Le Québec est la plus grande des provinces canadiennes et possède des frontières communes avec les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve (le Labrador est concédé à Terre-Neuve en 1927 par le Conseil privé de Londres). Son territoire représente 15,5 % de celui du Canada et s'étend sur plus de 1,5 million de km2. Cette superficie équivaut à celles de la France, de l'Allemagne et de l'Espagne réunies. Le Québec partage aussi ses frontières avec quatre États américains : le Maine, le New Hampshire, le Vermont et l'État de New York.

Malgré son étendue considérable, le territoire du Québec actuel ne représente qu'une portion de ce qu'était la Nouvelle-France. Les frontières originales ont été modifiées par la PROCLAMATION ROYALE de 1763, l'ACTE DU QUÉBEC de 1774, l'ACTE CONSTITUTIONNEL de 1791 et l'ACTE DE L'AMÉRIQUE DU NORD BRITANNIQUE de 1867.

L'empire français d'Amérique du Nord d'avant 1763 constitue un vaste territoire comprenant la vallée du fleuve Saint-Laurent, la région des Grands Lacs et les territoires autour de la rivière Missouri et du fleuve Mississippi, à partir de la vallée de la rivière Ohio jusqu'au golfe du Mexique. La région de la BAIE JAMES et la partie nord du Québec deviennent officiellement des territoires britanniques après le Traité d'Utrecht en 1713, près de 50 ans avant la Conquête de 1760. C'est le mot « Canada » (signifiant « village » en Iroquoien) et non « Québec », que les Français utilisent lorsqu'ils parlent du territoire de la Nouvelle-France situé le long du fleuve Saint-Laurent. Le sentiment d'appartenance envers l'Amérique du Nord est très présent chez les Français d'alors. Cette conscience de faire partie d'un vaste territoire à l'intérieur du continent américain, sentiment renforcé par la traite des fourrures et les découvertes des explorateurs français, n'a jamais complètement disparu du sentiment complexe d'identité des Québécois francophones d'aujourd'hui.

Jusqu'à la Proclamation royale de l763, le mot « Québec », qui tire son origine d'un mot algonquien signifiant « là où la rivière se rétrécit », est utilisé exclusivement pour désigner la ville. Ce sont les Britanniques et non les Français qui sont les premiers à appliquer le nom à l'ensemble de la province.


Québec, carte du
Cliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.

Québec, lieux du Sud du
Cliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.

fiche de renseignements

Québec, topographie du
Cliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.
Cathédrale
Cathédrale
Québec, Mary M. Chaplin, 1839 - C856 (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-856).


Territoires et ressources
Le Québec comprend trois grandes régions géologiques : la vallée du fleuve Saint-Laurent, le BOUCLIER canadien et la région des Appalaches. La vallée du Saint-Laurent est la région la plus fertile et la plus développée. C'est là qu'est concentrée la majorité de la population, principalement entre Montréal et Québec. Le Bouclier canadien couvre la majorité de la superficie totale et s'étend à partir de 80 km au nord de la vallée du fleuve Saint-Laurent jusqu'à l'Ungava. Il s'agit d'une immense région où abondent des milliers de lacs et de kilomètres carrés de forêts. Enfin, sur la rive sud du Saint-Laurent, entre la rivière Richelieu et la péninsule de Gaspé, se trouve la portion québécoise des Appalaches, chaîne de montagnes qui s'étend de Gaspé au sud de l'Alabama.

À l'époque quaternaire, l'ensemble du territoire est recouvert par des glaciers. Leur retrait ne s'est fait progressivement que depuis 15 000 ans environ et a donné lieu à la formation des milliers de lacs qui font la renommée du Québec. La majeure partie du territoire québécois varie entre 300 et 600 m d'altitude. Seulement 7 % du Québec dépassent la limite des 600 m. Le mont d'Iberville, dans les monts Torngat, au nord du territoire, culmine à 1652 m, et le mont Jacques-Cartier, en Gaspésie, à 1268 m. D'une altitude moyenne de 150 m, la vallée du Saint-Laurent possède les terres les plus fertiles. Le Bouclier canadien, par contre, ne comprend que 5 % environ de terres arables, situées pour la plupart dans la partie sud du bouclier, dans les Laurentides ou les HAUTES TERRES LAURENTIENNES. L'autre région fertile est située dans le Sud du Québec, près de la frontière américaine, où une succession de petits massifs montagneux entrecoupés de plateaux et de plaines propices à l'agriculture offre un paysage magnifique. La plupart des colons français se sont établis dans la vallée du Saint-Laurent, connue aussi sous le nom de basses-terres du Saint-Laurent. Après la guerre de l'Indépendance américaine, les immigrants loyalistes s'établissent dans les CANTONS DE L'EST, dans le Sud du Québec.


Québec, topographie du Sud du
Cliquez sur la carte en gardant le bouton de votre souris enfoncé afin de faire bouger l'objet.

fiche topographique
Québec, régions naturelles du
Québec, régions naturelles du
Québec, ville de (image-satellite)
Québec, ville de (image-satellite)
Cette image-satellite montre l'endroit stratégique du fleuve Saint-Laurent « où le fleuve devient étroit » (signification du mot « Québec »). C'est la première région colonisée par les Français (avec la permission du Centre canadien de télédétection).


Végétation et faune
Les trois régions géologiques de la province sont constituées de quatre zones distinctes aux paysages fort différents : la toundra arctique, la taïga, la forêt boréale et la forêt tempérée. Toutes, sauf la forêt tempérée, sont très peu habitées.

La toundra arctique couvre un territoire qui s'étend du 56e parallèle jusqu'au Nord du Québec. Elle est caractérisée par l'absence de végétation forestière et le sol est couvert de lichens et de mousses. La taïga, située entre le 52e et le 56e parallèle, est une zone dénudée, où n'arrive à croître, ici et là, qu'une végétation rare, composée d'épinettes, de sapins et d'arbres nains. La forêt boréale est située entre la frontière septentrionale de la vallée du Saint-Laurent et le 52e parallèle. C'est une région densément boisée. Finalement, la forêt tempérée couvre la vallée de l'Outaouais, les basses-terres du Saint-Laurent, les Appalaches et le LAC-SAINT-JEAN. Ces régions sont densément boisées de sapins, d'épinettes, de pins, de mélèzes, d'érables, de frênes, de hêtres et de chênes. Il s'agit là de la principale source d'approvisionnement de l'industrie forestière. La forêt boréale n'a pas fait l'objet d'une exploitation intensive, et la réputation du Québec pour la flamboyance des couleurs automnales dans ses forêts boréales et tempérées n'est plus à faire.

La toundra arctique est l'habitat naturel de l'ours polaire, du renard et du lièvre arctiques. Dans la taïga, le cervidé le plus répandu est le caribou. Quant aux forêts boréale et tempérée, elles sont peuplées de nombreuses espèces, comme les chevreuils, les coyotes, les orignaux et les lynx. Les poissons - 105 espèces au total - abondent dans les lacs et les rivières, surtout la truite, la perchaude, l'achigan et le brochet. D'autres espèces, comme le saumon et l'éperlan, vivent dans les eaux salées, mais viennent frayer dans les eaux douces du Québec. La rivière Saguenay et le fleuve Saint-Laurent servent aussi de refuges pour les mammifères marins tels que le phoque, le BÉLUGA, l'épaulard, le rorqual à bosse et même le rorqual bleu.

Le Québec abrite aussi 350 espèces d'oiseaux, dont 10 % y hivernent. Des oiseaux de proie, comme le faucon émerillon, la crécerelle et le grand-duc d'Amérique, hivernent dans la province et vivent surtout dans la forêt boréale. D'autres espèces plus communes comprennent la corneille, l'étourneau, l'hirondelle et le roselin. À l'automne, au cours de leur migration vers le sud, des milliers d'oies blanches se rassemblent le long des rives du Saint-Laurent, particulièrement à Cap-Tourmente, près de Québec. Chaque année, cet événement attire des milliers de touristes et d'ornithologues amateurs.


Climat


information sur le climat
Les masses d'air continentales sont fréquentes au Québec. Les courants marins peuvent avoir une incidence directe sur leurs températures. L'un des plus importants est le courant froid du Labrador. Il descend vers le sud jusqu'à hauteur de Terre-Neuve. C'est ce qui cause la fraîcheur des étés de la côte orientale. Par contre, les vagues de chaleur humide de l'été sont dues au Gulf Stream. En raison de la rencontre parfois brutale des masses d'air chaud et humide qui montent du golfe du Mexique et des masses d'air froid et sec qui viennent du nord et de l'ouest, toute la province reçoit des précipitations de neige abondantes pendant l'hiver. Parfois, l'effet combiné d'un important système d'air chaud au-dessus d'un système d'air froid au niveau du sol occasionne de grosses tempêtes accompagnées de pluies verglaçantes. C'est ce qui s'est produit en janvier 1998, quand le Sud du Québec et l'Est de l'Ontario ont connu quatre jours consécutifs de pluies verglaçantes, les pires de toute l'histoire du pays.


Ressources
Le Québec est renommé pour ses innombrables lacs et rivières. Le fleuve Saint-Laurent, avec son estuaire et le golfe, est la voie navigable la plus importante et l'élément géographique le plus remarquable de la province. Ses principaux affluents sont, sur la rive sud, les rivières Richelieu, Yamaska, Chaudière et Matapédia; sur la rive nord, les rivières Saint-Maurice, Saguenay, Manicouagan et des Outaouais. Les deux autres principaux bassins hydrographiques sont celui de la baie James, le bassin de la baie d'Hudson et la baie d'Ungava. Dans la région de la baie James, des barrages ont été érigés sur les rivières Nottaway, Rupert et Eastmain dans les années 1970 dans le cadre de la construction du plus grand projet hydroélectrique du Canada. D'immenses réservoirs, comme celui de la Manicouagan, sur la rivière du même nom, au nord de Baie-Comeau, et le réservoir Gouin, sur la Saint-Maurice, sont aussi le cadre d'importants projets hydroélectriques.

