Province la plus à l'ouest du Canada, la Colombie-Britannique possède un territoire montagneux dont la population est surtout concentrée dans la région du Sud-Ouest. Terre de diversité, les contrastes abondent même à l'intérieur de zones limitées. Constitués de montagnes aux neiges éternelles qui s'élèvent au-dessus de FJORDS étroits ou de bras de mer, les paysages de la côte contrastent avec les larges plateaux boisés de l'intérieur et les plaines du Nord-Est. Une bonne partie de la population habite autour du détroit de Georgia dans le Sud-Ouest et dans les vallées orientées nord-sud de la partie méridionale de la province.

Avec un territoire de 947 800 km2, la Colombie-Britannique est, après le Québec et l'Ontario, la troisième plus grande province du pays. En 2001, avec ses 3 907 738 habitants, elle était la province la plus populeuse après l'Ontario et le Québec. Le nom de la province, créée officiellement en 1858, rappelle le caractère très « britannique » des premiers groupes de colons européens, au temps de la reine Victoria. Étroitement lié au Nord-Ouest des États-Unis, ce coin de pays en constitue le prolongement géographique.


Colombie-Britannique, carte de la
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fiche de renseignements

Colombie-Britannique, topographie de la
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Sol et ressources
Régions

La Colombie-Britannique comprend deux grandes régions appelées communément la « côte » et « l'intérieur », toutes deux également fort contrastées. Dominé par la région métropolitaine de Vancouver, avec 50 % de la population de la province, le Sud en est véritablement le centre commercial, industriel et culturel. Une région un peu plus vaste, que l'on appelle parfois la région du détroit de Georgia, comprend la ville de Victoria et la côte sud-est de l'ÎLE DE VANCOUVER. Soixante-dix pour cent de la population de la province y réside.

À l'intérieur des terres, surplombées par des chaînes de montagnes parallèles, les habitations se sont établies dans de minces bandes du nord au sud, notamment au coeur des vallées de l'Okanagan et de Kootenay. Certaines zones de peuplement excentriques se retrouvent à l'intérieur (Kamloops, Prince George) ou sur la côte nord (Prince Rupert, Kitimat) ainsi qu'à Dawson Creek et à Fort St. John dans les BASSES-TERRES DE LA RIVIÈRE DE LA PAIX, chacune de ces villes étant le centre d'une sous-région distincte dont l'économie dépend plus des marchés extérieurs que des marchés locaux.

Une bonne partie de l'évolution de l'activité économique de la province, fondée sur les ressources naturelles, démontre un souci constant d'intégrer les activités économiques de toutes ces régions isolées au sein d'une économie provinciale plus globale. La moitié nord de la Colombie-Britannique est pratiquement inhabitée (au-delà de Prince Rupert) et coupée de l'océan Pacifique par le prolongement méridional de l'Alaska. Les basses-terres de la rivière de la Paix dans le Nord-Est sont un prolongement des plaines Intérieures et ont davantage de points en commun avec l'Alberta, leur voisine, qu'avec le reste de la province.


fiche topographique
Colombie-Britannique, régions naturelles de
Colombie-Britannique, régions naturelles de
Paix, rivière de la (région)
Paix, rivière de la (région)
Étant donné que les Rocheuses sont moins élevées dans l'Ouest de la région et que les masses d'air du pacifique peuvent passer au-dessus sans être trop modifiées, la région de la rivière de la Paix reçoit plus de précipitations par an que sa région voisine, le centre est de l'Alberta (Corel Professional Photos).


Relief, géologie et hydrographie
Le système montagneux de la cordillère qui se déploie à l'ouest de l'Amérique du Nord couvre la presque totalité de la Colombie-Britannique, à l'exception de la région nord-est de la rivière de la Paix. Les ROCHEUSES s'élèvent abruptement de 1000 à 1500 m au-dessus des contreforts de l'Alberta et quelques-unes de leurs cimes, recouvertes de neige et de glace en permanence, culminent à plus de 3000 m au-dessus du niveau de la mer. Le plus haut sommet des Rocheuses canadiennes, le MONT ROBSON (à l'ouest de Jasper en Alberta), atteint 3954 m.

Au sud des Rocheuses, produits de l'ère paléozoïque, les pics de roches sédimentaires aux arêtes déchiquetées se distinguent des montagnes du Nord, moins élevées, arrondies, datant du protérozoïque. Les Rocheuses finissent au sud de la RIVIÈRE LIARD, dans la partie nord-est. Elles ne s'étendent pas jusqu'au Yukon ou en Alaska, contrairement à ce qu'on peut voir sur des cartes ou atlas publiés à l'étranger.

La limite occidentale des Rocheuses est l'étroit SILLON DES ROCHEUSES, la plus longue vallée d'Amérique du Nord, qui s'étend sur plus de 1400 km sur toute la longueur de la Colombie-Britannique, du Montana jusqu'au Yukon. Plusieurs fleuves et rivières prennent leur source dans cette vallée : Kootenay, COLUMBIA, FRASER, Parsnip, Finlay, Kechika et Liard. Ces cours d'eau sont séparés les uns des autres par des lignes de partage des eaux de faible amplitude.

Deux autres systèmes montagneux sont situés à l'ouest du sillon des Rocheuses : les monts Columbia (voir COLUMBIA, CHAÎNE) au sud et les monts Cassiar-Omineca au nord. Les monts Columbia renferment trois chaînes parallèles aux arêtes pointues situées dans un axe nord-sud (Purcell, Selkirk et Monashee) qui atteignent 2000 à 3000 m. Elles sont séparées par de longues vallées étroites occupées par le lac Kootenay et le fleuve Columbia. Les montagnes sont composées surtout de roches sédimentaires et intrusives fortement minéralisées datant du crétacé, du trias et du jurassique. Les monts Cariboo (voir CARIBOO, CHAÎNE), situés au nord-ouest de la RIVIÈRE THOMPSON, sont constitués de roches sédimentaires du protérozoïque, moins minéralisées cependant.

Les hautes-terres du plateau intérieur, larges et ondulées, recouvrent le centre de la province. Cette région mérite l'appellation de cuvette, puisqu'elle est entourée de hautes montagnes. La roche y est surtout constituée de lave datant du crétacé et du tertiaire. La minéralisation y est très faible, excepté dans les rebords du plateau. Le fleuve Fraser a creusé profondément le soubassement de la partie sud et donné naissance au spectaculaire CANYON DU FLEUVE FRASER. Plus au nord, le plateau Stikine est une région de hautes-terres faites surtout de roches constituées de lave jurassique. On y décèle aussi une activité volcanique récente. La rivière Stikine y prend sa source. Les plateaux de l'intérieur et de la rivière Stikine s'élèvent en moyenne à 1000 m au-dessus du niveau de la mer.

La partie occidentale de la cordillère comprend la CHAÎNE CÔTIÈRE, proche du littoral, et la chaîne insulaire, plus au large. L'extrémité nord des monts Cascade, dans l'État de Washington, s'arrête au fleuve Fraser. Les pics neigeux de la chaîne côtière s'étendent vers le nord jusqu'au Yukon en suivant le prolongement méridional de l'Alaska. Ces montagnes offrent de magnifiques panoramas et on trouve, dans la partie sud, des cimes atteignant 3000 m. Le plus haut sommet situé entièrement en Colombie-Britannique, le mont Waddington, culmine à 4016 m.

De nombreux fjords, sinueux et profonds, pénètrent le massif montagneux le long des côtes. On distingue surtout des roches d'intrusion granitiques du crétacé et du tertiaire et des volcans récents. La partie inférieure de la chaîne côtière (1500 à 2000 m), près de la rivière Skeena, ne peut stopper la pénétration des masses d'air venant du Pacifique, mais ces montagnes gagnent en altitude au nord.

Le MONT FAIRWEATHER (4663 m), le plus haut sommet de la province, chevauche la frontière de l'Alaska et fait partie des monts St. Elias situés un peu au nord-ouest de la chaîne côtière. Seuls trois cours d'eau importants, le Fraser, la Skeena et la Stikine, traversent la barrière de la chaîne côtière. Les vallées du Fraser et de la Skeena constituent d'importants goulets topographiques sur lesquels reposent les seules routes terrestres reliant la côte à l'intérieur.

La chaîne insulaire est le prolongement nordique, en partie submergé, des monts Olympic et des chaînes côtières de l'État de Washington et fournit l'assise terrestre de l'île de Vancouver et HAIDA GWAII. Sur l'île de Vancouver, le sommet le plus important est le GOLDEN HINDE (2200 m).

Au cours de l'ÉPOQUE GLACIAIRE, la Colombie-Britannique tout entière fut recouverte d'un épais manteau de glace. Certaines parties du littoral, peut-être aussi quelques vallées de l'intérieur, se libérèrent des glaces au cours d'une période qui remonte de 12 000 à 15 000 ans avant nous. Depuis ce temps, les basses-terres de la côte s'élèvent par rapport au niveau de la mer. Le reste de la province se libéra de la glace il y a 7 000 à 13 000 ans. Les effets des glaciations alpine et continentale se voient un peu partout : fjords et cirques dans les montagnes, moraines de fond sur le plateau intérieur, terrasses et replats le long des rivières de l'intérieur.

