Débuts de carrière et style musical
Enregistrements, style musical, prix et activités de 1977 à aujourd'hui
1980-1992
Après avoir cessé d'enregistrer de 1977 à 1982, Eikhard crée sa propre étiquette, Eika. Comme diverses musiciennes, Eikhard se tient loin des milieux musicaux dirigés par l'image et la commercialisation. Elle révèle : « Au fil des années, j'ai eu des imprésarios qui m'ont dit des choses blessantes au sujet de mon image... J'ai fini par devenir une caricature de ce qu'ils voulaient que je sois et le public a toujours su que c'était faux. »
En 1985, elle séjourne à Nashville, où elle écrit 16 chansons en six semaines. En 1987, elle sort son premier enregistrement chez Eika, intitulé à juste titre Taking Chargex (Eika/WEA 25-48531). Elle écrit, coécrit, produit, arrange et interprète toutes les chansons de l'album. Elle poursuit ses tournées au pays (éliminant les boîtes de nuit de son itinéraire à partir de 1986 à cause d'une allergie sévère à la fumée de cigarette).
Eikhard se concentre sur la composition après une discussion à ce sujet avec Hal David. Elle devient plus connue en tant que compositrice et compose, seule ou en collaboration, des chansons enregistrées par les chanteuses américaines Kim Carnes, Cher, Rita Coolidge, Emmy Lou Harris, les Pointer Sisters et Bonnie Raitt. En 1991, la version de Raitt de la chanson de Eikhard « (Let's Give Them) Something to Talk About » (Luck of the Draw), qui connaît un énorme succès, remporte un prix Grammy et procure à Eikhard une plus grande liberté financière et une reconnaissance professionnelle. Raitt compare l'enregistrement de la chanson à « un coup de circuit, son premier n 1... ». Eikhaard écrit aussi des chansons avec les Laurie Bower Singers, Gary Buck, George Fox, Catherine McKinnon, Alannah Myles, Peter Pringle, Ginette Reno, Donna Ramsey et Sylvia Tyson and Quartette, entre autres. Elle participe aussi à des centaines de séances d'enregistrement avec de nombreux artistes.
Au début des années 1990, Eikhard compose deux trames sonores pour le dramaturge torontois George F. Walker. L'une d'elles, Escape from Happiness, remporte un Dora Mavor Moore Award de la meilleure conception sonore (1992). Plus tard la même année, elle reçoit le témoignage de compositeur de BMI pour « Something to Talk About ».
De 1993 à aujourd'hui
Eikhard enregistre If I Had My Way (CAN 9023) en 1995. Le disque contient des chansons pop, folkloriques, R&B et jazz et témoigne de son talent de compositrice dans tous les genres. Fervente de longue date du jazz et en particulier de la musique de Cleo Laine, en 1996, Eikhard compose, arrange et produit The Jazz Sessions (SEM 1196). En 1998, Shirley enregistre son deuxième album de jazz, Going Home (E21S 57890). L'album remporte le prix de la meilleure interprétation de jazz de l'Association de la musique de la côte est en 1999. Après la sortie de Going Home, Eikhard se produit à Live at the Rehearsal Hall à la chaîne télévisée Bravo!, avec des musiciens jazz comme le guitariste Ed Bickert. La chanson « Nothin' Like Love » figure sur l'enregistrement Blue Note Festival '98.
En 2000, Eikhard sort The Last Hurrah (SEM 1199), un album acclamé par la critique. Comme sur Going Home, plutôt que de réinterpréter des classiques de jazz, Eikhard enrichit le répertoire de jazz de ses compositions originales. Selon Bruce Lundvall, président de Blue Note, elle est douée pour le phrasé et la composition de jazz : « J'ai mis le CD et je me suis arrêté sur une chanson. C'était « If We Had Never Met » et on aurait dit un classique... Sa voix était merveilleuse - une signature vocale distincte. Une voix de jazz... ».
La chanson de Eikhard « Tomorrow is a Lonely Place » remporte le premier prix (catégorie jazz) de la Songwriters Competition des États-Unis en 2001. La même année, Eikhard produit et dirige End of the Day (SEM 2001), un enregistrement principalement instrumental sur lequel elle joue de la guitare, du piano, de la batterie, du saxophone, de la basse, des percussions et de l'harmonica chromatique. L'album fait ressortir l'aisance d'Eikhard à la guitare (p. ex. sur « Song For Lesley ») et son aptitude à la composition instrumentale. Son CD suivant, Stay Open (SEM 2003), témoigne encore davantage de son talent pour l'écriture, la production et l'interprétation dans divers styles musicaux avec succès.
En 2003, Eikhard remporte un prix des classiques de la SOCAN pour « Something to Talk About ».
Écrits
Bibliographie
Don FOSTER, « Canada's first lady of the fiddle [June Eikhard] », Country Music News, I (nov.-déc. 1972).
Lief GRAVES, « Anatomie du point tournant d'une carrière », CompCan, 93 (sept. 1974).
Richard FLOHIL, « Une chanteuse qui ne voudrait pas rater sa prochaine chance », ibid., 221 (juin 1987).
-, « Shirley Eikhard : the life of a songwriter », The Record, X (8 juill. 1991).
Peter FENIAK, « Attempting a comeback to talk about », Globe and Mail (5 août 1995).
Rod GUDINO, « Shirley Eikhard : the voice behind the voice », RPM (Weekly), LXII, n<sup>o</sup> 10 (oct. 1995).
Marilyn SMULDERS, « When fairytales come true », Daily News (Halifax, 21 avr. 1996).
Christopher JONES, « The jazz singer », Worlds & Music, V, n<sup>o</sup> 4 (avr. 1998).
Gene LEES, « To the ladies », Gene Lees Jazzletter, XVII, n<sup>o</sup> 10 (oct. 1998).
Kerry DOOLE, « Jazz goes the pop singer », Opus : Canada's Essential Jazz and Classical Music Source, XXIII, n<sup>o</sup> 4 (hiv. 2000).
John GODDARD, « Bonnie Raitt springs local surprise », Toronto Star (15 avr. 2002).
Auteur Révisé par Cheryl Gillard


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
Contenu de LEC

