Située dans le sud-ouest du Québec, Montréal en est la métropole. Pendant un siècle et demi, elle a été la ville la plus peuplée du Canada. Située dans l'île de Montréal, la plus grande de l'archipel d'Hochelaga, au confluent du FLEUVE SAINT-LAURENT et de la RIVIÈRE DES OUTAOUAIS, elle occupe une position stratégique en bordure de l'un des plus grands fleuves au monde, au cœur d'un réseau hydrographique couvrant tout l'est de l'Amérique du Nord. Grand centre industriel, métropole commerciale et financière, tête de pont des transports ferroviaires et maritimes, et foyer de la culture française en Amérique du Nord, elle est l'une des plus grandes villes du monde et jouit d'un rayonnement international.

Carte Google

Depuis 1870, la zone urbaine déborde progressivement les limites de la ville proprement dite, malgré l'annexion de nombreuses municipalités de banlieue. En 2001, la région métropolitaine (3 426 350) comprend 109 municipalités, mais les fusions municipales de 2002 ramènent ce nombre à 66. Outre Montréal (1 812 703), les villes les plus peuplées sont LONGUEUIL (371 934) sur la rive Sud, LAVAL (343 005) dans l'île Jésus et TERREBONNE (80 531) et REPENTIGNY (72 218) sur la rive nord.
Montréal
Montréal
Montréal : Relevé statistique
Montréal : Relevé statistique
Montréal (image-satellite)
Montréal (image-satellite)
Les zones construites (en bleu) couvrent la majeure partie de l'île de Montréal et la moitié sud de l'île Jésus jusqu'au nord-est. La configuration ancienne en bandes étroites est la conséquence du mode de faire-valoir seigneurial (avec la permission du Centre canadien de télédétection).


Peuplement

Montréal en 1650
Montréal en 1650
La petite colonie de peuplement de Montréal « vue à vol d'oiseau », en 1650. Le fort (A) est situé à proximité du fleuve (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/Musées nationaux du Canada).
L'île et les régions avoisinantes ont longtemps été habitées par des autochtones du groupe des Iroquoiens du Saint-Laurent. En 1535, le navigateur français Jacques CARTIER visite l'un de leurs villages, HOCHELAGA, situé sur les pentes du mont Royal. À la fin du XVIe siècle, la nation que formaient les Iroquoiens du Saint-Laurent a déjà disparu. Lorsque Champlain fonde Québec en 1608, il n'existe plus aucun établissement autochtone permanent dans l'île. Montréal (qu'on appelle aussi parfois VILLE-MARIE) est fondée en 1642 comme colonie missionnaire sous la direction de Paul de Chomedey de MAISONNEUVE. Le commerce des fourrures devient bientôt sa principale activité. Maisonneuve et son équipe d'une cinquantaine de colons se retrouvent au milieu d'un conflit entre autochtones pour le contrôle des fourrures. Les premières décennies de la colonie sont marquées par un état de guerre permanent contre les Iroquois (voir aussi GUERRES IROQUOISES). L'intervention militaire française de 1665-1666 réduit quelque peu la tension à Montréal, mais pour que la paix s'installe, il faut attendre le traité de 1701 (la GRANDE PAIX) conclu entre les Français, les Iroquois et une trentaine d'autres nations autochtones.


Développement
Alors que QUÉBEC est la capitale administrative et le port principal où se font les échanges avec la France, Montréal reste une ville de l'intérieur. Cependant, elle devient bientôt le grand centre de la TRAITE DES FOURRURES, d'où partent les COUREURS DE BOIS, les VOYAGEURS et des explorateurs célèbres comme René-Robert LA SALLE, Daniel DULHUT, Pierre Le Moyne D'IBERVILLE et Pierre Gaultier de LA VÉRENDRYE. Ils établissent un réseau de traite visant à drainer la fourrure vers Montréal et explorent méthodiquement le continent nord-américain, du golfe du Mexique aux Rocheuses. La traite des fourrures dépend du travail des autochtones et ne procure guère d'emplois à Montréal. La lente croissance démographique de Montréal s'explique par son étroite dépendance à l'égard de cette unique activité et la faiblesse de l'agriculture dans la région.

À la fin du XVIIe siècle, la ville compte à peine plus de l000 habitants et, en 1789, approximativement 5500. En plus des voyageurs et des coureurs de bois, la société montréalaise est marquée par une forte présence des institutions religieuses, parmi lesquelles il faut citer le Séminaire de Saint-Sulpice qui a la responsabilité de la paroisse. Construit en 1685, l'édifice du Séminaire, situé à la Place d'Armes, existe toujours.

Après la Conquête britannique (la ville capitule en 1760), l'économie de Montréal repose encore étroitement sur la traite des fourrures pendant plusieurs décennies. Des marchands écossais comme Alexander MACKENZIE, les frères Frobisher, Simon MCTAVISH, Duncan, Simon et William McGillivray, pour ne nommer que les plus connus, remplacent les marchands francophones. Ils fondent la COMPAGNIE DU NORD-OUEST afin de concurrencer plus efficacement la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON pour le contrôle des fourrures du Nord-Ouest.

Malgré le désavantage de la distance, la compagnie montréalaise prospère jusqu'à son absorption par sa rivale en 1821. La traite des fourrures joue un rôle majeur dans la prédominance de Montréal sur l'arrière-pays. À partir de la fin du XVIIIe siècle, la croissance de la ville dépend de plus en plus de la colonisation de cet arrière-pays rural, à la fois dans la plaine située autour de Montréal et en Ontario. Dès 1815, l'important afflux d'immigrants des îles britanniques accélère ce mouvement.

