L'environnement est le milieu physique, social et psychologique dans lequel nous vivons, qui nous influence et que nous influençons à notre tour. Tout au long de l'histoire des 4 milliards d'années de la Terre surviennent de profonds changements au sein de ses systèmes géologiques et écologiques. Tant que les populations humaines sont peu nombreuses et que les communautés font partie des ECOSYSTÈMES locaux, la majorité des changements se produisent lentement et apparemment sans perturber énormément le système planétaire.

Le déboisement, l'érosion et l'augmentation en sels des sols et, dans certains cas, le changement climatique contribuent à l'effondrement de nombreuses civilisations anciennes partout dans le monde. L'augmentation exponentielle de la population humaine et l'industrialisation généralisée des 200 dernières années ont également des effets négatifs sur les processus complexes qui maintiennent la stabilité de la biosphère (couche relativement mince mais très complexe incluant la surface de la planète et ce qui se trouve au-dessus comme l'atmosphère, l'eau, les minéraux et les organismes).

Les effets des perturbations qui surviennent dans une partie de la biosphère ne demeurent pas nécessairement localisés. Ils peuvent en effet toucher la composition et la stabilité de la biosphère à un autre endroit (voir BIOGÉOGRAPHIE). Ainsi, le rejet de chlorurofluorurocarbones (CFC) dans l'hémisphère Nord amincit la COUCHE D'OZONE au-dessus du pôle Sud (voir OZONE, APPAUVRISSEMENT DE L'). Les composés sulfurés produits par l'activité industrielle au Royaume-Uni et sur le continent européen sont responsables de la diminution marquée de la productivité biologique des lacs de la Suède. Les changements néfastes apparus dans les lacs ontariens sont attribuables aux polluants des États-Unis et de l'Ontario (voir PLUIES ACIDES).

Cette liste n'est certes pas exhaustive, mais elle tient compte des problèmes majeurs affectant l'environnement qui préoccupent les Canadiens.

Effet de serre
Effet de serre
Les rayons du soleil atteignent la Terre (1) et sont réfléchis vers le ciel (2). La chaleur résultante s'élève, transportée par les gaz et les particules dans l'atmosphère (3). Ces gaz agissent comme les vitres d'une serre, en empêchant la chaleur de s'échapper (4) (oeuvre de Michael Lee).
Eau, cycle de l'
Eau, cycle de l'
Le cycle de l'eau est un élément clé de changement dans l'environnement. Il est essentiel à toute forme de vie (oeuvre de Michael Lee).


Population et développement
La taille, le taux de croissance et l'utilisation des ressources de la population mondiale sont des facteurs problématiques et complexes qui affectent l'environnement. Avec une population qui atteint presque les 34 millions, une densité de 4 personnes par kilomètre carré et un taux de natalité inférieur à celui nécessaire au remplacement de la population, le Canada dispose d'une bonne quantité de terres, d'eau et d'autres ressources naturelles. Toutefois, la superficie de 9,98 millions de km2 du Canada (TERRE et EAU), son eau apparemment abondante et ses grands espaces ouverts renforcent le mythe selon lequel les ressources sont illimitées. Cependant, il n'existe pas de lien direct entre la population totale et la disponibilité des ressources d'un pays, et le Canada ne fait pas exception.

La densité de la population et les taux d'accroissement de la population varient dans le pays et, habituellement, les régions à haute densité ne sont pas celles où les ressources essentielles, comme l'eau, abondent. En raison de l'essor économique des années 1990 et du début des années 2000, les villes de l'ouest comme CALGARY et EDMONTON voient leur population augmenter radicalement. Ces villes auront donc probablement à gérer des pénuries d'eau en raison de la demande ainsi que de la diminution de la qualité et de la disponibilité de l'eau. En Ontario, les populations des régions urbaines augmentent rapidement en raison de la concentration des immigrants dans les grandes villes, qui prennent de l'ampleur sur le plan géographique, au détriment des terres agricoles à fort rendement. Enfin, les régions ayant les taux d'accroissement de la population les plus élevés et les densités les plus faibles - les communautés du Nord comptant de grandes populations autochtones - souffrent souvent de lacunes en ce qui a trait aux besoins humains fondamentaux, comme l'eau saine et des logements adéquats.


Utilisation des ressources
Jusqu'à récemment, le mythe des espaces infinis et des ressources illimitées domine tellement la pensée canadienne qu'il est difficile d'assurer la protection de l'environnement et la CONSERVATION des RESSOURCES renouvelables et non renouvelables.