Le fleuve Saint-Laurent a toujours posé des problèmes de navigation, surtout en amont, près de l'île de Montréal et des rapides de Lachine. Les Français y ont d'abord construit un canal. Ensuite, les Britanniques, qui, en 1800, rêvent toujours d'ériger un empire commercial nord-américain pour éclipser leurs concurrents américains, en construisent un plus grand. L'achèvement, en 1824, du projet connu sous le nom de canal Lachine n'empêche pas New York de devenir la porte d'entrée principale en Amérique du Nord, surtout après l'inauguration du canal Érié en 1825. Le réseau de canaux en amont de Montréal est constamment amélioré entre 1824 et 1954, jusqu'à l'ouverture, au cours de cette dernière année, de la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT. Comme l'avaient prédit les nombreux détracteurs du projet, notamment les administrateurs du port de Montréal dans les années 1930, le lien direct entre les Grands Lacs et l'Atlantique va détourner le transport maritime du port de Montréal. La construction de la voie maritime du Saint-Laurent est largement perçue comme une des principales causes du déclin de Montréal depuis les années 1960.

Le Québec possède d'abondantes ressources naturelles. Dans les années 1990, ses mines ont produit 98 % de l'amiante, 27 % de l'or, 85 % du tellure et 100 % du titane et du colombium du Canada. Le sous-sol québécois contient aussi des minéraux industriels comme la tourbe, le calcaire, la silice, le granit et le mica. L'industrie de la construction de la province est autosuffisante, grâce à l'abondance de la pierre, du ciment, du sable et de la chaux.

Au cours des dernières décennies, la nécessité de protéger l'environnement et de conserver les ressources naturelles est devenue une préoccupation majeure. Le ministère de l'Environnement s'est vu confier plusieurs responsabilités, notamment la prévention de la pollution. Il s'agit d'une question primordiale puisque la plupart des rivières et des lacs du Québec sont victimes des pluies acides. Jusqu'en 1999, date de la création de la Société des établissements de plein air du Québec, la Sepaq, le ministère veille sur 19 parcs de conservation et de loisirs. De plus, on compte quatre parcs nationaux : le parc Forillon, le parc de la Mauricie, le parc de l'archipel Mingan et le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

Mines de cuivre Noranda
Mines de cuivre Noranda
Le Canada se place au quatrième rang en matière d'exploitation minière du cuivre dans le monde. Cette mine se situe à Murdochville, au Québec (photo de Bob Anderson).
Fleuve Saint-Laurent
Fleuve Saint-Laurent
Rive nord du fleuve Saint-Laurent, à Saint-Siméon (photo de Bill Brooks).
Richelieu, région du (Québec)
Richelieu, région du (Québec)
(Corel Professional Photos)
Lac-Saint-Jean (photo aérienne)
Lac-Saint-Jean (photo aérienne)
Cette image-satellite du Lac-Saint-Jean, au Québec, montre comment l'utilisation des couleurs peut améliorer la présentation des traits caractéristiques du terrain. Les localités apparaissent en bleu, les fermes en jaune, les zones marécageuses en bleu clair et les zones déboisées de la forêt laurentienne en pourpre (avec la permission du Centre canadien de télédétection).


Population et société
Les premiers habitants de la province sont les autochtones ou les Premières Nations. Les 3 principaux groupes linguistiques sont les Algonquiens, les Inuits-Aléoutes et les Iroquoiens. Le recensement de 1996 indique qu'au total, la population autochtone du Québec est de 80 945, dont 58 640 Indiens inscrits (40 332 vivant sur les réserves, 17 153 vivant hors réserve et 1155 vivant sur les terres publiques) répartis en 39 bandes.

En 1996, la population francophone s'élève à 5,7 millions, soit 81,5 % de la population totale de la province, une baisse par rapport à 82 % en 1991. Cela représente 86 % de la population francophone du Canada. Les « allophones » (personnes d'ascendance ni française ni britannique) sont 682 000, soit 9,7 % de la population. Le nombre de personnes dont la langue maternelle est l'anglais a baissé à 622 000, soit 8,8 % de la population.

Durant la période coloniale française, la France est la puissance dominante de l'Europe. Au cours du XVIIIe siècle, sa population varie entre 20 et 25 millions d'habitants, tandis que celle des îles britanniques n'est que d'environ 7 millions. Au cours de ce siècle, la France et la Grande-Bretagne se disputent leurs colonies dans le monde entier, et cette concurrence entre les deux nations a des répercussions sur tous les continents. Mais en dépit d'un système colonial impressionnant, la France n'est qu'une puissance continentale au XVIIIe siècle, période au cours de laquelle la Grande-Bretagne est en train d'ériger un système colonial international.

À la fin du XVIIe siècle, les minorités religieuses d'Europe cherchent à émigrer afin de fonder des sociétés où donner libre cours à leurs croyances religieuses. Des minorités françaises, comme les Huguenots, se dirigent essentiellement vers l'Europe centrale, tandis que les minorités religieuses de Grande-Bretagne émigrent en Amérique du Nord. Le refus de l'Église de permettre aux minorités religieuses d'entrer en Nouvelle-France ainsi que le sol fertile et le climat tempéré des côtes de l'Atlantique expliquent les raisons de l'écart si prononcé entre la population de la Nouvelle-France et celle de la Nouvelle-Angleterre. Entre 1608 et 1713, malgré son expansion remarquable sur le continent, la population de la Nouvelle-France n'augmente que de plusieurs centaines pour atteindre seulement 15 000 habitants. En 1715, la population de la Nouvelle-Angleterre est de 400 000 personnes et de deux millions en 1763, tandis qu'à la même époque, celle de la Nouvelle-France passe de 15 000 à près de 70 000 habitants.

C'est sous le régime anglais, après 1763, que la population francophone de moins de 70 000 habitants s'accroît considérablement : de 100 000 en 1784, à plus de 400 000 en 1825 et à près d'un million en 1860. En 1911, la population francophone du Québec est de près de deux millions d'habitants, en 1951, de quatre millions, et en 1996, de quelque six millions. Entre 1840 et 1930, un million de Canadiens français, la plupart en quête d'un emploi dans les usines de la Nouvelle-Angleterre, quittent le Québec pour les États-Unis. On estime à cinq millions la population franco-américaine actuelle.

Sous le Régime français, les terres sont divisées d'une manière bien particulière. Le système seigneurial, qui sera finalement aboli en 1854, est organisé de façon à créer un sentiment d'appartenance envers la communauté grâce à la proximité des voisins. Les lots individuels, alignés habituellement le long de la rivière, sont très étroits (environ 175,5 m de largeur) et très profonds (près de 1700 m de longueur). D'aucuns voient dans ce système et dans l'érection des paroisses les instruments clés de la constitution d'une société rurale dotée d'une mentalité fort peu encline à l'urbanisation et à l'industrialisation. D'autres, par contre, allèguent que le modèle unique du système seigneurial a permis au Québec de développer très tôt une civilisation de type urbain.

Durant le XIXe siècle, de nombreux Canadiens français s'installent dans les centres urbains partout en Amérique du Nord. Malgré l'opposition officielle mais parfois ambiguë de l'Église à l'émigration, les Québécois quittent les régions rurales dès 1840 pour s'installer dans des centres urbains de la Nouvelle-Angleterre ou dans des villes du Québec. De 1850 à 1930, le taux de la population urbaine connaît une croissance régulière. En 1871, il n'y a que 15 % de la population qui vit dans les villes. Deux décennies plus tard, ce nombre a doublé pour atteindre 52 % en 1921. Ces chiffres dépassent la moyenne canadienne et sont comparables à ceux de l'Ontario. En 2001, la population urbaine du Québec atteint 80,4 %, le troisième pourcentage le plus élevé au Canada, juste derrière l'Ontario à 84,7 % et l'Alberta à 80,9 %.

À la fin du XVIIIe siècle, les personnes d'origine britannique représentent 12,5 % de la population totale. Plusieurs milliers ont émigré au Canada à la suite de la guerre de l'Indépendance américaine (les LOYALISTES). Au cours du XIXe siècle, les immigrants proviennent de Grande-Bretagne, surtout d'Écosse et d'Irlande. Neuf pour cent des 17 millions de personnes qui quittent la Grande-Bretagne à cette époque choisissent le Canada : 53 463 Irlandais entre 1825 et 1829; 185 953 entre 1830 et 1834; environ 200 000 durant la grande famine, de 1845 à 1849. Environ 20 % des immigrants irlandais s'installent au Québec. À la fin du XIXe siècle, l'immigration essentiellement irlandaise, cède le pas aux Juifs d'Europe de l'Est et aux Italiens. Au Québec, la population juive passe de 1,5 % en 1901 à 5,7 % en 1941, tandis qu'à la même époque, celle des Italiens passe de 0,5 % à 2,3 %. En 1996, les personnes d'origine italienne représentent 4,2 % de la population du Québec, tandis que celles d'origine juive représentent 2,6 %. Le recensement de 1996 indique que les Grecs, les Portugais, les Chinois, les Haïtiens, les Libanais et les Asiatiques du Sud-Est font partie des autres groupes importants, chacun d'eux représentant entre 0,5 et 1 % de la population. Depuis l'immigration irlandaise des années 1830 à 1840, la société québécoise connaît une diversité démographique et culturelle.


Main-d'oeuvre
En 2001, 20 % de la main-d'oeuvre québécoise est concentrée dans l'industrie de production de biens (agriculture, industrie primaire, fabrication manufacturière, construction), et environ les deux tiers dans l'industrie des services (transport, commerce, finance, services, administration publique). Le taux de chômage est alors de 8,7 %.

Au Québec, 35 % de la main-d'oeuvre est syndiquée, comparativement à 30 % dans le reste du Canada et à 18 % aux États-Unis. L'adhésion élevée aux syndicats n'est sans doute pas étrangère à l'histoire des syndicats catholiques de la province, extrêmement militants. La Confédération des travailleurs catholiques du Canada, créée en 1921, est engagée dans de nombreuses grèves sanglantes dans le secteur des textiles dans les années 1920 et dans la fameuse grève de l'amiante en 1949. En 1960, le syndicat prend le nom de la Confédération des syndicats nationaux, et il est toujours à l'oeuvre aujourd'hui.


Religion
En 1996, la population du Québec est catholique à 86 % et protestante à 6 %. Depuis l'époque de la Nouvelle-France, l'influence de l'Église catholique a toujours été un élément important du développement de la province. Après la Conquête, les Britanniques n'autorisent pas la venue des prêtres jésuites et des récollets, ce qui fait des Sulpiciens le seul groupe de prêtres important. Il existe aussi 7 communautés de religieuses, mais, à la fin du XIXe siècle, on compte plus de 100 communautés de prêtres et 200 communautés de religieuses. Les Jésuites sont de retour au Canada en 1842. Les premiers Oblats arrivent en 1844 et s'installent dans la région d'Ottawa et de la baie James avant d'envoyer des missionnaires dans l'Ouest du Canada. Les Clercs de Saint-Viateur arrivent en 1847. Les religieuses sont aussi actives, particulièrement la communauté des Soeurs grises, fondée en 1737.

