Destiné à une brillante carrière d'avocat, suivant la tradition familiale, Taschereau parvient lentement et de façon quelque peu inattendue à occuper les fonctions de premier ministre. Le développement industriel du Québec est primordial à ses yeux, et le Québec ne peut, selon lui, y arriver sans l'apport de capitaux et d'expertise de l'étranger. Au cours de ses premières années au pouvoir, il est accusé d'anticléricalisme à cause des réformes qu'il veut mener dans l'éducation et dans les services sociaux et pour avoir sacrifié l'agriculture à l'industrie, en vue d'exploiter rapidement les ressources naturelles du Québec. Comme premier ministre, Taschereau se fait le champion de l'autonomie provinciale, mais il appuie l'approche modérée de sir Wilfrid LAURIER sur la question de l'unité canadienne, condamnant les tactiques d'Henri BOURASSA et l'intolérance des nationalistes anglophones canadiens.
Sa chute coïncide avec la Crise des années 30. Bien qu'il s'efforce de protéger les plus importantes industries et les municipalités de la faillite, son refus d'instaurer des mesures de sécurité sociale permanentes, ou de nationaliser l'énergie hydroélectrique, donnent l'impression qu'il est à la solde des « trusts » (les cartels financiers), une image renforcée par ses liens avec les grandes institutions financières. En 1934, de jeunes rebelles de son propre parti fondent l'ACTION LIBÉRALE NATIONALE qui, après avoir formé une alliance avec les conservateurs, réussit presque à le renverser en 1935. L'année suivante, Taschereau subit une humiliation encore plus grande. Il est démis de ses fonctions après la divulgation de scandaleuses révélations au sujet de son frère et de plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement. Voir aussi QUÉBEC DEPUIS LA CONFÉDÉRATION, LE.
Auteur BERNARD L. VIGOD
Bibliographie
Bernard L. Vigod, Taschereau (1996).


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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