Incident de Seven Oaks

TABLE DES MATIÉRES:  |  Liens supplémentaires

Seven Oaks, incident de
Avant la fusion de la Compagnie du Nord-Ouest (CNO) et de la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON (CBH) en 1821, la longue rivalité entre les deux commerçants de fourrures atteint son point culminant le 19 juin 1816, lors du violent incident de Seven Oaks, à quelques kilomètres du fort Douglas, poste de la CBH situé dans la colonie de la rivière Rouge. Le « massacre » de Seven Oaks provoque des représailles qui aboutissent à la fusion des deux compagnies.

La colonie est fondée par Thomas Douglas, cinquième comte de SELKIRK, au confluent stratégique des rivières Rouge et Assiniboine. Les Nor'Westers la considèrent comme une base d'opérations à partir de laquelle la CBH s'apprête à pénétrer dans le pays de l'Athabasca. La colonie constitue aussi une menace pour les brigades annuelles de la compagnie montréalaise, étant installée sur sa principale voie de communication.

Au printemps de 1816, les officiers et les troupes de la CBH s'emparent du fort Gibraltar, poste des Nor'Westers situé à la fourche. Ils le détruisent, privant de leur protection les flottilles de canots de la CNO. Cela se produit juste au moment où les convois de pemmican descendent l'Assiniboine à la rencontre des Nor'Westers qui reviennent du conseil annuel de Fort William. Le fort Douglas permet donc à la CBH de dominer la rivière Rouge et de bloquer le passage tant aux Nor'Westers qu'aux canots de provisions de leurs alliés métis.

Le 1er juin 1816, Brandon House, un poste de la CBH situé en bordure de la Haute-Assiniboine, tombe sous l'assaut des Métis commandés par Cuthbert GRANT. Ce dernier organise ensuite une escorte pour protéger les convois de pemmican. Lui et ses hommes quittent l'Assiniboine près de Portage la Prairie et font une incursion dans la plaine, vers le nord-est, afin de rencontrer les Nor'Westers sur la rivière Rouge. Mais, en fait, ils se retrouvent face au gouverneur local de la CBH, Robert SEMPLE, qui s'est aventuré imprudemment hors du fort Douglas en compagnie d'une vingtaine d'hommes. Dans un affrontement non prémédité, les Métis encerclent rapidement les hommes de Semple, qui est tué avec 20 des siens. Quant aux Métis, ils ne perdent qu'un homme.

En guise de représailles, Selkirk s'empare de l'importante base des Nor'Westers à Fort William et reprend le fort Douglas. Des poursuites judiciaires sont intentées de part et d'autre. Il faut attendre la mort de Selkirk, en 1820, pour que les rivalités prennent fin. Quant aux Métis, ils en viennent à considérer la rivière Rouge comme un endroit où s'établir et ils constituent un élément important de la colonie pendant des dizaines d'années.

Selkirk, Thomas Douglas
Selkirk, Thomas Douglas
Les motifs qui animent le comte de Selkirk à fonder des colonies à l'Île-du-Prince-Édourd, dans le Haut-Canada et à la rivière Rouge, sont un mélange complexe d' humanitarisme et d'ambition personnelle (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-1346).
Grant, Cuthbert
Grant, Cuthbert
En 1816, Cuthbert Grant mène les Métis à la victoire à Seven Oaks, lors d'un affrontement imprévu entre Métis et colons de Selkirk (avec la permission des Archives publiques du Manitoba/coll. John Kerr 127).

Auteur J.E. REA


Liens supplémentaires
Métis
Le mot « métis » vient du terme latin « miscere » qui signifie « mélanger ». Les Métis ont parmi leurs ancêtres des Français, des Mohawks, des Algonquins et des Ojibwés, entre autres nationalités.

0
0
Avec plus de 40 000 articles en français et en anglais, l'Encyclopédie canadienne est l'ultime ressource en ligne, entièrement gratuite. Vous y retrouverez tous les thèmes couvrant l'histoire du Canada, sports, arts, sciences, technologie et plus encore. Venez nous découvrir à: www.TheCanadianEncyclopedia.com
Articles de fond
Gendarmerie royale du Canada

L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...

Contenu de LEC

Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.