En 1903, sa famille déménage dans la région de Fort Carlton (Territoires du Nord-Ouest) et il étudie dans diverses écoles des Prairies avant que ses parents ne s'établissent à Saskatoon en 1910. Il voit la Saskatchewan se transformer d'une région frontière en une société moderne et cette évolution exerce sur lui une profonde influence. Il fréquente l'U. de la Saskatchewan et, après avoir servi dans l'armée au cours de la Première Guerre mondiale, il termine ses études de droit et est admis au barreau de la Saskatchewan en 1919. Il ouvre son premier cabinet d'avocat à Wakaw, en Saskatchewan, mais, attiré par la ville nordique de Prince Albert qui est plus grande, il s'y installe en 1924.
Une réputation grandissante
Le chemin qui le conduit au poste de premier ministre est long. Il brigue les suffrages dans la circonscription fédérale de Prince Albert en 1925 et en 1926. Il fait de même du côté provincial en 1929 et en 1938, et se présente comme candidat à la mairie de Prince Albert en 1933. Chaque fois, il est battu. Bien que sa réputation d'avocat de la défense grandisse (il est nommé conseiller du roi en 1929), il croit fermement que son avenir est en politique. En 1936, son élection à la direction du Parti conservateur de la Saskatchewan le réconforte quelque peu, mais, aux élections de 1938, aucun candidat conservateur n'est élu. Il continue à prôner sa conception personnelle du conservatisme politique, visite un grand nombre de communautés de la Saskatchewan avec son épouse, Edna Mae Brower, organise son parti et exhorte ses collègues à demeurer confiants.
En juin 1939, il remporte l'investiture de la circonscription fédérale de Lake-Centre et, en mars 1940, il est élu député. L'expérience qu'il a acquise pendant sa carrière d'avocat lui est très utile sur les bancs de l'Opposition. Il est bientôt reconnu comme un critique avisé de la politique du gouvernement et sa réputation dépasse de loin les limites de sa circonscription. Il est réélu dans Lake-Centre en 1945 et en 1949, mais, quand la refonte de la carte électorale vient modifier radicalement son comté, il songe à quitter la politique.
Sa carrière d'avocat est florissante et c'est durant cette période qu'il gagne l'un de ses plus célèbres procès, celui de la rivière Canoe, en défendant la cause de Jack Atherton, un télégraphiste des chemins de fer accusé d'avoir causé la collision de deux trains à la rivière Canoe, en Colombie-Britannique, qui a entraîné la mort d'un certain nombre de soldats en route vers la Corée.
Il ne s'est pas encore remis de la mort de son épouse survenue en février 1951, mais ses amis à Prince Albert le persuadent de se présenter comme candidat conservateur dans la circonscription de Prince Albert aux élections de 1953. Le slogan de sa campagne, Not a partisan cry, but a national need (Pas un appel partisan, mais un besoin national), captive l'imagination des électeurs de Prince Albert et Diefenbaker est élu. La même année, il épouse Olive Freeman Palmer, qui abandonne sa brillante carrière au ministère de l'Éducation de l'Ontario et sera étroitement associée à la carrière politique de son mari pendant le reste de sa vie.
En 1956, Diefenbaker est choisi comme successeur de George DREW à la direction du Parti progressiste-conservateur après la démission de ce dernier. En 1957, il mène son parti à une victoire écrasante contre les libéraux, dont le chef est Louis SAINT-LAURENT, et forme le premier gouvernement conservateur depuis celui de R.B. BENNETT. Secondé d'un Cabinet dont font partie Davie FULTON, Donald FLEMING, George HEES, G.R. PEARKES, Douglas HARKNESS, Ellen FAIRCLOUGH, Léon Balcer et Gordon CHURCHILL, il renforce sa position aux élections de mars 1958, où l'électorat reporte son gouvernement au pouvoir avec 208 sièges, ce qui représente le nombre le plus élevé de sièges détenus par un parti au Canada jusqu'alors.
