Dans un discours solennel prononcé vers la fin de la campagne référendaire, le premier ministre Pierre TRUDEAU a convaincu une partie des Québécois qu'un rejet de l'option péquiste enclencherait des négociations menant à un renouvellement du FÉDÉRALISME canadien. D'intenses négociations prennent place entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces immédiatement après le référendum, mais elles prennent fin quand les représentants des dix provinces rejettent les propositions de l'équipe fédérale de négociation. Les provinces, à l'exception du Québec, vont plus tard s'y rallier. En dépit de sa défaite au référendum, le gouvernement du Parti québécois est réélu en 1981 à la faveur d'un accroissement marqué (9 p. 100) de la proportion des suffrages exprimés en sa faveur.
La situation évolue après l'élection, en 1984, d'un gouvernement conservateur au fédéral et le retour au pouvoir des libéraux québécois en 1985. Un accord est conclu en juin 1987 par lequel le Québec est reconnu comme « société distincte », conditionnellement à une approbation et par le Parlement et par les assemblées provinciales. En bout de course, l'ACCORD DU LAC MEECH (voir ACCORD DU LAC MEECH : DOCUMENT), qui comporte aussi d'autres changements constitutionnels, n'est pas adopté. Comme conséquence indirecte, un autre référendum est tenu en 1992 sur un autre accord, l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN (voir ACCORD DE CHARLOTTETOWN : DOCUMENT). Celui-ci est rejeté. En 1995, un autre référendum portant sur la souveraineté est organisé au Québec (voir RÉFÉRENDUM DU QUÉBEC, 1995). Le camp fédéraliste l'emporte par une très mince majorité, 50,6 p. 100 des votes valides. Le taux de participation a atteint le sommet sans précédent de 94 p. 100.
Auteur R. HUDON


L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...
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