De nombreux sociologues, politicologues et historiens allèguent que le Québec francophone est alors une société écrasée par les soutanes, obsédée par le maintien des valeurs rurales et fortement opposée à la modernité et à ses conséquences, principalement l'urbanisation et l'industrialisation. Certains faits sont irréfutables. En 1900, le nombre moyen de paroissiens par prêtre n'est que de 537. Globalement, on compte 1 membre du clergé pour 109 catholiques. Une bureaucratie aussi phénoménale n'a probablement aucun équivalent dans les pays catholiques du monde occidental, pas même en Italie. Malgré tout, rien ne permet de conclure que cela a retardé le développement de la province ou, au contraire, ouvert une voie différente vers la modernité. L'Église dirige alors un réseau scolaire complexe et investit dans l'immobilier et les marchés financiers. Paradoxalement, les syndicats catholiques s'opposent aux fiducies et aux grandes entreprises. Les communautés de religieuses, comme les Soeurs grises, gèrent des hôpitaux et investissent dans l'immobilier. La question du rôle de l'Église dans l'histoire du Québec est complexe et alimente les débats entre historiens et sociologues au fil des ans.


Institutions sociales
Le système juridique du Québec est régi par le CODE CIVIL français, tandis que celui du reste du Canada est régi par la COMMON LAW. Québec possède sa Charte des droits de la personne, une Loi sur la protection des consommateurs, un système d'assurance-automobile provincial et des systèmes séparés de sécurité du revenu et d'allocations familiales. La province possède aussi un réseau complexe de plus de 800 institutions sociales, dont des hôpitaux, des centres communautaires et des établissements de soins prolongés pour les personnes âgées. Depuis 1965, une agence du gouvernement québécois gère les programmes de prestations sociales du Québec. Plusieurs organismes, comme la Régie des rentes du Québec, la Régie de l'assurance-automobile et la Commission de la santé et du bien-être, investissent leurs fonds dans la Caisse de dépôt et de placement. Les actifs de la Caisse sont évalués à 50 milliards de dollars et ses profits nets annuels frisent les 3 milliards de dollars. La Caisse est sans doute la réalisation la plus importante des réformes des années 1960, qui ont permis à l'État de jouer un rôle plus grand dans l'économie de la province.


Économie
L'histoire économique du Québec se divise en cinq grandes périodes. La première commence avec l'arrivée des Français et se termine au Traité d'Utrecht en 1713. À cette époque, l'activité économique la plus importante est la TRAITE DES FOURRURES. Sous le système mercantiliste (voir MERCANTILISME) imposé par la France, les colonies, y compris la Nouvelle-France, exportent leurs richesses naturelles et, en retour, reçoivent des biens fabriqués de la métropole. Le commerce des fourrures est le pilier de l'économie de la Nouvelle-France. Par contre, on n'y encourage guère les activités économiques susceptibles d'entrer en concurrence avec celles de la mère patrie.

Au cours de la deuxième période (1713-1812), l'économie de la Nouvelle-France est toujours dominée par la traite des fourrures, bien qu'on essaie de diversifier l'économie par la mise en valeur de l'agriculture et en favorisant des projets comme LES FORGES SAINT-MAURICE. La Conquête de 1760 ne change pas du tout au tout le système mercantiliste, du moins pour un certain temps, puisque la Grande-Bretagne est aussi un pays protectionniste. Durant la troisième période (1812-1867), le blé et le bois d'oeuvre remplacent la fourrure comme principaux produits d'exportation. Cette période marque la montée du capitalisme commercial. Le principal événement à survenir au cours de cette période est l'abolition, entre 1845 et 1848, par la Grande-Bretagne, de ses lois protectionnistes et l'abandon du système mercantiliste.

À cette époque où Montréal est le centre commercial et financier le plus important de la colonie, un changement aussi radical modifie la stratégie économique de l'élite du monde des affaires du Canada et du Québec. La solution est de transformer le Canada en un pays industrialisé et l'Acte constitutionnel de 1867 en est l'expression politique. Cette année-là marque le commencement de la quatrième période (1867-1945), qui se caractérise par la montée du capitalisme industriel. Le Québec, surtout la région et le port de Montréal, joue un rôle crucial dans l'industrialisation du pays. En 1900, 51 % des usines sont situées en Ontario, comparativement à 32 % au Québec. Les principales industries du Québec se trouvent dans le secteur du textile, de la chaussure, des aliments, des chemins de fer et du bois d'oeuvre. En 1900, l'hydroélectricité est déjà la principale source d'énergie, tandis que les usines de pâtes et papier ainsi que les alumineries offrent de nombreux emplois et attirent d'importants investisseurs étrangers. La cinquième et dernière période s'étend de 1945 à nos jours. C'est l'ère du développement rapide des communications modernes et des services. Contrairement aux autres périodes, on s'éloigne du secteur manufacturier.


Agriculture
Dans les années 1990, la part du Québec dans la production agricole canadienne se situe autour de 13 %. Québec possède 6,8 millions d'ha de terres arables. À la suite d'une forte spéculation et d'une croissance urbaine considérable entre 1972 et 1978, le gouvernement amorce une politique de protection des terres agricoles. Selon les historiens, les agriculteurs québécois approvisionnent les marchés publics depuis les années 1880, sinon plus tôt. Des études récentes montrent la présence d'une économie locale complexe au cours du XIXe siècle. À la fin de ce siècle, le Québec se spécialise dans les produits laitiers et du porc. La spécialisation favorise l'industrialisation de l'agriculture, au point que la production agricole a plus que quadruplé entre 1901 et 1921.

Moissonneuse-batteuse
Moissonneuse-batteuse
Près de Shawville, au Québec (Corel Professional Photos).
La Loi sur la protection du territoire agricole est adoptée en 1978 et protège maintenant les meilleures terres du Québec. D'autres mesures sont mises en oeuvre pour renforcer l'industrie agricole, notamment des régimes d'assurance-récolte et d'assurance-stabilisation, ainsi qu'une augmentation considérable des sommes affectées aux divers programmes d'aide. En 1999, les recettes agricoles totalisent 5,1 milliards de dollars et en 1996, 4,6 milliards de dollars. Elles augmentent dans plusieurs secteurs et, à part une chute des céréales à 23 millions de dollars en 1993, elles passent de 16,6 millions de dollars en 1979 à 55 millions de dollars en 1986 dans les secteurs du blé, de l'orge et de l'avoine; de 53 millions à 130 millions de dollars en 1993 dans le secteur des légumes; de 236 millions à 290 millions de dollars dans l'élevage du boeuf. L'industrie des produits laitiers du Québec est la plus importante du pays; en 1996, elle compte 35 716 fermes.


Industrie

Manicouagan (image-satellite)
Manicouagan (image-satellite)
Cette image-satellite montre l'énorme cercle, presque parfait, créé par l'impact d'une météorite géante, de l'avis des scientifiques. La collision a fait fondre la roche, et la pression a créé la butte centrale. Survenu il y a quelque 200 millions d'années, l'impact a probablement causé une catastrophe écologique (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Les principales industries du Québec sont les industries manufacturières, hydroélectriques, minières et des pâtes et papier. Le secteur manufacturier représente 25 % du total canadien. Cinq groupes d'industries représentent 65 % des usines de la province et plus de 50 % des emplois manufacturiers : vêtements et textile, aliments et boissons, papier et produits connexes, produits métalliques, produits du bois.


Forêt
Avec ses 825 000 km2 de terres forestières, le Québec se situe au deuxième rang des provinces canadiennes, après les Territoires du Nord-Ouest. La majorité de ces terres appartiennent à l'État, bien que des revendications territoriales de la part des Premières nations soient devant les tribunaux. Les forêts productives accessibles représentent au total 540 000 km2 et sont, pour les trois quarts, situées dans les régions du Saguenay - Lac-Saint-Jean, de l'Abitibi et de la Côte Nord. Chaque année, on coupe près de 33 millions de m3 de bois, dont 80 % sont des conifères. La majorité du bois coupé est destiné au sciage et à la fabrication de pâte. Un vaste programme de REBOISEMENT a été mis en oeuvre au cours des 20 dernières années et plus de 32 millions de jeunes arbres sont plantés chaque année.

rivière Gatineau
rivière Gatineau
Au Québec, la récolte approche les 35 millions de mètres cubes de bois chaque année.
L'INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS du Québec compte parmi les 10 premiers producteurs au monde et elle est le deuxième exportateur de papier journal au Canada. Ce secteur emploie plus de 23 000 travailleurs, qui produisent environ 42 % du papier du pays. Ensemble, les 3 produits (bois d'oeuvre, pâte de bois et papier journal) représentent 20 % des exportations québécoises, dont 80 % sont dirigés vers les États-Unis. L'industrie du sciage est un autre secteur actif. La province compte 1300 scieries et ateliers qui emploient 36 000 personnes.


Pêche

Gaspésie (image-satellite)
Gaspésie (image-satellite)
Cette image-satellite montre que la Gaspésie, dans l'Est du Québec, consiste en un prolongement accidenté de la chaîne des Appalaches, laquelle s'étend jusqu'en Alabama (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Le Québec compte environ 4200 pêcheurs à temps plein, oeuvrant dans différentes régions, principalement dans en GASPÉSIE, où la pêche industrielle est un pilier important de l'économie locale. En 1997, ce nombre a été réduit à 1200. La plupart des bateaux de pêche côtière mesurent moins de 10 m. Les prises annuelles du Québec ne sont qu'une fraction de celles des provinces maritimes. Les principales prises sont constituées de poissons de fond, de mollusques et de crustacés. La pêche repose maintenant davantage sur les mollusques et les crustacés, qui constituent les deux tiers des prises. Les poissons de fond ne comptent que pour 10 % des prises et les poissons pélagiques (p. ex. hareng, maquereau) constituent le reste.


