L’industrie laitière au Canada. Au Canada, de nombreuses mesures ont été mises en place pour assurer la production de produits laitiers salubres, sains et nutritifs. Par Agriculture Canada.
La semaine verte : la parole est aux vaches. La méthode Obsalim, basée sur l’observation, semble contribuer à prévenir les désordres alimentaires et à améliorer la santé et la production des vaches. Par Radio Canada.
L'INDUSTRIE LAITIÈRE canadienne utilise sept races de bovins : les races Holstein, Ayrshire, Jersey, Guernsey, Canadienne, Shorthorn et Suisse Brune. Ces races laitières se distinguent des bovins de boucherie (voir BOVINS, ÉLEVAGE DES) par leur grande taille et leur forme allongée et triangulaire.
La race bovine Holstein
Les bovins de race Holstein proviennent de la Hollande. Ils sont introduits au Canada en 1881 et constituent plus de 85 p. 100 des bovins laitiers canadiens. La race est caractérisée par la couleur de sa robe (noire et blanche, luisante), sa grande corpulence et son exceptionnelle production laitière. Les taureaux adultes pèsent jusqu'à 1200 kg, et les vaches adultes, jusqu'à 750 kg. Les vaches adultes produisent annuellement en moyenne 8000 kg de lait contenant 3,7 p. 100 de matière grasse et 3,2 p. 100 de matière azotée.
La race bovine Ayrshire
Les bovins de race Ayrshire proviennent de l'Ayrshire, en Écosse. Ils sont introduits au Canada vers 1821. Leur robe est rouge et blanc, pâle ou foncée et en diverses proportions. Le Québec possède environ 70 p. 100 des Ayrshires du Canada. Les taureaux pèsent jusqu'à 910 kg, et les vaches, jusqu'à 570 kg. En moyenne, les vaches produisent annuellement environ 6400 kg de lait contenant 4,0 p. 100 de matière grasse et 4,0 p. 100 de matière azotée.
La race bovine Jersey
Les bovins de race Jersey proviennent de l'île de Jersey. Ils sont amenés à Montréal en 1868. Les Jerseys sont de couleur fauve, sauf le long de l'épine dorsale, autour du museau et sur la partie intérieure des pattes, où ils sont plus pâles. Les taureaux sont plus foncés que les vaches, et quelques souches produisent des veaux marqués de blanc. Les taureaux pèsent jusqu'à 725 kg, et les vaches, jusqu'à 500 kg. La production laitière moyenne annuelle des vaches est d'environ 5400 kg.
La race bovine Guernsey
Les bovins de race Guernsey proviennent, comme les Jerseys, de races bretonnes et normandes. Développés dans l'île de Guernesey, ils sont introduits au Canada en 1876. De taille comparable à celle des Ayrshires, ils sont de couleur chamois avec des taches blanches distinctives. Les vaches adultes produisent annuellement environ 5800 kg de lait contenant 4,6 p. 100 de matière grasse et 3,6 p. 100 de matière azotée.
La race bovine Canadienne
Les bovins de race Canadienne sont développés au Québec à partir de vaches importées de Bretagne et de Normandie par les colons français au début de la colonisation de la Nouvelle-France. Cette race est presque entièrement limitée au Québec. La couleur de la robe est noire ou brune. Le dos, le museau et le pis ou le scrotum sont généralement plus pâles, parfois jaunes. Les taureaux pèsent jusqu'à 770 kg, et les vaches, jusqu'à 545 kg. Les vaches produisent annuellement environ 3800 kg de lait contenant 4,4 p. 100 de matière grasse et 3,6 p. 100 de matière azotée.
La race bovine Shorthorn
Les bovins de race Shorthorn proviennent d'Angleterre et sont d'abord importés en 1832. On en fait l'élevage à deux fins (lait et viande). Au Canada, toutes les souches sont inscrites dans le même livre généalogique. Les Shorthorns sont rouges, blancs, rouans ou d'un mélange de rouge et de blanc. Les taureaux pèsent jusqu'à 1045 kg, et les vaches, jusqu'à 770 kg. Les vaches produisent annuellement environ 4250 kg de lait contenant 3,8 p. 100 de matière grasse.