Rocheuses (près de Golden)
Rocheuses (près de Golden)
Les Rocheuses s'étendent sur 1200 km, à partir de la frontière de la Colombie-Britannique et de l'Alberta avec les États-Unis jusqu'au bassin de la Liard (Corel Professional Photos).
Selkirk, chaîne
Selkirk, chaîne
Prairie alpine dans la chaîne Selkirk, en Colombie-Britannique, région Kootenay-Ouest (photo de Pat Morrow).
Fleuve Fraser et un canyon
Fleuve Fraser et un canyon
Le fleuve Fraser supérieur et un canyon dans le parc provincial du mont Robson, en Colombie-Britannique (photo de Tom Parkin).

Colombie-Britannique, topographie de la
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Sols et végétation
On estime généralement que 3 % seulement du territoire de la Colombie-Britannique est propice à l'agriculture. Comme dans toute région montagneuse, seules les étroites plaines inondables, les terrasses et les deltas des rivières coulant dans les vallées possèdent des sols alluviaux permettant la culture. Sur les pentes à inclinaison moyenne, les dépôts glaciaires produisent une surface suffisamment riche pour permettre la croissance des arbres.

Les conifères de la côte de Colombie-Britannique sont les arbres les plus imposants de tout le Canada. Sous un climat doux et humide, Douglas taxifoliés, cèdres rouges de l'Ouest (thuyas), sapins baumier, pruches de l'Ouest (tsugas), épinettes de Sitka croissent abondamment. La FORESTERIE est la plus importante des industries primaires de la province. Les espèces précitées ainsi que le pin de Murray (cyprès), le pin ponderosa et le tremble poussent sur les pentes à inclinaison moyenne des plateaux et des massifs intérieurs. À cause des facteurs d'altitude et d'exposition, la limite forestière en montagne s'étend jusqu'à 2000 m d'altitude au sud et à 1000 m au nord. Par opposition, l'étendue de la prairie témoigne d'un climat plus sec à l'est des chaînes côtières et dans les vallées profondément encaissées des rivières qui traversent le tiers méridional de la province.


Climat
Il existe une grande diversité de conditions climatiques, même à l'intérieur de petites régions. Le contraste le plus frappant se manifeste entre la côte et l'intérieur, mais on note aussi des variations entre les vallées et les hautes-terres, entre le Nord et le Sud. En hiver, des masses d'air chaud provenant du Pacifique donnent des températures modérées sur la côte, mais, en été, les eaux froides y maintiennent la fraîcheur. Le relief de la chaîne côtière empêche ces facteurs d'adoucissement de se propager jusqu'à l'intérieur. La moyenne de janvier, la plus douce du Canada, se situe autour de 0 °C à la plupart des stations météorologiques de la côte, tandis que la moyenne de juillet est d'environ 15 °C dans le Nord de la province et de 18 °C dans la région abritée du détroit de Georgia.

Par ailleurs, en hiver, l'intérieur reçoit des masses d'air froid provenant du Yukon ou de l'Alaska, phénomène observable surtout au nord. La moyenne de janvier varie de -10 °C à -15 °C dans la partie centrale et atteint -20 °C ou pire dans les plaines du Nord-Est. À l'intérieur, les vallées méridionales se réchauffent considérablement au cours de l'été. La moyenne en juillet peut dépasser 20 °C. Les stations situées plus au nord, à une altitude élevée, au centre du plateau intérieur, ont relevé des températures de 15 °C au coeur de l'été.

Les masses d'air du Pacifique provoquent d'importantes précipitations sur la côte, surtout l'automne et l'hiver. Du côté oriental des montagnes, les vallées intérieures sont peu arrosées. Le versant occidental des sommets de l'île de Vancouver reçoit annuellement des précipitations de 2500 mm, les basses-terres de la côte de 700 à 1000 mm, du moins dans la zone la plus à l'est. Sur le versant occidental des montagnes de la côte, on enregistre annuellement de 1000 à 3000 mm, surtout de la neige. La vallée de l'OKANAGAN cependant ne reçoit que 250 mm de précipitations annuelles.

La côte bénéficie de la plus longue période sans gelées de tout le pays, une moyenne de 200 jours. Quant au centre du plateau intérieur, il n'est libre de gel que de 75 à 100 jours. Bref, l'hiver doux et humide, l'été frais et sec, éléments qui ont fait la réputation de la Colombie-Britannique, sont l'apanage du Sud-Ouest seulement. Le reste de la province est soumis à des températures très semblables à celles des plaines de l'Alberta et de la Saskatchewan.


information sur le climat
Okanagan, vallée de l' (image-satellite)
Okanagan, vallée de l' (image-satellite)
La vallée de l'Okanagan s'étend entre deux chaînes de montagnes. La ville de Vernon, en Colombie-Britannique, apparaît à l'extrémité nord du lac, sous forme d'une tache bleue, et Kelowna se trouve plus loin vers le sud. La vallée constitue le centre de la culture fruitière de la province (avec la permission du Centre canadien de télédétection).


Ressources naturelles
La forêt recouvre 64 % du territoire et bénéficie de facteurs de croissance très favorables, surtout pour les conifères. Avec seulement 19,5 % de la surface boisée du pays, la Colombie-Britannique fournit 24 % du bois marchand au Canada.

Comme la plupart des régions montagneuses, la province abonde en ressources minérales. Une gamme très vaste de métaux ont été découverts tout au long de la cordillère : plomb, zinc, or, argent, molybdène, cuivre et fer. Les basses-terres de la rivière de la Paix (nord-est des Rocheuses) possèdent une structure géologique particulière composée d'une masse sédimentaire jeune, source de pétrole, de gaz naturel et de charbon.

Des précipitations abondantes, des montagnes à déclivité prononcée et des bassins hydrographiques très étendus réunissent les conditions idéales pour la production d'énergie hydroélectrique et, de fait, la Colombie-Britannique possède le plus grand potentiel de production hydroélectrique parmi les provinces. Quelques-unes des rivières importantes toutefois n'ont pas encore été exploitées puisque leur aménagement aurait porté atteinte à l'habitat du SAUMON DU PACIFIQUE. Ce dernier se reproduit dans les eaux en amont des rivières intérieures et côtières qui se jettent dans l'océan. Le milieu physique de la province est en soi une ressource d'une grande richesse qui profite à la fois aux habitants de la province et aux visiteurs venus des quatre coins du monde.

Mine Mascot
Mine Mascot
La mine Mascot, l'une des deux mines du mont Nickel Plate dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Plus bas dans la vallée de Similkameen, se trouve la communauté minière de Hedley (avec la permission du Upper Similkameen Indian Band Snaza'ist Discovery Centre).
Côte
Côte
l'île Moresby (photographie par Tim Fitzharris)


Protection de l'environnement
L'équilibre entre le développement économique et la défense du milieu naturel est une source de tensions dans une province dont les revenus proviennent en majeure partie de ressources réputées renouvelables. Beaucoup de ces ressources semblaient inépuisables, mais en 1930, par exemple, la forêt côtière était en voie d'épuisement rapide. L'industrie du saumon elle-même a été menacée par une pêche trop intensive et par la destruction, à divers endroits, de l'habitat dans les rivières et dans la mer. D'autre part, des terres arables, et la province en possède bien peu, ont servi à construire des routes, des ensembles résidentiels et des usines. Certains allèguent même que ce genre d'utilisation des terres est plus avantageux que l'agriculture.

Les premiers gouvernements provinciaux se préoccupaient surtout d'un développement rapide de l'activité économique locale en vue de créer de l'emploi, mais, depuis la Deuxième Guerre mondiale, des lois ont été adoptées pour protéger l'environnement et les ressources naturelles. Le succès du programme de REFORESTATION a parfois été remis en question, l'industrie et certains citoyens ne le voient pas du même oeil, mais la forêt est gérée selon le principe du « rendement soutenu ».

La pêche n'est permise que dans des secteurs précis et pendant des périodes limitées. Des aménagements hydroélectriques ont été retardés indéfiniment afin de protéger les aires de reproduction du saumon. Un moratoire sur le zonage agricole a été appliqué en 1973 et la British Columbia Ecological Reserves Act (1971) a créé un certain nombre de réserves d'écosystèmes représentatifs.

Forêt à peuplement vieux
Forêt à peuplement vieux
Splendide forêt à peuplement vieux des îles de la Reine-Charlotte, en Colombie-Britannique (Corel Professional Photos).
Bureaux du gouvernement et camps
Bureaux du gouvernement et camps
New Westminster, en Colombie-Britannique, 1860-1865, par Francis George Claudet. New Westminster devient la capitale de la Colombie-Britannique en 1859 et contrôle la circulation sur le fleuve Fraser (avec la permission des British Columbia Archives).