Dès les années 1820, sa population dépasse celle de Québec. La ville s'affirme nettement comme métropole. En 1825, Montréal compte déjà 22 540 habitants, puis 44 591 en 1844. Une classe de marchands dynamiques pratiquant le commerce d'importation et d'exportation succède aux magnats de la traite des fourrures. Ce groupe fonde la BANQUE DE MONTRÉAL en 1817 et le Committee of Trade en 1822, investit dans le transport maritime et, à partir de 1836, dans les chemins de fer.

Vers 1831, grâce à l'immigration massive les habitants d'origine britannique deviennent majoritaires. Des conflits entre Français et ANGLAIS ainsi que des luttes liées à l'établissement d'un gouvernement responsable marquent les années 1830 et aboutissent aux RÉBELLIONS DE 1837. La défaite des PATRIOTES assure le triomphe politique de la nouvelle bourgeoisie anglophone. Après 1840, les dirigeants francophones n'ont d'autre choix que d'accepter de coopérer avec elle.

Au cours des années qui suivent, des changements importants se produisent dans le transport et l'industrie. Le développement du réseau de canalisation du Saint-Laurent et l'approfondissement du chenal menant à Québec font de Montréal le principal port de mer. La construction de chemins de fer, en particulier du GRAND TRUNK RAILWAY, fait de la ville le pivot du réseau ferroviaire. Enfin, le processus d'industrialisation amorcé vers le milieu du siècle transforme radicalement le visage de la ville. Après avoir vécu du commerce et de la traite pendant des générations, Montréal devient un grand centre industriel.

Montréal se développe rapidement de 1850 à 1914. La population s'élève à 467 986 habitants en 1911 (528 397 habitants si l'on compte la banlieue). La ville elle-même déborde de ses limites et atteint rapidement la banlieue en annexant 23 municipalités de 1883 à 1918. Sa croissance industrielle attire ceux qui recherchent un emploi. Les Canadiens français des campagnes affluent vers la ville, venant grossir le prolétariat urbain. À partir de 1865, les francophones y redeviennent majoritaires. L'immigration augmente de façon spectaculaire au tournant du siècle et Montréal devient plus cosmopolite.

La colonisation de l'Ouest canadien est aussi un facteur important dans le développement de la ville. La compagnie de chemin de fer CANADIEN PACIFIQUE y établit son siège social dans les années 1880. Une grande partie du blé de l'Ouest est expédiée par le port de Montréal, qui s'agrandit considérablement au début du XXe siècle. Montréal est alors incontestablement la métropole du Canada, et la rue Saint-Jacques en est le centre financier. Toutefois, Toronto est une puissante rivale et bénéficie davantage à long terme de la colonisation de l'ouest et de l'expansion du commerce avec les États-Unis. En 1960, elle supplante déjà Montréal comme centre économique du Canada grâce, en partie, à l'arrivée massive de capitaux industriels américains au Canada, qui, pour la plupart, sont destinés à l'Ontario.

Après la Première Guerre mondiale, Montréal connaît une autre période de croissance, qui touche l'industrie, le commerce, la finance et les transports. En 1931, la population de la ville et des banlieues dépasse le million. Toutefois, la CRISE DES ANNÉES 30 met un terme à cette expansion et entraîne de graves problèmes sociaux. Au pire de la Crise, en février 1934, Montréal abrite 62 000 chômeurs et 240 000 bénéficiaires de l'aide gouvernementale. L'administration municipale s'endette en raison des dépenses énormes que cette situation entraîne et, au début des années 40, le gouvernement provincial met la ville sous tutelle.

La Seconde Guerre mondiale stimule la production et l'emploi et ramène la prospérité. Dans les années 50 et 60, la ville connaît une forte croissance. Cette croissance se manifeste surtout dans la banlieue, où de nouvelles villes surgissent, et au centre-ville.

Sous la direction du maire Jean DRAPEAU, Montréal entreprend de grands projets, certains d'envergure internationale comme le métro (inauguré en 1966), 1'Exposition universelle (EXPO 67), les Jeux olympiques d'été de 1976 et les Floralies internationales (1980). Les premiers de ces projets sont entrepris au cours d'une période de prospérité économique relative, mais le déclin s'accentue à partir des années 70. Après une longue et douloureuse période de reconversion industrielle, accompagnée d'un chômage élevé, Montréal connaît une véritable renaissance dans la seconde moitié des années 90 et aborde le XXIe siècle sous le signe de la nouvelle économie.

Montréal, carte de la région de
Montréal, carte de la région de
Montréal, Vieux-Port de
Montréal, Vieux-Port de
Montréal a acquis une grande renommée comme métropole du Canada, en particulier grâce aux activités de son port (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).

Marie-Reine-du-Monde
Montréal (le panorama par Denis Tremblay, Labtex Inc.)
Notre-Dame, rue, Montréal
Notre-Dame, rue, Montréal
Lithographie de George Matthews, tirée à partir d'une aquarelle réalisée par James Duncan, 960 cm x 276,87 cm (avec la permission du Musée royal de l'Ontario/67.1.315).
Montréal en 1901
Montréal en 1901
Tempête de neige, rue Sainte-Catherine (avec la permission de Notman Photographic Archives/Musée McCord).

Place d'Armes, Montréal
Le panorama par Denis Tremblay, Labtex Inc.
Jean Drapeau, homme politique
Jean Drapeau, homme politique
En qualité de maire de Montréal, Jean Drapeau a présidé à nombre de grands projets, dont les Jeux olympiques de 1976 et l'Expo 67 (avec la permission de la Presse canadienne).
Stade olympique
Stade olympique
Stade olympique, à Montréal (photo de Thomas Kitchin).


