Hache
De tous les outils rapportés d'Europe pour travailler le bois, la hache est le plus utilisé et celui dont on a le plus besoin pour défricher la forêt et couper le bois qui sert à la construction et au chauffage. La hache européenne est mal adaptée aux besoins des pionniers, et, tout au cours de la colonisation, les colons britanniques mettent au point la hache américaine. Sa lame est modérément évasée et le trou d'insertion du manche est long. La tête est évasée au-dessus du trou, comme une tête étroite pouvant servir de marteau. Le manche est différent, lui aussi. Sa forme en S permet à la main de glisser plus naturellement au moment de la frappe.
Les MAISONS DE RONDINS des pionniers sont construites en plaçant les rondins les uns par-dessus les autres de façon à former quatre murs, avec des joints pour retenir les coins. Les rondins sont habituellement équarris, c'est-à-dire que les bouts sont taillés à angles droits pour pouvoir les imbriquer. L'équarrissage se fait à l'aide d'une large hache à long tranchant. La lame est plate d'un côté et concave de l'autre. Le bûcheron se tient près du rondin et décrit un arc vertical avec sa hache. Il se déplace ainsi le long du rondin, laissant derrière lui une surface plate bien nette.
Différentes petites haches (hachettes) sont destinées à des usages particuliers. L'herminette, utilisée pour la taille de finition, a une lame qui fait un angle droit avec le trou d'insertion et le manche. Elle est légèrement recourbée vers l'intérieur.
Scie
Après la hache, la scie est l'outil le plus utilisé pour le travail du bois. Il s'agit d'une lame de métal plate dont un des côtés est denté. La plupart des scies ont des dents légèrement inclinées, alternativement, d'un côté ou de l'autre. Le trait de scie, plus large que la lame, évite que celle-ci ne reste coincée. La scie sert avant tout à produire des planches. On utilise aussi un godendard muni d'une longue lame aux dents larges et d'une poignée à chaque extrémité. Il faut deux hommes pour le manipuler, et le rondin doit être surélevé à une extrémité ou étendu au-dessus d'un fossé. Une fois les planches coupées, on se sert de la scie à main. Il en existe deux sortes : la scie de travers, plus petite, aux dents fines et pointues, faite pour couper à travers le grain du bois; et la scie à refendre, aux dents plus larges de la forme d'un ciseau à bois, pour couper dans le sens des fibres du bois.
La scie à guichet sert à faire des ouvertures circulaires ou des bords recourbés. Sa lame est très étroite et fuselée. La scie à tenon, à lame courte et large renforcée à son bord supérieur par une barre de métal, sert à découper avec précision des angles variés. La scie à cadre a une lame étroite et flexible maintenue par une courbure souple en forme d'arc (scie à bûches) ou par une corde tendue entre les prolongements du manche (scie à archet). La menuiserie fine nécessite une variété de petites scies, la plupart montées et de petites dimensions (scie à chantourner, scie à découper). Adaptée à un mécanisme actionné par les pieds, la lame flexible devient une scie sauteuse.
Ciseau à bois
Divers outils de menuiserie ont un bord tranchant. La plane comprend une lame montée entre deux poignées que l'on tire vers soi pour enlever des copeaux. Le ciseau à longue lame étroite, avec le bord tranchant à la dernière extrémité, est poussé ou frappé pour creuser ou faire des rainures. La gouge est un ciseau à lame courbée et au tranchant biseauté utilisé pour faire des cannelures et des gorges dans le bois.
Rabot
Outils à aléser
Lime
Clou
Marteau
Le marteau de charpentier à panne fendue, ou marteau pied-de-biche, est utilisé du côté de la tête pour enfoncer les clous, tandis que l'autre extrémité est un pied-de-biche recourbé qui sert à arracher les clous. Une fois la tête du clou introduite dans le pied-de-biche, le menuisier soulève le manche du marteau et extrait le clou. Quant au maillet, il a une tête en bois et sert à enfoncer les ciseaux.
La fabrication de tonneaux, ou tonnellerie, est un type de travail du bois bien particulier, requérant différentes formes de hachettes, d'herminettes, de planes et de rabots pour donner aux douves leur forme incurvée et effilée et pour tailler le fond et le couvercle circulaires. À une certaine époque, le tonnelier et l'art du cerclage sont très populaires en raison de la forte demande de tonneaux, de barillets, de cuves et de seaux. À cela s'ajoutent certains outils simples, et c'est le forgeron (voir FORGE, OUVRAGE DE) local qui répare les outils et les ustensiles.
Auteur LORIS S. RUSSELL


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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