En 1909, la province étant devenue prospère, McBride et son gouvernement planifient la construction d'une université provinciale et garantissent la prospérité à long terme notamment grâce à la construction de chemins de fer. Aux élections de 1909 et de 1912, les conservateurs éliminent presque complètement le parti de l'opposition de l'Assemblée législative.
La population appuie également McBride dans sa lutte constante pour obtenir du gouvernement fédéral de « meilleures conditions » de participation à la Confédération. Il fait campagne au sein du Parti conservateur lors des élections fédérales de 1908 et de 1911, et réussit à aller chercher le vote de la Colombie-Britannique. Impérialiste convaincu (nommé Chevalier commandeur de l'Ordre de St-Michel et St-Georges en 1912) et ami de Winston Churchill, il appuie avec enthousiasme l'idée de contribution canadienne à la marine impériale. Au début de la Première Guerre mondiale, la Colombie-Britannique est à toutes fins utiles sans défense. McBride prend l'initiative d'acheter deux sous-marins qui seront par la suite vendus au gouvernement fédéral.
En 1914, toutefois, l'économie est en crise et la province risque de devoir faire face à de lourdes dettes ferroviaires. De plus, McBride ne prête guère attention aux mouvements populaires de réforme tels le DROIT DE VOTE DE LA FEMME et la PROHIBITION. Le 15 décembre 1915, il donne sa démission comme premier ministre et accepte le poste d'agent général de la Colombie-Britannique à Londres, sa ville bien-aimée, où il espère également obtenir un traitement pour le mal de Bright, qui le ronge et qui finira par l'emporter.
Auteur PATRICIA E. ROY


L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...
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