En 1784, les Britanniques ont divisé la Nouvelle-Écosse à l'isthme de Chignectou et nommé la partie ouest et nord « Nouveau-Brunswick », d'après le duché allemand de Brunswick-Lüneburg qui, à ce moment, tombait aussi sous la coupe du roi George III d'Angleterre. L'entrée du Nouveau-Brunswick a été essentielle à la CONFÉDÉRATION à titre de l'une des quatre premières provinces du Canada. Son influence a rapidement décliné avec l'essor de l'Ouest et des grandes villes centrales. Toutefois, il a surmonté une série de crises économiques et a favorisé le développement de communautés progressistes qui mènent des styles de vie fort enviables.
Avec le retour d'Acadiens déportés au cours de la GUERRE DE SEPT ANS (1756-1763) et l'immigration de francophones du Québec, des tensions se sont fait sentir entre les deux groupes linguistiques. Au cours des dernières années, la situation tend vers la tolérance et une acceptation croissante de la dualité dans les institutions publiques. Le Nouveau-Brunswick est maintenant la seule province officiellement bilingue du Canada.
Territoire et ressources
Le Nouveau-Brunswick couvre une superficie de 73 440 km2. Les principales divisions régionales sont le bassin de la baie de FUNDY, centré sur la vallée du FLEUVE SAINT-JEAN, et les rives Nord et Est. Le fleuve Saint-Jean a constitué la première voie d'accès aux meilleures terres agricoles et ressources forestières de la province. Occupée par les descendants des Loyalistes et d'autres immigrants de Grande-Bretagne et des États-Unis, la vallée est principalement habitée par des protestants qui, jusqu'aux années 60, avaient tendance à dominer au sein du gouvernement et dans les établissements commerciaux et d'enseignement de la province.
Les résidants du Nord et de l'Est, qui vivent dans des villages de pêcheurs situés sur les côtes et des villages forestiers le long des cours d'eau intérieurs, ont été séparés des communautés de la vallée d'une part sur le plan géographique, par de hautes terres et des ceintures de forêts, et d'autre part sur le plan culturel, par la langue française et la religion catholique, qui y sont prédominantes.
Ces deux grandes divisions comprennent plusieurs sous-régions. Dans le Nord-Ouest, la population francophone du comté de Madawaska, prenant le Québec comme modèle intellectuel et consciente de ses intérêts communs avec ses voisins américains, parle d'une « république du Madawaska ». Pour les résidants des comtés de Carleton et de Victoria, dans le haut Saint-Jean, le sens de la communauté se fonde sur un quasi-monopole de l'industrie de la pomme de terre et est renforcé par un profond engagement envers les religions évangéliques.
Dans le Sud-Ouest, à l'embouchure de la baie de Fundy, se trouve le comté de Charlotte, qui se distingue en partie par ses activités de pêche, dont une industrie de pêche à la sardine, et par de fortes attaches touristiques et autres avec les États-Unis.
Il existe une autre division au fond de la baie, où les comtés d'Albert et de Westmorland englobent une population anglophone consciente de sa position centrale en tant que région des Maritimes, tandis que la communauté acadienne des comtés de Westmorland et de Kent aspire au leadership parmi la population francophone de la province.
Dans le comté de Northumberland, la zone de la Miramichi constitue une anomalie dans la division régionale. En effet, cette région traditionnellement anglophone, composée de catholiques et de protestants, coupe en deux la communauté acadienne des côtes Nord et Est. Au Nord, les comtés de Gloucester et, à un moindre degré, de Restigouche forment le coeur de la culture acadienne.
Géologie
La fondation rocheuse du Nouveau-Brunswick remonte en grande partie à l'ère primaire (paléozoïque), il y a de 544 à 250 millions d'années. Elle était comprise dans une formation géologique s'étendant du Sud-Est des États-Unis à Terre-Neuve. Une grande partie des roches du Nord et de l'Ouest du Nouveau-Brunswick ont été formées par des dépôts de sédiments marins de la période de l'ordovicien (il y a de 510 à 441 millions d'années). Ces roches plissées ont subi des intrusions granitiques et ont été recouvertes de couches de lave propres aux activités volcaniques sporadiques du paléozoïque. Elles renferment des dépôts de zinc, de plomb et de cuivre dans la région de Bathurst à Miramichi.
Les plissements, les mouvements des failles et l'activité volcanique ont atteint leur sommet il y a plus de 350 millions d'années, au cours de ce qu'on a appelé l'orogenèse acadienne. Une bonne part du fond rocheux du centre et de l'Est de la province remonte à la fin de l'époque carbonifère (qui s'est terminée il y a 300 millions d'années), quand des roches se sont formées dans les rivières, les marécages et les bassins peu profonds. Ces roches comprenaient des grès rouges, verts et gris dont certains renferment du charbon ainsi que des conglomérats et des dépôts isolés de calcaire, de gypse, de sel et de schistes bitumineux.
Surface
La topographie du Nouveau-Brunswick se caractérise par des hautes terres dans le Nord, qui culminent à 820 m et présentent une apparence montagneuse, des collines aux pentes douces dans le centre et l'Est, et des collines aux pentes abruptes sur la côte sud qui descendent vers des marais côtiers et une plaine dans les basses terres du Sud-Est.
Les sols sont plutôt minces et acides dans les hautes terres, plus profonds mais souvent mal drainés et acides dans le centre et dans l'Ouest, et rocailleux dans certaines parties du Sud. Les meilleurs sols se trouvent surtout dans les terres mitoyennes le long des rivières. Le haut Saint-Jean est flanqué de bas plateaux aux sols sablo-argileux bien drainés qui contiennent une bonne proportion de chaux et se révèlent excellents pour la culture des pommes de terre. Les sols à texture fine des basses terres de la baie de Fundy sont aussi propices à l'agriculture.
Malgré leurs carences pour l'agriculture, les sols du Nouveau-Brunswick permettent une bonne croissance des arbres. Les terres en culture occupent seulement 5 p. 100 de la province. La majeure partie du reste, soit près de 83 p. 100 de la province, présente un couvert forestier qui se prête presque entièrement à l'exploitation et qui est constitué à 45 p. 100 de bois mou, à 27 p. 100 de bois franc et à 28 p. 100 de forêts mixtes.
L'épinette et le sapin sont les principaux résineux, suivis en importance du cèdre et du pin blanc. Le pin gris, le pin rouge, la pruche et le mélèze sont aussi présents. Les bois durs les plus abondants sont l'érable rouge, l'érable à sucre, le peuplier, le bouleau jaune, le bouleau blanc et le hêtre, dans l'ordre, et comptent à l'occasion du frêne, de l'orme, de l'ostryer de Virginie et du chêne rouge.
Cours d'eau
Climat
Dans l'ensemble, le climat du Nouveau-Brunswick est de type continental, mais il est tempéré par la proximité de l'océan. Il est plus rigoureux dans le Nord-Ouest, où plus du tiers des précipitations tombent en neige et où les températures sont de plusieurs degrés inférieures à celles de l'intérieur des terres.
Les villages côtiers sont plus chauds de plusieurs degrés en hiver et sensiblement plus frais en été et ne reçoivent annuellement que de 15 à 20 p. 100 de précipitations sous forme de neige. La période exempte de gel varie en moyenne d'environ 100 jours dans le Nord-Ouest à 125 jours sur la côte de la baie de Fundy.
Ressources naturelles
La forêt est la plus grande ressource naturelle de la province et alimente tant les industries du bois d'oeuvre, des pâtes et papiers, de la chasse et de la pêche, que celle du tourisme.
L'industrie minière est la deuxième en importance et comprend les métaux communs dans la région de Bathurst, dans le Nord, des dépôts de potasse près de Sussex, dans le Sud, des réserves considérables de charbon dans la région du lac Grand, des schistes bitumineux dans le comté de Westmorland et de l'or récemment découvert dans le centre sud de la province.
L'agriculture vient au troisième rang et compte une importante production de pommes de terre dans le Nord de la vallée du Saint-Jean et des fermes mixtes et laitières, surtout dans les vallées fluviales.
Les pêches se classent au quatrième rang, ses principaux produits étant le homard, le crabe et le hareng capturés dans la baie de Fundy, le détroit de Northumberland et sur la côte Est. L'agriculture et les pêches supportent toutes deux une importante industrie de transformation alimentaire.
Les cours d'eau, en particulier les aménagements hydroélectriques à Mactaquac, à Beechwood et à Grand-Sault, sur le fleuve Saint-Jean, répondent en grande partie aux besoins énergétiques de la province. La mise en valeur du potentiel énergétique des marées de la baie de Fundy, qui montent de 4,6 m à l'embouchure et de plus de 16 m au fond de la baie, n'en est encore qu'aux stades de l'étude.
Le poisson et le gibier sont source d'activités récréatives pour les résidants et les visiteurs amateurs de chasse sportive. On pêche la truite partout dans la province et la perche et le brochet dans les lacs du Sud. En 1994, 35 529 pêcheurs à la ligne ont capturé 36 246 saumons de l'Atlantique (venus de l'océan pour frayer). En raison de mesures de protection de l'espèce, les gros saumons ont été relâchés, et 17 500 prises ont été gardées. La province comptait plus de 89 300 détenteurs de permis de chasse et a enregistré 10 216 cerfs de Virginie abattus. On chasse également l'ours, le lièvre, le canard, l'oie et la gélinotte huppée. La chasse à l'orignal est restreinte. La pêche à la ligne hivernale s'est développée sur près de 135 lacs et étangs. En 1994, 1797 trappeurs autorisés ont capturé des animaux à fourrure (rat musqué, castor, raton laveur, martre, renard, vison, coyote, lynx, pékan et loutre) pour une valeur d'environ 89 000 $.