Eau

L'EAU constitue un excellent exemple de ce type d'illusion persistante : plusieurs auteurs affirment que le Canada possède le cinquième de l'eau douce de la Terre sans preuve à l'appui. La moyenne ne signifie pas grand-chose si l'on ne tient pas compte de la distribution de l'eau. Environ 60 p. 100 de l'eau du Canada se trouve dans le Nord, tandis que 90 p. 100 de la population vit à moins de 300 kilomètres de la frontière entre le Canada et les États-Unis. Cinq des six régions qui pourraient souffrir d'un déficit hydrique sont situées dans les régions les plus arides du Canada qui, ironiquement peut-être, sont couvertes par des terres agricoles qui dépendent de l'eau. Ces régions sont la VALLÉE DE L'OKANAGAN, en Colombie-Britannique, le sud de l'Ontario ainsi que les régions agricoles primaires de l'Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.

On comprend très bien l'utilité de l'IRRIGATION dans les quatre provinces de l'ouest. Cependant, les débits importants des fleuves des autres parties du pays (Mackenzie, Saint-Laurent et Fraser) ne peuvent pas vraiment servir à accroître l'accessibilité de cette ressource, qui est limitée dans les Prairies.

Le Canada a la chance de jouir de services d'aqueducs et d'égouts dans presque toutes les régions urbaines. Cependant, le faible coût de l'alimentation en eau et de l'élimination des eaux usées combiné à la politique habituelle de remettre à plus tard les impôts impopulaires et les frais de service engendre de graves problèmes, dont le fait que les Canadiens consomment une grande quantité d'eau. Les consommateurs d'eau du secteur résidentiel utilisent en moyenne plus de 300 litres par personne par jour et, dans certaines municipalités du Canada, la consommation dépasse les 1000 litres par personne par jour. En général, la consommation par personne dans les petites municipalités est plus élevée que dans les plus grandes municipalités. En revanche, la consommation est d'environ 139 litres par personne par jour au Japon et de moins de la moitié en Angleterre, au Danemark et en Allemagne.

De modestes efforts de conservation pourraient facilement réduire ce chiffre de 20 à 25 p. 100. Cela permettrait de réduire les dépenses d'investissement pour les réseaux d'aqueducs et de traitement des eaux usées et les coûts d'exploitation. On estime qu'environ 13 p. 100 de la perte d'eau municipale est causée par l'infrastructure vieillissante. Le coût de réparation et de modernisation de l'infrastructure est élevé, et les Canadiens continuent de payer des prix relativement bas pour la consommation d'eau. Tant que les Canadiens bénéficieront d'eau à un prix inférieur à son coût de production en raison des généreuses subventions cachées, il sera difficile d'en assurer la conservation.

La POLLUTION DE L'EAU constitue un problème dans de nombreux bassins versants en raison du principe et de la pratique bien implantés de considérer la capacité d'assimilation des nappes d'eau comme une ressource à exploiter. Étant donné qu'il est difficile d'évaluer cette capacité, qui varie selon les conditions, l'heure de la journée, la saison, le débit et qui est généralement très mal gérée, les problèmes de pollution persistent. De plus, on ne peut pas complètement maîtriser la pollution de l'eau avant d'avoir réussi à gérer efficacement la qualité de l'air, particulièrement le problème des pluies acides. Cela dit, l'ampleur de certains problèmes de pollution de l'eau a été réduite. Les métaux lourds comme le mercure et le plomb diminuent graduellement dans les réserves d'eau partout dans le pays. Les polluants organiques persistants (POP) (comme les BPC et les dioxines) ont diminué chez de nombreuses populations de poissons, mais la concentration de ces substances toxiques a augmenté pour les niveaux trophiques supérieurs de l'Arctique canadien.


Autres ressources renouvelables
Les industries qui reposent sur l'exploitation des ressources renouvelables (agriculture, FORESTERIE, INDUSTRIE DE LA PÊCHE, TOURISME, CHASSE et trappage) sont primordiales pour l'économie canadienne, mais elles font face à de sérieux problèmes. L'agriculture, l'exploitation forestière et la pêche souffrent des pratiques et des politiques anciennes qui favorisent le rendement à court terme au détriment de la stabilité à long terme axée sur un rendement équilibré. Les industries des ressources renouvelables ne sont pas soumises aux mêmes pressions gouvernementales que les industries minières, chimiques et de l'énergie et elles sont beaucoup plus lentes à adopter des restrictions visant la conservation efficace de l'environnement et des ressources.

L'agriculture canadienne est confrontée à la dégradation des sols, à la perte de terres de haute qualité consacrées à d'autres fins et à des demandes de restrictions de pesticides et d'engrais chimiques en raison de problèmes de santé réels et imaginaires. L'industrie forestière canadienne est gérée comme une exploitation minière non renouvelable : environ 25 p. 100 seulement de la superficie coupée est reboisée (voir REBOISEMENT). Les forêts d'arbres feuillus de l'Atlantique ont pour ainsi dire entièrement disparu et 90 p. 100 des arbres du sud-ouest de l'Ontario sont coupés. Les deux tiers de la forêt pluviale tempérée de la côte ouest sont coupés, et la majeure partie de ce qui reste est difficile d'accès ou protégée à des fins de conservation ou pour d'autres utilisations ou utilisateurs. Plusieurs provinces réduisent les possibilités annuelles de coupe. Sur les côtes est et ouest, des zones de pêche sont fermées ou les quotas de prises sont réduits.