Population
Établissement

Quelque temps après la dernière glaciation, les AUTOCHTONES s'établirent le long des côtes et dans les vallées de la Colombie-Britannique. La datation au carbone 14 a révélé que certains emplacements furent occupés il y a 6000 à 8000 ans. Les premiers habitants de la côte du Nord-Ouest vivaient dans un milieu où abondaient les crustacés, le saumon et même les baleines. Les peuplades de la côte établirent leurs campements en aval des principales rivières à saumon. Semi-sédentaires, ces peuples élaborèrent une culture raffinée dont témoignent les TOTEMS et la coutume du POTLATCH (voir TAGISH; TSIMSHIANS; HAIDAS; Wakashan; TLINGITS; KWAKIUTL; NOOTKA (NUU-CHAH-NULTH) et AUTOCHTONES : LA CÔTE DU NORD-OUEST). Les habitants de l'intérieur (PORTEURS, SALISH DU CONTINENT et KOOTENAYS) étaient surtout des nomades vivant de la chasse.


Colombie-Britannique, lieux du Sud de la
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Le premier poste européen permanent est établi au début du XIXe siècle pour faciliter la TRAITE DES FOURRURES. L'activité redouble dans la région avec la découverte de l'or en aval et au milieu du fleuve Fraser. Cette ruée favorise la mise en place d'un système d'approvisionnement et de transport, du fleuve jusqu'à la chaîne Cariboo. Des centres miniers sont aménagés en permanence dès les années 1880 dans les vallées du Sud-Est. Ces localités consolident leur implantation grâce à l'exploitation forestière et aux petites fermes, tout en bénéficiant de moyens de transport ferroviaires, routiers et maritimes. Cependant, les établissements de la côte du Sud-Ouest ont un caractère plus commercial et urbain.

Entre 1860 et 1890, VICTORIA, la capitale, est le centre le plus important de l'administration, du commerce et de l'approvisionnement de la côte et de l'intérieur pour la mise en valeur des ressources. Située dans l'anse Burrard, au nord de l'embouchure du Fraser, VANCOUVER est désignée en 1886 comme terminus occidental du Canadien Pacifique. Elle supplante alors Victoria comme premier port de la côte et ouvre les marchés internationaux aux produits de la Colombie-Britannique.

Malgré l'accroissement démographique, la disparité entre les établissements de la côte et ceux de l'intérieur a persisté jusqu'à nos jours. La population urbaine domine depuis le début et, en 2001, elle représentait 84,7 % des habitants, la plupart dans le Sud-Ouest.

Le reste de la population est dispersé dans la partie méridionale de la province selon des axes linéaires, dans les vallées s'étendant du Nord au Sud ou dans des centres fondés sur l'exploitation des ressources naturelles et établis le long des grandes artères de communication. La majorité des agriculteurs se sont établis dans la vallée de l'Okanagan ou le long de l'autoroute qui relie Kamloops à Prince George. Ces agglomérations, réparties sur un axe linéaire, sont séparées entre elles par des massifs montagneux inhabités. La présence humaine est extrêmement réduite au nord de Prince George et de Prince Rupert, à l'exception d'un noyau urbain et agricole le long de la rivière la Paix, dans le Nord-Est.


Centres urbains
La région métropolitaine de Vancouver est la plus importante agglomération de la province et se classe au troisième rang des villes canadiennes. Victoria est le seul autre centre urbain de la Colombie-Britannique dont la population dépasse les 150 000 âmes. Ces deux villes, et plusieurs municipalités avoisinantes, possèdent la majeure partie des entreprises de transformation et de fabrication de biens de consommation. Elles bénéficient des meilleurs services et équipements de transport et de transit routier, ferroviaire, maritime et aérien. Elles comprennent aussi la majorité des sièges sociaux des grandes entreprises financières et commerciales, et la plupart des équipements culturels, y compris les salles de spectacle. Ces villes, ainsi que les activités qu'elles génèrent, sont soutenues par le grand nombre d'agriculteurs de la province qui sont installés dans la vallée du Fraser ou sur la côte est de l'île de Vancouver.

D'autres villes assurent une transformation primaire des ressources locales et agissent comme centres de services et d'approvisionnement pour les sous-régions un peu partout dans la province. Ces agglomérations, dont la population se chiffrait entre 60 000 et 150 000 en 2001, sont PRINCE GEORGE, KAMLOOPS. KELOWNA et NANAIMO. Parmi les villes plus modestes dont la population se situe entre 10 000 et 60 000 habitants, on peut mentionner CRANBROOK, TRAIL-CASTLEGAR, PENTICTON, VERNON, DAWSON CREEK, PRINCE RUPERT, PORT ALBERNI, FORT ST. JOHN, TERRACE et WILLIAMS LAKE.

Vancouver (image-satellite)
Vancouver (image-satellite)
Cette image-satellite montre la ville de Vancouver, à l'embouchure du Fraser, dans la région la plus peuplée de la Colombie-Britannique. Les montagnes de la côte s'élèvent abruptement vers le nord (avec la permission du Centre canadien de télédétection).
Prince Rupert (photo aérienne)
Prince Rupert (photo aérienne)
Photo aérienne du port de Prince Rupert, en Colombie-Britannique (avec la permission de Shutter Shack).


Main-d'oeuvre
En 2004, le pourcentage de la main-d'oeuvre active est de 65.5 % et le taux de chômage, de 7,2 %. Ces chiffres se comparent à la moyenne nationale pour 2001. Les employés des industries de la fabrication, du commerce et des services et représentent la majeure partie de la main-d'oeuvre, par rapport à 3 % seulement pour les salariés du secteur primaire. Ils comprennent les catégories suivantes : travailleurs forestiers (à l'exclusion des employés des scieries et des usines de pâtes et papiers), pêcheurs (sauf le personnel des usines de transformation), mineurs (à l'exception des ouvriers des usines de transformation du minerai) et agriculteurs.

Deux autres secteurs de l'économie - la construction, le transport et l'entreposage - ont eu 7% et 6% respectivement. Il y a un grand besoin de main-d'œuvre dans le transport, pour déplacer des gens et des produits dans les grands villes aussi bien que des ressources naturelles traitées en partie dans les ports côtiers et acheminées aux marchés canadiens centraux et américains.

À bien des égards, le milieu du travail de la Colombie-Britannique se distingue de celui du reste du pays et les conflits de travail ont parfois été différents de ceux du reste du Canada. Le pourcentage des travailleurs syndiqués y est plus élevé que dans les autres provinces et les grèves, fréquentes, y durent plus longtemps.

Plusieurs raisons ont été invoquées pour expliquer ce phénomène. On a avancé que la Colombie-Britannique n'est ni plus ni moins qu'un prolongement du Nord-Ouest des États-Unis, région où le taux de syndicalisation est le plus élevé dans ce pays, et que les travailleurs de la province subissent l'influence de leurs voisins américains mieux rémunérés; que la concentration dans la seule ville de Vancouver de la majeure partie de l'activité économique conduit à une plus grande centralisation du pouvoir syndical et du pouvoir de marchandage. Enfin, d'autres estiment que le développement rapide et désordonné de l'économie de la province a été une source d'aigreur dans les conflits, notamment dans l'industrie forestière et la construction, secteurs déjà plus vulnérables aux fluctuations saisonnières et cycliques.


Langues, groupes ethniques et religions
Au début du XXe siècle, plus de 75 % des habitants étaient d'origine britannique et presque toute la population était de langue maternelle anglaise. Au milieu du XIXe siècle, le seul groupe non britannique parmi les nouveaux arrivants était celui des CHINOIS, que l'on employait dans les mines des monts Cariboo.

Au début des années 1880, de nombreux autres Chinois furent transportés en Colombie-Britannique pour travailler à la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique. Par la suite, plusieurs d'entre eux se sont établis à Vancouver, où ils forment la plus importante communauté chinoise du Canada. Victoria possède également, mais en plus petit, son quartier chinois. La majorité des Chinois travaillent dans le commerce et les services.

Entre 1900 et 1940, des CANADIENS D'ORIGINE JAPONAISE se sont établis eux aussi dans le Sud-Ouest. Ils constituaient un groupe important dans les secteurs de la pêche, des cultures dans la vallée du Fraser et du petit commerce à Vancouver.

Quant à la population autochtone, le recensement de 2001 en dénombrait 170 000, dont plusieurs étaient des Indiens sans statut. En 2001, la province comptait 112 305 Amérindiens inscrits. La majorité des Indiens enregistrés vivent dans des réserves disséminées à travers la province.

De leur côté, les DOUKHOBORS constituent le seul groupe ethnique dont les représentants ne se soient pas installés dans le Sud-Ouest de la province. Ce groupe religieux émigra des Prairies avant et pendant les années 1920, s'installa au centre-sud de la Colombie-Britannique pour y exploiter des petites fermes communautaires dans les vallées de Kootenay, de Slocan, de Columbia et de Kettle.

Comme dans le reste du pays, le pourcentage des canadiens d'origine britannique a décliné rapidement depuis 1950. Après 1970, l'afflux d'un grand nombre d'ASIATIQUES DU SUD-EST et de l'Est et d'ASIATIQUES DU SUD a touché tout particulièrement la Colombie-Britannique. Certains d'entre eux étaient des RÉFUGIÉS, tandis que d'autres cherchaient à améliorer leur sort en travaillant dans les secteurs des services ou en se lançant en affaires.

