Carrière artistique de 1950 à 1970
Suivent en 1952 des tournées en Nouvelle-Angleterre et au Québec, ainsi qu'en Corée et au Japon pour les Forces armées. Durant ces années, elle chante beaucoup dans les cabarets du Québec et jusqu'en Floride. Elle se fait entendre à la télévision de la SRC dans « Feux de joie », « Music-Hall », « Porte ouverte » et « Miss Music-Hall ». Connue dès lors sous ce nom, elle se produit dans de nombreux spectacles de music-hall, entre autres à Montréal, à la Place des Arts, au Forum et à la Comédie-Canadienne. Le spectacle qu'elle y présente en 1966, « Gai gai la belle province », incluant la création d'un ballet canadien basé sur la chanson « Jack Monnoloy » de Gilles Vigneault, est repris au Palais Montcalm à Québec la même année. En 1966, elle joue dans une comédie musicale française, La Quincaillère de Chicago de Louiguy, au Théâtre Saint-Denis à Montréal. Parmi les autres revues dont elle est la vedette, citons Vive la Canadienne à l'Expo 67, Terre des femmes à la Comédie-Canadienne et au Latin Quarter à New York (1967), et Avec la femme à Terre des hommes (1968).
Carrière d'auteure-compositrice et carrière tardive
Si l'on excepte un bref retour au cabaret en 1970, elle se consacre à la peinture à partir de 1969, ne faisant que quelques rares apparitions à la télévision dans des émissions de variétés. En 1975, elle enregistre néanmoins le microsillon Faut que jeunesse se passe (Totem 9209) et plusieurs autres microsillons sous l'étiquette Trans-Canada. Depuis 1960, Muriel Millard écrit la plupart de ses chansons dont « Hymne du Québec » écrite pour un concours à Télé-Métropole en 1965 et utilisée plus tard comme chanson thème à la radio CKAC. « Les Vieilles maisons », la plus populaire de ses compositions, est reprise par de nombreux interprètes, dont Jean-Paul Filion et le groupe folklorique Makina (au Festival mondial de folklore de Drummondville, en 1990). Elle est intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2007.
Discographie
Miss Music Hall : 1961; Vénus VL-302.
Show biz : 1962; Vénus VL-315.
Muriel Millard : 1963; Franco FR-901.
Les vieilles maisons : 1969; RCA Victor CGP-291.
Muriel Millard et Dominique Michel : 196-?; Coda KV.609.
Faut que jeunesse se passe : 1976; Totem 844-9209.
Rêveries de Noël : 1985; Productions Marc MP1103.
Bibliographie
Edgard DEMERS, « Murielle Millard à l'opérette », Le Droit (12 juillet 1980).
« 45 ans de métier, 38 ans de mariage pour notre reine du music-hall... », Le Journal de Montréal, vol. XVII (août 1980).
Auteur Suzanne Thomas


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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