Même si on commence à utiliser les ressources comme l'air, l'eau et les forêts à des fins multiples, les pratiques implantées d'utilisations abusives et d'utilisations à une seule fin persistent, car ces ressources sont largement sous-évaluées et il n'existe aucun mécanisme efficace et exécutoire pour régler les conflits entre les utilisateurs. C'est ce qui se produit dans les régions où les ressources en eau sont réservées à la production d'HYDROÉLECTRICITÉ ou à l'irrigation. Dans ces secteurs, la construction des réservoirs, des ouvrages de détournement et des réseaux de distribution est de plus en plus soumise à des ÉVALUATIONS DE L'IMPACT SUR L'ENVIRONMENT officielles. Mais les autres utilisations, en particulier pour les loisirs, les poissons, la faune, les oiseaux aquatiques et l'esthétique, peuvent rarement rivaliser.


Ressources non renouvelables
L'EXPLOITATION MINIÈRE, la minéralurgie et l'industrie de la fusion contribuent de façon appréciable à l'économie canadienne, mais à un coût élevé pour l'environnement. Le plomb, le zinc, le cuivre et le nickel contribuent aux pluies acides et à d'autres problèmes de POLLUTION DE L'AIR et de l'eau. L'extraction et l'affinage de l'or contribuent à des problèmes de pollution de l'eau extrêmement graves et à la dévastation des bassins versants par l'exploitation des placers. L'utilisation de l'uranium se caractérise par tous les problèmes liés à l'exposition des travailleurs et aux déchets radioactifs. La production de l'aluminium pollue l'air et détruit des environnements naturels pour satisfaire à ses demandes élevées en énergie hydroélectrique à coût modique.

L'extraction de pétrole dans le cadre des projets concernant les sables bitumineux (voir BITUME) dans le nord de l'Alberta contribue à la destruction physique de larges bandes de terres ainsi qu'à la pollution de l'air et des ressources hydriques. Dans l'ensemble, le secteur du pétrole et du gaz naturel de l'Alberta représente 8 p. 100 de la répartition totale des ressources en eau et 37 p. 100 de la répartition de l'eau souterraine. Ces chiffres peuvent sembler petits, mais les entreprises du nord de l'Alberta ont le droit de détourner plus de deux fois le volume nécessaire pour répondre aux besoins annuels de la ville de Calgary. La répartition géographique de l'utilisation est fondamentale pour comprendre les effets de cette consommation sur l'environnement.

Récemment, ces industries prennent des mesures pour réduire leurs effets sur l'environnement et améliorer leur image. L'Association minière du Canada, dans le cadre de son programme Vers le développement minier durable, met à la disposition de ses membres un ensemble de protocoles et d'indicateurs de rendement en ce qui concerne l'environnement. L'industrie chimique dispose d'un programme semblable, Gestion responsable, qui débute au Canada en 1985 et qui est maintenant en place dans plus de 50 pays. L'Association canadienne des producteurs pétroliers impose un programme de gestion obligatoire à ses membres. L'Association charbonnière canadienne et un grand nombre de services publics d'électricité s'investissent beaucoup pour régler les problèmes environnementaux, bien qu'il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.


Espèces en voie de disparition
La disparition des espèces est non seulement déplorable pour des raisons morales, mais également parce qu'elle entraîne la disparition de la diversité du bassin écologique et génétique (voir BIODIVERSITÉ). De plus, elle témoigne d'une perte de contrôle sur le changement. Lorsque les travailleurs des mines de charbon utilisaient des canaris pour vérifier la qualité de l'air, la mort d'un oiseau leur lançait un avertissement. D'une manière similaire, la disparition d'espèces doit être considérée comme un avertissement de la détérioration de la qualité de l'environnement.

Depuis sa fondation, le COMITÉ SUR LA SITUATION DES ESPÈCES EN PÉRIL AU CANADA (COSEPAC) a étudié plus de 800 espèces végétales et animales (y compris des insectes) et en est venu à la conclusion qu'environ 600 de celles-ci sont soit disparues, soit en voie de disparition. Plus de 1000 autres espèces doivent encore être évaluées. Certaines espèces sont considérées en voie de disparition en raison de différentes activités, telles que la chasse, la modification physique de l'habitat (par des activités comme l'agriculture, l'exploitation minière, l'urbanisation, l'exploitation forestière, l'introduction d'espèces étrangères, l'extinction des incendies, l'enlèvement de l'eau ainsi que la construction de barrages et de voies de transport) ainsi que les variations chimiques et les changements climatiques causés par les processus industriels et le transport.

