En 1981, le festival, d'une durée de deux semaines, prit le nom de Scotia Festival of Music. Walter Trampler (alto), Charles Treger (violon), Phyllis Mailing (soprano) et Laurence Angell (contrebasse) étaient parmi les invités, suivis d'Anton Kuerti, Stanley McCartney (clarinette) et William Valleau (violoncelle) en 1982, puis de Jeanne Baxtresser (flûte) et Erica Goodman en 1983. En 1984, Wilcox (qui avait été administrateur et dir. artistique) devint dir. mus.; au nombre des artistes invités figuraient le Quatuor à cordes Orford, Louis Charbonneau (timbales), John Rapson (clarinette), Tritt, Yampolsky, Bratford Tracey (clavecin), Jaime Laredo (violon) et Nathaniel Rosen (violoncelle). Les oeuvres jouées au James Dunn Theatre of the Arts incluaient le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen, la Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók et l' Octuor de Mendelssohn. En 1985, on compta Maureen Forrester, Fred Sherry (violoncelle) et le Colorado String Quartet au nombre des invités. En plus des concerts, le festival présenta plus de 20 classes de maîtres, 5 concerts de jeunes artistes, des conférences, des démonstrations et des répétitions publiques. En 1986, le festival présenta sa première série d'hiver, dont il partagea les solistes avec Symphony Nova Scotia. Le festival d'été, consacré aux bois, accueillit Julius Baker (flûte), Marcellus (clarinette) et des chefs de pupitres d'orchestres canadiens et américains. Une exécution de la Sonate pour basson et piano de Glenn Gould souleva un intérêt pour cette oeuvre rarement jouée. Les classes de cordes furent confiées notamment à Ida Kavafian (violon) et Joel Quarrington. Les concerts furent enregistrés par la SRC à Halifax pour diffusion à l'émission « Arts National » . Shanadithit, une oeuvre de Michael Parker, fut exécutée durant le festival. Bernard Diamant et Rosemarie Landry participèrent au festival de 1987; Walter Trampler (alto) et Anne Epperson (piano) à celui de 1988. En 1989, le Scotia Festival Quartet (Andrew Dawes et Malcolm Lowe, violons, Steven Dann, alto, et Gary Hoffman, violoncelle) joua le Quatuor à cordes no 1 de R. Murray Schafer. Cette année-là, la série d'hiver présenta le choeur Orphei Drangar de Suède (Fils d'Orphée, un ensemble de voix d'hommes alors en tournée canadienne qui avait commandé Magic Songs à Schafer). Au festival de 1990, Dawes fit entendre la Sonatine baroque de Murray Adaskin et Lois Marshall fut narratrice dans Façade de Walton. Le dir. mus. invité du festival de 1991 fut Pierre Boulez qui amena avec lui son Ensemble InterContemporain, leur première visite ensemble au Canada. Des oeuvres avaient été commandées pour cette tournée aux Canadiens Denis Dion et Keith Hamel. Pour la première fois cette année-là, un concours de composition prit place, ouvert aux Canadiens demeurant au Canada : les gagnants Hope Lee et Juhan Puhm (Barrie, Ont.), entendirent leurs oeuvres respectives Nabripamo et Mosaic créées sous la direction de Boulez. Le Scotia Festival Orchestra, augmenté de membres de Symphonia Nova Scotia, du Nouvel ensemble moderne et de Nexus, fit entendre des oeuvres orchestrales.
Le nombre de concerts d'été (sauf les concerts d'étudiants) a varié entre six et huit et celui de la série d'hiver, entre quatre et six. Le festival a poursuivi sa série pour jeunes artistes et le programme SAMS (Sponsor-a-Music-Student) a distribué des subventions aux étudiants en musique de tous âges pour auditionner et assister aux concerts. La NSMEA a accordé une bourse pour le festival à une personne habitant la Nouvelle-Écosse.
Auteur Susan Spier
Barbara SENCHUK, « Scotia Music Festival - a raffle and a gamble », Music, V (sept.-oct. 1982).
Christopher WILCOX, « The Scotia Festival of Music and Pierre Boulez », TourArts (janv., 1990).
Bruce MacDONALD, « Grand millésime pour le Festival de musique Scotia », OCan, XVIII (févr.-mars 1991).


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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