Énergie

La Grande, rivière
La Grande, rivière
Un barrage de près de 4 km de long retient le réservoir de La Grande 3 (avec la permission d'Hydro-Québec).
Le Québec est le plus grand producteur d'électricité au Canada. Sa puissance génératrice installée est de 31 667 MW/h, soit 30 % du total canadien. Dans les années 1970, la province essaie de réduire sa dépendance aux produits pétroliers, qui représentent alors 74 % de la consommation de toute l'énergie; elle n'est plus que de 31,9 % en 1998. Le PROJET DE LA BAIE JAMES est le projet le plus important des années 1970. Ces installations produisent plus de 10 000 MW d'électricité, dont la majorité est exportée vers l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Nord-Est des États-Unis.


Transport
Les marchands français et anglais ont toujours rêvé d'ériger un empire commercial le long du fleuve Saint-Laurent. Bien que cet empire commercial nord-américain ne se soit jamais concrétisé, le fleuve Saint-Laurent et Montréal ont joué un rôle crucial dans l'histoire du transport au Canada. Montréal abrite les sièges sociaux de nombreuses entreprises de transport, notamment Air Canada. À un moment donné, dans les années 1990, 50 % des sièges sociaux de l'industrie aéronautique et spatiale étaient situés à Montréal.

Montréal, vue aérienne de
Montréal, vue aérienne de
Le pont Jacques-Cartier, entre l'île Ste-Hélène (premier plan) et Montréal (photo de Michel Gagné/avec la permission de Travaux publics et services gouvernementaux Canada).
Le port de Montréal n'a pas tiré profit de l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent puisque cela lui a fait perdre sa position privilégiée. Si l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1954 a contribué à l'essor des ports de la Côte Nord, elle a aussi permis la croissance rapide des ports ontariens des Grands Lacs. Le Québec possède 28 ports, dont les plus importants sont ceux de Montréal-Contrecoeur, Québec-Lévis, Port-Cartier et Sept-Îles-Pointe-Noire. Au milieu des années 1990, on y manipule annuellement 73,7 millions de tonnes de marchandises.

Au XIXe siècle, c'est à Montréal que le système ferroviaire du Canada prend forme. Le GRAND TRUNK dans les années 1850, le CANADIEN PACIFIQUE dans les années 1880 et le CANADIEN NATIONAL dans les années 1910 font partie intégrante de l'histoire de Montréal et du Québec. Le développement du réseau ferroviaire se fait surtout dans le Sud du Québec. Bien qu'on ait investi d'importantes sommes d'argent dans la construction du Chemin de fer National Transcontinental, cela n'a contribué en rien au développement des régions éloignées du Nord.

Le Québec a trois aéroports internationaux : Dorval, Mirabel et Québec. La construction de l'aéroport de Mirabel dans les années 1970 a suscité de nombreuses controverses. Durant 20 ans, les vols intercontinentaux étaient dirigés vers Mirabel, et les vols continentaux vers Dorval. Aujourd'hui, après coup, force est de constater que les adversaires du projet avaient raison puisqu'en 1997, la plupart des vols intercontinentaux sont de nouveau dirigés vers Dorval, ne laissant pratiquement que le fret aérien à Mirabel. Dans les années 1990, les deux aéroports de Montréal accueillent environ 11 % des passagers canadiens, contre 35 % pour Toronto. Pour ce qui est du fret aérien, le rapport est de 14 % à Montréal et de 38 % à Toronto. Dorval et Mirabel accaparent presque 85 % des 10 millions de passagers qui utilisent chaque année les aéroports québécois. En novembre 2004, on annonce la fermeture officielle de l'aéroport Mirabel, tout le trafic aérien, passagers et cargos se fera de l'aéroport Dorval, nouvellement nommé aéroport Pierre-Elliott Trudeau. Les autres aéroports sont situés à Québec et à Sept-Îles.

Le Québec est doté de 55 700 km de routes et de 2300 km d'autoroutes ainsi que d'un parc de plus de 3,6 millions de véhicules. Près de 2400 entreprises de camionnage emploient plus de 38 000 travailleurs et se partagent chaque année 2 milliards de dollars en revenus d'exploitation.


Gouvernement et vie politique
Depuis 1867, les institutions politiques de la province n'ont guère changé. Colonie française au début, le Québec est par la suite administré directement par l'autorité britannique avant de faire partie d'une union législative (1841), puis de devenir membre de la fédération canadienne (1867). En 1982, le Québec ne signe pas le rapatriement de la constitution mais, en 1987, il signe tout de même un accord qui lui permet de faire partie de l'entente constitutionnelle canadienne (voir l'ACCORD DU LAC MEECH; ACCORD DU LAC MEECH, DOCUMENT). En 1992, il signe aussi l'Accord de Charlottetown (voir ACCORD DE CHARLOTTETOWN, DOCUMENT). Cependant, aucun de ces accords n'a été ratifié et le dernier a été massivement rejeté lors d'un référendum national. Aucune rupture juridique n'a donc marqué son évolution institutionnelle. Les institutions les plus importantes sont les institutions politiques centrales.


Institutions politiques centrales
Au Québec, comme dans tous les régimes constitutionnels de tradition britannique, les fonctions législatives et exécutives ne comportent pas de coupure rigide. Il s'agit donc d'un régime de collaboration plutôt que de séparation des pouvoirs. L'Assemblée législative, rebaptisée Assemblée nationale par le gouvernement de Duplessis des années 1950, représente la collectivité et est composée de 125 membres élus dans autant de circonscriptions électorales. Dans les années 1960, on prend des mesures pour assurer le même nombre d'électeurs par circonscription, soit environ 34 000. L'Assemblée nationale adopte les lois dans les domaines de juridiction québécoise, conformément à l'article 92 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique. Le parti politique qui compte le plus grand nombre de sièges à l'Assemblée nationale forme le gouvernement. Le chef du parti, qui doit être élu dans une circonscription, devient le premier ministre de la province. (Voir PREMIERS MINISTRES DU QUÉBEC : TABLEAU

Hôtel du Parlement (Assemblée nationale)
Hôtel du Parlement (Assemblée nationale)
Québec 1877-1887, architecte E.E. Taché (avec la permission des Archives nationales du Québec, Québec).
Le LIEUTENANT-GOUVERNEUR est le représentant de la reine au Québec. Il est nommé par les autorités fédérales en consultation avec la province. Son rôle est surtout symbolique mais, dans certaines situations, il pourrait être appelé à se prononcer sur des affaires parlementaires. En tant que représentant direct et personnel de la souveraine, il assure la continuité de l'État. Même s'il demeure un fonctionnaire du gouvernement fédéral, il agit en fait selon les directives du Conseil exécutif de la province. Le Conseil exécutif, aussi appelé Conseil des ministres, est composé du premier ministre et de ses ministres. C'est le Conseil exécutif qui décide de l'orientation générale de l'activité gouvernementale. Il intervient par le biais de projets de lois et d'arrêtés en conseil. Les quelque 25 ministres sont nommés par le premier ministre et sont liés par le principe de la solidarité ministérielle. Voir LIEUTENANTS-GOVERNEURS DU QUBEC : TABLEAU

Depuis les années 1970, d'importantes réformes ont transformé le fonctionnement de ces instances centrales. Ainsi, les règles de fonctionnement de l'Assemblée nationale ont été modernisées pour être adaptées aux réalités québécoises. Des commissions parlementaires permanentes, 18 au total, ont été mises sur pied, et les débats de l'Assemblée sont maintenant télévisés. Le Conseil exécutif reçoit de plus en plus l'aide de comités permanents ministériels, chacun dirigé par un ministre d'État. Un comité des priorités permet d'avoir une meilleure planification. Le Conseil du Trésor, dirigé par un ministre, est responsable de l'élaboration et de la mise en oeuvre des politiques financières du gouvernement.


Institutions judiciaires
L'organisation judiciaire du Québec comprend deux paliers : plusieurs tribunaux se partagent les compétences de première instance, alors qu'il n'y a qu'une seule Cour d'appel. Ces tribunaux interprètent et appliquent le droit québécois mais aussi une partie importante du droit fédéral. En effet, le Parlement fédéral n'a pas pleinement exercé son droit constitutionnel de créer des tribunaux pour faire appliquer ses lois. La hiérarchie judiciaire de première instance comporte 7 composantes :

1) les juges de paix, qui possèdent une juridiction de base en matière criminelle et qui sont compétents pour juger certains crimes mineurs, les infractions aux lois fédérales et provinciales ainsi que certains règlements municipaux;

2) les Cours municipales, qui peuvent être créées par les conseils de ville pour décider des poursuites à intenter en vertu des règlements municipaux et qui sont présidées par des juges nommés par le gouvernement du Québec;

3) les Tribunaux de la jeunesse, qui comptent 42 juges nommés par le gouvernement du Québec et ont juridiction en certaines matières civiles et pénales concernant les jeunes de moins de 18 ans;

4) les Cours des sessions de la paix, qui comprennent 64 juges et qui agissent surtout en matière criminelle pour les districts urbains;

5) la Cour provinciale, qui est composée de 149 juges et dont la juridiction s'étend à tout le Québec pour ce qui est des affaires civiles de moindre importance et des questions de taxation municipale et scolaire;

6) la Cour supérieure, dont les 107 juges sont nommés par le gouvernement fédéral, qui agit comme tribunal de droit commun en première instance;

7) la Cour d'appel, qui est composée de 22 juges aussi nommés par le gouvernement fédéral.


Institutions municipales
Le par. 8 de l'art. 92 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique stipule que chaque province peut promulguer des lois exclusivement dans certains domaines, comme celui des institutions municipales. La LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982 a réitéré le pouvoir des provinces d'organiser et d'administrer ses institutions municipales. Il y a plus de 1400 municipalités au Québec et elles sont régies par le Code municipal et la Loi des cités et villes.

La plupart d'entre elles sont réparties grosso modo en 100 municipalités régionales de comté. Québec, Montréal, Hull-Gatineau et l'Outaouais exercent leur compétence en matière d'évaluation, d'aménagement, de taxation, de transport en commun et de sécurité publique. À l'extérieur des grands centres urbains, des municipalités de comté rurales ont été fondées afin de regrouper les services communautaires.


Finances publiques
Les revenus de toutes les provinces, y compris le Québec, proviennent de deux sources : les taxes et impôts ainsi que les transferts du gouvernement du Canada reçus en vertu de programmes établis. Dans les années 1990, les revenus de la province s'élèvent à environ 35 milliards de dollars, dont 40 % proviennent des impôts sur les revenus et les sociétés, 18 % des diverses taxes à la consommation (tabac, vente au détail, carburant), 5 % des droits, permis et amendes et environ 2 % des transferts des sociétés d'État. Les transferts du gouvernement canadien totalisent sensiblement 6 milliards de dollars. Dans les années 1990, les dépenses du Québec sont en moyenne de 42 milliards de dollars, dont près de la moitié est destinée à la santé, aux services sociaux et à l'éducation, et environ 10 millions à la culture.