Il existe des programmes de rétablissement de populations viables d'espèces déracinées (RENARD véloce et PUTOIS D'AMÉRIQUE ) ou en voie de disparition (GRUE BLANCHE D'AMÉRIQUE), mais un tel rétablissement nécessite des habitats sûrs, sécuritaires et biologiquement riches ainsi qu'un patrimoine génétique suffisamment vaste pour que les espèces puissent se développer. Ces programmes de protection des espèces peuvent s'avérer fructueux, comme le montre le retrait de certaines espèces, comme le MERLE-BLEU de l'Est, de la liste des espèces en voie de disparition.

Les menaces les plus graves pour la faune concernent la perte, la perturbation et la fragmentation de l'habitat, en particulier si la faune ne peut pas se déplacer dans un autre habitat convenable parce qu'il n'en existe tout simplement pas, si la migration est impossible (particulièrement dans le cas des végétaux) ou s'il n'existe aucun corridor de migration. Le CHANGEMENT DE CLIMAT a probablement aussi des répercussions sur les habitats d'un grand nombre d'espèces fauniques. Les problèmes liés à la pollution et aux habitats comportent tous deux des dimensions internationales pour les espèces migratoires, car les polluants atmosphériques et hydriques traversent les frontières.

À l'échelle nationale, il faut assurer la protection de l'habitat au moyen d'un réseau de PARCS PROVINCIAUX et nationaux et en protégeant d'autres zones par mesures législatives. Cependant, l'établissement de parcs et de zones protégées pourrait être vain si ces zones ne comprennent pas d'habitats adéquats ou ne sont pas assez vastes pour être habitées par des populations. La Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (1992) du gouvernement fédéral, qui vise à délimiter les habitats importants menacés par les projets d'aménagement d'envergure (comme les MÉGAPROJETS) et à recommander leur protection, continuera également à jouer un rôle clé (voir aussi ANIMAUX EN VOIE DE DISPARITION, PLANTES EN VOIE DE DISPARITION).


Parcs et zones protégées
En tentant de développer une industrie touristique dans les Rocheuses au milieu des années 1890, le CHEMIN DE FER DU CANADIEN PACIFIQUE essaie très tôt de protéger les plus beaux paysages du Canada. En 1887, le Parlement adopte officiellement le décret de 1885 établissant les parcs nationaux des Rocheuses (plus tard le PARC NATIONAL BANFF et le PARC NATIONAL JASPER). Le décret reçoit ensuite la sanction royale.

Les PARCS NATIONAUX du Canada jouent un rôle clé dans la protection des zones naturelles pour les générations futures, mais certains secteurs en sont retranchés pour être exploités à des fins commerciales. Des ministres fédéraux recommandent occasionnellement qu'on ouvre les terres des parcs à l'exploitation forestière et aux activités minières et qu'on accroisse l'aménagement des installations récréatives commerciales. Dans les années 1990 et 2000, les réductions budgétaires empêchent Parcs Canada de remplir son mandat de préserver l'intégrité écologique dans les régions de sa compétence. Malgré ces réductions, le réseau des parcs nationaux prend constamment de l'expansion, en particulier dans le Nord canadien. Le Canada dispose également d'un réseau d'aires marines protégées (voir AIRES MARINES NATIONALES DE CONSERVATION). Toutefois, leur désignation est un peu plus lente que celle des aires terrestres.

Les réseaux des parcs provinciaux protègent aussi, à divers degrés, les terres et les habitats. La Colombie-Britannique travaille avec énergie à établir ses aires protégées : 12 p. 100 du paysage correspond à des aires protégées. Par ailleurs, CANARDS ILLIMITÉS CANADA collabore avec les propriétaires fonciers et d'autres organismes pour délimiter les habitats importants et mettre en place des activités de subsistance qui ne compromettent pas les précieux lieux de nidification, d'alevinage et d'hivernage des oiseaux. Le Canada soutient un réseau de RÉSERVES DE LA BIOSPHÈRE DES NATIONS UNIES, qui tente de combiner la protection de l'environnement à la protection de la subsistance.

Par contraste avec les aires de nature sauvage et les habitats protégés, il y a les parcs situés dans des grandes villes canadiennes (voir PARCS URBAINS ). La majorité des grandes villes sont dotées de parcs naturels très étendus : le parc Stanley et les terres en dotation de Vancouver, la vallée de la rivière Saskatchewan Nord d'Edmonton, les parcs Fish Creek et Nose Hill de Calgary, les ÎLES DE TORONTO et le mont Royal de Montréal. Il est important de disposer d'espaces naturels aussi étendus à l'intérieur des centres métropolitains pour fournir sur place des aires récréatives de détente aux résidents. Ces espaces procurent aussi des possibilités éducatives essentielles ainsi que des habitats pour les espèces fauniques qui vivent près des humains.


