Les pianistes canadiens dont les exécutions furent reproduites sur rouleaux perforés de pianos pneumatiques comprennent Mona Bates, Ellen Ballon, Jeannette Durno, Willie Eckstein, Gertrude Huntley Green, Vera Guilaroff, Wilfrid Pelletier, Reginald Stewart, Harry Thomas et Louis Waizman. La plupart des mécanismes des pianos pneumatiques devinrent hors d'usage au cours des années 1940 et 1950. Plutôt que d'être réparés, la majorité d'entre eux (environ 80 p. cent) furent convertis en pianos conventionnels. Au début des années 1960, un petit nombre d'enthousiastes avaient mis au point des méthodes efficaces de restauration. L'ensemble du processus étant long et parfois coûteux, nombre de propriétaires effectuent eux-mêmes la restauration. En 1978, Doyle Lane déménagea sa collection de pianos pneumatiques de Vancouver à Hillsborough, Car.N.
Voir aussi Piano - Facture.
Nickelodéons
Le nickelodéon, variante du piano pneumatique fonctionnant par l'insertion d'une pièce de monnaie, fut considérablement en vogue au Canada. Le terme « nickelodéon » fut d'abord réservé à des films muets à 5 cents puis devint bientôt identifié à toute forme de divertissement auquel donnait accès cette pièce de monnaie de nickel. Le nickelodéon électrique entièrement automatique fut le précurseur du juke-box. Il était caractérisé par des fenêtres de verre artistiquement coloré placées au-dessus du clavier. Wurlitzer et Seeburg en furent les premiers manufacturiers. Des variantes intéressantes du nickelodéon furent le violano virtuoso qui contenait un violon joué mécaniquement avec son propre accompagnement au piano; le Seeburg KT, un orchestrion qui simulait le piano, le tambourin, la mandoline, les castagnettes et le xylophone; le piano-nickelodéon qui pouvait être joué manuellement ou mécaniquement. Quelques-unes de ces variantes se rencontrèrent au Canada, mais des nickelodéons conventionnels furent installés dans les restaurants, cafés, salons de crème glacée, pharmacies, salles de billard et bars d'un océan à l'autre. Le violano de la collection Smythe se trouvait jadis à l'Olympia Cafe à Brandon, Man. Le Camrose Cafe à Camrose, Alb., était réputé pour un orchestrion occupant tout le mur arrière. Harry Hurtig de Thunder Bay, Ont., exploita 35 nickelodéons dans cette région, dont 6 violanos; aucun n'a subsisté. À la fin des années 1970, les seuls exemplaires dignes de mention au Canada (moins de 15) faisaient partie de la collection Smythe (Winnipeg) et de la collection Vinen (Saint Thomas, Ont.). On sait que des instruments isolés se trouvent à Provos, Alb., Edmonton, Montréal, Toronto et Vancouver.
Voir aussi Boîtes à musique, Collections d'instruments, Orgues mécaniques.
Auteur Terry Smythe
Numéros du CMTJ (Toronto 1900-33).
David G. BOWERS, Put Another Nickel In (New York 1968).
Larry GIVENS, Re-enacting the Artist (New York 1970).
Arthur W.J.G. ORD-HUME, Player Piano (Londres 1970).
Harvey N. ROEHL, Player Piano Treasury (New York 1976).
Susan CARSON, « Play it again, Sam, Terry, Piero, Alice », Globe and Mail (Toronto, 18 déc. 1976).
Thelma Reid LOWER, « Mechanical memories », Music Market Canada, I (déc. 1977).
Betty ZYVATKAUSKAS, « Funeral organ brought back to lusty life », Globe and Mail (Toronto, 9 avril 1988).


L'annonce du gouvernement fédéral demande des volontaires « capables de lire et d'écrire en anglais ou en français », bons cavaliers et dotés de « bons antécédents »...
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