La vision Diefenbaker
L'ère de Diefenbaker est dominée par la personnalité et le style de l' « homme de Prince Albert ». Plusieurs politiques que l'on considère maintenant comme acquises ont d'ailleurs été inaugurées sous son gouvernement. Les ventes de blé à la Chine et la réforme agraire relancent l'agriculture de l'Ouest. Sa détermination à garantir certains droits universels entraîne l'adoption de la DÉCLARATION CANADIENNE DES DROITS . Le droit de vote au niveau fédéral est aussi accordé aux Autochtones du Canada et James GLADSTONE, un Gens-du-Sang de l'Alberta, est nommé au Sénat. Grâce à sa philosophie de « justice sociale », de nombreux programmes sont révisés en vue d'aider les pauvres. La « vision nordique » qui occupe une si grande place dans les discours aux élections de 1957 et de 1958 fait prendre davantage conscience aux Canadiens de l'existence du Grand Nord et entraîne un certain développement économique. En 1958, une tournée des pays du COMMONWEALTH renforce la valeur de cet organisme et de celle d'autres organes internationaux dans l'esprit de Diefenbaker. Elle contribue aussi à définir son rôle de partisan de la participation des pays non blancs au Commonwealth. Il joue également un rôle déterminant dans l'élaboration de la déclaration contre l'apartheid de 1961, laquelle contribue au retrait de l'Afrique du Sud du Commonwealth.
Une campagne spectaculaire
Aux élections de 1962, les libéraux réussissent à exploiter la crise économique (le dollar canadien est tombé à 0,925 $US), le débat sur la présence d'armes nucléaires en territoire canadien (on accuse Diefenbaker d'être antiaméricain) et l'annulation controversée, en 1959, du programme de construction d'avions de combat AVRO ARROW. Le gouvernement progressiste-conservateur devient donc minoritaire. Aux élections de 1963, les libéraux reprennent le pouvoir, mais Diefenbaker, qui parcourt tout le pays en train, sort presque victorieux de cette campagne politique, probablement la plus spectaculaire menée par un seul homme de toute l'histoire du Canada. Dans les mois qui suivent, Diefenbaker prend un tel plaisir à harceler le gouvernement PEARSON que les travaux de la Chambre en sont considérablement ralentis. Il s'oppose vigoureusement à la proposition de Pearson d'adopter un nouveau drapeau canadien (voir DRAPEAU, DÉBAT SUR LE) et mène l'attaque contre les libéraux lors des scandales de 1965.
L'ultime voyage
Malgré ses revers électoraux et la profonde division de son parti au sujet de son leadership, Diefenbaker refuse de démissionner et se défend avec vigueur lors du CONGRÈS À LA DIRECTION de 1967, où il est remplacé par Robert STANFIELD. Il demeure cependant en politique et se fait élire pour la 13e fois en mai 1979. Ses obsèques nationales à Ottawa, la translation de son corps par train d'un bout à l'autre du Canada et son inhumation à Saskatoon à côté du Right Honourable John G. Diefenbaker Centre de l'U. de la Saskatchewan - qu'il avait planifiées lui-même - ont été l'occasion de grands apparats que peu de Canadiens qui en ont été témoins oublieront.
Auteur PATRICIA WILLIAMS
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Premier parmi ses pairs
Un site impressionnant d'information produit par Bibliothèque et Archives Canada sur la vie et la carrière politique des premiers ministres du Canada. Inclus des biographies, discours et autres documents historiques.
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Lieux de sépulture des premiers ministres du Canada
Site de information sur les lieux de sépulture des premiers ministres du Canada.
Bourse John-G.-Diefenbaker
La Bourse John-G.-Diefenbaker est accordée chaque année et permet à un distingué chercheur allemand de réaliser des travaux au Canada et de faire de brefs séjours aux États-Unis. Par le site Web du Conseil des Arts du Canada.
Jouer dans la cour des grands
Histoire du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, 1957-1963. Par le site Web du gouvernement du Canada.
John George Diefenbaker
Une biographie de John George Diefenbaker. Par le Dictionnaire biographique du Canada en ligne.
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Il est impossible de ne pas reconnaître le visage du jeune John Diefenbaker sur cette photo prise en temps de guerre. Par le site Web de Bibliothèque et Archives Canada.
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