La race bovine Suisse Brune
Les bovins de race Suisse Brune proviennent de l'Asie, sont développés en Europe, surtout en Suisse, et sont introduits au Canada en 1888. Il est facile d'effectuer des croisements entre ces bovins et les races de bovins à viande. Les taureaux pèsent jusqu'à 1135 kg, et les vaches, jusqu'à 700 kg. Les vaches adultes produisent annuellement environ 6600 kg de lait contenant 4,1 p. 100 de matière grasse et 3,5 p. 100 de matière azotée.
Une bonne alimentation, une gestion saine et la sélection sont les principaux critères d'une amélioration réussie d'un troupeau. Au Canada, ces critères ont entraîné une augmentation moyenne de la production de plus de 50 kg de lait par vache annuellement durant la dernière décennie. Généralement, les éleveurs favorisent principalement la production laitière, puis les caractéristiques de conformation corporelle associées à la production et à la longévité. Sous la direction du Conseil canadien du contrôle laitier, sept organisations de producteurs implantent un programme d'enregistrement du lait.
Des critères comme la quantité de lait produit par chaque vache, sa teneur en matière grasse et en matière azotée sont enregistrés périodiquement et comparés aux normes de conformation établies par diverses associations d'éleveurs. Ces renseignements sont officiellement enregistrés dans des livres généalogiques pour chaque race et servent à l'évaluation génétique des vaches et des reproducteurs. Comme la plupart des producteurs laitiers recourent à l'insémination, l'évaluation des taureaux est d'une importance cruciale. Un fichier détaillé de la production et de la conformation est conservé pour chaque taureau utilisé dans les centres d'insémination. L'insémination a joué un rôle clé dans l'amélioration de la productivité des bovins laitiers.
De récents progrès dans la reproduction animale auront un grand impact. La transplantation d'embryon est déjà pratiquée commercialement. On force les meilleurs vaches laitières à « surovuler » (produire un nombre exceptionnels d'oeufs au même moment) et on les féconde avec le sperme de taureaux exceptionnels. De plus, on congèle des embryons et on clone des tissus embryonnaires. Le Canada est réputé internationalement pour la qualité de ses bovins laitiers et exporte maintenant du sperme de taureau et des bovins sur pied. En 1992, par exemple, 15 000 bovins laitiers de race pure ont été exportés, la plupart au Mexique.
La congélation d'embryons facilite le commerce international de bovins canadiens. Le sexage du sperme et des embryons offre aussi un énorme potentiel. De rapides progrès en BIOTECHNOLOGIE accroîtront encore davantage la productivité par la production de vaccins, d'hormones et de certains nutriments.
L'alimentation représente environ 10 p. 100 du coût de la production laitière. Dans les troupeaux à hautes performances, la gestion de la nutrition et de l'alimentation sont les facteurs qui favorisent la plus haute production. Les bovins sont des ruminants, c'est-à-dire qu'ils ont un estomac à quatre compartiments dans lesquels des bactéries et des protozoaires rompent la substance végétale fibreuse en nutriments utilisables. Une très bonne vache laitière consomme annuellement environ 75 p. 100 de ses nutriments sous forme d'herbes riches en fibres. Le climat canadien complique la production et l'entreposage d'aliments, et l'utilisation optimale de foin représente un véritable défi. La production laitière augmente dans toutes les régions du pays où il est possible de produire les aliments nécessaires aux bovins.
L'augmentation de la productivité a entraîné un accroissement des désordres mammaires, de digestion et de reproduction. L'infertilité et la stérilité sont les deux principales causes de l'abattage sélectif de bovins laitiers. Les causes de ces désordres sont complexes, et une grande partie des recherches porte sur les problèmes de reproduction et les désordres mammaires. La détection adéquate des chaleurs est encore une grande préoccupation pour les producteurs.
Auteur GASTON J. SAINT-LAURENT
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Information sur les mesures de lutte contre encéphalopathie spongiforme bovine. Aussi, information de l'Agence de santé publique du Canada sur la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) - équivalent de la maladie de la vache folle chez l'homme.
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