Paysage urbain
Le territoire de la Ville de Montréal (495 km2) comprend l'île de Montréal et quelques unes des îles qui l'entourent. Plusieurs parcs riverains linéaires ont été aménagés autour de l'île et le long du canal Lachine. Le mont Royal, une petite montagne d'origine volcanique (altitude d'environ 200 m), domine le paysage de Montréal. Ses terrasses en gradins marquent le relief montréalais et déterminent pendant longtemps les axes d'occupation du territoire. Après une installation initiale à Pointe-à-Callière, le fondateur de Montréal, Maisonneuve, aménage la ville sur une élévation (25 m) parallèle au fleuve, près de la Place d'Armes. C'est le site du Vieux-Montréal, longtemps ceint d'une muraille érigée de 1718 à 1744 et rasée au début du XIXe siècle.

Il reste peu de traces de la période française. Sauf une dizaine d'exceptions, dont le Séminaire (1685) et le Château Ramezay (1705), les vieux bâtiments existants datent du XIXe siècle. Les riches bourgeois de l'endroit cèdent ensuite la place aux entrepôts, aux magasins et aux immeubles de bureaux. Pendant longtemps, le centre-ville se limite à cette zone, dont les rues Notre-Dame et Saint-Jacques sont le cœur.

Cependant, depuis 1960, un nouveau centre-ville se développe dans l'axe du boulevard René-Lévesque (Dorchester jusqu'en 1987) bordé de gratte-ciel. Parmi ces derniers, le plus célèbre est l'édifice cruciforme de la PLACE VILLE-MARIE (45 étages) inauguré en 1962. Cette expansion modifie le visage de la ville. Des bâtiments d'une grande valeur historique sont démolis, d'anciennes zones résidentielles complètement transformées et des milliers de gens à faible revenu doivent déménager, comme c'est souvent le cas lors de tels réaménagements dans les années 50 et 60.

Autour du noyau du centre-ville, on trouve des quartiers résidentiels densément peuplés, bâtis au début du XXe siècle. Les maisons, construites en rangées, ont généralement deux ou trois étages et arborent les célèbres escaliers extérieurs caractéristiques de l'architecture montréalaise de cette période. Sur les pentes plus élevées du mont Royal se nichent les quartiers cossus, dont les arrondissements de WESTMOUNT et d'Outremont, avec leurs nombreux parcs, leurs villas imposantes et leurs élégants édifices publics. Au sommet principal de la montagne se trouvent le célèbre parc du Mont-Royal et deux cimetières.

Un peu plus loin, s'étendent les nouveaux quartiers construits juste après la guerre, comme Ahuntsic en bordure de la rivière des Prairies, où la densité des logements n'est pas aussi élevée que dans les vieux secteurs. Finalement, les vastes zones de la banlieue développées à partir de la fin des années 50 se caractérisent surtout par des maisons unifamiliales de style nord-américain. Elles s'étendent vers les extrémités ouest et est de l'île (récemment annexées à la Ville) et débordent vers l'Île Jésus (Laval) et la rive nord ainsi que vers le vaste territoire de la rive sud (Longueuil).

Montréal est entourée du majestueux Saint-Laurent, au sud, et de la rivière des Prairies, qui ceinture le nord de l'île. De nombreux ponts relient les différents secteurs : quatorze servent au trafic routier; sept, aux chemins de fer; et un, aux deux usages. En face du port de Montréal, il y a deux autres îles dans le Saint-Laurent : l'île Sainte-Hélène, un parc depuis longtemps, agrandie pour les besoins d'Expo 67, où se trouve le parc d'attractions La Ronde; et, tout à côté, l'île Notre-Dame, île artificielle construite aussi pour l'Expo 67, où se sont déroulées les Floralies internationales en 1980. Cette île est aujourd'hui une aire de loisirs où se trouve également le Casino de Montréal. Plus loin, vers l'est, la masse imposante du Stade olympique (1976) domine le quartier Maisonneuve.

Montréal, vue aérienne de
Montréal, vue aérienne de
Le pont Jacques-Cartier, entre l'île Ste-Hélène (premier plan) et Montréal (photo de Michel Gagné/avec la permission de Travaux publics et services gouvernementaux Canada).
Parc Mont-Royal
Parc Mont-Royal
Le Mont-Royal est une petite montagne d'origine volcanique qui domine le paysage de Montréal. Le concepteur du parc est Frederick Law Olmsted (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).
Notre-Dame, Montréal
Notre-Dame, Montréal
La construction de l'imposante église Notre-Dame de style néo-gothique est terminée en 1829.
« From the Custom House, Montréal »
« From the Custom House, Montréal »
William Notman, vers 1875-1878; épreuve à l'albumine montrant Montréal à la fin de l'époque des voiliers, alors que cette ville était le moteur économique de la Province du Canada (avec la permission du Musée des beaux-arts du Canada).

Montréal, plan de la ville de
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Montréal
Montréal
Les escaliers en fer forgé comme ceux-ci dans le quartier Papineau, rappellent le style architectural français (avec la permission de Colour Library Books Ltd).
« Montréal from Isle St. Helena »
« Montréal from Isle St. Helena »
Thomas Davies, 1762, aquarelle sur graphite, réalisée sur papier (avec la permission du Musée des beaux-arts du Canada).


Population
Depuis le milieu du XIXe siècle, Montréal a connu trois poussées de croissance rapide et accélérée : 1851-1861, 1901-1911 et 1951-1961. De 1966 à 1981, la population de la ville centrale diminue, puis se maintient à un million d'habitants, alors que celle des banlieues augmente. En 1931, 80 p. 100 de la population de la région métropolitaine vit à Montréal même; en 1996, ce chiffre est de 31 p. 100. Les annexions de 2002 modifient cette tendance en portant la population de la ville à 1,8 million, soit 53 p. 100 de celle de la région.

