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Ancêtres des Iroquois
L'origine des Iroquois, selon des fouilles archéologiques faites dans l'État de New York, remonterait au moins à l'an 500 avant J.-C., voire même à l'an 4000 avant J.-C. La culture propre aux Iroquois semble s'être développée vers l'an 1000 de notre ère. Les fouilles montrent que, lors du XVe siècle, des villages individuels se sont unis pour former les cinq tribus d'origine, et que ce processus s'est poursuivi au XVIe siècle par la formation de la Ligue des Iroquois. Avec le début de la TRAITE DES FOURRURES au cours de cette période, les Cinq-Nations sont entrées en guerre pour assujettir ou disperser les groupes voisins. Les Hurons ont été forcés d'abandonner leur territoire suite à la destruction de deux de leurs villages, en 1649. Les Pétuns, les Neutres et les Ériés ont tous été victimes des Iroquois pendant la décennie suivante. La réputation militaire des Iroquois imposait le respect dans des territoires aussi lointains que les Maritimes ou les Grands Lacs de l'Ouest.
Les Français entretenaient des alliances commerciales et militaires avec bon nombre des ennemis des Iroquois. Ainsi, l'Iroquoisie et la NOUVELLE-FRANCE étaient souvent en guerre (voir GUERRES IROQUOISES). En temps de paix, quelques Iroquois, convertis au catholicisme et ont été persuadés de s'établir le long du Saint-Laurent. Les Iroquois sont demeurés fermement attachés au commerce avec Albany (New York), et les rivalités entre la colonie française et celles des Hollandais et des Anglais dans cette ville, empêchaient toute paix durable entre la Nouvelle-France et les Iroquois. Ils attaquaient souvent les établissements français sur les rives du Saint-Laurent et ont envoyé de nombreux guerriers attaquer Long-Sault en 1660 et Lachine en 1689. La France a riposté avec succès en attaquant des villages iroquois en 1666, en 1687, en 1693 et en 1696.
Les traités conclus avec les Français et les Anglais en 1701 ont marqué un virage dans la politique de neutralité des Iroquois à l'égard des représentants des pouvoirs européens en Amérique du Nord. À cette époque, la population de la Ligue était décimée par la maladie et les guerres, même si les Iroquois avaient assimilé un grand nombre de prisonniers de guerre et de réfugiés. Malgré leur neutralité officielle, les Mohawks, sous l'influence de sir William JOHNSON, s'alliaient à l'occasion aux Anglais, et les Sénécas combattaient parfois aux côtés des Français, comme au moment de la défaite du général Braddock en 1755.
Mis à part les Oneidas, qui combattaient pour la cause américaine, les Iroquois ont appuyé les LOYALISTES et les Britanniques pendant la guerre de l'Indépendance américaine, et se sont joints au conflit en 1777. Les Mohawks ont perdu leurs habitations au profit des colons rebelles voisins, et la majorité des villages des Sénécas, Onondagas et Cayugas ont été brûlés en 1779. À leur tour, les Iroquois et leurs alliés, sous le commandement de Joseph BRANT et d'autres, ont attaqué à maintes reprises et brûlé les forts et les établissements des rebelles, repoussant la frontière est jusqu'à Schenectady (New York). Après la guerre, de nombreux Iroquois ont suivi Brant et se sont établis sur une terre octroyée par le gouverneur Frederick HALDIMAND sur la rivière Grand, et d'autres se sont installés à la baie de Quinte.
Vie sociale et politique
Avant que leur culture ne soit perturbée par les événements de cette période, les Iroquois étaient agriculteurs, vivant toute l'année dans des villages entourés de palissades et comptant plusieurs centaines de personnes. La structure sociale était fondée sur le matriarcat. La cellule de base était matrilinéaire, se composant des descendants, par les femmes, d'une seule d'entre elles. Les femmes vivaient avec leur mari (qui appartenait à une autre cellule matriarcale) dans une seule longue maison. Un village pouvait ne contenir que quelques petites habitations de ce type ou en compter jusqu'à 50. Plusieurs matriarcats formaient le clan matriarcal qui, en dehors de son importance symbolique et cérémoniale, servait à fixer les règles du mariage. Il était interdit de se marier entre membres d'un clan. Les Mohawks et les Oneidas comptaient trois de ces clans, les autres nations iroquoises en avaient de huit à dix. Pour la plupart, ces clans portaient des noms d'animaux (Ours, Loup, Tortue, Aigle, etc.). La ligue était gouvernée par un conseil de 50 sachems, et chacune des nations fondatrices de la confédération était représentée par une délégation de 8 à 14 membres. Le titre de sachem était transmis par la mère. Les tribus et villages individuels étaient gouvernés par leur propre conseil de sachems et de chefs.
Voir aussi AUTOCHTONES : LES FORÊTS DE L'ESTet des articles généraux à la rubriqueAUTOCHTONES.
Auteur PETER G. RAMSDEN
Bibliographie
L.H. Morgan, League of the Ho-dé-no-sau-nee or Iroquois (1861, réimpr. League of the Iroquois, 1962); A.A. Shimony, Conservatism among the Iroquois at the Six Nations Reserve (1961); B.G. Trigger (dir), Handbook of North American Indians, vol. 15: Northeast (1978).
Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.
Le Concours canadien de rédaction pour Autochtones
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Une Minute du patrimoine de la légende de la grande Peacemmaker, qui a créé la Ligue des Six Nations. Voir aussi liées les ressources d'apprentissage.
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Le lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf commémore l'hivernage de Jacques Cartier et de ses compagnons en 1535-1536, à proximité du village iroquoien de Stadaconé. Il témoigne aussi de l'établissement, en 1625-1626, de la première résidence des missionnaires jésuites à Québec.
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Le projet internet Danses Indigènes est un vaste dialogue sur la culture, l'histoire et les connaissances traditionnelles des Autochtones.
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