Ces changements démographiques façonnent un nouveau paysage urbain, surtout à Vancouver, et se reflètent dans la variété des restaurants existants et l'existence de quartiers « ethniques » : « Chinatown », « Little Italy », « Greek Village », etc. Dans les années 1970, l'anglais, comme langue seconde, était une matière importante à l'école élémentaire. Cependant, les francophones y sont pour leur part très peu nombreux.

Les données concernant l'origine ethnique prêtent parfois à confusion puisque la majorité de la population est née dans la province. La plupart de ses habitants sont donc au moins de la deuxième ou de la troisième génération. Outre les immigrants possédant une culture et des traits physiques bien caractéristiques, un plus grand nombre de gens viennent des autres provinces.

Entre 1986 et 1991, la Colombie-Britannique a accueilli le plus grand nombre d'immigrants de « l'intérieur », soit 132 000 personnes qui venaient d'autres parties du Canada. La « nouveauté » de la Colombie-Britannique et sa croissance démographique rapide contrastent avec la situation prévalant dans les provinces de l'Atlantique et au Québec, où la majorité des gens sont nés dans l'Est du Canada.

L'histoire de la province a d'abord été marquée par le RACISME, citons notamment les émeutes anti-asiatiques de 1907 et l'affaire du KOMAGATA MARU, en 1914. Les politiciens de tous les partis agitèrent le spectre d'une Colombie-Britannique qui ne serait plus une « province blanche » et alimentèrent fortement des craintes grandissantes dans la population. Les populations chinoise et japonaise représentaient moins de 40 000 personnes en 1921, mais leur concentration dans les basses-terres du Fraser et dans le sud de l'île de Vancouver et le choix restreint d'emplois qui leur étaient offerts en faisaient des cibles faciles.

Devant se contenter de salaires de misère, relégués aux emplois les plus ingrats, les asiatiques étaient perçus par les syndicats et les agriculteurs comme des compétiteurs malhonnêtes. La campagne menée par l'Asiatic Exclusion League (1921), et quelques autres initiatives du même genre, ont finalement abouti à la Loi de l'immigration chinoise de 1923, qui interdisait l'immigration chinoise.

Les Japonais, quant à eux, furent expulsés en grand nombre de leurs villages de pêche pendant la Deuxième Guerre mondiale et confinés dans des camps d'INTERNEMENT, triste épisode de leur histoire en terre canadienne. La discrimination politique à l'égard des « non-blancs » en Colombie-Britannique a pris fin en 1947 par des proclamations d'émancipation à l'égard des Chinois et des Hindous, puis ce fut le tour des Japonais en 1949.

Étant donné que la majorité des habitants de la province sont d'origine britannique et parlent anglais, comme c'est le cas dans la plupart des régions du Canada, ils sont aussi majoritairement chrétiens (voir CHRISTIANISME), répartis surtout au sein des églises unie (voir ÉGLISE UNIE DU CANADA), anglicane (voir ANGLICANISME) et catholique romaine (voir ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE). La diversité des autres cultures et l'utilisation de langues secondes trouvent un écho dans l'importance relative d'autres religions telles que le BOUDDHISME, le SIKHISME et l'ISLAM.

Colombie-Britannique
Colombie-Britannique
Les majestueuses montagnes et les terrains ondulés de Colombie-Britannique, (photo de Pat Morrow, avec la permission de First Light Associated Photographers).
Slocan Lake
Slocan Lake
Slocan Lake en Colombie-Britannique (photo de Pat Morrow, avec la permission de First Light Associated Photographers).
Colombie-Britannique
Colombie-Britannique
Les Kootenays en Colombie-Britannique (photo de Pat Morrow, avec la permission de First Light Associated Photographers).


Économie
L'exploitation des ressources naturelles a été la base de l'activité économique de la Colombie-Britannique moderne. Les autochtones comptaient sur la population animale, autant terrestre que marine, pour s'alimenter, se vêtir ou comme monnaie d'échange pour le troc. En commerçant avec les Amérindiens, les Européens désiraient surtout obtenir des peaux de loutres ou d'animaux à fourrure. Les premiers colons s'intéressaient avant tout aux ressources minérales, dont l'or du centre et du sud-est de la province. Du charbon était également extrait dans l'île de Vancouver, près de Nanaimo et de Cumberland.

Dès les années 1880, on abattait les superbes conifères géants de la côte, pour servir à la construction des autres établissements du Pacifique. Mis en conserve dans les nombreuses fabriques établies à l'embouchure des rivières, le saumon était expédié dans le monde entier.

Au cours du XIXe siècle, les ressources de la Colombie-Britannique ont fourni un grand nombre de produits destinés aux marchés anglo-américains, est-asiatiques et européens. En général, ces ressources ne subissaient, sur place, qu'une transformation primaire avant d'être expédiées.

Au XXe siècle, l'augmentation rapide de la population et sa concentration autour des ports du Sud-Ouest permirent la fabrication de biens de consommation qui fut stimulée par le coût très élevé du transport des marchandises venant de l'Est du Canada et des États-Unis et l'abondance de l'énergie hydroélectrique peu coûteuse. L'exploitation agricole s'étendit dans les basses-terres et le cours inférieur du Fraser. La gestion et l'activité financière reliée à l'exploitation des ressources naturelles continuait à s'exercer dans les grandes villes de la côte, Vancouver notamment, perpétuant ainsi la démarcation entre, d'un côté le nord du littoral et l'intérieur, où se cantonne l'industrie primaire, de l'autre les villes du Sud-Ouest où se font les affaires et la transformation de ces ressources.


Forêts
L'exploitation de la forêt a été la grande composante de l'économie de la province au cours du XXe siècle. Les produits forestiers occupent le premier rang dans l'industrie primaire. La province produit plus de la moitié de tout le bois de sciage canadien, la majeure partie étant du contreplaqué, et 30 % de la pâte chimique. En 1997, on y a abattu 16,8 millions de mètres carrés de bois. Les expéditions de produits forestiers se chiffrent à 16,8 millions de dollars et ceux-ci représentaient la moitié des produits manufacturés de la province.

Bûcherons
Bûcherons
Les premiers bûcherons coupant du bois d'oeuvre dans les bois. L'homme au centre manie une hache à large lame de la Compagnie de la baie d'Hudson (avec la permission des British Columbia Archives).
La coupe du bois à des fins commerciales commence vers 1840 sur l'île de Vancouver et s'étend jusque dans le Fraser inférieur après la RUÉE VERS L'OR DU FLEUVE FRASER de 1858. Des scieries sont établies dans le Sud-Ouest au cours de la seconde moitié du XIXe siècle afin de répondre à la demande de bois de construction des établissements locaux en plein essor et d'établissements rapprochés du Pacifique. Des SCIERIES temporaires étaient établies autour des villages miniers dispersés à l'intérieur des terres. Installées le long des deux principales lignes ferroviaires, certaines de ces scieries exportent facilement leur bois jusqu'aux villes des Prairies qui, à l'aube du XXe siècle, étaient en pleine expansion.

Après la Première Guerre mondiale, la production de bois de sciage augmente à un rythme accéléré sur le littoral, car l'ouverture, toute récente, du CANAL DE PANAMA procure aux scieries de la côte ouest un accès plus facile aux marchés européen et est-américain. La majorité des entrepreneurs forestiers décident de reloger leurs camps plus au nord sur la côte et de transporter les billes par voie d'eau jusqu'aux grandes scieries du détroit de Georgia. Hormis quelques exceptions dont Prince Rupert, ce mode de fonctionnement, la coupe du bois sur la côte nord, puis la transformation et l'expédition à partir de la côte méridionale, s'est perpétué.

Dès le début du XXe siècle, quelques usines de pâtes et papiers fonctionnent près du détroit de Georgia, mais ces usines ne bénéficient pas d'un marché important pour la vente du papier journal et d'autres catégories de papier, contrairement aux usines de pâtes et papiers de l'Est du Canada qui alimentaient les marchés de l'Est des États-Unis. À l'opposé des usines de l'Est, celles de la Colombie-Britannique s'intègrent au fonctionnement des scieries et obtiennent leurs fibres brutes à partir des résidus (copeaux, sciure de bois) produits par les scieries avoisinantes.

L'industrie des pâtes et papiers reste concentrée sur la côte jusqu'au milieu des années 1960, quand des usines commencent à fonctionner à plusieurs endroits de l'intérieur de la province. Cette expansion vers le centre participait d'un mouvement général de l'industrie forestière, dû à l'ouverture de nouveaux marchés étrangers, à l'amélioration des réseaux routier et ferroviaire et à l'obtention de nouvelles concessions, de nouveaux droits de coupe dans des zones forestières de l'intérieur peu exploitées jusque-là. De plus, on craignait l'épuisement éventuel des forêts côtières.

Au cours des années 1970, la région de l'intérieur a produit la moitié de la valeur des richesses forestières de la province. Les petites scieries de la côte ont été fermées au début du XXe siècle et celles de l'intérieur, après 1950. Elles ont été remplacées par des scieries de grande taille construites au coeur même des zones d'exploitation, parfois même accompagnées d'usines de pâtes et papiers ou d'usines à papier.

