En 1837, à SAINT-DENIS, Cartier se bat bravement aux côtés de Wolfred Nelson et des autres rebelles qui vainquent les vétérans de Waterloo du colonel Charles Gore. Échappé de justesse, il s'exile au Vermont et demande la permission de revenir exercer le droit à Montréal en 1838. Spécialisé dans la promotion foncière et ferroviaire, Cartier est actif en politique et devient le bras droit et le directeur de campagne de Louis-Hippolyte LAFONTAINE. Une fois le gouvernement responsable en place, il accepte de se présenter comme libéral réformiste dans Verchères en 1848. Il déménage à Montréal Est en 1861 après la coalition avec les conservateurs du Haut-Canada et, en tant que chef des Bleus, il est copremier ministre avec John A. MACDONALD au parlement de l'Union de 1857 à 1858, et de 1858 à 1862. C'est à cette époque qu'il lance le mouvement qui mène à la CONFÉDÉRATION.
Cartier s'intéresse de près au développement du GRAND TRUNK RAILWAY, qu'il représente en tant qu'avocat. Après son élection, et en dépit de l'aide gouvernementale apportée à la ligne de chemin de fer dont il s'occupe, il préside le comité du Parlement chargé des chemins de fer. Cartier est le principal défenseur du projet du CP et son objectif est de faire de Montréal le terminus d'un vaste réseau commercial continental. En 1872, des promoteurs de chemins de fer rivaux participent financièrement à sa défaite à Montréal, où il est battu par Louis-Amable Jetté, de l'éphémère Parti national. En avril 1873, ils orchestrent la publication des télégrammes portant sur le financement des élections, geste qui donne lieu à ce qu'on appellera le SCANDALE DU PACIFIQUE. Cartier, qui dans ses messages avait promis à sir Hugh ALLAN le contrat de construction du chemin de fer, est déjà atteint mortellement de la maladie de Bright. Il se rend à Londres pour se faire soigner et meurt peu de temps après. Le projet du CP est mis en veilleuse pendant presque dix ans.
Cartier, entre autres réalisations, s'est assuré qu'Ottawa soit choisie pour devenir la capitale nationale et a su rallier les Canadiens français à la cause de la Confédération en démontrant qu'elle rendait possible le rétablissement de l'ancienne province du Québec. Il a aussi négocié à Londres le transfert au Dominion de la TERRE DE RUPERT, qui appartenait à la Compagnie de la baie d'Hudson. En tant que premier ministre intérimaire pendant la maladie de Macdonald, et après des rencontres avec des membres des délégations provinciales, il joue un rôle de premier plan dans la rédaction des actes du Manitoba et de la Colombie-Britannique. Il a vraisemblablement rencontré RIEL, qui l'idolâtrait et, une fois l'Acte du Manitoba adopté, a envoyé plusieurs de ses hommes, soigneusement choisis, afin d'administrer la nouvelle province. Ancien rebelle à la Couronne, ce grand patriote est devenu le premier ministre canadien de la milice et de la défense.
Auteur ALASTAIR SWEENY
Bibliographie
J. Boyd, Sir George Étienne Cartier (1914); Alastair Sweeny, George-Étienne Cartier (1976); B. Young, Sir George-Étienne Cartier (1981).
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L'exposition virtuelle intitulée L'État canadien permet aux étudiants d'explorer les divers aspects de la gouvernance canadienne et d'accéder à un ensemble de situations réelles, présentées sous forme d'activités, qui les amèneront à fonder leur propre parti politique. Les activités proposées englobent une vaste gamme de disciplines du domaine des sciences sociales : histoire, éducation civique, droit, langue, politique internationale et communications, en plus d'aborder le rôle du Canada dans une perspective nord-américaine. Par Bibliothèque et Archives Canada.


Le déclenchement des élections peut se comparer à la visite de Boucle d’or aux trois ours : dans quelle marmite trouvera-t-on la recette idéale, ni trop tôt, ni trop tard…mais juste à point ?
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