Dans les années 40, les toiles de Lemieux (Lazare, 1941; La Fête-Dieu Québec, 1944) dépeignent, à la manière d'une fresque, les attitudes d'un peuple. L'organisation du sujet et de l'espace est à ce moment influencée par l'école primitiviste d'Italie et l'art populaire québécois traditionnel, qu'il collectionne avidement. Petit à petit, il traite ses sujets plus simplement, et son style est plus géométrique. Il ne s'agit pas, toutefois, de géométrie figée, puisque les lignes vibrent encore et que les couleurs sont soit transparentes, soit pastel. Les espaces s'ouvrent (Le Train de midi, 1956), et sur la ligne d'horizon se découpent des figures hiératiques (L'été, 1959). Tout en faisant partie et en étant distinctes de l'arrière-plan, ces silhouettes évoquent un monde de rêve et de souvenirs.
Souvent méditatif et sérieux, l'art de Lemieux peut aussi parfois être humoristique et lyrique, comme dans ses illustrations des livres de Gabrielle ROY. Ses oeuvres sont régulièrement exposées au Canada et à l'étranger, et Lemieux se fait commander quelques portraits de personnalités connues. En 1985, Lemieux publie une édition bilingue limitée d'une collection d'oeuvres - une pour chaque province et territoire - intitulée Canada-Canada.
Auteur LAURIER LACROIX
Bibliographie
Marie Carani, L'effet Lemieux (1992).
Liens supplémentaires
Jean Paul Lemieux
Biographie et les oeuvres de Jean Paul Lemieux par le site Web du Musée des beaux-arts du Canada.

La victoire de la Coupe Stanley en 1967, remportée par les Maple Leafs de Toronto a été un événement fort singulier. Qui aurait pu prédire cependant qu’il resterait unique ?
Contenu de LEC