La croissance démographique doit beaucoup aux apports migratoires. Les périodes de croissance les plus rapides coïncident avec l'arrivée d'un grand nombre d'immigrants, mais le facteur le plus important est la migration intérieure. Les Canadiens anglais vivant dans les zones rurales du Québec refluent vers la ville, tout comme un nombre encore plus considérable de Canadiens français. Après la Seconde Guerre mondiale, l'accroissement naturel est aussi un facteur important. De nos jours, la majorité des Montréalais sont nés dans la province.

Durant la majeure partie du XIXe siècle, 98 p. 100 de la population est d'origine française ou britannique. Les Britanniques restent majoritaires de 1831 à 1865, mais les Canadiens français regagnent la première place, position qu'ils conservent depuis. Au début du XXe siècle, des JUIFS de l'Europe de l'Est commencent à s'y installer, ce qui amorce un processus de diversification ethnique qui s'accentuera au cours du XXe siècle.

En 2001, les francophones représentent 67 p. 100 de la population de la région métropolitaine de recensement (RMR), les anglophones comptent pour 12 p. 100 et les personnes ayant une autre langue maternelle, pour 20 p. 100 ; en outre, 1 p. 100 des personnes recensées fournissent des réponses multiples. Parmi les groupes ethniques minoritaires, les ITALIENS viennent au premier rang avec 224 460 (6,6 p. 100) réponses uniques ou multiples. Quelques-uns des autres groupes principaux, tels les Juifs, les Allemands et les Chinois, sont présents à Montréal depuis très longtemps, tandis que d'autres, tels les Haïtiens et les Grecs, n'arrivent en nombre significatif que dans la seconde moitié du XXe siècle.


Économie et main-d'oeuvre
Après avoir été un centre de traite des fourrures pendant un siècle et demi, Montréal devient une métropole commerciale diversifiée, à la fois axée sur le commerce international des matières premières et sur la distribution des biens manufacturés importés. À compter du milieu du XIXe siècle, l'industrie prend une place croissante dans l'activité économique. Au cours du XXe siècle, le secteur des services gagne en importance avec la montée des institutions financières, des universités, des sociétés d'ingénierie, etc. Aujourd'hui, le commerce, l'industrie et les services représentent les grands pôles de son activité économique.

À partir de la fin des années 60, Montréal connaît une croissance beaucoup plus lente que celle des décennies précédentes. L'expansion de Toronto en tant que métropole incontestée du Canada déclenche l'exode de centaines de sièges sociaux, mouvement qui prend de l'ampleur dans les années 60 et 70, alimenté en partie par l'inquiétude de nombreux anglophones concernant l'évolution du climat politique et la question linguistique. Ces départs ne sont qu'en partie compensés par la montée vertigineuse de sociétés importantes, possédées ou développées par des entrepreneurs francophones (BOMBARDIER INC. ou QUEBECOR) ou par le gouvernement québécois (HYDRO-QUÉBEC et CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC).

Simultanément, l'économie de Montréal est fortement secouée par l'importante réorganisation industrielle qui touche la plupart des anciens centres industriels traditionnels d'Amérique du Nord et d'Europe. Les entreprises manufacturières de biens de consommation, peu spécialisées, démodées et axées sur le marché intérieur, ne sont pas en mesure d'affronter la concurrence internationale en pleine croissance. De nombreuses usines ferment leurs portes et les autres se tournent vers une production hautement automatisée et visent des marchés spécialisés. Montréal est particulièrement touchée par les dépressions du début des années 80 et 90 qui entraînent une augmentation dramatique du chômage. Une fois de plus, ces problèmes ne sont qu'en partie compensés par l'essor des entreprises modernes liées à la nouvelle économie.

Même si les cicatrices sociales et économiques sont toujours visibles, l'ensemble de la région métropolitaine s'est doté d'une structure industrielle moderne et concurrentielle après cette réorganisation fondamentale. La ville connaît un sursaut d'activités au cours de la seconde moitié des années 80 et une croissance soutenue à partir du milieu des années 90. Montréal est toujours la deuxième métropole en importance du pays et un certain nombre des principales sociétés canadiennes y ont leur siège social. Elle est aussi un chef de file dans la recherche-développement grâce à ses quatre universités et à ses nombreux instituts et laboratoires de recherche dans les domaines des télécommunications, des pâtes et papier, de l'aérospatiale, des logiciels et des médicaments.

L'agglomération montréalaise accueille la plus grande partie de la production aéronautique canadienne dans les usines de Bombardier (CANADAIR), de Pratt & Whitney Canada, de Bell Helicopter Textron et de CAE ainsi que dans de nombreuses autres entreprises plus petites. Les autres secteurs manufacturiers d'importance comprennent les vêtements, les aliments et le tabac, l'électronique et les produits métalliques.

La majorité de la main-d'œuvre travaille dans les diverses industries de services. Malgré la position dominante de Toronto, Montréal demeure toujours un centre financier important en raison du marché boursier et des sièges sociaux de banques et d'autres institutions financières. Ses firmes d'ingénierie sont parmi les principales au pays. Bien qu'elle ne soit pas une capitale, un grand nombre de bureaux des gouvernements fédéral et provinciaux y sont installés.

La position stratégique de Montréal et son expertise locale dans le transport et l'aéronautique ont attiré des organisations internationales, comme l'Organisation de l'aviation civile internationale (voir ORGANISATION DES NATIONS UNIES). L'Association du Transport aérien international, chargée de réglementer le transport aérien, y a aussi installé son siège mondial et la Société internationale de télécommunications aéronautiques, son siège nord-américain.