Protection
Les efforts de protection déployés dans la province portent essentiellement sur les forêts. L'aménagement forestier a considérablement évolué depuis que la province a obtenu en 1837 le contrôle de ses terres publiques. On considère maintenant qu'elle possède l'un des meilleurs systèmes d'aménagement au Canada. Les forêts ont d'abord été considérées comme une marchandise et faisaient l'objet d'une exploitation contrôlée. Les pratiques forestières ont changé au milieu des années 60 pour se tourner vers la sylviculture. L'aménagement des forêts a finalement adopté une démarche intégrée et durable qui tient compte d'autres facteurs comme les activités récréatives et la préservation de la faune.
La tordeuse des bourgeons de l'épinette, un petit papillon dont la larve dévore les aiguilles de sapin et d'épinette pendant l'été, a causé de sérieux dommages aux forêts provinciales dans les années 20. La dernière épidémie a eu lieu au milieu des années 80. Un programme de lutte contre la tordeuse est mis en place lorsque les populations augmentent au point de menacer la forêt.
Au cours des années 70, la pêche du saumon à la ligne s'est nettement améliorée après que le gouvernement fédéral en eut interdit la pêche commerciale. Pour poursuivre la lutte contre les braconniers, les gardes-chasses sont maintenant armés, on procède à l'étiquetage des prises légales, et les chasseurs et pêcheurs nocturnes reçoivent des sentences d'emprisonnement et se voient confisquer leurs véhicules.
Des tentatives visant à protéger la chasse et la pêche et à faire valoir l'autorité provinciale ont provoqué des conflits entre les gardes-chasses et les premières nations, celles-ci tentant de défendre les droits ancestraux des autochtones, ou issus de traités, en matière de chasse et de pêche.
Le réseau des parcs provinciaux est actuellement en restructuration, et certains parcs sont transférés aux municipalités ou au secteur privé. Le parc le plus vaste qui demeure dans le réseau est le PARC PROVINCIAL DU MONT CARLETON.
Population
Les premiers colons européens du Nouveau-Brunswick étaient les ACADIENS, qui cultivaient les terrains marécageux de l'isthme de Chignectou et d'une partie de la rive nord de la baie de Fundy au moyen de digues appelées aboiteaux. Ils ont été déportés à partir de 1755, et leurs terres ont été prises par des colons protestants venus de Nouvelle-Angleterre (voir PLANTERS) de Pennsylvanie et du Yorkshire. Quand les Acadiens ont cherché à revenir après le traité de Paris de 1763, certains ont reçu des terres dans la région de Memramcook et d'autres ont trouvé de l'emploi dans les postes de pêche, depuis la Gaspésie jusqu'à l'île du Cap-Breton.
À l'arrivée des LOYALISTES, la plupart des Acadiens du bas Saint-Jean ont été repoussés vers l'amont jusqu'à Sainte-Anne-de-Madawaska. Les exilés loyalistes, au nombre d'environ 14 000, ont pénétré l'intérieur des terres surtout par le fleuve Saint-Jean. Ils constituaient essentiellement un groupe représentatif de la société des Treize Colonies : ils comprenaient très peu de diplômés et de membres du clergé anglican et près de l000 NOIRS, la plupart esclaves de riches Loyalistes mais certains, peut-être le tiers, étaient loyalistes de plein droit. Environ 200 Noirs sont par la suite repartis au Sierra Leone. Ceux qui sont restés ont été rejoints par des réfugiés noirs de la GUERRE DE 1812.
Bien qu'à leur arrivée leur nombre ait surpassé celui des quelque 3000 habitants du Nouveau-Brunswick, les Loyalistes ont bientôt été submergés à leur tour par les vagues d'immigrants ÉCOSSAIS et IRLANDAIS dans la première moitié du XIXe siècle, qui trouvaient du travail dans l'industrie naissante du bois de sciage. Il arrivait souvent que des colons de longue date, aux prises avec la concurrence des travailleurs immigrants à bon marché, quittaient la colonie. Lorsque l'économie traditionnelle fondée sur la coupe du bois et la CONSTRUCTION NAVALE s'est effondrée, dans les années 1880, les Irlandais et les Écossais ont dû, à leur tour, chercher de l'emploi ailleurs.
La croissance des villes à l'extérieur de la région et l'écroulement de la nouvelle économie industrielle dans les années 20 ont continué à stimuler l'émigration, érodant en grande partie l'accroissement naturel de la population. Les Acadiens, plus résistants aux pressions économiques incitant à l'émigration et soutenus par une immigration en provenance du Québec, ont consolidé leur mainmise sur les comtés du Nord au moment où le chemin de fer ouvrait de nouvelles terres à la colonisation.
Le mouvement d'urbanisation a fait en sorte que la population du Nouveau-Brunswick, qui était aux deux tiers rurale avant 1941, était devenue majoritairement urbaine en 1971. La tendance a ensuite été renversée, et la population urbaine telle que définie officiellement est passée de 53,3 p. 100 en 1976 pour se situer à 47,7 p. 100 en 1991 sous l'effet d'une reprise de l'émigration, conjuguée à un mouvement vers les banlieues, rendues attrayantes par de meilleurs services, des terrains moins coûteux et des taxes moins élevées. Selon le recensement de 1991, la population du Nouveau-Brunswick était estimée à 729 498 habitants, dont 50,4 p. 100 vivaient en milieu urbain.
Centres urbains
La principale région métropolitaine du Nouveau-Brunswick est celle de SAINT-JEAN. Chef de file parmi les centres urbains de l'Amérique du Nord britannique au milieu du XIXe siècle, la ville devait son importance au bois d'œuvre (accessible grâce au fleuve Saint-Jean) et à son port libre de glaces à longueur d'année, qui approvisionnait l'estuaire et dominait dans le transport maritime et la construction navale dans la baie de Fundy. Les visées métropolitaines de Saint-Jean ont été contrariées par son incapacité à se faire choisir comme capitale provinciale ou à attirer l'université provinciale ainsi que par son entrée dans un pays dont les intérêts étaient continentaux plutôt que maritimes. Le statut urbain de Saint-Jean est actuellement attribuable surtout à son secteur industriel, qui repose sur une raffinerie de pétrole, des usines de pâtes et papiers, une centrale nucléaire, des installations de carénage et un important port à conteneurs.
Le troisième centre urbain, FREDERICTON, a acquis son importance grâce à ce qui fait défaut à Saint-Jean : l'université et le gouvernement provincial. L'essor des services publics et des universités dans les années 60 et au début des années 70 s'est traduit par l'expansion de Fredericton. La croissance et le déclin d'OROMOCTO, une ville voisine, quartier général de la base des Forces canadiennes de GAGETOWN, reflètent le statut changeant des Forces armées canadiennes. BATHURST, EDMUNDSTON et CAMPBELLTON ont émergé en tant que villes en grande partie monoindustrielle quand le Nouveau-Brunswick est passé du sciage du bois à la fabrication de pâtes et papiers. Grâce à l'exploitation minière des métaux communs, une usine de réduction du zinc et un port libre de glaces à proximité, à BELLEDUNE, Bathurst est devenue le leader industriel du Nord.
Population active
Sur le plan de l'emploi, la main-d'œuvre au Nouveau-Brunswick (2004) peut se classer en quelques groupes principaux : la fabrication, les soins de santé et les services sociaux et le commerce. Les industries du secteur tertiaire fournissent près des trois quarts des emplois disponibles.
En 2004, la population active potentielle du Nouveau-Brunswick s'élevait à 607 400 personnes. Le taux d'activité officiel se situait alors à 63,9 p. 100, ce qui était inférieur à la moyenne nationale. Les taux d'activité étaient supérieurs (s'approchant des niveaux nationaux) dans les régions de Moncton-Richibouctou et de Fredericton-Oromocto et inférieurs (moins de 60 p. 100) dans la région de Campbellton-Miramichi. Les taux d'activité varient en fonction de la difficulté à entrer sur le marché du travail.
Le chômage est plus élevé dans la région de Campbellton-Miramichi. De 1981 à 1986, le taux de chômage dans la province atteignait en moyenne 14 p. 100, soit environ 5 p. 100 au-dessus du niveau national, et ce, malgré une croissance de l'emploi de l'ordre de 5 p. 100. Pendant les années 1990, le taux d'emploi a légèrement augmenté ou diminué. Le taux de chômage moyen était de 12 p. 100. La reprise économique s'est amorcée en 1998. En 2004, le taux de chômage a connu une diminution et est passé à 9,8 p. 100 (soit 2,6 p. 100 de plus que la moyenne nationale). De tous temps, les jeunes Néo-Brunswickois ont émigré pour trouver du travail. Depuis la Confédération, la province n'a jamais pu conserver l'ensemble de l'accroissement naturel de sa population, et les années 60 ont enregistré une perte nette de 59 p. 100 par rapport à l'accroissement.
L'émigration a décliné au cours des années 70. Si, dans la première moitié de la décennie, les Néo-Brunswickois sont revenus en grand nombre dans leur province d'origine, l'exode a repris pendant la seconde moitié, lorsque l'Alberta a remplacé Toronto comme pôle d'attraction. Cette tendance s'est maintenue jusqu'en 1983, quand l'économie de l'Alberta a faibli et que les Néo-Brunswickois sont rentrés chez eux. La vigueur de l'économie de l'Ontario en 1985 et en 1986 a de nouveau attiré les Néo-Brunswickois. Encore aujourd'hui, les Néo-Brunswickois déménageaient dans d'autres provinces pour se trouver de l'emploi. En 2004, l'Ontario était toujours la province comptant le plus d'immigrants provenant du Nouveau-Brunswick, suivie par le Québec et l'Alberta.