Même si le transport par voie d'eau, à l'aide de chalands à billes basculeurs demeure prépondérant quand il s'agit d'acheminer les billes aux scieries du littoral, le flottage est rarement utilisé à l'intérieur, contrairement à ce qui s'est produit dans l'Est du Canada, sur des rivières comme la Miramichi ou la rivière des Outaouais. Dans les régions de l'intérieur, les billes, comme les produits finis, sont transportés par camion ou par train : villes et villages vivant de l'industrie forestière sont donc situés le long des routes principales et des voies ferrées.

En 1986 et 1987, l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique a adopté trois nouvelles lois relatives aux responsabilités du ministère des Forêts (gestion, protection et conservation des ressources forestières). En période de récession, la pression exercée sur cette industrie a augmenté à mesure que les exigences se précisaient au chapitre de la sauvegarde des forêts à des fins récréatives, de la protection de la faune, de ceintures ou de « cloisons » vertes et de la préservation des ressources pour les générations futures. La province a réussi à bien gérer la ressource et, depuis 1986, on réussit, année après année, à reboiser des superficies plus vastes que les zones de coupe. Au milieu des années 1980, l'industrie, après avoir augmenté substantiellement sa pénétration du marché américain, dut affronter les pressions des producteurs de bois américain qui prétendaient que les producteurs de la province se livraient à une concurrence déloyale (voir BOIS D'OEUVRE, DIFFÉREND SUR LE). Ce différend a nécessité de longues et difficiles négociations et entraîné une baisse importante des exportations de bois aux États-Unis (voir aussi FORÊTS et ÉCONOMIE FORESTIÈRE).

À la fin des années 1980, l'industrie était de plus en plus critiquée pour ses pratiques de foresterie et ses coupes dans des forêts peuplées d'arbres centenaires. Les écologistes ont remporté quelques victoires (vallée de Carmanah et Clayquot Sound) après avoir mené des campagnes de sensibilisation à l'échelle nationale et internationale. Grâce à la Forest Reserve Act promulguée par le gouvernement de la province en 1994, celui-ci tente de prévenir de futurs affrontements en délimitant des territoires forestiers exploitables à des fins commerciales.


Mines
En 2000, l'extraction et le traitement des minerais mobilisent un très faible pourcentage de la main-d'oeuvre, mais constituent quelque 3 milliards des ventes et exportations de la Colombie-Britannique. Charbon, gaz naturel et cuivre représentent à eux seuls les deux tiers de la valeur des extractions minérales, qui s'élèvent à 5 milliards de dollars. Les autres minéraux importants sont le pétrole, l'or et le zinc.

Mine Mascot
Mine Mascot
La mine Mascot, l'une des deux mines du mont Nickel Plate dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Plus bas dans la vallée de Similkameen, se trouve la communauté minière de Hedley (avec la permission du Upper Similkameen Indian Band Snaza'ist Discovery Centre).
Dès 1858, les mines ont joué un rôle important avec la RUÉE VERS L'OR DU FLEUVE FRASER et, ultérieurement, avec la découverte de la région de Cariboo. Entre 1890 et 1910, la région de Kootenay (sud-est) devint l'un des principaux secteurs miniers du Canada. Les très grandes installations industrielles de Trail, constituées d'une fonderie et d'une raffinerie, reçoivent le minerai de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Le premier gisement de charbon à être exploité dans la province (au milieu du XIXe siècle) se trouvait aux environs de Nanaimo, dans l'île de Vancouver. Un énorme filon carbonifère, situé dans la région du bassin de Fernie et du col Crowsnest approvisionnait la fonderie de Trail et les locomotives jusqu'à la conversion de ces dernières au diesel. Pour usage thermique ou métallurgique, le charbon du Sud-Est est exporté dans divers pays, surtout au Japon. Les formations sédimentaires du Nord-Est, plus jeunes, apparentées à celles des plaines du centre de l'Alberta, renferment charbon, pétrole et gaz naturel. Ces deux derniers produits sont acheminés par oléoducs jusqu'aux marchés urbains du Sud-Ouest de la province et du Nord-Ouest des États-Unis.

Au cours du XXe siècle, ouvertures et fermetures se sont succédées dans les mines de métaux du centre-sud, de Grand Forks jusqu'à Princeton. Au début des années 1980, le fait saillant de l'actualité minière a été la mise en exploitation de mines de cuivre à ciel ouvert au sud-ouest de Kamloops. D'autres mines de métaux ont été exploitées de façon intermittente sur le plateau Intérieur, entre les lacs Williams et Babine (nord-ouest).

Depuis plus d'un siècle, des mines ont été exploitées de façon intermittente sur le littoral de la province. Des mines de métaux ont été exploitées puis fermées à proximité de Stewart, au nord-est de Prince Rupert, et dans plusieurs régions de l'île de Vancouver. Extraits sur la côte, le fer et le cuivre, pour ne nommer que ces deux métaux, sont exportés au Japon. La presque totalité de la production de la Colombie-Britannique étant expédiée à l'extérieur, le destin de l'industrie minière de la province se décide véritablement à l'extérieur de la province.


Pêche
En 1999, la production du secteur des pêches de la province se chiffrait à 1,7 millard de dollars et l'industrie employait 15 000 personnes. L'importance de la pêche commerciale et sportive sur les nombreux grands lacs de l'intérieur est minime comparativement aux PÊCHES pratiquées à l'embouchure des rivières, le long du littoral et en haute mer. Un programme dynamique d'aquaculture a permis d'améliorer les prises dans les cours d'eau de l'intérieur et de produire des truites en quantité suffisante pour être mises en marché.

Le secteur le plus prospère est celui du saumon du Pacifique (cinq espèces différentes). Son cycle, période de frai dans les rivières, migration en mer et retour dans ses frayères, dure de deux à cinq ans. À mesure que les bancs de poissons se rapprochent de l'embouchure des rivières, des pêcheurs les cueillent à l'aide de bateaux modernes de fort tonnage. On trouve du saumon dans la plupart des rivières côtières, mais les plus grosses prises sont faites aux embouchures du fleuve Fraser et de la rivière Skeena. Cette méthode de pêche a considérablement réduit les stocks de poissons et constitue une menace pour l'ensemble du secteur des pêches.

En raison de la nature périssable du saumon, les conserveries étaient, au début du XXe siècle, disséminées le long de la côte, à proximité des zones de pêche. Confrontées à l'utilisation graduelle de bateaux de plus en plus modernes, à plus grand rayon d'action et dotés de systèmes de réfrigération, la majorité des petites conserveries ont dû fermer dans la région du centre du littoral. L'industrie de transformation du poisson, constituée d'une poignée de grandes usines, est aujourd'hui centralisée près de Prince Rupert et de Vancouver.

Parmi les autres poissons pêchés le long de la côte ou au large, on peut mentionner les suivants : le HARENG (dont les oeufs constituent un sous-produit intéressant), le flétan, des poissons de fond comme la MORUE et la sole ainsi qu'une grande variété de crustacés, surtout les huîtres qui sont cultivées à divers endroits le long du littoral. La production de crustacés augmente constamment et se chiffre maintenant à 100 millions de dollars. Avec ses baies et ses nombreux fjords, la côte offre aux bateaux de pêche havres et rades naturels. Par contre, le littoral de la province ne possède pas de hauts-fonds étendus, excellent habitat pour le poisson, comme on en retrouve dans la zone du plateau continental des régions côtières de l'Est du Canada.


Agriculture
La Colombie-Britannique se situe à l'avant-dernier rang des provinces canadiennes, relativement au pourcentage du territoire réservé aux cultures (la dernière étant Terre-Neuve), mais elle produit 5 % des denrées agricoles du Canada. La production agricole se chiffrait à 2 milliard de dollars en 2000 et les cultures les plus rentables étaient les légumes et les fleurs. La culture du ginseng a aussi pris de l'importance et se chiffrait à 2,7 millions de dollars en 2000.

Ramasseuse-botteleuse
Ramasseuse-botteleuse
Dans la zone côtière de la Colombie-Britannique, les basses-terres, constituées de terrain plat, sont la région agricole la plus importante (Corel Professional Photos).
L'agriculture de la province est née au milieu du XIXe siècle pour répondre aux besoins des postes de traite. Vancouver et Victoria gagnant en importance, le développement agricole de la vallée du Fraser et de l'île de Vancouver en fut stimulé. Dans les années 1890, des plantations de légumes et de fruits sont effectuées dans l'Okanagan tandis que l'élevage du boeuf commence dans la région de Cariboo.

La plus importante région pour la superficie cultivée, celle de rivière de la Paix, produit environ 90 % des céréales récoltées en Colombie-Britannique. Bénéficiant de la plus longue saison sans gel au Canada, les petites exploitations des basses-terres du Fraser produisent lait, viande, légumes, petits fruits et pratiquent aussi des cultures plus spécialisées (bleuets, canneberges, bulbes à fleurs). Dans le centre-sud de la province, région plus sèche, seule l'agriculture irriguée prospère.

Les terrasses étroites mises en place sur les hauteurs de la vallée d'Okanagan en font l'une des trois grandes régions fruitières du pays et une des deux zones productrices de raisin. De petite taille, les fermes pratiquent des cultures intensives : pomme, pêche, poire, cerise, prune, raisin et abricot. L'élevage de bovins de boucherie se fait un peu partout dans la prairie au sud du plateau Intérieur. Toutefois, on ne produit pas même assez de viande pour suffire aux besoins du marché de Vancouver.