Transports
Montréal est depuis longtemps l'un des grands ports de mer de l'est de l'Amérique du Nord. Avant l'ouverture de la VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT en 1959, toutes les marchandises expédiées vers les Grands Lacs ou en provenant sont transbordées à Montréal. L'amélioration de la navigation en amont et en aval de la ville devient une préoccupation constante qui se concrétise par la construction du canal Lachine en 1825 et l'approfondissement du chenal entre Montréal et Québec en 1851. Les installations portuaires s'étendent maintenant sur plus de 70 ha et reçoivent 1800 navires chaque année.

Port de Montréal
Port de Montréal
1830. Aquarelle de Robert Auchmuty Sproule (cadeau de David Ross McCord/Musée McCord/M303).
Pendant longtemps un important port exportateur de blé au Canada, le port de Montréal est maintenant l'un des chefs de file sur la côte est de l'Amérique du Nord dans la manutention des conteneurs. De nombreux terminus ont été aménagés à cet effet. Les installations désuètes situées en plein milieu du port ont été transformées en une aire récréotouristique, surnommée le Vieux-Port.

Montréal est aussi étroitement associée à l'histoire des chemins de fer canadiens. Elle a longtemps été la plaque tournante des grands réseaux transcontinentaux du Canadien National et du Canadien Pacifique. Son prestige d'autrefois diminue en raison du déclin du transport ferroviaire dans l'est du Canada. Elle perd aussi du terrain dans le domaine du transport aérien, surtout après 1970 lorsqu'un deuxième aéroport international ouvre ses portes à Mirabel, ce qui rend les correspondances plus compliquées. Depuis 1997, tous les vols internationaux ont été graduellement transférés à Dorval qui est redevenu un aéroport pivot. Mirabel sera spécialisé dans le fret aérien. Le siège social d'AIR CANADA, le plus important transporteur du pays, est situé à Montréal.

Les autoroutes, construites pour la plupart dans les années 60, sillonnent la ville et sont reliées à de nombreuses routes interurbaines. Les autobus et le métro relèvent de la Société de transport de Montréal. Le métro de Montréal se déplace silencieusement sous terre sur des pneus.


Communications
Depuis toujours, Montréal joue un rôle déterminant dans le domaine des communications au Canada. Elle se distingue aussi parce qu'elle abrite la plupart des médias francophones. S'y trouvent les sièges sociaux, les stations et les principaux studios de quatre réseaux de télévision francophone : la Société Radio-Canada (SRC), propriété du gouvernement fédéral, Télé-Québec, propriété du gouvernement provincial, ainsi que TVA et Quatre-Saisons, du secteur privé. Les réseaux radiophoniques francophones sont aussi situés à Montréal. Une telle concentration a un effet stimulant sur toute la scène culturelle et fait de Montréal un chef de file dans le domaine des médias de la francophonie internationale. La population anglophone n'est pas en reste puisqu'elle est desservie par deux stations de télévision locales (le réseau anglais de la SRC et CTV) et un grand nombre de postes de radio locaux.

Montréal a trois quotidiens de langue française, La Presse, Le Devoir et Le Journal de Montréal, un de langue anglaise, The Gazette, ainsi qu'un grand nombre d'hebdomadaires et de revues spécialisées. Les maisons d'édition de langue française les plus importantes, comme celles de Quebecor et de Sogides, Québec-Amérique et Boréal, y sont installées.

Montréal est un des principaux protagonistes dans le domaine des télécommunications en raison de la présence des sièges sociaux des Entreprises Bell Canada et de certaines de ses filiales. La production multimédia est très active grâce à plusieurs petites et moyennes entreprises, créatives et dynamiques.


Administration et politique
Montréal a d'abord obtenu sa charte en 1832. Depuis 1796, les affaires municipales sont administrées par des magistrats n'ayant pas à répondre de leurs actions devant les citoyens. En 1836, alors que le Parlement provincial ne siège pas à cause de l'agitation politique dans le Bas-Canada, la charte de la ville n'est pas renouvelée et les magistrats réintègrent leurs fonctions. La ville obtient une nouvelle charte en 1840. À partir de 1851, le maire est élu par le peuple, même si seuls les propriétaires et certains locataires ont le droit de vote. Au cours de ses premières décennies, le conseil ressemble à un cercle privé d'hommes d'affaires montréalais importants.

À la fin du XIXe siècle, la mauvaise administration et la corruption qui fleurissent à l'hôtel de ville incitent des hommes d'affaires à former des groupes réformistes. Après une enquête publique, le gouvernement provincial crée, en 1910, le Bureau des commissaires (quatre membres élus) et limite la participation des conseillers dans la gestion courante. En 1918, des difficultés financières amènent le gouvernement du Québec à créer une commission administrative de cinq membres dotée des pleins pouvoirs afin de remettre la ville sur pied.

En 1921, le conseil municipal regagne ses pouvoirs. Il est réformé en 1940 : un tiers des 99 conseillers sont élus par les propriétaires; un deuxième tiers, par les propriétaires et les locataires; et un dernier, par divers organismes publics comme la Chambre de commerce et les universités. La dernière catégorie est supprimée en 1960 et il faut attendre 1970 pour que conseillers et maire soient élus au suffrage universel. En 2002, le conseil municipal comprend le maire et 73 conseillers.

Depuis 1921, il existe un comité exécutif dont les membres sont des conseillers municipaux choisis par le maire et élus par leurs pairs. Avec à sa tête un président, le comité exécutif a une emprise sur le programme législatif, en préparant le budget ainsi que les résolutions et règlements qui sont soumis au conseil, et il exerce le pouvoir exécutif. Il comprend 12 membres, dont le maire.

