Le renforcement de l'affiliation politique et la mise sur pied de l'appareil du régime des partis depuis la Confédération ont rendu plus difficile la négociation de coalitions. Au niveau national, la seule coalition a été celle du GOUVERNEMENT D'UNION de sir Robert BORDEN en 1917. Aux prises avec une forte opposition à la conscription et avec d'autres difficultés majeures pendant la Première Guerre mondiale, Borden cherche à élargir sa base politique en période de guerre en invitant plusieurs libéraux conscriptionnistes et d'autres personnalités à faire partie de son gouvernement. Aux élections générales de décembre 1917, ce dernier remporte une victoire décisive sur les libéraux dirigés par sir Wilfrid Laurier. Toutefois, la coalition unioniste ne survit pas à son triomphe pendant longtemps : à la fin de la guerre, de nombreux libéraux reprennent leur ancienne allégeance, tandis que d'autres unionistes appuient le nouveau PARTI PROGRESSISTE.
À la démission de Borden en 1920, les dernières illusions de coalition tombent. Le gouvernement unioniste illustre les risques liés à une coalition : après 1917, les Canadiens français associent les coalitions à la conscription. En effet, pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce sont les partisans d'un effort de guerre plus intense et de la conscription qui proposent des coalitions ou un « gouvernement national ». Depuis la Deuxième Guerre mondiale, peu de gouvernements de coalition ont été proposés sur le plan fédéral.
Au provincial, des coalitions se produisent dans l'Ouest canadien. Au Manitoba, les libéraux et les progressistes s'unissent en 1931. Puis, en 1940, tous les partis provinciaux forment un gouvernement apolitique pour répondre aux besoins en temps de guerre. En Colombie-Britannique, une coalition des libéraux et des conservateurs en temps de guerre fait échec à la CO-OPERATIVE COMMONWEALTH FEDERATION (CCF). À vrai dire, cette coalition profite probablement à la CCF. En revanche, elle nuit assurément aux libéraux et aux conservateurs, qui se voient bientôt remplacés par le CRÉDIT SOCIAL. Aucune coalition n'a remporté autant de succès que la « Grande coalition ». Les hommes et les femmes politiques se méfient tellement des effets à long terme des coalitions qu'ils y recourent désormais avec beaucoup de réticence.
Voir aussi GOUVERNEMENT MINORITAIRE.
Auteur JOHN ENGLISH


Shawnadithit est de plus en plus anxieuse alors qu’elle attend le retour de son oncle, Longnon, au camp dressé, au fin fond de Terre-Neuve, à l’embranchement du ruisseau Badger et de la rivière des Exploits...
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