Carrière lyrique
De retour à Paris, il reprend un emploi de violoncelliste, cette fois-ci au Casino de Paris, et il est engagé comme ténor soliste à l'église Saint-Roch. En 1903, il épouse Marie Dufriche, pianiste qui va l'accompagner fréquemment dans ses récitals. Tous deux donnent un concert à la salle Pleyel (2 février 1904) et une critique des plus favorables contribue à lancer la carrière du chanteur. À Monte-Carlo, il chante peu après les premiers rôles de Faust de Gounod, La Damnation de Faust de Berlioz et Mefistofele de Boito. À l'été 1905, il remporte un vif succès dans Les Troyens à Carthage de Berlioz (rôle d'Iopas) devant 12 000 personnes au théâtre antique d'Orange. Après Le Démon de Rubinstein à Monte-Carlo (1906), Plamondon fait ses débuts à l'Opéra de Paris (6 mai 1906) dans La Damnation de Faust. Il y chante par la suite Hippolyte et Aricie de Rameau (rôle d'Hippolyte, 1908) ainsi que Castor et Pollux (rôle de Castor) du même compositeur. Mis à part Orphée de Gluck, version ténor, qu'il chante à Angers et Alceste (rôle d'Admète) à Genève, sa carrière au théâtre semble s'être terminée avant la Première Guerre mondiale.
Carrière en concert
La Première Guerre mondiale porte un dur coup à sa carrière, l'obligeant à contremander de nombreux engagements en Allemagne et en Autriche. Il participe à de nombreuses manifestations patriotiques, et en 1917, il accompagne Saint-Saëns pour une tournée dans le sud de la France, chantant pour la première fois le cycle La Cendre rouge, op. 146, avec le compositeur au piano. À Poitiers, il chante dans Le Déluge sous la direction de Saint-Saëns, qui porte une grande estime au chanteur canadien. Saint-Saëns lui dédie d'ailleurs sa dernière œuvre, la mélodie « À saint Blaise » (Durand 1921) que Plamondon chante à Montréal le 19 octobre 1924.
Visites et retour au Canada
De retour à Paris en 1923, Plamondon rencontre en 1923 la basse Ulysse Paquin avec qui il donne ensuite de nombreux récitals en Europe puis au Canada et en Nouvelle-Angleterre (1924). Un autre concert au Monument national (1926), auquel participent Marie-Thérèse Paquin, Jean-Baptiste Dubois et l'Association chorale Brassard, fait salle comble et Plamondon y reçoit un vibrant hommage de ses compatriotes qui lui remettent un chèque de 2000 $, somme recueillie par souscription populaire. Attiré par un vague projet de conservatoire, il revient définitivement à Montréal en 1928. Il participe à la création de L'Ordre du Bon Temps de Healey Willan, au Festival du CP de 1928 à Québec après avoir pris part au premier festival l'année précédente. En 1930, il fait une tournée transcanadienne aux côtés de son fils Lucien, violoncelliste, sous les auspices du CP. En plus d'enseigner à son studio de Montréal, il est professeur (1935-1936, 1939-1940) à l'École supérieure de musique d'Outremont (École Vincent-d'Indy). Au nombre de ses élèves figurent Louise André, Germaine Bruyère, Reine Décarie, les ténors Richard Manning et Georges Toupin, et Claude Garneau, réalisateur à la SRC.
Plamondon se fait à plusieurs reprises l'interprète de compositeurs canadiens, tels Alfred La Liberté etRodolphe Mathieu. De ce dernier, il chante « Harmonie du soir » aux Concerts Lamoureux de Paris, sous la direction de Paul Paray (1924).
Réalisations
Vers la fin de sa carrière active (1925-1926), Plamondon enregistre chez Starr une douzaine de disques, des mélodies françaises pour la plupart (voir En remontant les années). Un enregistrement repiqué se trouve sur Les Grandes voix du Canada / Great Voices of Canada (Analekta AN2 7801-7803, 1993). Un enregistrement repiqué se trouve sur Les Grandes voix du Canada / Great Voices of Canada (Analekta AN2 7801-7803, 1993). Son nom est donné à une rue de Chicoutimi et (1911) à une avenue de Montréal.
Voir aussi Arthur Plamondon (son frère), Ernest-Gill Plamondon (son neveu) et Luc Plamondon (un parent éloigné). Ont aussi été actifs, mais à un degré moindre, Antoine, Petrus, Geneviève, Guy, René, Gérard et Jean-Paul.
Bibliographie
Gustave COMTE, « Rodolphe Plamondon », La Musique, II (août-oct. 1920).
Romain GOUR, « Rodolphe Plamondon, ténor classique », Qui?, V (juin 1954).
Wayne GOODING, « Grand tradition : great musical figures of the past », Opera Canada (hiv. 1995).
Auteur James B. McPherson, Gilles Potvin, Annick Poussart
Liens supplémentaires
Les chanteurs canadiens en Europe
Information sur les chanteurs canadiens en Europe. Par le site Web de la Bibliothèque et Archives Canada.
Le Noël des mésanges
Écouter l'enregistrement sonore "Le Noël des mésanges". Par le Gramophone virtuel, Bibliothèque nationale du Canada. Télécharger le fichier MP3.


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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