Au XXe siècle, la politique montréalaise est dominée par des maires populistes élus pour plusieurs mandats : Médéric Martin (1914-1924, 1926-1928); Camillien HOUDE (1928-1932, 1934-1936, 1938-1940, 1944-1954), surnommé «Monsieur Montréal», et Jean Drapeau (1954-1957, 1960-1986). Le Parti civique de Montréal, fondé en 1960 et dirigé par ce dernier, transforme les mœurs politiques jusque-là caractérisées par l'existence de groupes d'intérêts aux structures assez lâches et celle de nombreux conseillers indépendants. Le Parti civique obtient la majorité des sièges au conseil, ce qui donne cohésion et continuité à l'administration municipale. Dans les années 70, des comités de citoyens, des militants syndicaux et des associations progressistes unissent leurs forces dans l'opposition pour créer le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) qui, sous la gouverne de Jean Doré, gagne les élections en 1986 et en 1990. Le RCM introduit des réformes administratives et favorise la participation plus active des citoyens dans la prise de décisions, mais ses dépenses excessives font l'objet de critiques. En 1994, le nouveau parti Vision Montréal, que dirige Pierre Bourque, remporte la victoire en promettant d'embellir la ville, de réduire les dépenses et de simplifier la bureaucratie municipale et il est réélu en 1998.

Montréal et les villes de banlieue sont en désaccord depuis longtemps sur la répartition des coûts et le partage des responsabilités dans le développement urbain. De1970 à 2001, toutes les municipalités de l'île sont représentées à la Communauté urbaine de Montréal (CUM), un organisme dont les responsabilités s'étendent à toute l'île et comprennent les services de police, l'urbanisme, les services d'aqueducs et d'égouts et la lutte antipollution. La restructuration municipale reste néanmoins un enjeu important et plusieurs commissions d'enquête avancent des propositions à ce sujet. À la fin de l'an 2000, le gouvernement du Québec décide de regrouper les 28 municipalités de l'île en une seule ville. Plusieurs des municipalités de la banlieue, appuyées par leurs citoyens, s'opposent bruyamment à cette mesure et la contestent même, sans succès, jusqu'en Cour Suprême. La fusion est réalisée le 1er janvier 2002. Quelques semaines auparavant, l'Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal, dirigée par Gérald Tremblay, remporte à la fois la mairie et la majorité des sièges de conseiller, grâce à un fort appui de l'ancienne banlieue.

La loi établissant la fusion prévoit aussi une forme de décentralisation avec la création de 27 arrondissements ayant chacun un conseil élu. Les arrondissements ont la responsabilité des services de proximité et des travaux d'intérêt local.

À l'échelle régionale, le gouvernement québécois crée aussi, en l'an 2000, la Communauté métropolitaine de Montréal, un organisme de coordination entre Montréal, Longueuil, Laval et les autres municipalités de la banlieue éloignée. Son territoire couvre la plus grande partie de celui de la région métropolitaine.

Montréal, palais de Justice
Montréal, palais de Justice
À Montréal, conçu par Ernest Cormier (Corel Professional Photos).

Église Notre-Dame
Montréal (Le panorama par Denis Tremblay, Labtex Inc.)


Vie culturelle
La présence d'une importante population francophone donne à Montréal un caractère particulier parmi les grandes villes nord-américaines. C'est le principal centre d'expression et de diffusion de la culture canadienne-française ainsi que le lieu de rencontre des cultures françaises et américaines. La minorité anglophone y possède aussi des institutions culturelles qui lui sont propres.

Montréal est un important centre universitaire doté de deux universités de langue française, l'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL et l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC à Montréal, et de deux de langue anglaise, MCGILL et CONCORDIA. S'y trouve aussi la Bibliothèque nationale du Québec qui conserve des exemplaires de toutes les œuvres publiées dans la province. Elle emménagera dans un nouvel immeuble (La Grande Bibliothèque du Québec) qui rassemblera aussi les principales collections de la Bibliothèque municipale de Montréal. Cette dernière conservera toutefois ses nombreuses bibliothèques de quartier. Le MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL, fondé il y a plus d'un siècle, rassemble diverses collections et le MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN expose des œuvres du XXe siècle. On y trouve aussi d'autres musées, notamment le musée McCord, qui se spécialise en ethnologie et en histoire du Canada; Pointe-à-Callière, qui se spécialise en archéologie et en histoire de Montréal; ainsi que le CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE, de renommée mondiale.

La PLACE DES ARTS constitue le principal foyer des arts d'interprétation avec ses trois salles de spectacle. C'est là que l'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL se produit. La ville jouit aussi de la présence de l'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN et de L'OPÉRA DE MONTRÉAL. LES GRANDS BALLETS CANADIENS et d'autres compagnies de danse sont basés à Montréal. On y trouve aussi de nombreuses compagnies théâtrales de langue française, notamment le THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE, CARBON 14, le THÉÂTRE DU RIDEAU VERT, le Théâtre de Quat'sous, l'Espace Go et le Théâtre Ubu. La ville abrite aussi le CIRQUE DU SOLEIL, de renommée mondiale, et l'École nationale du cirque.

Le Jardin botanique de Montréal, fondé en 1931, est le deuxième de ce genre en importance dans le monde. Il possède une collection de plus de 26 000 espèces de plantes différentes. Le Biodôme de Montréal abrite des milliers de plantes et d'animaux vivant dans des environnements représentatifs de quatre écosystèmes distincts des Amériques.

Le Centre Bell est le domicile des CANADIENS DE MONTRÉAL, l'équipe sportive la plus célèbre parmi les clubs professionnels de la ville. Les Canadiens ont remporté la COUPE STANLEY plus souvent qu'aucune autre équipe et constituent l'une des dynasties sportives les plus durables. Les EXPOS DE MONTRÉAL jouent dans la Ligue nationale de baseball et, après une absence de neuf ans, les ALOUETTES DE MONTRÉAL sont de retour dans la Ligue canadienne de football depuis la saison 1996-1997. La ville accueille aussi chaque année la course automobile de Formule 1 dans le cadre du Grand Prix du Canada. Elle est également un centre de compétitions internationales dans le domaine des sports amateurs, les plus célèbres jusqu'à aujourd'hui étant les Jeux olympiques d'été de 1976.