Langue
En 2001, près des deux tiers des habitants de la province déclaraient l'anglais comme langue maternelle alors qu'un tiers des habitants disaient que le français était leur langue maternelle. Parmi les autres habitants du Nouveau-Brunswick, 2,5 p. 100 déclaraient être bilingues (anglais et français) ou avoir pour langue maternelle l'allemand ou une langue autochtone (micmac ou malécite). La législation linguistique provinciale est destinée à assurer l'égalité des deux langues officielles.
Sur le plan institutionnel, la législation linguistique est appuyée par deux systèmes d'éducation parallèles, y compris une université de langue française possédant sa propre école de droit et d'autres écoles professionnelles, par l'emploi d'interprètes juridiques spécialement formés, par la création d'écoles unilingues françaises là où la langue anglaise exercerait un attrait trop grand dans la cour d'école et par la construction de centres scolaires communautaires francophones à Fredericton, à Saint-Jean et à Newcastle.
Ethnie
La population d'origine française s'est rapidement accrue après la Confédération, passant de 44 907 habitants, ou 15,7 p. 100 de la population, en 1871 à 24,2 p. 100 en 1901 et à 33,6 p. 100 en 1931. À partir de cette dernière date, le nombre d'habitants d'origine française et celui de ceux se reconnaissant de langue maternelle française (32,7 p. 100) ont commencé à diverger, suggérant un degré d'assimilation. L'écart s'était agrandi en 1961, année où 38,8 p. 100 ont dit être d'origine française tandis que 35,21 p. 100 ont affirmé avoir le français pour langue maternelle.
En 1971, après une période de baisse des taux de natalité, les chiffres étaient tombés à 37 p. 100 pour l'origine ethnique française et à 34 p. 100 pour la langue maternelle. Lors du recensement de 2001, il semblait de plus en plus évident qu'une certaine forme d'assimilation avait eu lieu, car il y avait plus d'habitants qui déclaraient le français comme langue maternelle (32,9 p. 100) que d'habitants qui déclaraient être d'origine française (ou acadienne) (29,2 p. 100).
En 1871, les autres groupes ethniques comprenaient 29,3 p. 100 d'Anglais, 35,2 p. 100 d'Irlandais et 14,3 p. 100 d'Écossais. Ces groupes étaient fortement représentés dans les mouvements d'émigration lors de la crise des années 1880 et de l'exode rural subséquent. En 1971, seulement 57,6 p. 100 des Néo-Brunswickois se sont déclarés d'origine ethnique britannique. En 2001, le nombre de personnes qui se déclaraient d'origine britannique (42 p. 100) était supérieur à celui des personnes se disant d'origine française (29,2 p. 100). Cependant, le groupe ethnique le plus important se disait d'origine canadienne (57,8 p. 100).
Ceux qui se déclarent d'origine autochtone représentent 4 p. 100 de la population. Bon nombre des MICMACS et des MALÉCITES de la province vivent dans quinze RÉSERVES INDIENNES. Les Malécites en compte six aux abords de la rivière Saint-Jean, les Micmacs en ont deux le long de la rivière Miramichi, un à l'embouchure de la rivière Petitcodiac et six sur la côte Est. À ce jour, la province refuse toujours de reconnaître les revendications territoriales de l'Union of New Brunswick Indians.
Religion
En 2001, 53,6 p. 100 des habitants du Nouveau-Brunswick étaient membres de l'Église catholique romaine. La plupart d'entre eux étaient d'origine française et habitaient les côtes Nord et Est. Parmi les principales confessions protestantes, les baptistes constituaient 11,2 p. 100 de l'ensemble des confessions; les fidèles de l'Église unie, 9,6 p. 100; les anglicans, 8,1 p. 100; et les pentecôtistes, 2,8 p. 100.
Les anglicans étaient concentrés dans la vallée du bas Saint-Jean. Les baptistes et les pentecôtistes étaient fortement présents dans la zone dite biblique, qui s'étend des comtés de Victoria et de Carleton Est à ceux d'Albert et de Westmorland. Les membres de l'Église unie, porteuse à la fois des traditions méthodiste et presbytérienne, sont dispersés parmi les régions anglophones. Les autres confessions religieuses présentes comprennent les presbytériens, les wesleyens, les Témoins de Jéhovah, l'Église luthérienne, les musulmans et l'Armée du salut, et 8 p.100 de la population recensée ont affirmé ne professer aucune religion.
Économie
Depuis le début du XIXe siècle, l'industrie du bois domine l'économie de la province. Le Nouveau-Brunswick, comme l'ensemble des Maritimes, a subi de graves bouleversements économiques au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, à une époque où le déclin de l'industrie de la construction navale, la stagnation des marchés du bois et l'augmentation des tarifs douaniers ont durement touché les villages de l'arrière-pays. Les nouveaux chemins de fer et l'essor des villes manufacturières n'ont pas suffi à compenser les pertes dans les industries plus anciennes.
Dès les années 30, les usines de pâtes et papiers avaient supplanté le bois d'oeuvre en importance, et leur croissance a encouragé le développement de l'hydroélectricité. Néanmoins, la pêche et l'agriculture ont accusé un recul, et les taux d'émigration sont demeurés élevés pendant les décennies subséquentes. Les campagnes gouvernementales de développement économique dans les années 60 et 70, bien que parfois infructueuses, ont permis l'expansion de l'industrie forestière, l'émergence d'une nouvelle et importante industrie minière, la modernisation des pêches et de l'agriculture, l'accroissement d'un secteur manufacturier basé sur les ressources locales et l'éclosion du tourisme.
Agriculture
Les vicissitudes de l'agriculture au Nouveau-Brunswick, comme partout ailleurs au Canada, se sont traduites par une baisse relative de la valeur des produits agricoles et l'abandon d'une agriculture de quasi-subsistance par la population rurale, attirée par les attraits d'une économie de consommation. Quoique la production totale soit demeurée stable, le nombre d'exploitations agricoles a chuté de 31 899 en 1941 à environ 3 000 aujourd'hui. La superficie des terres défrichées, de 350 000 ha en 1941, s'est rétrécie d'environ les deux tiers, et l'emploi agricole direct a chuté de 26 834 en 1951 à moins de 6 000 en 1994. Pendant ce temps, le nombre d'employés dans les industries de la transformation et du transport des produits agricoles a augmenté à environ 18 000.
Les POMMES DE TERRE, particulièrement celles de semence, constituent le principal produit d'exportation agricole de la province et représentent 20 p. 100 de la production nationale. On produit les pommes de terre surtout le long du haut Saint-Jean, dans les comtés de Carleton et de Victoria, qui comptent pour environ 80 p. 100 de la récolte, et le Madawaska en obtient 15 p. 100.
La production laitière est plus importante dans les comtés de Kings, de Westmorland et d'York, dont les fermiers approvisionnent les trois plus grandes villes. Les pommes de terre et les produits laitiers équivalent à 45 p. 100 des revenus agricoles de la province. Le boeuf, la volaille et le porc atteignent 30 p. 100 et les cultures de grande production, 7,5 p. 100 (3 p. 100 pour les fruits et 4,5 p. 100 pour les légumes). Les oeufs (6 p. 100) et les produits de l'érable (2,5 p. 100) fournissent le reste des revenus agricoles.
Les producteurs sont organisés en une douzaine d'offices qui mettent en marché le lait, le dindon, les oeufs, le porc, la crème, le poulet, les pommes, certains produits forestiers et les plantes d'aménagement extérieur.
Industrie
Les industries autres que celles de la transformation au Nouveau-Brunswick comptent pour 70 p. 100 du produit intérieur brut (PIB), environ 5 p. 100 de plus que la moyenne nationale, et fournissent plus de 70 p. 100 des salaires. En 1992, les secteurs les plus importants étaient l'agriculture (146,1 millions de dollars), les pêches et la trappe (58 millions de dollars), la foresterie (219 millions de dollars), les mines (174,7 millions de dollars), la transformation (1,206 milliard de dollars), la construction (845,2 millions de dollars), les autres services publics (529 millions de dollars), les transports et l'entreposage (519 millions de dollars), la finance, l'assurance et l'immobilier (1,378 milliard de dollars), le commerce de gros (362 millions de dollars), le commerce de détail (783 millions de dollars), les services gouvernementaux (1,055 milliard de dollar), les services éducatifs (720,8 millions de dollars) et, enfin, les services de santé (505,5 millions de dollars).
Tourisme
L'industrie touristique rapporte des revenus estimés à 167 millions de dollars et représente 21 000 années-personnes en termes d'emploi. En 1994, plus de 1,2 million de touristes ont visité des attractions réputées comme les chutes réversibles à Saint-Jean, les rochers en forme de pots de fleurs de la côte de la baie de Fundy, dans le comté d'Albert (voir aussi ROCKS, PARC PROVINCIAL THE), le mascaret de la baie de Fundy, les paysages accidentés des forêts et des côtes pittoresques, auxquels s'ajoutent des installations récréatives très populaires dans des villages historiques : le village loyaliste de KINGS LANDING, près de Fredericton, et le VILLAGE HISTORIQUE ACADIEN, à Caraquet. La province compte également plus de 60 musées, fortifications restaurées et autres lieux d'intérêt historique, dont un nouveau site archéologique au ruisseau du lac Vaseux (« Mud Lake Stream »).