Déchets solides
Les Canadiens produisent environ deux kilogrammes de déchets solides par personne par jour. Il s'agit de l'un des plus importants volumes de déchets par personne au monde. En comparaison, les déchets produits en Suède sont estimés à moins du tiers de ceux produits au Canada. Environ un tiers des déchets au Canada sont des ordures ménagères (voir DÉCHETS SOLIDES). Ce niveau extrêmement élevé de déchets est causé par divers facteurs : l'abondance relative des déchets et les salaires élevés qui rendent les procédés de recyclage nécessitant une abondante main-d'œuvre et de faible valeur ajoutée trop dispendieux; une faible densité de population et les grandes distances qui séparent les centres où sont produits les déchets; de faibles coûts de l'élimination des déchets, des matières premières peu coûteuses et le mythe de l'existence de ressources infinies; l'économie soutenue par des politiques et des stratégies gouvernementales mettant l'accent sur l'exploitation des ressources naturelles et la consommation de matières.

En 1989, les dirigeants fédéraux et provinciaux conviennent que les Canadiens réduiront, d'ici 2000, les déchets solides à 50 p. 100 du niveau de 1988. À la fin de l'an 2000, la Nouvelle-Écosse est la seule province à avoir atteint l'objectif. L'absence d'industries et de marchés du RECYCLAGE bien établis pour la récupération des matériaux recyclés empêche la population de donner suite à sa volonté déclarée de réduire les déchets par le recyclage. Quelques villes de taille moyenne, comme SASKATOON, n'offrent toujours pas de collecte sélective porte-à-porte. En fait, le recyclage permettrait de réduire le problème des déchets solides, mais il répondrait aussi aux besoins en énergie et préviendrait les dommages causés à l'environnement par l'exploitation des matières premières.

De nombreuses études identifient la disparition des matières organiques des sols comme un problème de plus en plus grave pour l'agriculture au Canada. Malheureusement, on n'a pas encore établi de lien entre ce problème et le volume substantiel de déchets compostables qui causent des problèmes économiques et environnementaux à de nombreuses municipalités. Les progrès réalisés dans les techniques et les technologies de compostage par les centres de recherches, comme celui d'Olds College en Alberta, permettent de transformer les déchets organiques en amendements des sols et autres produits.


Déchets dangereux
La nouvelle Loi canadienne sur la protection de l'environnement classe les produits chimiques dans une liste des substances prioritaires exigeant une surveillance stricte. Des dépotoirs sont aménagés partout au Canada (en particulier en Ontario et au Québec), sans compter les dépotoirs militaires dans l'Arctique. Le centre de traitement des déchets spéciaux à SWAN HILLS, en Alberta, reçoit son permis de fonctionnement à pleine capacité en novembre 1988. Des programmes comme le programme Gestion responsable et le programme du gouvernement fédéral Inventaire national des rejets de polluants (INRP) enregistrent une réduction des rejets de polluants.

L'entreposage des déchets nucléaires constitue une préoccupation environnementale de première importance quant à l'élimination des DÉCHETS DANGEREUX. La façon de traiter les déchets nucléaires au Canada suscite un débat acrimonieux et persistant, celui de savoir si on continue à produire de tels déchets. Bien sûr, même si la réponse à cette question était négative, il faudrait s'occuper des déchets existants.

L'industrie de l'exploitation minière demeure une source de déchets dangereux considérables. On estime qu'il existe au moins 10 000 mines abandonnées au Canada, en incluant les mines d'uranium. Le nettoyage de ces sites nécessiterait plusieurs milliards de dollars, et la responsabilité en revient souvent aux gouvernements provinciaux, puisque les anciens propriétaires ou exploitants des propriétés ne sont plus trouvables ou ne peuvent pas payer.

La protection de l'environnement pourrait être assurée par l'adoption d'un objectif à long terme de « rejet zéro » des substances toxiques persistantes. Ces substances sont des produits chimiques toxiques qui ne se décomposent pas ou qui se décomposent très lentement dans l'environnement naturel. Le terme « rejet zéro » signifie qu'on cesserait de rejeter ce type de substances dans l'environnement en les éliminant des déchets et des produits.

Tous les niveaux de la société canadienne peuvent exercer un certain contrôle sur les décisions qui concernent l'environnement.


Opinion publique
Les sondages d'opinion et les sondages politiques réalisés au Canada révèlent que, même si les problèmes environnementaux sont relativement importants parmi les préoccupations des Canadiens dans les quelques dernières décennies, ils ont surtout tendance à attirer l'attention pendant les élections politiques, puis à être oubliés. Les organismes à vocation environnementale (voir MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES) jouent souvent un rôle important au sein de la fonction publique dans la sensibilisation des Canadiens aux questions importantes liées à l'environnement, comme la qualité de l'eau, l'extraction des ressources, la gestion des déchets, la protection de la biodiversité et le changement climatique. Dans les périodes de repli de l'économie, en raison des incertitudes en matière d'emploi, l'économie et les emplois deviennent une question capitale pour la majorité des Canadiens, mais les inquiétudes au sujet de l'environnement persistent, comme le démontre la formation en 1983 du PARTI VERT DU CANADA.