Montréal est aussi l'hôte de nombreuses attractions saisonnières importantes. Tous les deux ans, en mai, le Festival de théâtre des Amériques présente des pièces inédites et des auteurs dramatiques des trois Amériques et d'Europe. Chaque année, en juin, commence la compétition des Feux d'artifice internationaux. Au début de juillet, des musiciens de jazz jouant dans des salles ou dans les rues de la ville donnent le coup d'envoi au FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL. Il est suivi du Festival Juste pour rire, en anglais et en français, des Francofolies, un festival francophone de chansons et de musique, puis du Festival des films du monde à la fin de l'été.

Place Jacques-Cartier
Place Jacques-Cartier
Montréal (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).
Musée d'archéologie
Musée d'archéologie
Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, Pointe-à-Callière, à Montréal, architectes Dan Hanganu et Provencher Roy (photo de Roderick Chan/avec la permission de Dan Hanganu).
Place des Arts, Montréal
Place des Arts, Montréal
La Place des Arts est le centre des arts d'interprétation de Montréal, et comprend trois salles de concert (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).
Biodôme de Montréal
Biodôme de Montréal
Le Biodôme de Montréal abrite des milliers de plantes et d'animaux représentatifs des écosystèmes des Amériques (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).
Jazz, festival de
Jazz, festival de
Scène extérieure du Festival international de jazz de Montréal, le plus important festival de jazz du Canada (avec la permission du Festival de jazz de Montréal).

Auteur PAUL-ANDRÉ LINTEAU


Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.

Laval
Site officiel de la Ville de Laval.

Montréal
Site officiel de la Ville de Montréal.

Tourisme Montréal
Tout ce dont les touristes ont besoin pour visiter Montréal. Par l'Office des congrès et du tourisme du grand Montréal.

Festival International du Film de Montréal
Site officiel du Festival International du Film de Montréal. Chaque année, les films de plus de 70 pays, réalisés aussi bien par des réalisateurs chevronnés que par des débutants, sont sélectionnés. C'est un événement à la fois ouvert aux professionnels du cinéma et au public général.

Musée canadien de l’immigration du Quai 21
Site Web du Musée canadien de l’immigration du Quai 21.

Titre : Deux quotidiens se rencontrent
Sur ce site interactif et multimédia du Musée virtuel, on peut comparer deux visions de Montréal à partir de scènes photographiées à un siècle d’intervalle. À la lumière de la photographie historique, la perception de la réalité peut changer et susciter la réflexion. Un site développé par le musée McCord de Montréal.

Des oeuvres à découvrir
Merveilleusement illustré, ce site interactif du Musée virtuel présente la vaste collection du Musée de la Maison Saint-Gabriel de Montréal. Datant du 17e au 20e siècles, les tableaux sont accompagnés du récit de la vie de leurs auteurs hauts en couleur. Par la Maison Saint-Gabriel et le Musée virtuel du Canada.

Les Canadiens et les débuts de la domination Britannique (1760 - 1791)
Information sur les débuts de la domination Britannique et l'Acte de Québec. Par le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.

Orchestre symphonique de Montreal
Le site Web officiel de l'Orchestre symphonique de Montreal. Actualités et calendrier des concerts, discographie, portraits de musiciens et extraits audio.

Le pont Victoria
Le pont Victoria — La 8e merveille du monde moderne explore le contexte économique et social ayant motivé la construction d'un pont ferroviaire enjambant le Saint-Laurent, et examine les progrès réalisés dans le domaine du génie qui ont permis au projet de voir le jour.

Clefs pour l’histoire
« Clefs pour l’histoire » est un espace Web unique où il est possible de consulter, découvrir, expérimenter l’histoire et la culture canadiennes. Plus de 90 000 documents et artefacts associés à des thèmes importants de l’histoire canadienne ont été numérisés. Musée McCord.

Héritage Montréal
Ce site d’Héritage Montréal décrit des circuits de visite à pied des principaux lieux du patrimoine montréalais.

EXPO 67
Revivez la fièvre de l’Expo 67 de Montréal sur ce site multimédia de Bibliothèque et Archives Canada.

N’obtient pas les Jeux qui veut!
Un site web de Jean Drapeau, maire de Montréal, et les Jeux olympiques de 1976.

Musée Marguerite-Bourgeoys & Chapelle Notre-Dame-du-Bon Secours
Le site Web du Musée Marguerite-Bourgeoys. Situés aux abords du fleuve St-Laurent, à l’emplacement qui fut jadis un lieu de prédilection pour le campement des Amérindiens, trônent une chapelle tricentenaire, un musée d’histoire et un site archéologique qui vous accueilleront pour vous présenter les gens qui ont bâti Montréal.

Musée du Château Ramezay
Explorez l’histoire du Château Ramezay situé dans le Vieux-Montréal. Découvrez cette imposante chronologie de l’histoire de Montréal s’étalant de la préhistoire à aujourd’hui.

Musées à découvrir
Ce site de la Société des musées québécois présente un aperçu multimédia intéressant des musées du Québec classés par thèmes. Comprend un répertoire des musées du Québec.

Toponymie du Canada
Utilisez cette page afin de localiser une carte du SNRC en faisant une recherche dans la Base de données toponymiques du Canada (BDTC). Tapez le nom d'une ville, d'un village, d'un lac ou de toute autre entité géographique, spécifiez le type d'entité que vous cherchez ainsi que la province ou le territoire où se trouve l'entité. Par Ressources naturelles Canada.

Vieux-Montréal : sur les traces de la ville fortifiée
Cette visite archéologique multimédia vous fascinera. Elle vous fera découvrir la ville fortifiée du Vieux-Montréal au XVIIIe siècle. Propose des plans détaillés de sites historiques.