Deux PARCS NATIONAUX majeurs, celui de Fundy, près d'Alma, et le parc national Kouchibouguac, près de Richibouctou, figurent aux côtés des 21 parcs provinciaux, qui enregistrent une fréquentation de plus de 2,5 millions de visiteurs chaque année. Les parcs offrent aux touristes une halte dans leur visite des Maritimes et rehaussent la qualité de vie des habitants.
Fabrication
Les industries manufacturières sont basées en grande partie sur la transformation des produits primaires locaux. Le tiers de la valeur nette de leur production est attribuable à l'industrie forestière. La transformation des aliments et des boissons, notamment les entreprises McCain de Florenceville et de Grand-Sault, se classe deuxième quant à la valeur des expéditions. La raffinerie de pétrole Irving de Saint-Jean, la Brunswick Mining and Smelting de Bathurst et la Saint John Shipbuilding and Dry Dock Company Limited sont d'autres producteurs importants.
En 1983, une entreprise de Saint-Jean a décroché un contrat de trois milliards de dollars portant sur la construction de frégates pour la marine canadienne et, à la fin de 1987, le gouvernement fédéral a annoncé que les six frégates d'un lot pour la marine canadienne allaient être construites à Saint-Jean, une injection de 814 millions de dollars. Les produits chimiques occupent aussi une place considérable ainsi que la transformation des minéraux non métalliques, la fabrication de produits en métal, l'imprimerie et l'édition. Dans l'ensemble, le secteur manufacturier emploie plus de 50 000 personnes et regroupe environ l 600 entreprises.
Construction
L'industrie de la construction emploie environ 17 000 personnes. En 1992, la valeur des travaux de construction s'élevait à 845,2 millions de dollars. Pendant une bonne partie des années 80, le plus grand projet était la centrale nucléaire de Point Lepreau. Les autres grandes activités de construction comprennent la modernisation d'usines de pâtes et papiers, la poursuite de la mise en valeur de la potasse près de Sussex, la centrale électrique de la Société d'énergie du Nouveau-Brunswick à Miramichi et l'agrandissement des chantiers navals du port de Saint-Jean.
Industrie minière
Traditionnellement, l'industrie minière n'a pas occupé une grande importance au Nouveau-Brunswick. Le gypse, le granit et le grès exportés au XIXe siècle revêtaient surtout une importance locale. Bien que le charbon ait favorisé le développement rapide de la région du lac Grand, surtout avec l'arrivée du chemin de fer en 1903, la production dans cette région n'est jamais parvenue à rendre la province autosuffisante. En raison de l'abandon du charbon au profit du pétrole et de l'hydroélectricité, l'extraction avait pratiquement cessé dès le milieu des années 60.
Les crises énergétiques du début et du milieu des années 70 ont conduit à la relance du charbon dans des mines à ciel ouvert, mais bientôt les progrès de l'exploitation minière dans le Nord-Est ont éclipsé le charbon. Grâce à la découverte de vastes gisements de métaux communs dans la région de Bathurst-Miramichi dans les années 50, l'industrie minière s'est érigée en industrie de première importance. En 1993, la valeur de la production minière du Nouveau-Brunswick atteignait 771,8 millions de dollars. La production de zinc représentait alors 31 p. 100 du total national; l'argent, 25 p. 100; le plomb, 39 p. 100; et le cuivre, moins de 2 p. 100. Quant à l'antimoine et au bismuth, ils équivalaient respectivement à 30 et à 91 p. 100 de la production nationale. Le Nouveau-Brunswick est également l'une des principales provinces productrices de TOURBE, enregistrant en 1993 31 p. 100 de la production au pays.
L'essor de l'industrie minière du Nouveau-Brunswick se poursuit. Actuellement, la province compte deux importantes mines de métaux communs et deux importantes mines de potasse, une production d'antimoine primaire ainsi qu'un grand nombre d'installations de production de granulat et de tourbe. Plus de 4100 personnes sont employées dans l'industrie minière.
Industrie forestière
La forêt, qui couvre maintenant 83 p. 100 de la province, a traditionnellement dominé l'économie du Nouveau-Brunswick. Les rivières accessibles et des tarifs préférentiels britanniques ont amené une croissance rapide de l'industrie du bois de sciage au début du XIXe siècle. On abattait le pin blanc pour le destiner à la marine britannique et pour satisfaire les besoins locaux. Au COMMERCE DU BOIS était intégrée une industrie de construction navale très répandue, et les deux industries absorbaient les produits forestiers et facilitaient leur accès au marché.
Au milieu du XIXe siècle, les produits forestiers comptaient pour plus de 80 p. 100 des exportations de la province. À la fin du siècle, le commerce du bois s'était affaibli, et la province avait perdu des marchés à cause du recul de l'économie dans les Antilles, de nouveaux tarifs douaniers américains et de la nouvelle concurrence exercée par le bois d'oeuvre de la côte Ouest. L'émergence d'une vigoureuse industrie des pâtes et papiers, à la fin des années 20, a seulement partiellement atténué ces problèmes.
De nos jours, l'industrie forestière fournit 16 000 emplois dans la province, 60 p. 100 des exportations et plus de 25 p. 100 des biens produits. La pâte à papier consomme 50 p. 100 du bois récolté, le reste étant destiné au bois d'oeuvre et autres produits connexes. Les scieries sont généralement petites et assurent 15 p. 100 de la production.
Les usines de pâte à papier, qui exigent d'importantes mises de fonds et une main-d'oeuvre nombreuse, ont été des facteurs déterminants du développement urbain dans la province. Trois usines de pâte à papier appartenant à des intérêts du GROUPE IRVING produisent de la pâte au sulfate, du papier journal, du papier ménager et des matériaux pour des caisses en carton ondulé dans la région de Saint-Jean. Les usines de Miramichi et de South Nelson produisent respectivement de la pâte au sulfate et des pâtes et papiers. L'usine de la Consolidated Bathurst à Bathurst fabrique de la pâte au sulfate et du carton ondulé. La New Brunswick International Paper Company exploite une usine de papier journal à Dalhousie et la Fraser's Incorporated, membre du groupe Noranda, possède des usines près de Campbellton et à Edmundston. Il existe aussi une usine de pâte de feuillus à Nackawic et une autre de sacs en papier à Barker's Point.
Sur les 6 millions ha de forêts productives, 52 p. 100 appartiennent à des intérêts privés. Les 48 p. 100 qui restent appartiennent à la Couronne et sont habituellement loués aux plus grandes entreprises. Les petites parcelles de terrains boisés procurent une source de revenus considérable aux agriculteurs et aux pêcheurs. L'industrie forestière est aussi à l'origine de la création d'une école d'aménagement forestier à Fredericton, d'une faculté de génie forestier à l'U. du Nouveau-Brunswick et de laboratoires de recherche fédéraux et provinciaux. Reconnaissant les limites du potentiel de la ressource, qui suscite une vive concurrence, les gouvernements provinciaux successifs ont abandonné la location des terres de la Couronne en faveur de garanties d'approvisionnement à long terme offertes aux gros producteurs.
Pêches
Les pêches néo-brunswickoises constituent environ 20 p. 100 de la production des pêches de la côte est du Canada. En baisse jusqu'aux années 60, l'industrie a connu un second souffle grâce à une modernisation des méthodes et des navires. L'extension des limites de la zone de pêche à 370 km (200 mi) des côtes, devenue réalité en 1977, a soulevé un nouvel enthousiasme. Ces dernières années, on a assisté à une baisse des volumes des prises associée à une réduction générale des stocks de poissons. Les principales zones de pêche sont le golfe du Saint-Laurent, le détroit de Northumberland et la baie de Fundy. Un programme d'aquaculture lancé en 1979 produit maintenant du poisson transformé pour une valeur de plus de 100 millions de dollars. En 1995, la valeur des prises au débarquement était de plus de 100 millions de dollars que se sont partagés 8000 pêcheurs exploitant près de 4000 bateaux. Le homard arrive en tête pour ce qui est de la valeur des produits transformés, suivi du crabe, du hareng et du pétoncle. Le recours à la pêche côtière aux crustacés et aux coquillages a permis de limiter les répercussions négatives de l'effondrement de la pêche du poisson de fond sur cette industrie au Nouveau-Brunswick.
Près de la moitié de la production est exportée, dont près des deux tiers aux États-Unis. Jusqu'alors négligeables, les exportations vers le Japon ont augmenté depuis 1981 pour se situer à plus de 20 p. 100 aujourd'hui. La France est également un grand importateur de poisson du Nouveau-Brunswick. L'industrie de la transformation du poisson emploie plus de 10 000 travailleurs dans les 130 usines de la province.
La salmoniculture a débuté dans le Sud-Ouest du Nouveau-Brunswick en 1979, obtenant une petite récolte évaluée à 45 000 $. Depuis, la production s'est rapidement développée pour atteindre une valeur de près de 95 millions de dollars en 1995. On cultive également la truite, les huîtres et les moules.
Finance
La plupart des institutions financières comme les banques, les sociétés de fiducie et les compagnies d'assurances sont des succursales de firmes du Canada central. Parmi les quelques exceptions se trouvent les coopératives de crédit et les caisses populaires locales et l'Assomption compagnie mutuelle d'assurance-vie, une institution acadienne ayant son siège social à Moncton.
Transports
Éloigné des marchés du centre, le Nouveau-Brunswick a toujours porté une grande attention aux transports et à son incidence sur le développement économique. Il a protesté contre la hausse disproportionnée des taux de fret, la perte d'autonomie régionale au sein du chemin de fer Intercolonial, propriété du gouvernement fédéral, et le fait que le commerce hivernal du Canada n'était pas acheminé par les ports canadiens. En 1927, la région a remporté une victoire partielle lorsque la Loi sur les taux de transport des marchandises dans les provinces Maritimes a imposé une réduction des taux de fret. Cette année-là, on a créé la Commission sur les taux de transport des marchandises des provinces Maritimes (maintenant la Commission des transports des provinces de l'Atlantique) à Moncton, afin de défendre les intérêts des expéditeurs et des fabricants régionaux en matière de transports et d'appuyer la croissance économique régionale.