En 1980, Québec accuse un déficit accumulé de près de 8 milliards de dollars, déficit qui atteint le montant astronomique de 67 milliards de dollars en 1995. Le gouvernement du premier ministre Lucien Bouchard prend alors des mesures pour essayer de résoudre ce grave problème en suivant l'exemple d'autres provinces, comme l'Alberta, qui a radicalement coupé dans ses dépenses pour réduire son déficit.


Relations intergouvernementales
Le Québec compte 75 représentants à la Chambre des communes du Parlement fédéral ainsi que 24 membres au Sénat. Plus d'une centaine de comités conjoints et de nombreuses conférences fédérales-provinciales permettent aux autorités fédérales et québécoises de coordonner, non sans difficulté, leurs activités respectives. Mais c'est surtout dans le domaine des relations internationales que le Québec s'est distingué. Dès 1871, il ouvre deux bureaux à l'étranger et, en 1882, un agent commercial est nommé en France. Cette ouverture sur l'extérieur s'est traduite par la création, en 1961, du premier ministère des Affaires intergouvernementales, devenu celui des Relations internationales. Depuis, des délégations du Québec ont été établies aux États-Unis, en Amrérique latine, en Asie, en Europe et en Afrique. Des accords de coopération lient le Québec à plusieurs pays, particulièrement la France. De plus, le gouvernement du Québec est membre de nombreuses institutions francophones internationales, notamment l'Agence de coopération culturelle et technique.


Vie politique
De la Conquête de 1760 à la Proclamation royale de 1763, et de fait jusqu'en 1867, le Québec est une colonie britannique. L'Acte constitutionnel de 1791 réduit ses frontières à ce qui est essentiellement le Sud du Québec actuel. Cette loi donne aussi à la colonie le droit de former une assemblée élue. Le territoire est toutefois gouverné directement et de façon non démocratique par un gouverneur nommé par Londres et par un conseil non élu, tout comme les autres colonies britanniques. L'Assemblée a des pouvoirs limités.

Les Canadiens français ayant déjà développé le sentiment d'une identité distincte dès la fin du XVIIIe siècle, la lutte pour la démocratie devient, du moins pendant un demi-siècle, synonyme de nationalisme. À la suite des rébellions de 1837-1838, le Québec est fusionné au Haut-Canada (Ontario) en 1841 et fait désormais partie d'une union législative. Après l'échec de cette union, le Québec devient en 1867 une province de la fédération canadienne.

Pour de nombreux Canadiens francophones qui appuient l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867, la Confédération repose sur le principe d'une fédération de nations, à savoir celles des Britanniques et des Français (qui excluent tous deux les Premières Nations). Toutefois, la majorité des Canadiens anglophones sont loin de partager cette interprétation de l'acte constitutionnel. Ils voient plutôt le Canada comme une nation homogène composée de différentes régions représentées par les provinces. Ce débat non résolu concernant la nature de la fédération est au coeur de toutes les crises politiques et constitutionnelles au Canada et au Québec depuis 1867.

Le premier référendum sur l'indépendance du Québec, en 1980, aboutit à un échec, la majorité des électeurs souhaitant demeurer au sein du Canada. Deux ans plus tard, les relations entre le Canada et le Québec s'enveniment lorsque le Québec refuse de signer le rapatriement de la constitution canadienne. Une autre crise survient entre 1987 et 1990 durant le débat entourant l'ACCORD DU LAC MEECH. En 1992, l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN est rejeté, pour des raisons différentes toutefois, par le Québec et le reste du Canada. En 1995, les opposants à la souveraineté gagnent le deuxième référendum de justesse (49 % en faveur de la souveraineté, 51 % contre).

Après la Conquête et durant tout le XIXe siècle, les Français se considèrent comme « les Canadiens » et les « autres » sont « les Anglais ». Un grand nombre de Canadiens anglophones ont toujours réfuté la perception, très répandue chez les Canadiens francophones, que l'Acte de 1867 reflétait une fédération de nations. Cela a sans doute contribué à l'émergence d'un mouvement séparatiste et d'une spécificité québécoise. Les rébellions des métis en 1870, la pendaison de Louis Riel en 1885, l'abolition illégale et inconstitutionnelle de la langue française au Manitoba en 1890, les crises de 1917 et 1942 relatives à la conscription, la marginalisation constante de la langue française de la part des autorités fédérales jusqu'à la promulgation de la Loi sur les langues officielles en 1969, tous ces événements ont contribué à donner une image négative de la fédération canadienne.

L'histoire des partis politiques au Québec reflète à la fois l'évolution du sentiment d'identité des Québécois et, comme dans toutes les sociétés, les contradictions qui y sont liées. De 1867 à 1897, les conservateurs ont la mainmise sur la politique provinciale et, à l'exception d'une parenthèse de cinq années (en 1878-1879 et de 1887 à 1891), ils forment le gouvernement. Le pouvoir du parti conservateur symbolise l'alliance entre l'Église et le monde des affaires ainsi qu'un engagement envers une société conservatrice sur le plan social dans un milieu dirigé par l'entreprise privée. La victoire de Wilfrid Laurier au fédéral en 1896 porte les libéraux au pouvoir en 1897. Ils y resteront durant un demi-siècle, jusqu'en 1944, sauf entre 1936 et 1939. Ils réussissent à maintenir une alliance entre l'Église et l'entreprise privée : on donne carte blanche à la première en ce qui touche les affaires sociales et l'éducation, tandis que les sphères politiques et économiques sont confiées aux hommes politiques et aux hommes d'affaires.

Le règne des libéraux est interrompu en 1936 lorsque l'Union nationale, avec à sa tête Maurice Duplessis, prend le pouvoir. Ce parti est formé par la fusion, en 1935, du Parti conservateur provincial et de jeunes libéraux mécontents mais actifs durant la Grande Crise. Ensemble, ils forment l'Action libérale nationale, dont l'un des objectifs est de nationaliser les entreprises hydroélectriques privées. Cependant, une fois au pouvoir, l'ancien chef du parti conservateur, Maurice Duplessis, qui devient chef de l'Union nationale en 1936, n'introduit aucune des réformes proposées par l'Action libérale nationale et dirige la province de la même façon que les libéraux avant lui.

C'est le nouveau chef du parti libéral provincial, Adélard Godbout, réélu en 1939, qui applique ces réformes. Il s'agit sans doute du gouvernement provincial le plus progressiste de ce siècle sur le plan social. En effet, ses réformes comprennent le droit de vote des femmes au palier provincial, la création d'Hydro-Québec et des réformes dans le domaine de l'éducation. Mais de telles réalisations sont éclipsées par la Deuxième Guerre mondiale, alors que le gouvernement fédéral se sert de ses pouvoirs spéciaux en temps de guerre pour s'immiscer dans les affaires provinciales. En 1944, le règne du parti libéral, au pouvoir depuis 1897, arrive à son terme. Avec 35 % seulement du vote populaire, Maurice Duplessis est réélu et reste au pouvoir jusqu'en 1959.

Le gouvernement de Duplessis est représentatif de la guerre froide, c'est-à-dire de droite et violemment anti-communiste. L'opposition à ce style de gouvernement extrêmement conservateur des années 1950 pave la voie aux réformes des années 1960. Lorsqu'un groupe de jeunes libéraux, dirigé par Jean Lesage, prend le pouvoir en 1960, c'est le début d'une ère nouvelle et d'une période de réformes connue sous le nom de RÉVOLUTION TRANQUILLE. L'État remplace l'Église dans les affaires sociales et intervient dans l'économie afin de promouvoir les intérêts des entreprises francophones. L'importance accordée à l'État provincial correspond au changement dans la façon dont de nombreux Canadiens français s'identifient. Les historiens s'interrogent toujours sur les effets de la Révolution tranquille. Certains experts la considèrent comme une période de profonds changements qui a enfin propulsé le Québec dans le monde moderne. Pour d'autres, l'association de l'Église et du monde des affaires, qui a commencé au moins dès la seconde moitié du XIXe siècle, est typiquement en contradiction avec la modernité. À leurs yeux, en dépit de leur ampleur, les changements des années 1960 ne constituent qu'un réalignement des forces politiques et sociales dans une société déjà moderne.

Le Parti québécois, formé en 1968, arrive au pouvoir quelques années plus tard, en 1976. Or, quelques mois avant l'élection provinciale, le premier ministre canadien, Pierre Elliott Trudeau, avait annoncé la mort du « séparatisme » au Québec! L'élection de René LÉVESQUE comme premier ministre du Québec a été un avertissement non seulement pour Trudeau, mais pour le pays entier.

Le Parti québécois est élu en 1976 grâce à une plate-forme électorale nettement sociale-démocrate. En effet, de 1976 à 1980, le gouvernement du Parti québécois applique de nombreuses réformes, dont certaines sont sujettes à controverse, comme le système d'assurance-automobile et la célèbre Loi 101, qui réglemente la langue française dans la province. En 1980, conformément à la promesse de René Lévesque, le Parti québécois tient un référendum sur le mandat de négocier un nouveau partenariat avec le Canada, la souveraineté-association. De nombreux commentateurs allèguent que ce nouveau partenariat est en fait une proposition pour la mise en oeuvre d'une nouvelle confédération, un système où l'État central a très peu de pouvoirs. D'autres, par contre, y voient une forme de sécession. Même si la question semble modérée, le « non » l'emporte haut la main par 60 % contre 40 %. Le Parti québécois est quand même réélu en 1981, surtout parce que la majorité des électeurs sont satisfaits de ses réalisations en tant que gouvernement responsable. C'est donc ce parti qui est pouvoir en 1982 lorsque Trudeau rapatrie la constitution d'Angleterre.