Des changements surviennent dans les valeurs des dirigeants d'entreprises et des employés. Les entreprises qui reconnaissent la nécessité de changements modifient certains aspects ou l'ensemble de la structure de leur organisation. Par exemple, certaines adoptent des mesures de gestion judicieuse de l'environnement et des ressources comme des objectifs organisationnels; d'autres les intègrent dans la philosophie organisationnelle; d'autres combinent ces deux manières; certaines s'efforcent de consulter le public et les groupes de défense des intérêts publics qui pourraient être affectés par l'activité de l'entreprise. Les sociétés et les organisations industrielles travaillent de concert avec l'Association canadienne de normalisation (CSA) et l'Organisation internationale de normalisation (ISO) dans le cadre d'un processus de consultation visant l'établissement de normes de GESTION DE L'ENVIRONNEMENT, de prévention de la pollution, d'éco-étiquetage, etc.


Gestion et gouvernance
Pendant presque toute l'histoire canadienne, l'environnement naturel est considéré comme un lieu hostile et le « mythe des ressources infinies » domine les attitudes et les politiques au sujet de sa protection. Malgré les inquiétudes soutenues du public concernant les problèmes environnementaux et les engagements du gouvernement à l'égard du développement durable, les industries axées sur les ressources renouvelables ne sont pas encore vraiment conscientes que les ressources sont en train de disparaître à cause des pratiques de gestion à court terme qui ne permettent pas aux populations de se remettre des taux élevés d'exploitation.

Même s'il est reconnu que les pratiques actuelles détruisent les ressources primaires de ces industries, on n'a pas encore implanté de systèmes de gestion pour assurer le maintien à perpétuité des avantages économiques tirés de ces ressources. Les fermetures ou les réductions des pêches sur les côtes est et ouest du pays et les réductions des possibilités de coupe annuelle des ressources forestières témoignent de l'échec de la gestion de ces ressources en vertu du principe de la mise en valeur durable.

Il est de plus en plus évident que les mandats et les ressources des organismes responsables des questions environnementales sont insuffisants pour empêcher la détérioration continue de la qualité de l'environnement et l'utilisation abusive des ressources renouvelables. Des améliorations substantielles sont apportées dans quelques domaines, mais la nature persistante de certains problèmes (érosion des sols, pollution de l'eau, déchets dangereux, espèces en voie de disparition, pluies acides) et la reconnaissance de nouveaux problèmes urgents (changement de climat et appauvrissement de l'ozone) permettent de comprendre qu'il faut s'attaquer à des problèmes plus fondamentaux.

De nombreux rapports des gouvernements fédéral et provinciaux et travaux d'organismes non gouvernementaux (ONG) et d'universitaires ont établi la nécessité de mettre en place des mesures de protection de l'environnement et de gestion des ressources. Le Canada, les États-Unis et le Mexique ont signé l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et un accord environnemental parallèle qui ont mené à la création de la Commission de coopération environnementale. Le siège social du secrétariat chargé de surveiller l'application des dispositions de l'accord parallèle se trouve à Montréal.

Après avoir fourni un solide appui au rapport des Nations Unies de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Commission Brundtland), le Canada donne suite à l'une de ses recommandations en mettant sur pied le Groupe de travail national sur l'environnement et l'économie. Il établit par la suite, aux échelons fédéral et provinciaux, des « tables rondes » pour discuter des problèmes et des solutions liés au DÉVELOPPEMENT DURABLE. Une table ronde est mise sur pied à l'ordre fédéral, 10 aux ordres provinciaux et 3 aux ordres territoriaux. Certains gouvernements régionaux et locaux utilisent ce mécanisme pour éviter et résoudre des conflits ainsi que pour formuler des politiques de développement. Bien que la plupart des tables rondes soient maintenant dissoutes, la table ronde nationale demeure un comité consultatif pour le gouvernement fédéral.

À l'échelon provincial, la majorité des gouvernements commencent à élaborer des stratégies de conservation détaillées. Toutefois, ces stratégies ne constituent encore une fois pas des politiques officielles : ce sont surtout des documents théoriques plutôt que pratiques dont la mise en œuvre n'est assujettie à aucun calendrier.


