Des déboires financiers forcent la famille de quatorze enfants de s'exiler à Fall River, en Nouvelle-Angleterre (É.-U.). Époque très mouvementée pour le Québec qui voit près d'un tiers de sa population émigrer vers les centres de textiles américains. Olivar Asselin travaille peu de temps en usine, pour finalement se consacrer au journalisme de combat où il excelle rapidement. En 1894, il sera nommé rédacteur en chef du Protecteur canadien et collaborera à différents journaux américains, tous consacrés à la population franco-américaine. En 1898, il s'enrôle dans l'armée américaine, mais ne participera pas à la campagne de la guerre contre l'Espagne. Il revient au Québec en 1900, se marie et fonde une famille qui compte 4 garçons, au moment où Henri BOURASSA, suite au déclenchement de la GUERRE DES BOERS, rompt avec les Libéraux de Wilfrid LAURIER et inaugure sa militance nationaliste. Olivar Asselin devient très tôt son bras droit. En 1902, il fonde la LIGUE NATIONALISTE (1903) et le quotidien Le Nationaliste (1904). On le retrouve encore aux côtés de H. Bourassa, en 1910, lors de la fondation du quotidien LeDEVOIR.
En brouille avec son chef, O.Asselin doit ensuite exercer divers métiers pour faire vivre sa famille. En 1913, il est porté à la présidence de la SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE. En 1915, à l'occasion de la Grande Guerre, il lève un bataillon pour se porter au secours de la France envahie, qui lui décerne La légion d'honneur pour ses nombreux actes de courage. Au retour de la Conférence de Versailles, en 1919, le polémiste travaille pour une maison de courtage et en1925, il fonde l'oeuvre de la Merci pour venir en aide aux vieillards itinérants.
En 1930, on le retrouve toutefois à la direction du journal Canada dont le déclin inquiète les Libéraux d'Alexandre TASCHEREAU. Olivar Asselin renouvèle l'équipe de rédaction et relance avec succès le journal. Il le quitte, en 1934, pour fonder son propre journal de combat : L'Ordre. Il est forcé de mettre fin à sa publication en 1936. À 62 ans, Olivar Asselin riposte une dernière fois en lançant La Renaissance qui connaîtra une brève existence. Ce sera le chant du cygne du polémiste qui meurt à Montréal le 18 avril 1937.
Auteur HÉLÈNE PELLETIER-BAILLARGEON
Liens supplémentaires
Olivar Asselin
Une biographie de Olivar Asselin journaliste et auteur polémiste. Par le Dictionnaire biographique du Canada en ligne.
Olivar Asselin
Profil de Olivar Asselin par le site Web del la Ville de Montréal.
Olivar Asselin
Biographie de Olivar Asselin par le site Web "Les Classiques des sciences sociales."


L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...
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