En 1983, le Parti québécois effectue un véritable virage à droite lorsque vient le temps de régler les conflits avec les syndicats du secteur public et délaisse en partie son approche sociale-démocrate. Cela joue sans contredit un rôle crucial dans la défaite du parti en 1985. C'est alors que Robert BOURASSA, qui a patiemment repris contrôle du Parti libéral après sa cuisante défaite de 1976, devient une fois de plus premier ministre du Québec. En 1989, il se fait réélire malgré le débat entourant l'Accord du lac Meech (1987-1990) et éventuellement son échec, et malgré la controverse (1988-1989) entourant la Loi 178 sur la réglementation de la langue au Québec (cette loi permet d'utiliser le français ou d'autres langues sur des affiches à l'intérieur des magasins ou des édifices publics, mais impose l'usage du français sur les affiches à l'extérieur des édifices). Son deuxième mandat est cependant marqué par la crise d'Oka, pendant l'été 1990, tout de suite après l'échec de l'Accord du lac Meech, et l'échec non moins catastrophique de l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN en 1992. Daniel Johnson remplace Robert Bourassa et, en 1994, le Parti libéral est défait par le Parti québécois, alors dirigé par Jacques Parizeau. Un an après sa victoire, le Parti québécois perd de justesse son deuxième référendum sur la souveraineté lorsque le oui obtient, à la surprise générale, 49 % des votes. Parizeau démissionne, et Lucien Bouchard est assermenté pour le remplacer. En 2001, Bernard Landry devient à son tour premier ministre de la province. Le 14 avril 2003, le parti québécois est défait et Jean Charest, chef du parti libéral, est élu premier ministre du Québec.

Jacques Parizeau, homme politique
Jacques Parizeau, homme politique
Ancien chef du Parti Québécois, Jacques Parizeau, en septembre 1989. En 1994, il est le deuxième chef du Parti québécois à devenir premier ministre (photo de Jim Merrithew).
René Lévesque
René Lévesque
Lévesque a fondé le Parti Québécois, parti dont le principal objectif était la souveraineté (avec la permission de la Presse canadienne).


Éducation
Dès le milieu du XVIIe siècle, les principales villes de la Nouvelle-France (Québec, Montréal, Trois-Rivières) confient leurs écoles primaires aux bons soins des communautés religieuses. L'enseignement secondaire est assuré en 1635, avec l'établissement du séminaire de Québec. À partir de 1680, ce dernier offre des cours plus avancés, notamment en droit, en mathématiques et en arpentage. Après la conquête, l'arrivée des loyalistes et d'immigrants britanniques quelques années plus tard entraîne la mise sur pied graduelle d'un réseau scolaire anglophone complet, de la maternelle à l'université. C'est ainsi que l'U. McGill ouvre ses portes en 1843. L'article 93 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique stipule que, dans la province de Québec, le réseau scolaire sera organisé selon le principe de l'affiliation religieuse. Le réseau scolaire anglophone québécois est financé par l'État au même titre et selon les mêmes critères que le réseau francophone.


Réformes majeures
Jusque dans les années 1960, le système d'éducation francophone est décentralisé. Les commissions scolaires locales sont responsables des activités quotidiennes, alors que l'Église catholique et l'État, par l'entremise de leurs représentants et du bureau du secrétaire provincial, choisissent les programmes d'études. Dans les années 1960, une commission dirigée par Mgr Parent recommande plusieurs changements. L'éducation devient alors la priorité et tous sont d'accord sur la nécessité d'accroître la scolarité de la population et d'offrir une meilleure formation technique donnant accès à des emplois particuliers. Cette réforme de l'éducation basée sur les conclusions du rapport Parent entraîne quatre changements majeurs :

1) l'accès généralisé à l'enseignement secondaire par la mise sur pied de commissions scolaires régionales et l'établissement d'un réseau complet d'écoles secondaires;

2) la création des COLLÈGES D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL (CEGEPS). Il s'agit d'un niveau intermédiaire entre l'école secondaire et l'université, dont les objectifs sont d'offrir aux étudiants du postsecondaire deux années de préparation à l'université ou trois années de formation technique en vue du marché du travail;

3) la création du réseau de l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC, qui offre une formation universitaire dans toutes les régions;

4) l'établissement d'un ministère de l'Éducation, qui est devenu l'autorité suprême en matière d'enseignement.


Administration
En 1999-2000, le Québec compte 18 commissions scolaires protestantes, 137 catholiques et 3 non confessionnelles, pour un total de 2557 écoles, sans compter 337 écoles privées. La province offre aussi des services d'ENSEIGNEMENT AUX ADULTES. Les trois écoles non confessionnelles ont été créées après l'adoption du projet de loi 107, en décembre 1988. Ce projet de loi fait que les commissions scolaires sont désormais établies non plus en fonction de la religion mais de la langue. En raison de l'opposition des groupes catholiques, la mise en oeuvre du projet de loi a été retardée jusqu'en 1993, lorsque la COUR SUPRÊME DU CANADA confirme par décision unanime la constitutionnalité de la loi. Ainsi, en 1997, à la suite d'un très long processus, le Québec et le fédéral acceptent de modifier l'article 93 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique afin de garantir la constitutionnalité des commissions linguistiques et de supprimer les critères religieux. Dans les années 1990, les écoles primaires et secondaires accueillent un peu plus d'un million d'élèves.

Dans le secteur collégial, on compte 42 cégeps francophones et quatre collèges anglphones. Le réseau des universités est constitué de sept universités francophones et de trois institutions anglophones. Le campus de l'U. de Montréal est le plus vaste. Au milieu des années 1990, plus de 200 000 étudiants sont inscrits au niveau collégial, et plus de 300 000 au niveau universitaire.


Vie culturelle
Techniquement, le Québec est une province, mais certains prétendent qu'il est une nation, en vertu du fait qu'il est le pays des francophones en Amérique du Nord et des autres Québécois qui ne sont pas d'origine française. D'autres, de plus en plus rares, voient le Québec comme un territoire abritant l'élément le plus important de la nation canadienne-française.

Les racines de la culture canadienne-française se retrouvent dans la LITTÉRATURE, la PEINTURE et la SCULPTURE dès le début du XIXe siècle. C'est à cette époque que remontent les débats passionnés sur l'importance des arts dans la communauté francophone. En littérature, le père Henri-Raymond CASGRAIN, dans la seconde partie du XIXe siècle, et monseigneur Camille ROY, dans la première partie du XXe siècle, cherchent à créer une littérature qui reflète l'essence de la société canadienne-française. Ils s'attirent les foudres des tenants de l'universalisme, défendant l'idée d'une littérature universelle. Après la Révolution tranquille, même si de nombreux écrivains prétendent exprimer une nouvelle identité, ils ne font en fait qu'explorer, tout comme Casgrain et Roy, l'identité de la société de langue française devenue depuis la société québécoise.

L'un des paradoxes des 30 dernières années est que la complexité de la société canadienne-française québécoise a été sous-estimée au point de devenir un stéréotype culturel. Par conséquent, les artistes canadiens-français du passé sont presque complètement tombés dans l'oubli. Emma Lajeunesse, mieux connue sous le nom d'Emma ALBANI, fut l'une des plus grandes divas du siècle dernier. Son succès, au tournant du siècle, peut facilement se comparer à celui de Céline DION.

La structure culturelle de la province est impressionnante : 150 compagnies théâtrales, près de 100 théâtres d'été et au moins cinq festivals de théâtre importants. Plus de 100 groupements musicaux dynamisent la scène musicale de la province, notamment le Club musical du Québec et le Ladies' Morning Musical Club, dont les activités remontent au XIXe siècle. L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL est considéré comme l'un des 10 grands orchestres mondiaux, tandis que de nombreux conservatoires et écoles de musique offrent une formation musicale. Du côté de la danse, le Québec compte 59 écoles de danse et connaît une réputation internationale grâce aux GRANDS BALLETS CANADIENS et à La La La Human Steps. Montréal possède environ 230 salles de cinéma commerciales et reçoit le prestigieux Festival du film de Montréal. Il n'est donc pas surprenant que même Mordecai Richler, le célèbre romancier anglophone, considère les québécois francophones comme les plus cultivés des Canadiens.


Communications

Québec, ville de (image-satellite)
Québec, ville de (image-satellite)
Cette image-satellite montre l'endroit stratégique du fleuve Saint-Laurent « où le fleuve devient étroit » (signification du mot « Québec »). C'est la première région colonisée par les Français (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
On compte 29 stations de télévision au Québec. Les réseaux francophones comprennent Radio-Canada, TVA, Quatre-Saisons et RDI, les réseaux anglophones CBC et CTV. À cela s'ajoutent 195 réseaux de télédistribution, y compris 8 canaux de langue française, qui rejoignent au-delà de 60 % du marché total. Les Québécois francophones écoutent surtout des émissions de langue française produites au Québec (70 % des heures d'écoute). Le Québec possède 58 stations de radio MA, 77 MF et plus de 150 stations radiophoniques de retransmission. On y trouve 10 quotidiens, dont 2 de langue anglaise, 200 hebdomadaires, plus de 300 périodiques et plus de 30 publications en langues autres que le français et l'anglais.


Histoire : de la Nouvelle-France à la Confédération
La colonisation française commence avec l'arrivée à Gaspé de Jacques CARTIER en 1534. Un an plus tard, les Français découvrent des villages iroquoiens de part et d'autre des rives du Saint-Laurent, comme à STADACONA, près de l'emplacement de la future ville de Québec, et à HOCHELAGA, qui deviendra Montréal. En fait, la colonisation française dans la vallée du Saint-Laurent remonte à 1608, date où Samuel de Champlain érige un fort à Cap Diamant, l'emplacement actuel de Québec. Dès le début du XVIIe siècle, les Iroquoiens ont mystérieusement disparu de la rive Nord du Saint-Laurent et la population de Montagnais-Naspaki (Innu) qui y vit atteint alors 4000 personnes. En 1666, le premier recensement indique la présence d'une population coloniale, non autochtone, de 3215 personnes seulement.

L'empire français nord-américain s'étend considérablement au cours du XVIIe siècle. En 1672 et 1673, Louis JOLLIET et Jacques MARQUETTE explorent le fleuve Mississippi et, en 1682, Robert Cavelier de LA SALLE atteint le golfe du Mexique par le Mississippi. On assiste à l'établissement de nombreuses institutions, notamment des hôpitaux comme l'Hôtel-Dieu de Québec en 1639 et l'Hôtel-Dieu de Montréal en 1657. En 1664, la coutume de Paris a force de loi dans la colonie. En 1663, Mgr Laval inaugure le premier séminaire, le Grand séminaire de Québec, tandis que le Séminaire Saint-Sulpice voit le jour à Montréal en 1677. En 1713, le Traité d'UTRECHT, qui met fin à la guerre de Succession d'Espagne après la défaite de la France face à une coalition de pays européens, force la France à céder l' ACADIE (sur le territoire de la Nouvelle-Écosse, excluant la région de ce qui est aujourd'hui l'île du Cap-Breton), Terre-Neuve et les terres autour de la baie d'Hudson. C'est ainsi que plusieurs milliers d'Acadiens font désormais partie de l'empire britannique en Amérique du Nord. Au lendemain de la GUERRE DE SEPT ANS, Québec et Montréal sont conquises par les Britanniques. C'est la fin de l'empire français en Amérique du Nord.

