Le LIEU HISTORIQUE national est entouré de terres agricoles des BASSES TERRES DU SAINT-LAURENT, sur la rive nord de la rivière Châteauguay, à 50 kilomètres au sud-ouest de Montréal. Le lieu historique est situé presque au cœur du champ de bataille qui, à l'époque, mesurait quelque 15 kilomètres de longueur. L'aire qui revêt une importance historique nationale correspond au territoire entier où se déroula la bataille et est, par conséquent, bien plus étendue que le lieu historique administré par Parcs Canada.
La commémoration de ce lieu eut d'abord lieu en 1895, lorsque le gouvernement fédéral fit ériger un obélisque en pierre dans la petite communauté d'Allan's Corner, non loin du champ de bataille. Ce n'est qu'en 1920 que le lieu fut officiellement désigné lieu historique national par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Un centre d'interprétation, édifice à l'architecture contemporaine, est ouvert au public depuis 1978. Le belvédère intérieur du centre offre une vue panoramique sur une partie du champ de bataille et une maquette permet aux visiteurs de visualiser les événements ayant mené à la victoire britannique. Par ailleurs, différentes expositions dans le centre illustrent la vie quotidienne d'un simple soldat pendant la guerre de 1812, de son recrutement jusqu'à sa participation à la bataille.
Aperçu de la bataille
À l'été 1813, les États-Unis envahissent le BAS-CANADA. Ils veulent s'emparer de MONTRÉAL afin de couper les lignes de ravitaillement des Britanniques vers le HAUT-CANADA. Deux armées font partie de l'avancée américaine, celle du major-général James Wilkinson se dirige vers Montréal par la haute vallée du SAINT-LAURENT, celle du major-général Wade Hampton emprunte la route longeant la rivière Châteauguay. Les deux armées prévoient se rejoindre à L'Île-Perrot, sur le Saint-Laurent.
Les troupes de Hampton, près de 4000 hommes, sont arrêtées dans leur avancée vers Montréal par quelque 1500 soldats canadiens dirigés par de Salaberry. Seuls 300 hommes des troupes du lieutenant-colonel de Salaberry prennent part à la bataille. Grâce à des stratagèmes ingénieux et des tactiques fondées sur la peur, notamment faire sonner le clairon dans les bois et crier pour faire croire qu'il y a plus de défenseurs qu'en réalité, les troupes de Salaberry, les VOLTIGEURS CANADIENS, les Canadian FENCIBLES et leurs alliés autochtones sont en mesure de dérouter les Américains qui redoublent de prudence et choisissent finalement de se replier. Quelque 160 hommes des troupes du lieutenant-colonel de Salaberry attendent près d'un gué de la Châteauguay, à l'est des troupes menées par de Salaberry, et empêchent les troupes de flancs-gardes de Hampton de franchir la rivière.
Les troupes de Wilkinson ne parviennent pas, elles non plus, à atteindre L'Île-Perrot. Elles sont battues lors de la BATAILLE DE CRYSLER'S FARM et rebroussent chemin dès qu'elles apprennent la défaite de Hampton.
Montréal ne sera plus jamais autant menacée durant le reste de la guerre.
Auteur GAIL KUDELIK
Bibliographie
Gilbert Collins, Guidebook to the Historic Sites of the War of 1812 (1998, revised 2006); Ronald J. Dale, The Invasion of Canada: Battles of the War of 1812 (2001); Michelle Guitard, The Militia of the Battle of the Châteauguay: A Social History (1983); Jon Latimer, 1812: War with America (2007); Mark Zuehlke, Canadian Military Atlas: Four Centuries of Conflict from New France to Kosovo (2001).
Liens supplémentaires
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Châteauguay
Ce site de Parcs Canada présente une chronologie détaillée de la bataille qui eut lieu en 1813 sur les berges de la rivière Châteauguay, résume les origines de la guerre de 1812 et brosse le portrait de Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry.
Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry
Une biographie de Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry, officier dans l’armée et dans la milice, juge de paix, fonctionnaire, homme politique et seigneur. Par le Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

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