Pour mettre fin à ces incursions, les Français construisent, à partir de 1642, une série de places fortes en amont du Saint-Laurent, jusqu'à Montréal. Face aux Mohawks désormais armés de mousquets, les colons tentent d'équiper d'armes semblables leurs alliés HURONS et algonquins; les Jésuites persuadent cependant les autorités de restreindre la vente de mousquets aux Amérindiens convertis. Cette situation confère aux Iroquois un avantage technique et psychologique.
L'une des conséquences majeures des guerres iroquoises est la dispersion de plusieurs tribus autochtones. Les Sénécas ont pour objectif de disperser les Hurons, ce qui leur permet d'attaquer les peuples chasseurs du nord. Leurs incursions contre les bourgades huronnes les plus isolées commencent en 1642 et atteignent leur point culminant en 1649, alors que plus de 1000 Sénécas et Mohawks attaquent deux villages importants. Quelques Hurons tentent de résister en se réfugiant sur une île voisine, mais ils sont forcés de se disperser; certains s'enfuient vers Québec et d'autres se joignent aux NEUTRES. Durant l'hiver 1649-1650, les Iroquois attaquent les Nipissings et les PÉTUNS. Les Neutres sont définitivement vaincus en 1651.
Une fois la nation huronne détruite et les Neutres écrasés, les Iroquois multiplient leurs raids contre les Mohicans, les Socoquis et les ABÉNAQUIS, tandis qu'au Québec ils poussent leurs incursions vers l'est, jusqu'à Tadoussac, et au nord, au-delà du lac Mistassini. En 1653, face à la résistance tenace des Susquehannahs et des Ériés, la confédération des Iroquois fait la paix avec les Français. Par des raids répétés, les Iroquois assimilent les Ériés en 1657. Mise à dure épreuve par la reprise des hostilités sur plusieurs fronts en 1659 et 1660, la confédération entame de nouveaux pourparlers de paix avec les Français. Mais la conclusion d'un traité de paix englobant toutes les nations amérindiennes n'a lieu qu'en 1667, après la destruction des villages et des provisions des Iroquois par le RÉGIMENT DE CARIGNAN-SALIÈRES. Dès 1675, les Susquehannahs du sud sont assimilés et les Iroquois poussent leurs incursions vers l'ouest jusque dans la vallée de l'Ohio où ils attaquent les Illinois et les Miamis.
Si les Iroquois réussissent à dominer toutes les tribus ennemies qui entourent la confédération, leurs victoires ne leur apportent pas pour autant la prospérité qu'ils souhaitaient. Le traité de 1667 permet aux Français d'étendre leur commerce jusqu'au nord et, grâce à Louis JOLLIET, jusqu'au Mississippi en passant par les Grands Lacs. En septembre 1680, un important groupe d'Iroquois attaque une poignée de Français dirigés par Henri de TONTY alors qu'ils s'adonnent à la traite dans un village illinois. Les Iroquois consentent à une trêve à la condition que les Français quittent le territoire des Illinois. Partie prenante à un conflit de plus grande envergure entre les Français et les Anglais, les Iroquois attaquent en force Lachine en 1689 (voir LACHINE, MASSACRE DE). Mais, avec l'aide de quelque 1500 hommes des TROUPES DE LA MARINE, les défenseurs réussiront toutefois à contraindre les Iroquois aux abois à faire la paix. Dans un traité ratifié à Montréal en juillet 1701, ils acceptent de demeurer neutres dans les conflits opposant les Français et les Anglais.


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Le Concours canadien de rédaction pour Autochtones
Site Web du Concours canadien de rédaction & d’arts pour Autochtones. Par l'Institut Historica-Dominion.
Le Gardien de la Paix
Une Minute du patrimoine de la légende de la grande Peacemmaker, qui a créé la Ligue des Six Nations. Voir aussi liées les ressources d'apprentissage.
Passerelle Pour L'Histoire Militaire Canadienne
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Les aînés et les enseignants de la culture et de la tradition représentant différents peuples des Premières-Nations, soit les Pieds-Noirs, Cris, Ojibwés, Mohawks et Mi'kmaqs partagent leurs connaissances à propos de leur culture. Des graphiques virtuels donnent vie à la tradition orale. Ce site offre de plus les biographies des participants, leurs transcrits et des ressources exhaustives d'apprentissage pour les enseignants et les élèves. En anglais, avec sous-titres français.


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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