Laurier s'impose aussi à l'extérieur du pays alors qu'à la conférence coloniale de Londres, il s'oppose à nouveau à tout projet d'unification de l'Empire. Mais c'est le 30 juillet 1903, peu de temps avant l'échec des discussions sur les frontières de l'Alaska avec les États-Unis (voir ALASKA, AFFAIRE DES FRONTIÈRES DE L'), que Laurier fait connaître la politique la plus importante de ce deuxième mandat : la construction par le gouvernement et la Grand Trunk Pacific Railway Company d'un deuxième chemin de fer transcontinental qui refléterait la puissance et les espoirs d'une nation en plein progrès.
Optimiste, Laurier l'est à un point tel qu'il permet même à la CANADIAN NORTHERN RAILWAY de faire compétition à son projet en bâtissant un troisième transcontinental. Imbu de son libéralisme classique et incapable, entre autres, d'obliger ces deux compagnies à s'entendre, le premier ministre écarte le réalisme économique et accepte que l'on multiplie démesurément les voies ferrées disponibles. Ce faisant, il hypothèque l'avenir en créant un bien lourd fardeau financier. Mais, dans l'immédiat, il se hisse au rang des Pères de la Confédération. Au faîte de son prestige, il prend le titre de bâtisseur du Canada moderne. D'accord avec ses entreprises, d'ailleurs, la population le réélit à la tête du pays par une confortable majorité, le 3 novembre 1904.
À partir de 1905, s'amorce progressivement le déclin du gouvernement Laurier bien qu'à l'occasion se poursuivent les réalisations d'envergure telle la création, cette année-là, de deux nouvelles provinces, l'Alberta et la Saskatchewan. Reflet du développement du pays, le projet connaît néanmoins quelques difficultés majeures dont l'une, la définition des droits scolaires dévolus à la minorité catholique dans ces deux provinces, déchirera le pays. Laurier estime alors qu'il doit protéger l'existence des écoles séparées. Or sa proposition conduit à la division du Cabinet, à la démission du très influent Clifford Sifton et à une levée de boucliers au Canada anglais. Craignant entre autres la perte du pouvoir, il cède encore une fois aux pressions anglophones et protestantes. Il se replie dès lors sur le statu quo qui, en pratique, prive la minorité de ses écoles séparées. S'évanouit ainsi la dernière chance réelle d'établir un véritable dualisme culturel dans l'ensemble du territoire canadien.
Offusqués par cette reculade de taille, les nationalistes canadiens-français critiquent amèrement Laurier, dont le prestige s'estompe quelque peu au Québec. Au cours des années suivantes, le premier ministre cherche principalement à consolider son oeuvre, à contrer les accusations de corruption et de patronage dont est l'objet son administration et à rapiécer un Cabinet qui s'est graduellement désintégré et qui déploie de moins en moins d'imagination créatrice. Bien que frappé par les transformations industrielles et urbaines du pays, son gouvernement, par exemple, ne s'intéressera que fort timidement à leurs conséquences sociales. Toujours imprégné des diktats du libéralisme classique, Laurier ne jouera qu'un rôle d'arbitre dans les relations patronales-ouvrières, comme en témoigne son projet de loi sur les enquêtes lors de certains conflits de travail déposé le 17 décembre 1906. Lors des élections générales du 26 octobre 1908, les Canadiens lui confient quand même une fois de plus leur destinée, bien que la majorité de son parti soit sensiblement réduite.
Après 1908, Laurier tente avec un peu plus de vigueur de corriger certains des abus engendrés par les modifications profondes de la société. Il nomme, par exemple, un ministre du Travail à temps plein le 2 juin 1909. Mais l'ensemble de ce programme sera jugé encore trop timoré. Cependant, son attention se porte surtout sur deux projets qui, au terme, lui feront perdre le pouvoir. Le premier, émis le 12 janvier 1910, concerne l'établissement, sous l'autorité du gouvernement canadien, d'une marine de guerre composée de cinq croiseurs et de six destroyers destinés à combattre n'importe où aux côtés de la Grande-Bretagne. Insuffisante aux yeux des impérialistes canadiens-anglais, menés par le chef conservateur Robert Laird BORDEN, excessive selon les nationalistes canadiens-français, dirigés par Henri BOURASSA, la mesure pourtant modérée coûtera à Laurier de précieux appuis, surtout au Québec.