En dépit de la rareté des bonnes terres agricoles, l'expansion urbaine a dévoré chaque année, entre 1966 et 1971, plus de 6 000 ha de bonne terre cultivable. Environ 20 % des bonnes terres du Fraser inférieur et 30 % des terres de la vallée de l'Okanagan avaient déjà changé de vocation lorsque la Land Commission Act, promulguée en 1973 et créant une commission de protection du territoire agricole, a décrété un moratoire sur l'utilisation des terres agricoles à d'autres fins, malgré la grande demande de terrains pour des fins de construction résidentielle et industrielle, ainsi qu'à des usages « récréatifs » (fermes d'agrément et maisons de campagne).


Énergie
La Colombie-Britannique produit de l'énergie en excédent : électricité, charbon, pétrole et gaz naturel. Les bassins carbonifères situés à l'est de l'île de Vancouver, de petite taille mais très accessibles, ont été épuisés dès le début du XXe siècle, de même que ceux du sud-ouest du plateau intérieur, mais ceux du Sud des Rocheuses ont été ouverts à l'exploitation au début du XXe siècle afin d'alimenter les fonderies de Kootenay.

Revelstoke, barrage
Revelstoke, barrage
On a construit le barrage de Revelstoke après un accord international visant à rendre plus efficaces les centrales électriques américaines situées en aval (avec la permission de BC Hydro and Power).
Des innovations technologiques appliquées au début des années 1960 dans les exploitations à ciel ouvert, le transport par train et l'infrastructure portuaire ont permis l'extraction de grandes quantités de charbon, pour usage thermique et métallurgique, dans le Sud-Est et leur expédition jusqu'au Japon.

De plus, toujours pour l'exportation, d'autres mines de charbon ont été ouvertes dans les Rocheuses et les contreforts du nord-est, à partir des années 1980. En raison de l'éloignement des ports, le réseau ferroviaire a dû être modernisé pour transporter ces énormes quantités de charbon destiné aux marchés internationaux.

Un relief accidenté et contrasté, des précipitations généreuses, des pentes fortes provoquent un abondant écoulement saisonnier en de nombreuses rivières et font de la Colombie-Britannique un important producteur d'énergie hydroélectrique (la province génère une production annuelle variant de 50 000 à 75 000 gigawatts-heure). Quelque 70 000 km de lignes de transmission sont nécessaire à la livraison de cette électricité. Cette forme d'énergie a commencé à être exploitée à la fin du XIXe siècle lorsqu'on aménagea les petites rivières du sud-ouest pour alimenter Victoria et Vancouver. Avant 1940, la plus importante centrale du sud-ouest barrait la rivière Bridge, à l'est de la chaîne côtière. L'hydroélectricité provenant du sud-ouest a suffi amplement, jusqu'aux années 1960, aux besoins des industries et des zones résidentielles de la région du détroit de Georgia.

Au tournant du XXe siècle, quelques rivières du sud-est, dont la Kootenay, ont été aménagées afin d'alimenter villes et mines environnantes, et l'énergie produite a suffi amplement jusqu'aux années 1960. Par suite de la conclusion d'un accord international, un barrage a été construit à la fin des années 1960 sur le fleuve Columbia (à Mica Creek, dans le « Big Bend » au nord de Revelstoke) afin de régulariser le débit des eaux et de permettre aux centrales américaines d'être plus efficaces (voir TRAITÉ DU FLEUVE COLUMBIA). Au cours des années 1970, des turbines y ont été installées afin d'alimenter Vancouver.

Dans le Nord-Ouest, une centrale était mise en marche en 1954 pour produire de l'électricité, à tarifs réduits, destinée à une importante aluminerie de Kitimat. Pour réaliser ce projet, les eaux de l'amont de la RIVIÈRE NECHAKO, frayère tributaire du FLEUVE FRASER, ont été endiguées et détournées par un canal souterrain sous la chaîne Côtière jusqu'à une grande centrale souterraine située le long du littoral à Kemano. Ces installations ont réduit les activités de fraie du saumon dans cette rivière.

Le Nord-Est a été la dernière région à être dotée de centrales hydroélectriques. Grâce aux innovations réalisées dans le domaine de la transmission de l'énergie sur de longues distances, on a pu construire un barrage sur la rivière de la Paix, à l'endroit même où elle s'écoule des Rocheuses, et transporter cette électricité 1000 km plus loin et répondre aux besoins grandissants du Vancouver métropolitain. La mise en valeur de la rivière de la Paix fait de ce complexe le troisième producteur hydroélectrique au Canada et il peut produire plus de 2730 mégawatts. En plein coeur de la province, le fleuve Fraser représente le plus grand potentiel hydroélectrique de la Colombie-Britannique, mais la technologie n'a pas encore réussi à permettre la cohabitation du barrage et du poisson (voir BC HYDRO).


Transport
Le transport routier a été canalisé dans les vallées étroites creusées par les cours d'eau qui entaillent la moitié sud de la province. Les deux voies ferrées transcontinentales passent par les vallées du Fraser et de la Skeena, traversent le massif montagneux et atteignent la côte. Seulement quatre cols des Rocheuses ont été empruntés par les chemins de fer et plus tard par les routes, afin de pénétrer en Colombie-Britannique par l'est. Du Sud au Nord, ces cols stratégiques sont les suivants : CROWSNEST, KICKING HORSE, YELLOWHEAD et PINE.

La seule compagnie ferroviaire assurant un service dans l'axe sud-nord, la BRITISH COLUMBIA RAILWAY (anciennement Pacific Great Eastern), est la propriété du gouvernement provincial. Dans les années 1950, le service ferroviaire a été étendu de Vancouver jusqu'à la région de la rivière de la Paix dans le Nord-Est en passant par Prince George. Les travaux de prolongement du réseau jusqu'à un territoire peu habité au nord-ouest de Prince George ont été stoppés au cours des années 1970. Le chemin de fer Southern Bristish Columbia Railway, qui existait avant la construction du British Columbia Railway, a appartenu à la société BC Hydro jusqu'en 1988. Il assure un service de fret entre Chilliwack et New Westminster, et jusqu'à Annacis Island sur le Fraser.

Il a fallu attendre les années 1950 pour que l'intérieur de la Colombie-Britannique soit doté d'un réseau interconnecté d'autoroutes. Les travaux de construction de la première route pavée traversant toute la province, la ROUTE TRANSCANADIENNE, ont été complétés en 1962. La construction de l'AUTOROUTE COQUIHALLA, terminée en 1990, a été entreprise pour alléger la circulation sur les routes empruntées par les poids lourds et pour stimuler le tourisme régional. La plupart des routes sillonnent le fond des vallées, où se trouvent les agglomérations et leurs habitants, et suivent généralement un axe sud-nord, tandis que les liaisons est-ouest sont moins nombreuses.

Le gouvernement de Victoria est le maître d'oeuvre de la construction et de l'entretien de tous les chemins publics dans les territoires non constitués et de toutes les routes à grande circulation dans les régions constituées. Plusieurs parties de la Colombie-Bitannique possèdent peu, quelquefois pas du tout, de voies routières.

Il n'existe aucune liaison terrestre entre Powell River et Prince Rupert en raison des coûts extrêmement élevés que demanderait la construction de routes serpentant les innombrables fjords. Il y a d'ailleurs peu d'établissements permanents dans ce secteur. Dans le Nord-Ouest, il n'y a qu'une seule route reliant Prince Rupert (et Stewart) à Cassiar, et la ROUTE DE L'ALASKA. Cette dernière est la seule route du Nord-Est de la Colombie-Britannique.

La côte est desservie par un service complet de traversiers qui transportent marchandises, véhicules et passagers d'une rive à l'autre du détroit de Georgia. Remorqueurs, chalands et péniches transportent marchandises et passagers le long du détroit situé entre l'île de Vancouver et le continent ainsi que vers le Nord jusqu'à Prince Rupert, Haida Gwaii et le long du littoral méridional de l'Alaska. Au début du XXe siècle, des bateaux à faible tirant d'eau faisaient la navette durant l'été sur les lacs longs et étroits de la région centrale et du Sud-Est, mais ils ont disparu graduellement avec la construction d'autoroutes utilisables en toute saison.

Les principales villes possèdent un aéroport, et tous les modes de transport, aérien, ferroviaire, terrestre ou maritime, ne font que renforcer la domination exercée par la région métropolitaine de Vancouver et la région densément peuplée du Sud-Ouest de la province.


Tourisme et loisirs
La Colombie-Britannique est connue à travers le monde pour la diversité et l'étendue de ses activités de plein air : pêche sportive, camping, randonnées pédestres, croisières, voyages en automobile, ski et chasse. En 2000, le tourisme a généré des revenus de 4,5 milliards et procuré des emplois à 111 890 personnes.