En 1969, cette loi a été abrogée, et une nouvelle mesure législative a institué le Comité fédéral-provincial pour administrer les subventions au transport au profit du développement industriel. À cette époque, les transports étaient devenus beaucoup plus complexes, car le transport routier par camion primait sur les chemins de fer dans le transport de fret. Avions et autobus transportaient la majorité des passagers. L'avènement du transport par conteneur, auquel étaient particulièrement bien adaptées les installations portuaires de Saint-Jean, libres de glaces durant toute l'année, a aiguillonné une nouvelle lutte pour rehausser le statut de Saint-Jean à titre de port national.
Actuellement, le Nouveau-Brunswick est desservi par deux réseaux ferroviaires importants. Le New Brunswick Southern Railway a repris la majorité des lignes de la province lorsque le Canadien Pacifique s'est retiré en 1994. Il s'agit d'une ligne ferroviaire sur courtes distances dont le terminus est situé à Saint-Jean. Le deuxième réseau ferroviaire important est le Canadien National, dont le bureau de direction régional se trouve à Moncton et le terminus principal, à Halifax. Le service passagers, assuré sur une ligne par la société d'État VIA RAIL, a été réduit à un train par jour entre Halifax, en Nouvelle-Écosse, et le centre du pays, en passant par Moncton et Campbellton.
La province compte sept aéroports offrant une liaison régulière de service aux passagers. Moncton, Saint-Jean et Fredericton sont munies d'aéroports importants. CHATHAM, CHARLO, Bathurst et SAINT-LÉONARD possèdent des aéroports régionaux plus modestes. D'autres aéroports destinés à l'aviation générale sont situés Saint Stephen, dans l'ÎLE GRAND MANAN, à POKEMOUCHE et à Edmundston.
Trois transporteurs assurent le transport aérien des voyageurs, soit Air Canada, Air Nova et Air Atlantic. Air Canada offre le service entre Toronto et les trois grands centres du Nouveau-Brunswick (Fredericton, Moncton et Saint-Jean). Air Nova et Air Atlantic fournissent le service entre les régions de la province et le centre du pays et les États-Unis. On trouve aussi un certain nombre de pistes d'atterrissage entretenues pour la protection des forêts ou pour usage privé.
SMT, une entreprise appartenant à Irving, constitue le principal service d'autobus entre les villes à l'intérieur de la province. Elle assure la correspondance avec les autobus Acadian Lines à Amherst, en Nouvelle-Écosse, les autobus Voyageur à Rivière-du-Loup, au Québec, et ceux de Concord Trailways à Bangor, au Maine. Il existe aussi plusieurs lignes locales d'autobus qui procurent un service régulier en région. Un service de transport urbain exploité par les municipalités est disponible à Saint-Jean, à Moncton et à Fredericton.
Saint-Jean est le principal port, offrant un service à longueur d'année pour le transport par conteneur et le transport en vrac. Sa saison de grande activité a toujours été l'hiver, quand le Saint-Laurent est couvert de glaces. Neuf lignes de porte-conteneurs y sont établies et ont accès aux ports de plus de 100 pays. Les services mensuels et bimensuels de transport maritime conventionnel sont offerts par 22 lignes desservant la plupart des régions du monde. Neuf autres ports parsèment le littoral du Nouveau-Brunswick. Celui de Miramichi est un port de sortie pour le bois et le poisson, tandis que Belledune est le principal port de sortie pour l'industrie des métaux communs.
Énergie
Le Nouveau-Brunswick s'est trouvé avantagé par rapport à ses voisins des Maritimes et de la Nouvelle-Angleterre à la fin de l'ère du pétrole bon marché, déclenchée par le cartel de l'OPEP, et pendant les pénuries de 1973-1974 et de 1979-1980. La Commission d'énergie électrique du Nouveau-Brunswick, une société de la Couronne (1920), avait construit, avec l'appui financier du gouvernement fédéral, un barrage d'envergure sur le fleuve Saint-Jean, près de Fredericton, qui a plus que doublé la capacité hydroélectrique de la province.
En 1970, le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait déjà engagé la province sur la voie de l'énergie nucléaire en construisant un réacteur Candu à Pointe Lepreau. En 1985, la prolifération de la capacité de production électrique, combinée à un programme fédéral de conversion des foyers du chauffage à l'huile au chauffage électrique, a entraîné une chute prononcée de la demande d'huile et de gaz naturel. L'électricité est maintenant la principale source d'énergie dans la province.
La majeure partie de l'électricité générée dans la province provient de la centrale nucléaire et de centrales thermiques à vapeur. Seulement 20 p. 100 de l'électricité est produite par des centrales hydroélectriques. La Société d'énergie du Nouveau-Brunswick maintient des centrales thermiques alimentées au mazout à la baie Coleson et à la baie Courtenay et trois centrales thermiques alimentées au charbon au lac Grand, à Dalhousie et à Belledune.
En 1993, le réacteur nucléaire de Pointe Lepreau a produit 5, 323 mWh (ou environ 35 p. 100 de la production provinciale). La moitié de cette électricité était destinée aux États-Unis pour couvrir les coûts de construction, qui ont largement excédé les estimations. Les installations de Mactaquac, de Beechwood et de Grand-Sault constituent les principales sources d'hydroélectricité. Il existe une sorte d'échange énergétique, puisque la quantité d'électricité générée par la centrale nucléaire et les centrales thermiques au mazout exportée au Maine et au Massachusetts égale presque la quantité d'hydroélectricité importée du Québec.
Gouvernement et politique
Le chef d'État en titre du Nouveau-Brunswick est le LIEUTENANT-GOUVERNEUR. Nommé par le gouvernement fédéral, il représente officiellement la reine, et ses fonctions sont surtout honorifiques. Le premier ministre, chef du parti ou de la coalition qui détient la majorité des 58 sièges de l'Assemblée législative, est celui qui exerce le pouvoir.
Le premier ministre préside un Cabinet dont chacun des membres dirige habituellement un ministère ou une société de la Couronne dans le cas de la Société d'énergie du Nouveau-Brunswick. L'Assemblée, élue pour un mandat maximal de cinq ans, est ordinairement souveraine dans ses sphères de compétences. Celles-ci ont été définies par l'AANB (LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1867) et ont subi par la suite des modifications et des interprétations judiciaires. La province est aussi soumise à la CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS. Les femmes ont acquis le droit de vote au provincial en 1919, mais n'ont pas eu le droit de briguer les postes dans la fonction publique provinciale avant 1934.
Les tribunaux du Nouveau-Brunswick ont connu une période de transition. Leur structure de base comprenait la Cour suprême (formée de la Cour d'appel et de la Cour du Banc de la Reine), des cours de comté et des cours présidées par des magistrats provinciaux. Conformément à l'AANB, les deux instances supérieures étaient nommées et rémunérées par le gouvernement fédéral, et la première instance, par les provinces, qui étaient responsables de « l'administration » de la justice. En 1979, avec la coopération du fédéral, les cours de comté ou de district ont fusionné avec celle du Banc de la Reine. Récemment, le Nouveau-Brunswick a mis à l'essai un système intégré de tribunaux de la famille et de cours pour jeunes délinquants en créant une division de la famille au sein de la Cour du Banc de la Reine. En vertu de la Loi sur les langues officielles, les anglophones et les francophones ont obtenu accès aux services judiciaires dans leur propre langue. Depuis 1967, un ombudsman examine les plaintes des citoyens contre les organismes publics et les fonctionnaires. (Voir aussi PREMIERS MINISTRES DU NOUVEAU-BRUNSWICK : TABLE; LIEUTENANTS-GOUVERNEURS DU NOUVEAU-BRUNSWICK : TABLE.)
Administration locale
Le gouvernement libéral de Louis ROBICHAUD a aboli les 15 conseils de comté et restreint les pouvoirs des conseils municipaux aux services immobiliers dans le cadre des réformes de son programme « Chances égales » dans les années 60. Les taxes municipales ont été limitées à un pourcentage de la valeur marchande effective des biens immobiliers dans chaque localité. Des paiements de « péréquation » provinciaux viennent en aide aux municipalités plus pauvres. Les services immobiliers dans les régions rurales sont fournis directement par la province.
Représentation au fédéral
En politique fédérale, le Nouveau-Brunswick compte traditionnellement 1 représentant au Cabinet et 10 sièges au Sénat. Il détient maintenant 10 sièges à la Chambre des communes, soit 5 de moins que lors de la Confédération, en raison d'une baisse relative de la population provinciale par rapport à la population canadienne. Il a occasionnellement accru son influence en établissant une coopération avec ses provinces soeurs, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, mais celles-ci ont également subi un déclin similaire.
Administration régionale
Des efforts de coopération visant la croissance interne et l'influence externe se sont concrétisés en 1973 par la formation du Conseil des premiers ministres des Maritimes. Par des rencontres trimestrielles des premiers ministres et au moyen d'organismes comme la Commission de l'enseignement supérieur des provinces Maritimes, les trois provinces cherchent à établir une coopération régionale, se dirigeant peut-être vers une union quoique ce ne soit plus un objectif. Bien que l'échec d'un accord sur les plans initiaux concernant l'énergie, la réforme constitutionnelle et le développement régional ait déçu de nombreux régionalistes, les provinces ont conclu une coopération dans plus de 40 autres domaines.