Quelques années après la Conquête, ce qui reste des populations françaises de la nouvelle colonie britannique tirent avantage des tensions entre les 13 colonies et les Britanniques et bénéficient ainsi de l'Acte de Québec de 1774. Celui-ci repousse les frontières du Québec, reconnaît la liberté religieuse des catholiques, la légalité du système seigneurial et le code civil français. Après la guerre de l'Indépendance américaine, la Loi constitutionnelle de 1791 réduit de nouveau les frontières du Québec afin d'y établir une nouvelle colonie, le Haut-Canada (Ontario) et garantit à chaque colonie (le Haut-Canada et le Bas-Canada) la mise en place d'une assemblée législative, aux pouvoirs toutefois limités.

Entre 1791 et 1867, les Canadiens français se montrent très actifs en politique et dans tous les domaines de la vie économique. Des recherches récentes montrent que les marchés locaux sont très complexes et diversifiés. Certains Canadiens français, comme Augustin CUVILLIER et Joseph Masson, pratiquent des activités commerciales et bancaires à l'échelle internationale. Tous deux sont administrateurs de la Banque de Montréal. Certains de leurs compatriotes ouvrent des banques françaises, comme la Banque du peuple en 1835.

En 1837-1838, les rébellions dans le Haut-Canada et le Bas-Canada pour obtenir l'autonomie gouvernementale entraînent une répression militaire et donnent lieu au RAPPORT DURHAM en 1839. Lord Durham recommande l'application du principe d'autonomie gouvernementale, mais suggère que la seule façon de régler le problème, c'est d'unir les deux colonies. Son but est d'assimiler les Canadiens français. Ce plan est adopté par l'Acte d'union de 1841, voté à Londres en 1840. L'article 41 décrète que l'anglais est la seule langue de la nouvelle colonie. Toutefois, quand la Grande-Bretagne abolit le système mercantiliste entre 1846 et 1848, elle accorde l'autonomie gouvernementale aux colonies en compensation pour la perte de l'accès protégé au marché britannique.

À la suite de cette décision, une coalition de réformistes dirigée par Robert Baldwin et Louis-Hyppolite Lafontaine forme le premier gouvernement démocratique du Canada uni (colonie formée par l'union du Haut et du Bas-Canada) en 1848, et celui-ci reconnaît la langue française. En 1864, les négociations pour la mise en oeuvre d'une nouvelle fédération des colonies britanniques de l'Amérique du Nord montrent clairement une reconnaissance accrue de la réalité française dans la proposition de fédération.

Voir QUÉBEC DEPUIS LA CONFÉDÉRATION, LE.

Auteur CLAUDE COUTURE


Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.

Le système judiciaire
Ce guide succinct des tribunaux constituant le système judiciaire québécois a été conçu par Justice Québec.

Assemblée nationale du Québec
Site Web de l'Assemblée nationale du Québec.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Imposant choix de portraits, cartes et autres documents d’archives sur l’histoire du Québec.

Histoire de l'industrie minière
Site consacré à l'histoire minière du Québec. Par le gouvernement du Québec.

Symboles nationaux
Les symboles du Canada peuvent non seulement nous aider à mieux comprendre notre pays, mais également nous inciter à nous réjouir du privilège d'être Canadiens et Canadiennes. Voir aussi les "Jours fériés et autres dates importantes." Par le Ministère du Patrimoine canadien.

Commission de toponymie du Québec
Site de la Commission de toponymie du Québec.

Société des établissements de plein air du Québec
La Sépaq est une société d’État qui a pour mandat d’administrer et de développer des territoires naturels et des équipements touristiques qui lui sont confiés en vertu de sa loi constitutive. Elle s’est donnée la mission d’assurer l’accessibilité, la mise en valeur et la protection de ces équipements publics pour le bénéfice de sa clientèle, des régions du Québec et des générations futures.

Des saisons en Nouvelle-France
Visiter une exposition d'histoire de la Nouvelle-France et l'Église catholique. Par le Musée de la civilisation et le Musée virtuel du Canada.

Disc-O-Logue
Site Web de Disc-O-Logue, un catalogue des enregistrements de musique populaire de langue française, est maintenant disponible en ligne, avec la permission de la Bibliothèque nationale du Canada.

Bibliothèque et Archives Canada
Accès à la vaste base de données bibliographique en ligne de la Bibliothèque nationale du Canada et aux expositions numérisées sur l’histoire et la culture canadiennes.

Des oeuvres à découvrir
Merveilleusement illustré, ce site interactif du Musée virtuel présente la vaste collection du Musée de la Maison Saint-Gabriel de Montréal. Datant du 17e au 20e siècles, les tableaux sont accompagnés du récit de la vie de leurs auteurs hauts en couleur. Par la Maison Saint-Gabriel et le Musée virtuel du Canada.

Cartes de référence
Site de l’Atlas du Canada. Utilisez le moteur de recherche ou cliquez sur «Cartes de référence» pour trouver une carte du Canada, d'une province ou d'un territoire.

Collection patrimoniale d'enregistrements sonores
Cette collection de documents sonores d’origine québécoise comprend environ 38 000 enregistrements de différents formats et supports : 78, 33 et 45 tours, cassettes et disques compacts. Site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Les explorateurs
Cette ressource exhaustive du Musée canadien des civilisations détaille les exploits des premiers explorateurs du Canada du XVIe au XVIIIe siècle. Comprend cartes en couleurs et illustrations.

Les Canadiens et les débuts de la domination Britannique (1760 - 1791)
Information sur les débuts de la domination Britannique et l'Acte de Québec. Par le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

Conseil des arts et des lettres du Québec
Le Conseil des arts et des lettres du Québec est une société d'État qui a pour mission de promouvoir et de soutenir le développement des arts et des lettres.

Le-Bas Canada
Cet aperçu de l’histoire politique du Bas-Canada fait partie du site «La Confédération canadienne» de Bibliothèque et Archives Canada. Présente aussi des cartes historiques.

L’Encyclopédie de l’histoire du Québec
Ce site du collège Marianopolis propose une multitude de lectures et de ressources variées sur l’histoire du Québec. Comprend une série d'articles en français.

Fédération professionnelle des journalistes du Québec
Le site Web de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Vivre au Canada à l'époque de Champlain
Cette présentation vous fera partager quelques événements de la vie de Samuel de Champlain au début du XVIIe siècle.

Glossaire : les données, Nouvelle-France


Panorama sur le Québec
Site Web de Panorama sur le Québec, un "manuel de civilisation sur le Québec." Il comprend 4 rubriques principales : Portraits du Québec, Portraits des Québécois(es), Outils langue et Outils recherche.

Les plaines d'Abraham
Site d'information sur les plaines d’Abraham. Par le site Web de la Commission des champs de bataille nationaux.

Révolution refusée : Le Canada et la révolution américaine
Ce site illustré du Musée canadien de la guerre raconte l’histoire de l’invasion ratée du Canada par les Américains en 1775-1776 et la migration des Loyalistes américains vers le Canada après 1783.

Carte des communautés amérindiennes et inuites
Cette carte interactive détaillée des communautés amérindiennes et inuites du Québec est une réalisation du Secrétariat aux affaires autochtones du Québec.

Musée du Château Ramezay
Explorez l’histoire du Château Ramezay situé dans le Vieux-Montréal. Découvrez cette imposante chronologie de l’histoire de Montréal s’étalant de la préhistoire à aujourd’hui.

Musées à découvrir
Ce site de la Société des musées québécois présente un aperçu multimédia intéressant des musées du Québec classés par thèmes. Comprend un répertoire des musées du Québec.

Lieu historique national du Canada des Forts-de-Lévis
Ce site de Parcs Canada est consacré aux Forts-de-Lévis situés dans la région de Québec. Il offre une histoire détaillée de la construction des installations militaires et des fortifications qu’on y retrouve.

Lieu historique national du Canada du Fort-Lennox
Ce site de Parcs Canada est consacré au fort Lennox, situé au Québec, près de la frontière américaine. Comprend des notes historiques sur la Révolution américaine, la guerre de 1812 et autres sujets connexes.

Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf
Le lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf commémore l'hivernage de Jacques Cartier et de ses compagnons en 1535-1536, à proximité du village iroquoien de Stadaconé. Il témoigne aussi de l'établissement, en 1625-1626, de la première résidence des missionnaires jésuites à Québec.

Site patrimonial du Parc-de-l'Artillerie
Ce site de Parcs Canada propose une brève histoire du système défensif de la ville de Québec au XVIIIe siècle.

Lieu historique national du Canada du Manoir-Papineau
Ce site de Parcs Canada présente un portrait détaillé du chef des patriotes Louis-Joseph Papineau, ainsi que des notes documentaires sur le régime foncier du système seigneurial.

Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec
Site officiel du Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec.

Québec
Un aperçu des principaux enjeux et événements reliés à l’entrée du Québec dans la Confédération. Biographies de personnalités marquantes, photos anciennes et autre matériel d’archives connexe. Site de Bibliothèque et Archives Canada.

Zones de végétation et domaines bioclimatiques du Québec
La carte « Zones de végétation et domaines bioclimatiques du Québec » . Par Ressources naturelles Canada.

Rodolphe-Duguay
Ce site Web est voué au peintre-graveur Rodolphe Duguay. Il propose une biographie et une galerie virtuelle. Par le Musée des beaux-arts du Canada.

Nouvelle-France, horizons nouveaux
Site web multimédia instructif et amusant sur la fondation et le développement de la Nouvelle-France. Abondance d’illustrations, de documents et de clips multimédias. Une collaboration Canada-France.

Le Programme de recherche en démographie historique
Ce site Web de l’Université de Montréal présente des données et des statistiques reliées à l’histoire du Québec et à la généalogie des Canadiens français du Québec avant 1800.

Musée de la civilisation
Découvrez les expositions et événements les plus récents du Musée de la civilisation, du Musée de l'Amérique française et de la Place-Royale.

Musée national des beaux-arts du Québec
Admirez une collection largement illustrée d’art québécois. Site du Musée national des beaux-arts du Québec.

