Il attire l'attention pour la première fois en 1826 lorsqu'il mène campagne contre les appropriations et les prérogatives de l'Église d'Angleterre, qui se prétend l'Église officielle de la colonie et la bénéficiaire exclusive des RÉSERVES DU CLERGÉ. Ryerson émerge alors comme porte-parole principal de la cause méthodiste et personnage important de la Réforme. Il se sert de la presse pour promouvoir le méthodisme et demeure un conseiller politique influent pour le reste de sa vie. Il est président de l'Église méthodiste du Canada de 1874 à 1878.
Durant les Rébellions de 1837, bien qu'en Angleterre, Ryerson use de son influence pour s'opposer à la philosophie radicale et aux méthodes violentes de William Lyon MACKENZIE. Au cours des années 1840, il continue de jouer un rôle actif en politique et, au grand dam de ses alliés réformistes et d'un grand nombre de méthodistes, appuie le gouverneur Charles METCALFE contre Robert BALDWIN et LAFONTAINE en 1844. Il donne alors l'impression de s'allier aux conservateurs qu'il a combattu pendant près de 20 ans.
En 1844, il est nommé surintendant de l'enseignement du Canada-Ouest, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1876. Il croit que l'enseignement devrait être universel et obligatoire ainsi que religieux et moral si l'on veut que l'individu s'améliore et que la société progresse. Sa campagne qui mène à l'adoption de la School Act de 1871 dote l'Ontario d'un excellent système d'enseignement primaire et secondaire fondé sur ses principes. Il fait aussi la promotion des universités confessionnelles qu'il considère comme le pinacle du processus éducatif. Au cours de sa longue carrière, il écrit un grand nombre d'opuscules et de textes ainsi que plusieurs ouvrages d'histoire sur la province et une importante autobiographie.
Ryerson fonde sa longue et active carrière publique sur une perspective politique constante, bien que souvent méconnue. Il allie une loyauté indéfectible envers les institutions britanniques canadiennes et une méfiance toute conservatrice du radicalisme à un optimisme libéral à l'égard de l'humanité, tout en faisant preuve d'un engagement religieux profond et constant. Il est convaincu que, grâce à la religion et à l'éducation, l'homme parvient à s'améliorer lui-même et à façonner l'évolution naturelle et progressive de la société.
Au début de sa carrière, alors que la politique dans le Haut-Canada est polarisée par la polémique entre les conservateurs et les réformistes, on l'accuse de n'adhérer de façon claire à aucun des deux partis. Toutefois, il s'intègre naturellement à l'alliance libérale-conservatrice modérée qui prédomine après le milieu des années 1850. Il contribue en fait à créer sa structure idéologique par l'entremise du système d'enseignement qu'il favorise. Arrogant et volontaire, il ne recule jamais devant la controverse, alliant des aptitudes administratives marquées, une énergie incroyable, un esprit non partisan et un sens aigu de ce qui convient le mieux à sa province.

Auteur NEIL SEMPLE
Bibliographie
Neil McDonald et Alf Chaiton, éd., Egerton Ryerson and His Times (1978); Egerton Ryerson, The Story of My Life éd., J.G. Hodgins (1883); C.B. Sissons, Egerton Ryerson (1937-1947).
Liens supplémentaires
George Ryerson
Une biographie de George Ryerson, officier de milice, instituteur, prédicateur méthodiste et ministre de l’Église catholique apostolique. Par le site Web du Dictionnaire biographique du Canada en ligne.
Egerton Ryerson
Une biographie de Egerton Ryerson, ministre méthodiste, auteur, rédacteur en chef et administrateur scolaire. Par le site Web du Dictionnaire biographique du Canada en ligne.
Présentation des excuses
Voir le texte intégral de la «Déclaration des excuses" aux anciens élèves des pensionnats indiens au nom du gouvernement du Canada qui a été livré par le premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper à la Chambre des communes le mercredi le 11 Juin , 2008.


Le récit de la fondation de Montréal est peut-être unique dans l'histoire....
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