Maison Saint-Gabriel
Ce musée primé de la région de Montréal présente des expositions sur l’histoire du Québec. Par le Musée de la Nouvelle-France – Société du Musée canadien des civilisations.

Orchestre Métropolitan
Site Web de l'Orchestre Métropolitain à consulter pour connaître le calendrier de ses concerts, avoir des nouvelles et découvrir sa discographie.

La boréalie
La faune et la flore sont superbement mises en valeur dans ce site multimédia consacré à la protection des forêts boréales du Canada. Site du Centre de conservation de la biodiversité boréale du Québec.

La Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice au Canada
Bref historique des activités de la Compagnie dans la province du Québec. Site des Sulpiciens de la province canadienne.

Place des Arts
Site web de la Place des arts. Elle regroupe cinq salles: la Salle Wilfrid-Pelletier, le Théâtre Maisonneuve, le Théâtre Jean-Duceppe, le Studio-théâtre et la Cinquième Salle.

Atlas du Québec et de ses régions
Ce site de cartographie interactive doté d'outils de navigation, de visualisation et de diverses fonctionnalités offre des vues générales du territoire. Par le gouvernement du Québec.

Le Métro de Montréal
Le site non officiel pour les amateurs du métro montréalais. Libre à vous d'explorer la totalité du réseau entier en faisant votre sélection dans le menu situé à droite et au fond de l'écran, ou encore de vous arrêter à une station en particulier en défilant vers le bas de cette page et en choisissant l'un des index s'y trouvant.

Expo 67: Montréal capitale du monde
Le site Internet des Archives de Radio-Canada, vise à rendre accessible au grand public une partie de la vaste collection d'archives radiophoniques et télévisuelles de Radio-Canada et de la CBC.

Saucier + Perrotte architectes
Le cabinet d'architectes Saucier + Perrotte est fondé à Montréal.

Le lieu de fondation de Montréal
Un site Web dédié à la période de la fondation de Ville-Marie. Par le ministère de la Culture et des Communications.

Port de Montréal
Le port au fil de son histoire. Par Le Port de Montréal.

Mont-Royal
Le mont Royal recèle une multitude de richesses à explorer. Découvrez les principaux attraits et services qui vous permettront de jouir pleinement de votre prochaine visite à la montagne.

Pointe-à-Callière, Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Site Web du musée d’histoire et d’archéologie de Pointe-à-Callière.

Le miracle du frère André
Un site multimédias sur frère André et l’oratoire Saint-Joseph du mont Royal. Par le site Web de la Société Radio-Canada.

Benny Farm
Source d’informations très détaillée sur le réaménagement du site de Benny Farm, à Montréal.

Le studio photographique de William Notman
Cette exposition très fouillée du Musée McCord explore les techniques innovatrices en photographie de William Notman, l’un des photographes canadiens les plus remarquables. Comprend des activités pédagogiques en ligne. Site du musée virtuel.

Histoire des Noirs au Canada
Portail Web très détaillé comprenant des liens vers des ressources en ligne sur l’histoire de la communauté noire au Canada. Les thèmes présentés sont nombreux : l’esclavage, les premières communautés noires au Canada, les droits de la personne, l’immigration, les personnalités et les dirigeants locaux dont l’influence se fait sentir dans le monde des affaires, de la politique, de la religion, des sports, des activités militaires et du monde artistique. Par L’Institut Historica-Dominion.

Bilan du siècle
Ce site consacré à l'évolution de la société québécoise pendant le vingtième siècle. Par de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

École de musique Schulich
Site Web d'École de musique Schulich.

Le Planétarium de Montréal
Le site officiel du Planétarium de Montréal. Une mine de renseignements sur ce qui se passe au-dessus de nos têtes.

Concours Musical International de Montréal
Le Concours Musical International de Montréal s’inscrit dans la grande tradition de la musique classique. Il vise à découvrir, à récompenser et à aider les jeunes chanteurs, violonistes et pianistes qui se distinguent par la maîtrise de leur art.

La carte routière officielle du Québec
Site Web de la carte routière officielle du Québec. Par le gouvernement du Québec.

Montréal Biodôme
Le Montréal Biodôme vous propose une visite virtuelle de ses écosystèmes.

Michel-Marc Bouchard
Une brève entrevue et profile de Michel-Marc Bouchard.

Festivals et Événements au Québec
Site officiel de Festivals et Événements Québec.

Musée d'art contemporain de Montréal
Site Web du Musée d'art contemporain de Montréal. Première institution au Canada vouée exclusivement à l'art contemporain, le Musée offre une programmation variée comportant la présentation de sa Collection permanente et des expositions temporaires d'œuvres d'artistes québécois, canadiens et internationaux.

Nourrissons, nutrition et santé au 20e siècle à Montréal


Cahiers de géographie du Québec
Le site Web pour Les Cahiers de géographie du Québec, la principale revue francophone de géographie humaine au Canada.

Société Blues de Montréal
Site Web de la Société Blues de Montréal.

La Maison Saint-Gabriel, un présent du passé !
Découvrez l’histoire de la naissance de Montréal et de la Nouvelle-France dans cette visite multimédia de la Maison Saint-Gabriel, de son aménagement et de ses meubles historiques. Site produit par le Musée virtuel.

Défilé du Père Noël
Site Web du défilé du Père Noël Destination centre-ville de Montréal.

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Articles de fond
Shawnadithit : « La dernière des Béothuks »

Shawnadithit est de plus en plus anxieuse alors qu’elle attend le retour de son oncle, Longnon, au camp dressé, au fin fond de Terre-Neuve, à l’embranchement du ruisseau Badger et de la rivière des Exploits...

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