Finances publiques
Les principales provenances des recettes provinciales sont les impôts sur le revenu des particuliers et le revenu des entreprises, la taxe sur le carburant et la taxe foncière. L'impôt provincial sur le revenu des particuliers, fixé à un taux de 55,5 p. 100 de l'impôt fédéral de base, est perçu, tout comme l'impôt sur le revenu des entreprises, par le gouvernement fédéral pour le compte de la province.
Le 1er avril 1997, le Nouveau-Brunswick, ainsi que la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et le Labrador, ont instauré une taxe de vente harmonisée (TVH) de 15 p. 100. La taxe harmonisée combine la TPS nationale et la taxe de vente provinciale. Environ le quart des recettes provinciales proviennent des paiements de péréquation du fédéral, un programme destiné à aider les provinces pauvres à maintenir un niveau standard de services. Environ 10 p. 100 des recettes sont tirées des subventions fédérales accordées dans le cadre de programmes existants comme l'assurance-hospitalisation, les soins médicaux et l'éducation postsecondaire.
Les principales dépenses concernent la santé et les services sociaux (34 p. 100), l'éducation (21,5 p. 100), les municipalités (8,5 p. 100) et le service de la dette publique (13,8 p. 100). Les dépenses allouées aux immobilisations tels que ponts, autoroutes, écoles et hôpitaux sont considérées comme des dépenses en capital et sont financées par des emprunts.
Santé
Même si le Nouveau-Brunswick a été la première province à se doter d'un ministère de la Santé, les difficultés économiques ont fait en sorte que ses services traînaient loin derrière ceux de la plupart des autres provinces jusqu'à la fin des années 60.
De nos jours, la province est divisée en sept corporations hospitalières et compte de vastes hôpitaux régionaux à Saint-Jean, à Fredericton, à Moncton, à Bathurst, à Campbellton et à Edmundston. S'y ajoutent 45 établissements plus petits. Les soins psychiatriques sont dispensés à la maison, dans les hôpitaux de soins de longue durée de Saint-Jean et de Campbellton et dans les unités de soins psychiatriques des hôpitaux régionaux. Les services hospitaliers et autres services médicaux sont fournis gratuitement, conformément aux programmes nationaux intégrés. De faibles tarifs aux usagers ont été établis en 1983.
Un programme provincial est offert aux personnes de plus de 65 ans pour les aider à payer leurs médicaments de prescription. Plus de 4000 citoyens âgés reçoivent des soins dans les 64 foyers de soins subventionnés. Les services de santé publique comprennent les soins infirmiers, l'inspection, la lutte contre les maladies contagieuses, les soins à la mère et à l'enfant, les soins à domicile, la nutrition, la lutte contre la tuberculose et un service de dialyse à domicile.
Politique
Depuis 1900, quand s'est raffermie l'appartenance aux partis, le Nouveau-Brunswick est doté d'un système bipartite équilibré. Toutefois, à l'élection d'octobre 1987, les libéraux ont remporté tous les sièges en Chambre, un événement presque sans précédent dans l'histoire canadienne. Les tiers partis ne réussissent pas bien en politique provinciale. Néanmoins, le United Farmers' Party a obtenu 6 sièges en 1920, le Co-operative Commonwealth Federation (CCF) a attiré 11 p. 100 des suffrages en 1944, le Parti acadien a joui d'une forte popularité dans deux circonscriptions en 1978 et le NPD a augmenté sa part du vote populaire à 10,2 p. 100 en 1982, faisant alors élire un premier candidat, puis un deuxième lors d'une élection partielle en 1984. Exception faite d'un seul progressiste élu en 1921, les tiers partis n'ont guère fait meilleure figure au niveau fédéral.
Les dossiers brûlants de la politique provinciale ont porté sur les relations ethniques et les disparités régionales. L'augmentation de la proportion d'habitants d'origine française de 15,7 p. 100 en 1871 à 38,8 p. 100 en 1961 a alimenté l'insatisfaction persistante des chefs de file acadiens, qui revendiquaient une représentation et une influence proportionnelles à leur nombre, et a conduit à la formation d'un parti politique séparatiste, le Parti acadien. Les politiciens ont exploité à l'occasion les tensions entre les deux groupes linguistiques, mais le parti vainqueur a généralement été en mesure de s'attirer une bonne part de l'appui des deux communautés.
L'élection en 1960 du jeune et entreprenant Acadien Louis-J. Robichaud dans une conjoncture favorable au changement a mené à des réformes économiques et linguistiques si rapides et si fondamentales qu'elles ont été taxées de révolutionnaires. Les Acadiens ont le plus bénéficié du programme de chances égales, qui a redistribué les revenus des centres urbains entre autres aux régions du Nord, affligées par une pauvreté endémique, et qui a mis de l'avant des projets de développement économique et institué des services linguistiques aux deux communautés selon les lignes directrices prescrites par la Commission royale d'enquête sur le BILINGUISME ET BICULTURALISME.
Au même moment, les gouvernements fédéraux ont mené la lutte aux disparités régionales, ce qui a joué un rôle capital pour le succès du programme. Malgré l'opposition d'entreprises prépondérantes et des conservateurs affolés par la vive allure du changement, Robichaud est demeuré au pouvoir durant toute la décennie. Son successeur, le conservateur et protestant Richard HATFIELD, n'a pas cherché à renverser la vapeur. Son gouvernement a appliqué des changements dans le même sens que le programme avec tant d'enthousiasme que son parti a de plus en plus percé dans les milieux acadiens, contrecarrant les visées du Parti acadien en faveur d'une province acadienne distincte. L'impulsion donnée au développement économique a ralenti à la fin des années 70, moins à cause des critiques de la population envers des échecs spectaculaires comme la production des voitures sport Bricklin, qu'en partie à cause de la perte d'intérêt de la part du gouvernement fédéral.
L'administration du successeur de Hatfield, le libéral Frank MCKENNA, s'est attaquée au déficit de la province et a rationalisé l'appareil gouvernemental en vue de mettre un frein aux dépenses provinciales. Bon nombre des initiatives budgétaires de McKenna ont depuis servi de modèles à d'autres provinces aux prises avec des déficits. Son succès dans ce domaine lui a valu une autre victoire largement majoritaire à l'élection générale de 1991. Le Confederation of Regions (COR), un nouveau parti anti-francophone a obtenu un appui surprenant lors de cette élection, remportant huit sièges à l'issue de sa première campagne électorale, un gain attribuable en grande partie au mouvement de réaction à l'échec de l'ACCORD DU LAC MEECH (voir ACCORD DU LAC MEECH : DOCUMENT) et de l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN (voir ACCORD DE CHARLOTTETOWN : DOCUMENT). En 1995, suivant la tendance provinciale à de brèves victoires des tiers partis, le COR a été pratiquement éliminé à sa deuxième élection, et McKenna a remporté sa troisième majorité consécutive.
Éducation
Les institutions d'enseignement des Loyalistes du Nouveau-Brunswick manifestaient au départ un très net penchant anglican qui a stimulé la prolifération d'autres écoles et collèges confessionnels. La Loi sur les écoles publiques de 1871, qui a institué des écoles publiques gratuites, a virtuellement exclu les catholiques. Plus tard, un compromis a permis l'enseignement par des membres de communautés religieuses et l'instruction religieuse après les heures de classe. Toutefois, l'enseignement est demeuré une source de discorde entre les groupes religieux et linguistiques de la province.
Administration
Les réformes de l'enseignement dans les années 60 ont dégagé les municipalités de leurs responsabilités dans ce domaine et cherché à assurer des services complets d'enseignement en français et en anglais. Tous les services et les programmes éducatifs sont offerts dans les deux langues officielles et administrés par des systèmes parallèles depuis la maternelle jusqu'à la 12e année, et la province en assume le financement. Au cours de l'année scolaire 1992-1993, les 41 districts scolaires ont fusionné pour former 18 conseils locaux qui administraient les 13 années scolaires de la maternelle à la 12e année. En 1996, les conseils scolaires ont été abolis pour être remplacés par une structure organisationnelle dirigée par les parents à l'échelle de l'école, du district et de la province. Les 18 districts scolaires sont demeurés en place, administrés par 8 surintendants (5 anglophones et 3 francophones) qui maintenant rendent compte directement au ministère de l'Éducation.
À compter de l'automne de 1996, des comités d'école ont été élus, formés de parents ou de leurs représentants. Une fois ces comités en place, un conseil consultatif de parents a été établi dans chacun des 18 districts. Deux conseils scolaires provinciaux (un anglophone et un francophone) ont été mis en place au début de 1997. Ils se composent d'un membre de chaque district ainsi que de trois à cinq membres nommés parmi les dirigeants des communautés et du secteur de l'éducation. Deux conseils provisoires ont été formés pour faciliter la transition vers la nouvelle structure.
Le ministère de l'Enseignement supérieur et du Travail assume la direction des collèges communautaires, des programmes d'éducation permanente ainsi que de l'École d'artisanat du Nouveau-Brunswick, tandis que les universités et l'École des gardes forestiers des Maritimes relèvent de la Commission de l'enseignement supérieur des provinces Maritimes. Cet organisme a été mis sur pied par le Conseil des premiers ministres des Maritimes pour promouvoir une plus grande efficacité des programmes offerts et des installations dans toute la région.
L'aide financière aux étudiants du postsecondaire qui ne pourraient autrement se permettre de poursuivre leurs études après le secondaire est administrée par la province par le biais du Programme canadien de prêts aux étudiants et de quatre programmes provinciaux de prêts aux étudiants, de bourses d'études, de bourses de mérite et de bourses de voyage.