La plupart des touristes y viennent en voiture, surtout par Revelstoke, Kamloops, le canyon du Fraser ou, au sud, par Salmon Arm, dans l'Okanagan. Vu l'absence d'un réseau routier digne de ce nom dans le Nord, celui-ci attire peu de visiteurs. La majeure partie de ceux-ci viennent des Prairies. Les trois quarts des Canadiens qui visitent la Colombie-Britannique viennent de l'Alberta, auxquels s'ajoutent un nombre assez important de touristes des États de Washington, de l'Oregon et de la Californie. Environ 7 millions d'Américains ont visité le Canada en passant la Colombie-Britannique en 2000.

Le panorama grandiose qu'offrent les montagnes et nombre d'autres attraits naturels sont plus faciles d'accès dans les parcs fédéraux et provinciaux. Les parcs nationaux sont surtout dans la région montagneuse de l'est de la province : YOHO, KOOTENAY, GLACIER et MONT-REVELSTOKE. Le PARC NATIONAL PACIFIC RIM, dans la partie ouest de l'île de Vancouver, possède la plus longue plage de sable de la province.

En juillet 1987, une entente a été conclue pour constituer la RÉSERVE DE PARC NATIONAL GWAII HAANAS dans les îles de Reine-Charlotte [Haida Gwaii]. Cette forêt pluvieuse, unique en son genre, est l'un des refuges les plus diversifiés d'Amérique du Nord au chapitre de la flore et de la faune, en plus d'être la terre ancestrale des Haida, dont les sites ancestraux et les totems ont une grande importance pour les archéologues (voir ANTHONY, ÎLE).

La Colombie-Britannique est dotée de plus de 440 parcs provinciaux et zones récréatives étalés sur plus de 7,6 millions d'hectares. Ils sont classés en quatre catégories : zones récréatives; parcs de catégorie « A » qui sont, pour la plupart, des terrains de camping et de pique-nique; parcs de grande taille de catégorie « B », tels que GARIBALDI, STRATHCONA (premier parc provincial de Colombie-Britannique créé en 1911) et Tweedsmuir; et enfin, les parcs de catégorie « C » qui sont de petites aires récréatives locales. On trouve aussi 131 réserves écologiques partout dans la province.

Épaulard
Épaulard
Appelé aussi « Orque », on peut observer des épaulards au large de la Colombie-Britannique (Corel Professional Photos).
Loutre de mer dans l'eau
Loutre de mer dans l'eau
La Loutre de mer est la Belette la plus grande et la plus marine (Corel Professional Photos).


Gouvernement et politique
La Colombie-Britannique est gouvernée par une Assemblée législative de 75 députés représentant autant de circonscriptions électorales et élus au scrutin uninominal. Avant 1991, plusieurs circonscriptions étaient représentées par deux personnes, étant donné le nombre disproportionné d'électeurs vivant dans les zones urbaines entourant Vancouver. Les circonscriptions électorales sont redéfinies après chaque recensement majeur afin d'assurer une représentation proportionnelle.

Victoria, édifice du parlement de
Victoria, édifice du parlement de
Édifice du parlement de la Colombie-Britannique, à Victoria, conçu par l'architecte Francis Rattenbury (photo de J.A. Kraulis).
Le lieutenant-gouverneur de la province, nommé par le Gouverneur général du Canada sur recommandation du premier ministre de la province, est le chef du gouvernement mais à titre honorifique seulement. Le pouvoir exécutif appartient au premier ministre de la province, chef du parti ayant remporté le plus grand nombre de sièges aux élections qui ont lieu, au moins, tous les cinq ans. (Voir aussi: PREMIERS MINISTRES DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE : TABLE; LIEUTENANTS-GOUVERNEURS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE : TABLE.)

Un cabinet, dont les membres sont choisis parmi la députation du parti au pouvoir, est constitué par le premier ministre. Les services gouvernementaux sont assurés par la fonction publique, sous l'autorité des sous-ministres, et le siège du gouvernement est situé à Victoria. Le Sénat fédéral compte 6 représentants de la Colombie-Britannique et la Chambre des Communes, 32 députés de la Colombie-Britannique.

Le plus haut tribunal de la Colombie-Britannique est la Cour d'appel présidée par un juge en chef et elle compte 10 juges puînés. La Cour suprême se situe sous la Cour d'appel dans la hiérarchie judiciaire et un juge la préside, assisté de 26 autres juges puînés.

Magistrats et juges de paix sont habilités à présider les cours provinciales dans les causes relevant des droits familial et juvénile. Tous les juges provinciaux sont nommés par le gouverneur général en conseil (l'État, en fait). Le procureur général, la plus haute autorité judiciaire dans la province, peut agir dans tout litige dans lequel la province est partie. Le ministère est responsable de l'administration de la justice, de la police et des services juridiques offerts à la population.


Gouvernements locaux
La majorité des habitants de la Colombie-Britannique vivent dans des communautés possédant un gouvernement local, mais la majeure partie du territoire est soustraite à toute autorité locale. Les terres et ressources des zones non constituées sont administrées par les ministères provinciaux concernés.

Moins de 1 % du territoire est constitué en villes, municipalités, villages, municipalités de districts, ainsi qu'en 29 districts régionaux abritant diverses structures de gouvernement local. Ces zones constituées comprennent environ 80 % de la population. Les électeurs de chaque municipalité élisent un maire et les membres du conseil. Dans les 99 % du territoire non constitué, aucun gouvernement local n'existe, à l'exception des 29 districts régionaux.

Chacun d'eux est doté d'un conseil composé de membres élus et désignés localement ainsi que de représentants gouvernementaux. Les districts régionaux sont créés par un décret du Cabinet, afin de contribuer au financement mixte de certains services tels que l'eau, les égouts, les parcs régionaux et le transport relatif à un certain nombre de municipalités concernées. Ces districts effectuent une certaine planification, mais la réalisation des plans est confiée aux municipalités. Contrairement à certaines autres provinces, la Colombie-Britannique ne possède pas d'entités administratives tels que des cantons ou des comtés.


Finances publiques
La majeure partie des revenus du gouvernement de Victoria proviennent des impôts prélevés sur les biens immobiliers ainsi que des taxes de vente et des impôts sur le revenu des citoyens et des entreprises. Des taxes s'appliquent aux terres qui ne relèvent pas des municipalités, à l'essence, aux boissons alcoolisées et au tabac, sans oublier une taxe de vente provinciale d'application générale. L'obtention de permis et de licences du gouvernement entraîne habituellement des frais, dont les redevances concernant la coupe du bois sur les terres domaniales et l'utilisation d'autres ressources naturelles. La province reçoit une part de l'impôt perçu par le gouvernement fédéral, dans le cadre de diverses ententes de partage fiscal.

La plus grande part des dépenses est réservée à l'éducation, à la santé et aux services sociaux. Ces derniers comprennent le financement des hôpitaux, de l'assurance-maladie, de l'aide sociale et d'autres mesures d'aide. Une tranche des dépenses est constituée des salaires des employés de la fonction publique qui assurent l'administration gouvernementale et fournissent les services publics. Le gouvernement assure aussi le service des traversiers, nécessaires plus que partout ailleurs au pays, en plus d'être responsable des routes et des ponts.


Santé
Les services de santé sont dispensés par l'entremise de conseils régionaux des services de santé qui sont des organismes semi-autonomes relevant du ministère de la Santé. Le gouvernement provincial a la responsabilité du personnel travaillant dans les districts. Tous les résidants permanents de la province peuvent recevoir des soins hospitaliers et médicaux, conformément aux dispositions de la Hospital Insurance Act (une loi sur l'assurance-hospitalisation), qui sont défrayés, en partie, par les cotisations payées par tous les résidants de la province. De plus, le ministère de la Santé est responsable de programmes de soins de longue durée, des soins psychiatriques et d'un service d'ambulances (subventionné).


Vie politique
Les formations provinciales d'origine fédérale, libérale ou conservatrice, apparaissent à partir de 1903, lors de l'élection de Richard MCBRIDE, premier chef du parti conservateur provincial, à la direction de la province. Le premier gouvernement libéral est élu en 1916 sous la direction de H.C. BREWSTER et les conservateurs reprennent le pouvoir en 1928, dirigés par Simon TOLMIE.

Plusieurs leaders syndicaux venus de Grande-Bretagne mettent à contribution leur expérience d'organisateurs et remportent des victoires assez rapidement par l'adoption de lois destinées à améliorer le sort des travailleurs et à instaurer des services sociaux. Des tiers partis sont actifs sur la scène politique et le parti travailliste (Labour Party) fait élire des députés en 1920, en 1924, en 1928 et en 1933.

Des formations socialistes et progressistes apparaissent avec les difficultés économiques de la CRISE DES ANNÉES 30 et les conservateurs sont balayés en 1933 finissant derrière le CO-OPERATIVE COMMONWEALTH FEDERATION (CCF) qui obtient 7 sièges et 31 % des votes. Un nouveau gouvernement libéral s'installe au pouvoir pour les huit prochaines années sous la gouverne de T.D. PATTULLO. Les premiers ministres John HART (1941-1947) et Byron I. JOHNSON (1947-1952), tous deux libéraux, dirigeront des GOUVERNEMENTS DE COALITION.