Atlas du Québec et de ses régions
Ce site de cartographie interactive doté d'outils de navigation, de visualisation et de diverses fonctionnalités offre des vues générales du territoire. Par le gouvernement du Québec.

Images d'un changement de siècle: 1760-1840
Cette vaste exposition en ligne est consacrée aux thèmes de la littérature, de la musique et de l'art québécois du XVIIIe et XIXe siècles. Un site de l'Université du Québec.

Recensement
Le recensement constitue la seule source fiable de données détaillées sur de petits groupes, notamment les familles monoparentales, les groupes ethniques, l'industrie, les catégories professionnelles et les immigrants. Le recensement permet aussi d'avoir accès aux données sur des régions aussi petites que des quartiers ou sur le pays lui-même. Par le site Web Statistique Canada.

Association canadienne d'éducation de langue française
L'ACELF mène son action dans le domaine de l'éducation, fondement de la vitalité linguistique et culturelle des communautés francophones.

Trésors de la Cartothèque de l'Université Laval
La Cartothèque de la Bibliothèque de l'Université Laval contient des collections diversifiées de cartes anciennes concernant la Nouvelle-France et le Québec.

Association francophone pour le savoir
L'Acfas s'est donné comme mission de promouvoir l'activité scientifique, de stimuler la recherche et de diffuser le savoir. Aussi articles en ligne de “Découvrir”

Les noms géographiques autochtones
Des exemples d'appellations géographiques autochtones. Par le site web du ministère des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien.

Archives de Radio-Canada
Ce site web tiré des Archives de Radio-Canada nous offre des vidéo clips de la télévision et des entrevues radiophoniques sur des événements historiques et personnages d'importance du Québec et du Canada.

L'héritage de René Lévesque
Un article sur l'héritage politique laissé par René Lévesque, fondateur du Parti québécois et premier ministre du Québec, du 25 novembre 1976 au 3 octobre, 1985. Site de l'Université de Montréal.

Phonothèque québécoise
Organisme sans but lucratif, la Phonothèque québécoise / Musée du son vise à enrichir les connaissances, la conservation et la diffusion du patrimoine sonore constitué des documents sonores et des appareils producteurs et reproducteurs de son, produits ou distribués au Québec.

Société québécoise d'ethnologie
La Société québécoise d’ethnologie (SQE) est un organisme culturel au service des ethnologues et des gens intéressés au patrimoine, ainsi qu'au service des organismes se préoccupant de l'ethnologie et de la mise en valeur des patrimoines matériel et immatériel à des fins culturelles, sociales et scientifiques.

Bilan du siècle
Ce site consacré à l'évolution de la société québécoise pendant le vingtième siècle. Par de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

The Quebec Mercury
Parcourez l’un des premiers journaux québécois de langue anglaise sur ce site consacré à la Confédération canadienne. Tiré de Bibliothèque et Archives Canada.

Patrimoine Des Cantons-de-l'Est
Un guide des Cantons de l'Est de Québec. Avec une abondance de détails et d'illustrations.

Archives Canada
Archives Canada se veut un point d’accès vers les ressources archivistiques que l’on retrouve dans plus de 800 dépôts à travers le Canada. Visionner des photographies, des cartes ou d’autres documents numérisés ainsi que des expositions virtuelles, le tout centré sur l'histoire du Canada.

Le Québec géographique
Le Québec géographique est un portail qui vous donne accès à toutes les cartes, atlas et produits d’information géographique disponibles dans les ministères et organismes du gouvernement du Québec.

Autochtones au Québec
Site d'information sur les autochtones au Québec. Par le site web du ministère des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien.

L'inventaire national des mémoriaux militaires canadiens
Rechercher un mémorial dans l'Inventaire national des monuments commémoratifs militaires canadiens. Un site Web de la Direction - Histoire et patrimoine.

Musée des maîtres et artisans du Québec
Le Musée des maîtres et artisans du Québec a pour mission la mise en valeur du patrimoine culturel québécois, à travers les arts et les traditions artisanales du Québec d'hier et d'aujourd'hui, auprès des collectivités locale, régionale et nationale.

Académie des lettres du Québec
Le site Web de l'Académie des lettres du Québec. Ses buts et objectifs sont de servir et de défendre la langue, la culture d'expression française et la place de la littérature au Canada.

Fédération culturelle canadienne-française
Le site Web de la Fédération culturelle canadienne-française, un organisme national dont la mission est de promouvoir l’expression artistique et culturelle des communautés francophones et acadienne. Elle réunit treize organismes provinciaux et territoriaux voués au développement

Institut de la statistique du Québec
L’Institut de la statistique du Québec diffuse des chiffres de population tirés des recensements, des chiffres qui reposent sur un système d’estimation démographique et des chiffres tirés de projections basées sur des hypothèses quant à l’évolution future.

Ordre national du Québec
L'Ordre national du Québec est la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec. L'Ordre national du Québec est composé de personnes à qui le gouvernement a conféré le titre de Grand Officier, d'Officier ou de Chevalier de l'Ordre.

l’Institut de recherche sur l’histoire des chemins de fer au Québec
l’Institut de recherche sur l’histoire des chemins de fer au Québec. L’Institut a pour objet de favoriser la recherche et la publication. d’ouvrages sur l’histoire des chemins de fer québécois, ainsi que sur les sujets connexes aux transports et communications.

Fédération des sociétés d'histoire du Québec
Le site de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec se veut un lieu dynamique d'échange et d'information pour les personnes et organismes qui partagent les mêmes intérêts pour l'histoire et le patrimoine des Québécois.

La carte routière officielle du Québec
Site Web de la carte routière officielle du Québec. Par le gouvernement du Québec.

Principaux styles architecturaux
Ce site est dédié aux principaux styles architecturaux des édifices religieux au Québec. Par la Fondation du patrimoine religieux du Québec.

Division des archives de l'Université de Montréal
La Division des archives de l'Université de Montréal rend accessible plus de 1350 documents numérisés provenant des fonds et collections d'archives qu'elle conserve. Ces documents illustrent divers aspects de l'histoire du Québec depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu'au milieu du 20ième siècle.

Centre de référence de l'Amérique française
Source d'information originale, les archives esquissent un portrait économique, intellectuel et socioculturel d'une société en constante évolution. Des documents textuels, des cartes et des plans, des manuscrits et des photographies, synonymes de traces d'événements et de vie, sont issus du rayonnement du Séminaire de Québec. À ce corpus se greffent des fonds privés provenant de personnes illustres évoluant dans les domaines politique, militaire, juridique et éducationnel. Par le Complexe muséologique du Musée de la civilisation.

Franco.ca
Un site de la francophonie canadienne.

L'Encyclopédie de la Francophonie
Site Web de l'Encyclopédie de la Francophonie.

Festivals et Événements au Québec
Site officiel de Festivals et Événements Québec.

Villes et villages d'art et de patrimoine
Le réseau Villes et villages d’art et de patrimoine regroupe différents partenaires à l’échelle nationale. Sa mission consiste à promouvoir et à mettre en valeur les arts, la culture et le patrimoine selon une optique de développement du tourisme culturel dans toutes les régions du Québec.

Le réseaux des économusées
L'une des vocations du réseau des économusées est de mieux faire comprendre la nécessité d'assurer la pérennité à des savoir-faire traditionnels, témoins du passé et garants de l'histoire

Fondation Gérard-Delage
Site Web de la Fondation Gérard-Delage. La Fondation Gérard-Delage est au service de l'industrie du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.

Répertoire du patrimoine culturel du Québec
Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec renseigne l’internaute sur le patrimoine québécois. Il reflète les efforts du gouvernement du Québec et des municipalités québécoises pour identifier, préserver et faire connaître notre patrimoine.

De la petite école au forgeron
Le site Web "De la petite école au forgeron." Par le Musée canadien des civilisations.

Les noms des provinces et territoires
Abréviations et symboles pour les noms des provinces et territoires. Par Ressources naturelles Canada.

Morrin Centre culturel - Site historique
Le Morrin est votre portail vers la culture de langue anglaise à Québec. Il s'agit également d'un lieu d'envergure qui a été le site de deux prisons et d'un collège écossais. Opéré par la Literary and Historical Society of Quebec.

Ouvrages Publiés par la Literary & Historical Society of Quebec
Découvrez les centaines de documents publiés par la Literary and Historical Society of Quebec entre 1824 et 1924. Ils présentent des recherches en science, en histoire et en littérature élaborées au dix-neuvième siècle, ainsi que des réimpressions de sources primaires traitant des débuts du Canada. Bouquinez dans nos collections en choisissant une interface ci-dessous.

Fondation Québec-Labrador
QLF est un organisme qui a pour mission de promouvoir le développement du leadership individuel et communautaire dans les régions rurales.

Cahiers de géographie du Québec
Le site Web pour Les Cahiers de géographie du Québec, la principale revue francophone de géographie humaine au Canada.

Le Centre de la francophonie des Amériques
Le Centre de la francophonie des Amériques contribue à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle en misant sur le renforcement et l’enrichissement des relations ainsi que sur la complémentarité d’action entre les francophones et les francophiles du Québec, du Canada et des Amériques.

La Maison Saint-Gabriel, un présent du passé !
Découvrez l’histoire de la naissance de Montréal et de la Nouvelle-France dans cette visite multimédia de la Maison Saint-Gabriel, de son aménagement et de ses meubles historiques. Site produit par le Musée virtuel.

Le monde rural Québécois au XIXe siècle
Un article du monde rural Québécois au XIXe siècle. Par Bibliothèque et Archives Canada.

Les lieux de résidence des premiers ministres à Québec
Les lieux de résidence des premiers ministres à Québec de 1920 à aujourd’hui. Par le site Web de l'Assemblée nationale.

0
0
Avec plus de 40 000 articles en français et en anglais, l'Encyclopédie canadienne est l'ultime ressource en ligne, entièrement gratuite. Vous y retrouverez tous les thèmes couvrant l'histoire du Canada, sports, arts, sciences, technologie et plus encore. Venez nous découvrir à: www.TheCanadianEncyclopedia.com
Articles de fond
Shawnadithit : « La dernière des Béothuks »

Shawnadithit est de plus en plus anxieuse alors qu’elle attend le retour de son oncle, Longnon, au camp dressé, au fin fond de Terre-Neuve, à l’embranchement du ruisseau Badger et de la rivière des Exploits...

Contenu de LEC

Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.