Le deuxième projet touche à la réciprocité commerciale avec les États-Unis, ce vieux rêve libéral inassouvi depuis 1891. Présenté par Fielding à la Chambre le 26 janvier 1911, il prévoit laisser pénétrer en franchise dans les deux pays la plupart des produits dits naturels et quelques produits manufacturiers seulement. Alléchantes en soi, les propositions soulèvent l'ire de plusieurs industriels canadiens et du Parti conservateur. Feignant d'y voir du déloyalisme envers l'Angleterre, une possibilité d'annexion politique ainsi qu'une menace à l'identité canadienne et à la prospérité, ils s'unissent et font une dure lutte à Laurier. Pour régler la question, le premier ministre déclenche des élections générales. Le 21 septembre 1911, Laurier subit une âpre défaite attribuable à l'usure du pouvoir, au manque d'organisation de son parti en Ontario, à son incapacité d'adapter son libéralisme aux transformations de la société et, enfin, aux choix de politiques qui le font paraître à la fois trop impérialiste au Québec et pas assez au Canada anglais. Quinze années de pouvoir, d'un coup, s'écroulent au profit des conservateurs de Borden.
Laurier s'avère un chef de l'Opposition énergique et vigilant. S'il ne renouvelle pas son libéralisme comme l'auraient souhaité des libéraux progressistes, il ragaillardit son parti et garde, du moins jusqu'en 1916, ses troupes unies tout en attaquant sans relâche les actions du gouvernement qui ne parvient pas à circonscrire des problèmes tels que la hausse du coût de la vie. Avant 1914, il combat surtout la contribution monétaire d'urgence de 35 millions de dollars allouée à la Grande-Bretagne pour l'aider à renforcer sa marine de guerre et l'assistance financière accordée à la Canadian Northern Railway Company.
Au moment de la déclaration de la Grande Guerre, en août 1914, Laurier, par conviction, appuie vigoureusement la participation canadienne, encourage ardemment l'enrôlement volontaire et offre une trêve politique. En 1915-1916, à l'âge de 75 ans, il tient même plusieurs assemblées de recrutement. À l'été de 1917, lors de la crise nationale provoquée par le projet de CONSCRIPTION militaire de Borden, Laurier s'en remet à nouveau à sa vieille méthode axée sur le compromis : pour sauver l'unité canadienne menacée et celle même de son parti divisé sur la question, mais aussi par conviction profonde, il refuse la mesure si décriée au Québec et propose la tenue d'un référendum qui décidera de son sort. Cette fois, la majorité canadienne-anglaise, qui ne souhaite pas la formule, la fait achopper dans l'amertume quasi générale.
Adulé par ses compatriotes canadiens-français qui n'oublient pas, au surplus, sa vibrante défense des droits scolaires des Franco-Ontariens en 1916, qualifié de traître par plusieurs Canadiens anglais, Laurier devient le symbole de la division du pays. Même son parti s'écroule à cette occasion : la majorité de ses députés canadiens-anglais l'abandonnent et plusieurs éminents libéraux anglophones le quittent pour intégrer, à partir d'octobre 1917, les rangs du GOUVERNEMENT D'UNION de Borden, auquel Laurier refuse de participer. Lors des élections générales du 17 décembre 1917, Laurier, étonnamment alerte malgré ses déconvenues, subit une cuisante défaite aux mains du Parti unioniste de Borden, les votes se partageant distinctement selon les lignes culturelles du pays. Laurier mesure alors l'échec de sa vie politique. Le 17 février 1919, au moment où il amorce courageusement la restructuration de son parti et la difficile reconstruction de l'unité nationale, la mort l'emporte.
