Ses neveux Edmond (- Montréal, 29 jan. 1995), Pierre et Rosaire lui succédèrent. Ils furent assistés dans leur tâche par Camille Duquette (Montréal, 19 août 1900 - 1980). Ce dernier avait étudié à la Schola cantorum avec Jean-Noël Charbonneau. À son arrivée chez Archambault (1917), il reçut la charge du comptoir de musique religieuse. Il quitta la maison en 1919 et travailla notamment chez A.J. Boucher avant de revenir chez Archambault en 1925. Il fut ensuite nommé gérant général (1929-42) et, après un séjour à la maison Lindsay (1942-48), fut nommé en charge de la musique et chef de l'édition et du rayon de musique imprimée chez Archambault (1948-77). Parallèlement, il fut m. c. à l'église Saint-Sacrement de Lachine (1919-36) puis à l'église Saint-Jacques-le-Mineur (1936-66). En 1990, l'entreprise était dirigée par Edmond (III) et Rosaire (II) sous la raison sociale d'Archambault Musique adoptée en 1983; en plus d'une succursale à Trois-Rivières, Archambault avait fait l'acquisition de Musique d'Auteuil dans la ville de Québec.
Dès 1901, Archambault se consacra également à l'édition d'oeuvres de compositeurs canadiens. En 1917, il fit l'acquisition de l'Édition de la Schola cantorum puis (v. 1929) de l'Édition belgo-canadienne. Parmi les compositeurs dont des oeuvres parurent chez Archambault, citons Brassard, Champagne, Contant, Dela, J.-J. Gagnier, Gratton, Eugène Lapierre, Albert Larrieu, Ernest Lavigne, Léo-Pol Morin, Clermont Pépin, Émiliano Renaud, Micheline Coulombe Saint-Marcoux, Georges-Émile Tanguay et Éthelbert Thibault, en plus d'ouvrages didactiques d'Oswald Michaud, Albertine Morin-Labrecque, Al Stoupanse et plusieurs autres. Des numéros de cotage furent parfois utilisés. Les oeuvres des compositeurs membres de CAPAC étaient publiées sous le nom d'Archambault alors que celles des compositeurs affiliés à la SDE Canada l'étaient sous le nom d'Industrie musicale Inc. En 1952, la maison Archambault établit l'étiquette d'enregistrement Alouette offrant des micr. de musique variée à des prix avantageux, et, en 1959, l'étiquette Select dont le catalogue présentait de la musique classique, populaire et religieuse et des disques éducatifs. Ces micr. furent distribués au Québec par Archambault et à travers le reste du Canada par des sous-distributeurs tels que la maison London.
Le mensuel Entre-Nous (1929-31) a relaté, sous la plume de son rédacteur en chef Frédéric Pelletier, l'historique et l'activité de la maison Archambault. S'y trouvent ainsi consignés les efforts du fondateur en faveur de l'enseignement musical. Archambault apporta son aide au Cons. national de Montréal dès sa fondation (1905) et mit gratuitement à la disposition d'Alphonse Lavallée-Smith des locaux pour les classes et l'administration. Il devait en outre céder en 1928 toutes ses parts dans cet établissement à Eugène Lapierre qui en assumait à l'époque la réorganisation. La maison fonda également le Prix Archambault (1940-63).
Auteur Cécile Huot
Frédéric PELLETIER, « La Maison Ed. Archambault », Entre-Nous, I (déc. 1929).
Louis DENIS, « De progrès en progrès La maison Edmond Archambault », Notre Temps, I (6 déc. 1945).
G. SAINT-GELAIS, « Rosaire Archambault co-propriétaire Ed. Archambault Inc. », Revue Commerce, LXVII (oct. 1965.)
Andrée LAURIER, « Archambault Musique : de la rampe de lancement à l'orbite culturelle », Musicien québécois, I (15 juin-15 août 1989).
Daniel LEMAY, 'Industries culturelles: Quebecor vient d'avaler Archambault Musique,' Montreal La Presse, 4 nov. 1995.


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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