Lapointe devient ensuite ministre de la Marine et des Pêcheries (1921-1924), puis ministre de la Justice (1924-1930, 1935-1941) dans le Cabinet du premier ministre Mackenzie KING. Il accède surtout au statut de lieutenant de King au Québec, en plus d'être son conseiller le plus influent. Lui aussi partisan de l'autonomie canadienne, il accompagne Mackenzie King à la Conférence impériale de 1926 et préside la délégation canadienne lors des pourparlers qui aboutissent au STATUT DE WESTMINSTER en 1931. Sur la scène intérieure, on l'associe au courant du Parti libéral en faveur des bas tarifs et aux tenants de l'autonomie provinciale. Au poste de ministre de la Justice, il fait abroger une partie des lois adoptées par le gouvernement créditiste d'ABERHART en Alberta sous prétexte qu'elles empiètent sur la juridiction fédérale. Il refuse toutefois de désavouer la LOI DU CADENAS de DUPLESSIS, bien qu'elle représente une menace pour les libertés civiles, craignant qu'un DÉSAVEU ne renforce la position de Duplessis au Québec.
En 1939, le prestige de Lapointe, combiné à la garantie du gouvernement de ne pas imposer la CONSCRIPTION pour le service militaire outremer, contribue à gagner l'adhésion des Canadiens français en vue de la participation du Canada à la Deuxième Guerre mondiale. Son intervention au Québec pendant la campagne électorale provinciale de novembre 1939 favorise la défaite de Duplessis et l'élection d'un gouvernement libéral plus accommodant, dirigé par GODBOUT. Sous la gouverne de Lapointe, le Québec devient un château-fort du Parti libéral fédéral, tendance qui perdurera longtemps après son décès survenu en 1941.
Auteur H. BLAIR NEATBY


Shawnadithit est de plus en plus anxieuse alors qu’elle attend le retour de son oncle, Longnon, au camp dressé, au fin fond de Terre-Neuve, à l’embranchement du ruisseau Badger et de la rivière des Exploits...
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