Organismes et organisations
Le mouvement écologique de la fin des années 1960 conduit à la création d'organismes gouvernementaux et de ministères responsables des dossiers environnementaux. L'Environment Conservation Authority (ECA) de l'Alberta (1970-1995) est le premier organisme du genre au Canada et il est fondé en vertu de l'Environment Conservation Act (1970). Le ministère fédéral de l'Environnement (maintenant Environnement Canada) est mis sur pied en 1971 en vertu de la Loi de 1970 sur l'organisation du gouvernement.

Au début des années 1970, toutes les provinces adoptent des lois établissant des ministères responsables des questions environnementales, et la majorité d'entre elles mettent sur pied des organismes responsables de la consultation du public. Dans les années 1970 et 1980, elles y apportent des changements et des modifications qui, à quelques exceptions près, renforcent la législation et la réglementation protégeant l'environnement. Le Réseau canadien de l'environnement, Nature Canada (voir FÉDÉRATION CANADIENNE DE LA NATURE), la FÉDÉRATION CANADIENNNE DE LA FAUNE, le Comité canadien des ressources arctiques et l'Association canadienne du droit de l'environnement constituent d'excellentes sources de renseignements dans leurs champs respectifs. Plusieurs organisations industrielles, comme l'Association canadienne des producteurs pétroliers, l'Association charbonnière canadienne, l'Association des produits forestiers du Canada et l'Association canadienne des fabricants de produits chimiques, s'occupent explicitement de questions environnementales ou établissent d'importants départements environnementaux.

Au cours des années 1980 et 1990, les organismes à vocation environnementale et d'autres groupes de citoyens demandent de participer de façon plus directe et significative aux décisions liées à l'environnement. De plus, les Autochtones obtiennent la reconnaissance de leurs droits et deviennent des acteurs importants de la gestion de l'environnement dans de nombreux secteurs et régions qui relevaient auparavant des gouvernements fédéral et provinciaux. Ces demandes et reconnaissances mènent à diverses occasions de GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE qui n'étaient jusqu'ici pas concevables. Les gouvernements fédéral et provinciaux ne sont maintenant qu'un ensemble d'acteurs, qui inclut les Autochtones, les entreprises privées ainsi que les particuliers, les municipalités et les organisations de la société civile. La protection de l'environnement nécessite différents instruments qui ne relèvent ni des politiques, ni des lois, ni des programmes gouvernementaux. Il peut s'agir d'ententes ou de contrats entre des parties, de la protection d'habitats sur des terres privées ou d'accords de cogestion, pour n'en nommer que quelques-uns. Le gouvernement n'est plus le seul responsable de l'environnement, et la prolifération d'autres initiatives est la preuve de l'ingéniosité et de l'engagement de la population envers la protection de l'environnement.


Coopération internationale
Le Canada participe à de nombreuses initiatives internationales visant à régler les problèmes environnementaux. Les Canadiens jouent des rôles déterminants lors de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement de 1972, à Stockholm, en Suède, et de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement qui se tient à Rio de Janeiro, au Brésil en 1992 et dont le secrétaire général est un Canadien, Maurice STRONG. Le Canada accueille d'importantes conférences internationales, notamment celle du Protocole de Montréal relative à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone de 1987 ainsi que la première grande conférence sur le changement climatique, qui a lieu à Toronto en 1988 (Les changements atmosphériques et leurs conséquences pour la sécurité de la planète).

Le Canada signe et ratifie un grand nombre d'accords internationaux multilatéraux au sujet de différents problèmes liés à l'environnement et à la conservation : la pollution de l'air (p. ex. les pluies acides et le changement climatique), la biodiversité (p. ex. les espèces en voie de disparition), les produits chimiques (p. ex. les polluants organiques persistants), la pollution marine (p. ex. le déversement de déchets) et les déchets dangereux (p. ex. le mouvement transfrontalier de ces déchets). Il signe aussi des accords bilatéraux avec les États-Unis en ce qui concerne, notamment, l'eau (p. ex. l'approvisionnement et la qualité), la qualité de l'air, la gestion de la faune (p. ex. les oiseaux migrateurs et la harde de caribous de la Porcupine) ainsi que les déchets dangereux. Il existe aussi des accords bilatéraux avec d'autres pays, principalement à des fins de coopération et d'information sur l'environnement ou d'échange de technologies (p. ex. avec la Chine et l'Égypte).

Depuis les années 1990 toutefois, le Canada prend du retard sur le plan de la protection de l'environnement à l'échelle mondiale, en particulier en ce qui a trait au changement climatique. Le Canada signe le Protocole de Kyoto en 1997, mais ne respecte pas ses engagements, principalement faute d'actions concrètes.