Établissements
En 1994-1995, le réseau francophone d'écoles publiques a desservi 45 298 élèves dans 132 écoles relevant de 6 districts scolaires. Le réseau anglophone a desservi 91 298 élèves dans 266 écoles regroupées en 12 districts scolaires. La province compte 9 collèges communautaires que fréquentaient plus de 3400 étudiants. Les programmes universitaires de langue anglaise ont accueilli au total 12 346 étudiants à plein temps et à temps partiel à l'UNIVERSITÉ DU NOUVEAU-BRUNSWICK (Fredericton et Saint-Jean), à son établissement catholique affilié de l'UNIVERSITÉ SAINT THOMAS, qui partage la bibliothèque et les installations sportives du campus de Fredericton, et à l'établissement affilié de l'Église unie de Sackville (UNIVERSITÉ MOUNT ALLISON ). En 1994-1995, les programmes francophones ont desservi 7344 étudiants à l'UNIVERSITÉ DE MONCTON et à ses constituantes d'Edmundston et de Shippagan.
Parmi les courants récents, des francophones ont exercé des pressions pour obtenir des écoles et des conseils scolaires unilingues, le programme d'immersion en français a pris son essor à l'intérieur du système anglophone (comptant 15 206 élèves dans 96 écoles en 1986-1987) et des écoles privées ont été fondées par différentes confessions évangéliques. Les pensionnats anglicans traditionnels sont le Rothesay Collegiate et la Netherwood School for Girls, tous deux situés à Rothesay.
Vie culturelle
Bliss CARMAN, sir Charles G.D. ROBERTS, A.G. BAILEY, Desmond PACEY, W.S. MacNutt, Alden NOWLAN et Antonine MAILLET sont quelques-unes des figures littéraires et historiques néo-brunswickoises de renommée internationale. Parmi les artistes réputés figurent John Hammond, Miller BRITTAIN, Alex COLVILLE, Jack HUMPHREY et Lawren P. Harris. Un intérêt précoce pour la science et ses applications s'est manifesté dans les programmes novateurs d'ingénierie et de foresterie à l'U. du Nouveau-Brunswick et les travaux de la Natural History Society of Saint John. De récents rapports sur des progrès décisifs relatifs aux membres artificiels dits « bioniques » et aux méthodes naturelles de lutte contre les insectes nuisibles indiquent que cette tradition se poursuit.
Il semble que Fredericton dans les années 1870 et Saint-Jean au tournant du siècle aient constitué des environnements particulièrement propices à l'effort créatif. À partir des années 20, des mécènes tels que J.C. Webster, de Shediac, et lord Beaverbrook (qui auparavant s'appelait Max AITKEN, de Miramichi) ont contribué à jeter les bases institutionnelles pour favoriser la créativité et l'éducation populaire au moyen de musées, de galeries d'art, de théâtres et des universités.
Arts
Au cours des dernières décennies, les universités ont été au coeur de la création artistique et littéraire. L'U. Mount Allison est réputée pour ses artistes et ses musiciens. L'U. du Nouveau-Brunswick a donné leur essor à des périodiques d'envergure nationale tels que la revue littéraire FIDDLEHEAD et la revue d'histoire Acadiensis. L'U. de Moncton est devenue un centre de recherche en études acadiennes. Les chorales acadiennes ont acquis une réputation d'excellence internationale.
Theatre New Brunswick, une troupe professionnelle établie à Fredericton, se produit en spectacle dans les villes de la province. On compte deux troupes de théâtre professionnelles de langue française, le Théâtre populaire d'Acadie (Caraquet) et le théâtre l'Escaouette (Moncton).
Il existe deux compagnies de danse, DancEast et DansEncorps, et 14 galeries d'art publiques. La GALERIE D'ART BEAVERBROOK, la plus imposante de la province, présente des expositions néo-brunswickoises, canadiennes et internationales d'art ancien et d'art contemporain.
Plus de 250 auteurs sont membres de l'Association des écrivains du Nouveau-Brunswick. Les éditeurs Goose Lane Editions et Acadiensis Press produisent des publications érudites, et des éditeurs locaux publient des ouvrages populaires de fiction, d'humour, de folklore et d'histoire familiale et communautaire.
Communications
Les quotidiens comprennent le Telegraph-Journal, de Saint-Jean, le Daily Gleaner, de Fredericton, le Moncton Times-Transcript (appartenant tous à des intérêts d'Irving) et L'Acadie Nouvelle. Jusqu'à sa faillite, L'Évangéline se faisait la voix des Acadiens dans la province.
La province capte quatre grands réseaux de télévision - : Radio-Canada, CTV, Global et Télé-Québec. La câblodistribution (qui diffuse les principales chaînes américaines, la chaîne de télévision publique de l'University of Maine et la radio FM) dessert la majeure partie de la province. Plusieurs chaînes de télévision payante sont récemment entrées en service. La radio de Radio-Canada offre 10 stations en français et 16 en anglais. La Compagnie de téléphone du Nouveau-Brunswick, considérée comme l'une des plus avancées en ce qui a trait aux services locaux et aux technologies de télécommunications, dessert plus de 450 000 abonnés.
Lieux historiques
Les Archives provinciales, situées à Fredericton, sont le dépôt des documents du gouvernement, de collections de documents publics et privés et d'autre matériel historique et généalogique. Trente-six autres fonds d'archives, dont deux dépôts d'archives universitaires et le Centre d'études acadiennes, contribuent à documenter l'histoire et le développement de la province. Deux villages historiques, 6 parcs historiques nationaux, une participation à 2 parcs historiques internationaux, 68 musées, 12 sites militaires restaurés et d'autres édifices historiques sont ouverts au public. Un nombre impressionnant d'églises, de résidences et d'édifices publics sont classés d'intérêt historique.
Le Musée du Nouveau-Brunswick (et son prédécesseur), à Saint-Jean, se consacre à l'histoire naturelle et humaine depuis plus de 150 ans. Le Musée acadien de l'U. de Moncton abrite une collection de plus de 30 000 objets relatifs aux Acadiens des provinces Maritimes. La bibliothèque de l'Assemblée législative, dans la capitale, contient une excellente collection de matériel, brochures, publications et livres produits par le gouvernement.
Kings Landing, un établissement loyaliste restauré situé en amont de Fredericton, tente de façon spectaculaire de faire revivre l'histoire aux visiteurs en reconstituant les activités d'un village du XIXe siècle. Le Village historique acadien de Caraquet ravive l'histoire de la survie des Acadiens après l'événement connu sous le nom de la Déportation (1780-1890). Le FORT BEAUSÉJOUR, un lieu historique national situé aux abords de la frontière néo-écossaise (près de Sackville), est un important fort français restauré datant du milieu du XVIIIe siècle.
La résidence d'été du président Roosevelt et son parc, dans l'ÎLE CAMPOBELLO, sont administrés par une commission mixte canado-américaine. L'ensemble comprend le domaine où séjournait Franklin D. Roosevelt en été et les maisons avoisinantes et peut accueillir de petites conférences. Récemment, un deuxième parc international a été désigné dans l'île Sainte-Croix, emplacement du premier établissement de Champlain en Amérique du Nord.
Presque toutes les communautés acadiennes sont dotées de sociétés historiques actives qui s'adonnent à la recherche, à la généalogie et à la publication. Des sociétés de protection du patrimoine oeuvrent également à Fredericton, à Saint-Jean, à Saint Andrews, à Miramichi, à Bathurst, à Moncton et dans les comtés de Westmorland, d'Albert, de Kings, de Queens et de Carleton dans des domaines tels que la préservation des quartiers, des ponts couverts et des bâtiments d'importance historique ainsi que la gestion de musées et de programmes éducatifs.
Exploration
Lorsque les Français ont tenté de s'établir, d'abord à l'embouchure de la RIVIÈRE SAINTE-CROIX en 1604, puis à PORT-ROYAL, ils ont été accueillis par les Micmacs, qui leur ont enseigné les moyens de survivre. Après que les Français se furent tournés vers Québec, les Amérindiens ont aidé quelques jeunes hommes restés sur place, dont Charles de Saint-Étienne de LA TOUR, à établir une traite des pelleteries sur le fleuve Saint-Jean.
En 1635, la mort d'Isaac de RAZILLY, dirigeant d'un petit établissement ranimé à Port-Royal, a engendré une lutte féodale pour les territoires et le commerce entre La Tour, Charles de MENOU d'Aulnay et Nicolas DENYS. À la mort de Menou d'Aulnay en 1650, La Tour a repris le contrôle du fleuve Saint-Jean, et Denys a reconquis un poste de pêche et de traite dans le havre de Miscou et en a construit un autre à Nepisiguit (Bathurst).
Après une longue carrière dans le commerce et la pêche sur les côtes de l'ACADIE, Denys s'est retiré à Nepisiguit en 1668 pour rédiger une description de l'Acadie importante sur le plan historique avant de retourner en France en 1671 pour y faire publier le volume. La vallée du fleuve Saint-Jean est demeurée territoire amérindien à partir duquel les Français ont mené des raids contre la Nouvelle-Angleterre dans les années 1690, contribuant à motiver une hostilité profonde et persistante envers la présence française en Acadie.
Peuplement
Pendant ce temps, le petit établissement de Port-Royal a prospéré et s'est étendu autour de la baie de Fundy pour inclure l'isthme de Chignectou et Shepody, sur la rive Nord. Les Acadiens ont développé une société tout à fait particulière, caractérisée par la construction de digues qui leur permettaient de cultiver les terres marécageuses inondées par les marées de la baie de Fundy. Leur société se différenciait aussi parce qu'elle était négligée par les autorités française, ce qui a favorisé l'épanouissement d'une communauté très unie et à l'esprit indépendant.