La contribution de Laurier au développement du Canada apparaît patente. Sous son règne, le pays a continué son industrialisation et son urbanisation tout en se renforçant de deux nouvelles provinces et de deux millions de nouveaux habitants. Politicien habile et éloquent, une vraie légende de son vivant malgré les oppositions qu'ont soulevées ses politiques, Laurier a suscité les jugements les plus divers. Pour les uns, il est le successeur spirituel de J.A. Macdonald qui a su poursuivre et consolider l'oeuvre de la Confédération. Pour d'autres, il incarne l'homme qui, au nom de l'unité nationale et des nécessaires compromis, a trop souvent sacrifié les intérêts des Canadiens français catholiques au profit de ceux d'une majorité peu entichée de l'idéal des Pères de la Confédération. Pour d'aucuns, enfin, il représente celui qui a trop souvent gouverné le pays et son parti en fonction du Québec. Les actions de Laurier au cours de ses 45 années passées à Ottawa permettent l'expression de chacune de ces opinions bien que la dernière soit davantage contestable.
Auteur RÉAL BÉLANGER
Bibliographie
Réal Bélanger, Wilfrid Laurier : Quand la politique devient passion, Québec et Montréal, Les Presses de l'Université Laval et Les Entreprises Radio-Canada (1986); « Le libéralisme de Wilfrid Laurier : évolution et contenu (1841-1919) » dans Yvan Lamonde (dir.), Combats libéraux au tournant du XXe siècle, Montréal, Fides (1995); « Laurier, sir Wilfrid » dans Dictionnaire biographique du Canada/Dictionary of Canadian Biography, vol. XIV, University of Toronto Press, Presses de l'Université Laval (1998).
Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.
Premier parmi ses pairs
Un site impressionnant d'information produit par Bibliothèque et Archives Canada sur la vie et la carrière politique des premiers ministres du Canada. Inclus des biographies, discours et autres documents historiques.
Lieux de sépulture des premiers ministres du Canada
Site de information sur les lieux de sépulture des premiers ministres du Canada.
Musée Laurier lieu historique national
Un tour virtuel du musée Laurier, site historique national. On y apprend la vie et l'époque de Sir Wilfrid Laurier.
Lieu historique national de la Maison-Laurier
Ce site de Parcs Canada présente un portrait historique de deux premiers ministres canadiens, Sir Wilfrid Laurier et William Lyon Mackenzie King, et offre une visite virtuelle et interactive de la Maison Laurier (Archives nationales du Canada) à Ottawa.
Lieu historique national du Canada de Sir-Wilfrid-Laurier
Ce site de Parcs Canada propose une vue d'ensemble de la vie et de la carrière politique de Sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada (1896-1911).
Maison Laurier House
Au gré de cette visite virtuelle de la Maison Laurier, ancienne résidence de Sir Wilfrid Laurier et de William Lyon Mackenzie King, vous découvrirez de beaux meubles d'époque ainsi que d'autres objets ayant appartenu aux premiers ministres. Ce site propose également des informations d'ordre général concernant divers objets de la maison Laurier. Site de Bibliothèque et Archives Canada.
CPAC
CPAC, la chaîne d'affaires publiques par câble, offre une fenêtre sur les affaires parlementaires, politiques et publiques au Canada et à l’étranger.
L'État canadien : les documents et les discussions
L'exposition virtuelle intitulée L'État canadien permet aux étudiants d'explorer les divers aspects de la gouvernance canadienne et d'accéder à un ensemble de situations réelles, présentées sous forme d'activités, qui les amèneront à fonder leur propre parti politique. Les activités proposées englobent une vaste gamme de disciplines du domaine des sciences sociales : histoire, éducation civique, droit, langue, politique internationale et communications, en plus d'aborder le rôle du Canada dans une perspective nord-américaine. Par Bibliothèque et Archives Canada.
Lieu historique national du Canada de la Maison-Wilfrid-Laurier
Site d'information sur la maison Wilfrid Laurier.
Loi sur la Journée Sir John A. Macdonald et la Journée Sir Wilfrid Laurier
Information sur la Loi sur la Journée Sir John A. Macdonald et la Journée Sir Wilfrid Laurier. Par le site Web du ministère de la Justice.


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
Contenu de LEC