Puisque le gouvernement fédéral ne fait pas preuve de leadership, d'autres autorités canadiennes initient des changements. La ville de Toronto met en place de nouvelles mesures audacieuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En 2008, la Colombie-Britannique devient la première région en Amérique du Nord à imposer une taxe sur les émissions carboniques aux consommateurs pour qu'ils délaissent les activités et les produits sources d'émissions carboniques. L'Ontario renouvelle aussi ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

À l'échelle internationale, le leadership du Canada sur les questions environnementales a diminué. Toutefois, les efforts déployés par les autres autorités suggèrent que le leadership international dans les débats actuels sur l'environnement pourrait provenir d'ailleurs que du gouvernement fédéral.

Auteur DIXON THOMPSON et MAUREEN G. REED


Bibliographie
Stephen Barg et autres, Advancing Sustainable Development in Canada: Policy Issues and Research Needs (2003); Dianne Draper et Maureen G. Reed, Our Environment: A Canadian Perspective (1998, 4e édition 2009); O.P. Dwivedi, Sustainable Development and Canada: National and International Perspectives (2001); Kierstin C. Hatt, Debra Davidson et Northern Critical Scholars Collective, Consuming Sustainability: Critical Social Analyses of Ecological Change (2005); Debora VanNijnatten et Robert Boardman, éditeurs, Canadian Environmental Policy and Politics: Prospects for Leadership and Innovation (2009).


Liens supplémentaires
Musée canadien de la nature
Ce site richement illustré présente les expositions et différents programmes du Musée canadien de la nature.

Fondation David Suzuki
L’objectif de la Fondation David Suzuki – soit d’aider le Canada à parvenir à la durabilité en une génération – est bien évidemment un effort d’envergure nationale.

Commission de coopération environnementale
Une organisation internationale créée par le Canada, le Mexique et les États-Unis aux termes de l'Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l'environnement (ANACDE). La CCE a pour mandat de se pencher sur les problèmes environnementaux à l'échelle du continent nord-américain, de contribuer à la prévention des différends commerciaux et environnementaux et de promouvoir l'application efficace des lois de l'environnement.

Géopanorama du Canada
Géopanorama : Faire connaître aux communautés canadiennes leurs paysages, leurs ressources hydrauliques et terrestres et les risques environnementaux qui y sont associés.

Matériaux superficiels du Canada
Une carte digitale détaillée de la géologie, des reliefs et de l'hydrographie du Canada. Attention : certains éléments requièrent de complexes procédures de téléchargement. Par Ressources naturelles Canada.

L'institut océanographique de Bedford
L'institut océanographique de Bedford est le plus grand centre de recherches océaniques du Canada et le premier grand centre fédéral à vocation océanographique.

Raison d'être des relevés de reptiles et d'amphibiens
Parcs Canada souhaite obtenir plus de renseignements concernant l’état des populations d’amphibiens et de reptiles.

Éducation NATURE
Le programme École FAUNIQUE est un programme éducatif de gérance de l'habitat faunique.

Information sur les traités du Canada
Les dossiers contenant toute l'information pertinente relative aux traités qui intéressent le Canada. Par la Section des traités du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.

Bibliothèque d'Environnement Canada
La bibliothèque de Downsview constitue une collection nationale pour la mçtéorologie, la recherche climatique, la qualité de l'air, le temps rigoureux et les sciences atmosphériques.

NatureServe Canada
NatureServe Canada fournit des données scientifiques sur les espèces et les écosystèmes canadiens afin de favoriser l’application de mesures de conservation et de modes de gestion efficaces des ressources naturelles.

Réseau canadien de l’environnement
Site Web du Réseau canadien de l’environnement.

Conservation de la nature Canada
Le site Web de Conservation de la nature Canada, un organisme privé à but non lucratif voué à la protection de la biodiversité au Canada, par l'entremise d'achats, de dons et de servitudes du patrimoine sur des sites revêtant une importance écologique.

L'activité humaine et l'environnement : statistiques annuelles
Un portrait statistique de l'environnement au Canada et, en particulier, de l'activité humaine et ses relations avec les systèmes naturels : l'air, l'eau, le sol, les plantes et les animaux. Par le site Web de Statistique Canada.

Environnement Canada : Affaires internationales
Le site Web des Affaires internationales d’Environnement Canada.

Bureau de l'écologisation des opérations gouvernementales
Le BÉOG a pour mandat d'accélérer l'écologisation des opérations du gouvernement fédéral. Par le site Web de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada.

Jour de la Terre Québec
Le site Web du Jour de la Terre Québec. Le Jour de la Terre Québec a pour mission de stimuler et de valoriser l'action positive à l'égard de l'environnement auprès des individus, des organismes et des entreprises.

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Avec plus de 40 000 articles en français et en anglais, l'Encyclopédie canadienne est l'ultime ressource en ligne, entièrement gratuite. Vous y retrouverez tous les thèmes couvrant l'histoire du Canada, sports, arts, sciences, technologie et plus encore. Venez nous découvrir à: www.TheCanadianEncyclopedia.com
Articles de fond
Gendarmerie royale du Canada

L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...

Contenu de LEC

Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.