Pris dans les luttes impériales entre Britanniques et Français, la plupart des Acadiens ont été expulsés par les Britanniques à partir de 1755 et dispersés dans les Treize Colonies ou renvoyés en France. Ceux qui sont revenus après la signature du traité de PARIS (1763) ont trouvé leurs terres occupées par plusieurs milliers d'immigrants venus en grande partie de la Nouvelle-Angleterre. Certains ont reçu des concessions de terres dans la région de Memramcook, certains se sont établis sans permission le long du fleuve Saint-Jean et d'autres se sont engagés au service des frères Robin, de Jersey, l'une des îles Anglo-Normandes, qui ont commencé en 1764 à ériger des postes de pêche le long de la côte, de Gaspé jusqu'à l'île du Cap-Breton.
Après la GUERRE DE L'INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, environ 14 000 réfugiés loyalistes se sont installés sur la rive nord de la baie de Fundy, ont fondé la ville de Saint-Jean et ont colonisé les vallées du fleuve Saint-Jean et de la rivière Sainte-Croix. Quelques-uns se sont fixés dans d'autres régions de la province. Pressés de trouver du travail et conscients de leur isolement par rapport à Halifax, ils ont présenté une requête pour obtenir le statut de colonie séparée, qui leur a été accordé en 1784.
Développement
Le blocus continental de Napoléon, qui en 1807 a privé les Britanniques de leur source traditionnelle d'approvisionnement en bois dans la région de la Baltique, les a contraints à chercher délibérément à favoriser l'industrie coloniale au moyen de tarifs protectionnistes pour en faire une source fiable. Grâce aux rivières qui rendaient accessibles de riches réserves d'épinettes et de pins, le commerce du bois équarri du Nouveau-Brunswick a prospéré pendant un demi-siècle. Le bois est devenu source de croissance et a conduit à l'établissement de nouveaux villages, laissant son empreinte sur l'économie, la politique et la société. Du coup, la population est passée de quelque 25 000 à près de 200 000 habitants au milieu du siècle.
Les industries du Nouveau-Brunswick, stimulées par la guerre de Crimée et la Guerre de sécession américaine ainsi que par un traité de RÉCIPROCITÉ conclu avec les États-Unis et portant sur les produits primaires, ont survécu à la crise provoquée par l'abandon des tarifs préférentiels et des LOIS SUR LA NAVIGATION de la part des Britanniques à la fin des années 1840. Cependant, l'effet conjugué des revers infligés à l'économie néo-brunswickoise après la Confédération, dont la POLITIQUE NATIONALE de protection tarifaire n'était pas le moindre, s'est avéré plus dommageable à long terme. Le traité de réciprocité a été abandonné, les ressources forestières ont perdu leur attrait commercial et les navires en bois ont succombé à la concurrence des bateaux à vapeur munis d'une coque en métal. Les habitants du Nouveau-Brunswick ont quitté par milliers les ports et les villes forestières pour chercher de l'emploi aux États-Unis.
Certains entrepreneurs ont rapidement réalisé la transition à une économie nationale et continentale. La Confédération a amené le CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL au Nouveau-Brunswick en 1876, et le CP a atteint Saint-Jean en 1889. Les commerçants, les industriels du sciage et les constructeurs de navires ont transféré leurs capitaux dans les fonderies de fer, les filatures, les raffineries de sucre et d'autres industries du secteur secondaire dont la croissance bénéficiait de la politique tarifaire. Toutefois, nombre de ces nouvelles industries, éparpillées dans la province, sont passées aux mains des entreprises plus grandes et aux reins plus solides du centre du Canada. Un scénario classique s'est dessiné, marqué par les prises de contrôle, l'absence de modernisation, les fermetures d'entreprises et l'exploitation du marché par des usines en expansion du Canada central.
La récession de l'après-guerre, dans les années 20, a vu se poursuivre le déclin des industries traditionnelles et l'effondrement presque du secteur manufacturier, encore plus ébranlé par des politiques fédérales adverses relatives aux tarifs douaniers et aux transports. Une commission royale fédérale a examiné les problèmes des provinces Maritimes et a tenté d'y remédier, mais ces efforts sont largement restés sans effet puisque le Nouveau-Brunswick, comme le reste du monde, a plongé dans la Crise des années 30. Plusieurs décennies de stagnation économique ont réduit le Nouveau-Brunswick à un niveau de vie bien inférieur à la moyenne nationale. Les politiques nationales ont eu pour effet d'accroître les disparités, car la politique tarifaire (ou, pendant la Deuxième Guerre mondiale, les investissements du fédéral) a créé et maintenu le secteur manufacturier au centre du Canada. Pendant ce temps, les gouvernement des Maritimes manquaient d'argent pour maintenir les services essentiels.
En 1940, les dépenses du Nouveau-Brunswick dans les secteurs de l'éducation et de la santé atteignaient un peu plus de la moitié de la moyenne nationale; ses taux d'analphabétisme et de mortalité infantile étaient les plus élevés au pays. Bien que le fédéral ait approuvé le rapport Rowell-Sirois sur les RELATIONS FÉDÉRALES-PROVINCIALES (1940), qui exprimait le besoin d'une répartition plus équitable des recettes fiscales de l'économie nationale, les subventions de rajustement que les commissaires recommandaient pour les provinces les plus pauvres n'ont été accordées qu'à compter du début des années 60.
La nature des disparités qui affligeaient le Nouveau-Brunswick présentait un double aspect : l'extrême disparité des niveaux de vie par rapport aux autres provinces et la disparité interne entre les régions urbaines du Sud, à majorité anglophone, et les régions rurales du Nord, majoritairement francophones. On s'est attaqué simultanément aux deux.
Au niveau provincial, le gouvernement a mis de l'avant son programme résumé par le slogan « Chances égales » en vue de procurer davantage des services de qualité égale. Donnant suite aux recommandations de la commission Byrne de 1963, l'administration Robichaud a procédé à plus de 125 mesures législatives pour changer radicalement le partage des pouvoirs entre le gouvernement provincial et les administrations municipales ou des comtés. Se fondant sur le principe selon lequel le gouvernement provincial doit assurer les services à la population, le gouvernement s'est réservé l'autorité en matière de services éducatifs, médicaux, judiciaires et d'aide sociale. Il a confié aux municipalités les services immobiliers comme l'eau, les égouts, la protection contre les incendies et les services de police locaux. Les taxes devaient être évaluées à la grandeur de la province selon la valeur marchande réelle de la propriété.
La rationalisation des services s'est accompagnée d'un effort énergique visant le développement économique. À la faveur de l'optimisme des années 60, les gouvernements fédéral et provincial ont estimé que les disparités provinciales et régionales chroniques pouvaient être surmontées grâce à l'industrialisation. Les tentatives fédérales-provinciales de développement rural, les investissements gouvernementaux dans la production d'électricité, l'exploitation minière, l'industrie forestière, les pêches et l'industrie manufacturière secondaire, la construction de grandes autoroutes dans toute la région du Nord et le recours à des subventions au transport pour faciliter l'accès des produits du Nouveau-Brunswick aux marchés nationaux se sont tous inscrits dans une volonté du fédéral et de la province de ramener le niveau de vie provincial plus près de la moyenne nationale.
Ces efforts ont porté fruit dans une grande mesure. Les services éducatifs et sociaux sont maintenant comparables à ceux du reste du pays. Une fonction publique bien formée a aidé les industries primaires à se moderniser dans une période de transition, à défaut de quoi elles se seraient effondrées. Une infrastructure adéquate et une aide directe ont renversé la tendance au déclin des industries du secteur secondaire.
Néanmoins, les niveaux de vie améliorés de la province reposent sur une base fragile. L'enthousiasme des gouvernements fédéraux pour le développement industriel a diminué dans les années 70 devant des échecs fracassants et la jalousie d'autres régions du pays. Les gouvernements ont jugé que le maintien des transferts financiers était moins controversé, d'autant moins que ces transferts retournent de toute façon vers le centre du pays, où sont achetés les biens de consommation. Les transferts indirects, qui accompagnent les programmes traditionnels de l'État-providence tels que les pensions de vieillesse et l'assurance-emploi, sont d'une importance cruciale. Non moins importants sont les PAIEMENTS DE PÉRÉQUATION directs et les subventions aux programmes établis. En tant qu'anciennes victimes et bénéficiaires, les Néo-Brunswickois ont un intérêt réel dans l'évolution de la Constitution canadienne.
Auteur ERNEST R. FORBES
Bibliographie
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Liens supplémentaires
Nouveau-Brunswick
Le site Web officiel du gouvernement du Nouveau-Brunswick.
Pont de la confédération
Le Pont de la Confédération relie les provinces de l’Ile-du-Prince-Edouard et du Nouveau-Brunswick.
Symboles nationaux
Les symboles du Canada peuvent non seulement nous aider à mieux comprendre notre pays, mais également nous inciter à nous réjouir du privilège d'être Canadiens et Canadiennes. Voir aussi les "Jours fériés et autres dates importantes." Par le Ministère du Patrimoine canadien.
ParcsTourism NB
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Le Village Historique Acadien vous invite à découvrir l'histoire des Acadiens. Site du Musée virtuel du Canada.
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Les noms géographiques autochtones
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Rechercher un mémorial dans l'Inventaire national des monuments commémoratifs militaires canadiens. Un site Web de la Direction - Histoire et patrimoine.
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Abréviations et symboles pour les noms des provinces et territoires. Par Ressources naturelles Canada.
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