En 1952, une faction dissidente du Parti conservateur, le CRÉDIT SOCIAL, dirigée par W.A.C. BENNETT, fait son entrée sur la scène provinciale. Une formation politique du même nom existait déjà en Alberta. Après avoir obtenu un gouvernement minoritaire cette même année, le Parti créditiste gouverne la Colombie-Britannique sans interruption durant 20 ans. La province connaît alors une ère de croissance et de mise en valeur de ses ressources sans précédent. L'intérieur de la province en particulier bénéficie de la construction de nouvelles routes qui assurent de meilleures communications internes et avec la région du Sud-Ouest. On assiste également au prolongement nordique du chemin de fer (British Columbia Railway) jusque dans la région de la rivière de la Paix.

Le NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE (NPD, anciennement CCF) forme l'opposition officielle au cours des années 1960, à la suite de la disparition quasi complète des libéraux et des conservateurs. Le NPD prend le pouvoir en 1972 sous la direction de David BARRETT. Les voix se répartissent presque également entre les deux partis, le Crédit social se faisant l'avocat de la libre entreprise et d'un rôle limité de l'État, tandis que le NPD préconise un socialisme modéré et l'intervention de l'État dans les affaires économiques et sociales.

Les créditistes reprennent le pouvoir en 1975, dirigés par William BENNETT, fils de W.A.C. Bennett, et ils seront réélus en 1979, en 1983 et en 1986, cette fois sous la gouverne de William VANDER ZALM. Rita JOHNSTON, devient la première femme à occuper le poste de premier ministre du Canada, lorsqu'elle remplace Vander Zalm, à titre de leader d'un Crédit social miné par les scandales en 1991. Son parti sera cependant battu lors des élections de la même année par le NPD dirigé par Michael HARCOURT, ancien maire de Vancouver. Cette élection transforme le Crédit social en parti marginal et inaugure le retour des libéraux comme véritable force politique provinciale. Ils forment alors l'opposition officielle pour la première fois depuis 40 ans. En 1996, les néo-démocrates sont réélus sous la gouverne de Glen CLARK. Sous la pression, il démissionne en août 1999. En 2001, le libéral Gordon Campbell est élu.


Éducation
Les premières écoles élémentaires ouvrent leurs portes à Victoria en 1852, quelques années seulement après la construction d'un fort par la Compagnie de la baie d'Hudson (CBH). À partir de 1858, l'administration coloniale maintient ces écoles. En 1872, la Public School Act (une loi de l'instruction publique) crée un système scolaire gratuit et les premières écoles secondaires voient le jour par la suite à Victoria (1876) et à Vancouver (1890).

Université de la Colombie-Britannique
Université de la Colombie-Britannique
La croissance qu'a connue l'U. de la Colombie-Britannique dans les années 1960 en a fait l'une des plus grandes universités anglophones du Canada, avec un campus de quelque 473 bâtiments (photo de J. Kraulis).
Le réseau scolaire public va de la maternelle à la douzième année et l'instruction est offerte gratuitement à tous les enfants en âge de fréquenter l'école, soit de 5 à 19 ans. Des conseils scolaires, composés de citoyens élus, administrent les écoles, dont la majeure partie du financement est assurée par le gouvernement provincial. L'école est obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 16 ans. En 2001, plus de 613 000 enfants et adolescents fréquentaient environ 1800 écoles primaires et secondaires, dont le coût se chiffrait à près de 4 milliards de dollars.

Les enfants vivant dans les régions isolées ou qui ne peuvent fréquenter l'école peuvent étudier par le biais du TÉLÉENSEIGNEMENT ou de cours par correspondance offerts par le ministère de l'Éducation. Des cours semblables sont aussi offerts aux adultes qui veulent terminer leur cours secondaire. Le contenu des cours et des programmes relève de l'autorité du ministère de l'Éducation et ceux-ci se ressemblent d'un bout à l'autre de la province. Cette uniformité permet aux étudiants de changer de district scolaire sans difficultés. Cependant, cette structure permet aussi aux écoles et aux titulaires des différentes classes d'adapter le contenu des programmes aux besoins locaux.

Il y a quelque 350 écoles privées exigeant des frais de scolarité en Colombie-Britannique, dont 75 écoles catholiques. Il n'y a qu'une douzaine d'écoles privées calquées sur le modèle britannique. On retrouve d'autres écoles privées protestantes, juives, musulmanes, sikhs, de la méthode Montessori, du groupe Waldorf ainsi que des écoles privées laïques. Les écoles dont les professeurs répondent aux exigences des brevets d'enseignement de la province et qui se conforment aux critères relatifs aux programmes d'enseignement provinciaux ont droit à un financement limité. Environ 9 % de la population d'âge scolaire de la Colombie-Britannique est inscrite dans des écoles privées.

Les parents peuvent aussi enseigner à leurs enfants à la maison. L'expression « enseignement à domicile » signifie qu'un programme d'enseignement doit être dispensé et supervisé par les parents. Les élèves doivent quand même être inscrits auprès d'une école publique, privée ou dans le cadre d'une institution offrant des cours par correspondance. D'autre part, le BC College of Teachers a la responsabilité d'attribuer les brevets d'enseignement aux enseignants de la province et de vérifier les compétences de ceux venus d'ailleurs.


Enseignement postsecondaire
Le réseau public d'enseignement postsecondaire de la province est structuré pour faire face aux exigences sans cesse croissantes en matière d'enseignement supérieur et de formation avancée découlant des changements profonds des fondements économiques de la province au cours des dernières années. La Colombie-Britannique possède quatre catégories d'institutions d'enseignement postsecondaire : les universités de recherche, les collèges universitaires, les collèges et les instituts. La province abrite quatre universités de recherche traditionnelles.

La première institution de haut savoir a été l'UNIVERSITÉ DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE située dans une péninsule adjacente à la pointe ouest de Vancouver. Le Victoria College, affilié à l'U. de la Colombie-Britannique, offrait l'enseignement des deux premières années d'université aux résidents de Victoria jusqu'à ce que l'institution obtienne le statut d'université en 1963 (voir UNIVERSITÉ DE VICTORIA). En 1965, on crée à Burnaby une nouvelle université, SIMON FRASER, afin de répondre aux besoins de la population grandissante de la région de Vancouver. Au milieu des annes 1980, trois universits ouvrent leurs portes : l'U. de Northern British Clumbia en 1994, Royal Roads University en 1995 et la Technical University of British Columbia en 1997.

L'OPEN LEARNING AGENCY offre des cours par correspondance et comprend les volets suivants : Open University, Open College et Knowledge Network, un réseau de télécommunications qui utilise la télévision par satellite et les réseaux conventionnels pour offrir des cours sur vidéo, des cours conçus pour ou à l'aide de l'informatique ainsi qu'une programmation interactive en direct.

La province compte 11 COLLÈGES COMMUNAUTAIRES qui tentent de répondre aux besoins particuliers des régions qu'ils desservent. Ce sont des institutions qui peuvent offrir des cours dans plusieurs domaines et dont les programmes peuvent comprendre aussi bien des cours d'alphabétisation et de rattrapage scolaire que des cours de formation professionnelle. En plus d'offrir une formation technique ou professionnelle, ils offrent aussi des programmes de transition vers l'université d'une durée de un à deux ans.

Il existe quatre collèges universitaires qui offrent le même éventail de cours que les collèges communautaires, tout en offrant des programmes universitaires complets. On compte aussi six instituts spécialisés : deux instituts de technologie, un institut sur l'administration de la justice, un institut des arts et du design, ainsi que deux instituts autochtones. Pour la période 2001-2002, la province a dépensé plus de 1,9 milliard de dollars en matière d'enseignement postsecondaire et plus de 4 milliards de dollars dans l'enseignement en général, notamment l'enseignement postsecondaire, l'enseignement primaire et secondaire ainsi que les écoles de métiers.


Vie culturelle
La culture de la Colombie-Britannique porte encore l'empreinte des différents peuples qui l'ont colonisée. L'influence britannique est prépondérante au cours du XIXe siècle en raison du nombre important de colons et d'entrepreneurs passés directement de l'Angleterre aux colonies et à la nouvelle province.

Barkerville
Barkerville
En 1863, Barkerville, une ville de la Colombie-Britannique associée à la ruée vers l'or, compte une population de 10 000 habitants (avec la permission des Public Archives of British Columbia).
Au XXe siècle, le portrait culturel se diversifie avec l'apport des nouveaux arrivants venus de l'Est du pays. Quoique de sang britannique, ils en sont à la deuxième ou à la troisième génération en sol canadien. L'influence de l'Est du Canada se fait sentir davantage à partir de 1950 quand l'immigration intérieure vient grossir la population, apportant avec elle des institutions et des traits culturels propres au reste du Canada. Quelques-uns des meilleurs écrivains du pays tels que Phyllis WEBB et George BOWERING, vivent dans la province.

Le mélange des cultures se distingue de deux manières par rapport à la situation qui prévaut ailleurs au Canada. En premier lieu, les immigrants asiatiques (Inde, Pakistan, Malaisie, Philippines, Hong Kong, Japon, Chine) se distinguent par des caractéristiques qui leur sont propres et contribuent à donner à la côte ouest un visage particulier, d'abord sous la forme de turbans, de saris, etc., mais qui se raréfient ensuite sauf pour quelques célébrations religieuses ou événements culturels. Ainsi, le « Chinatown » continue de donner au paysage urbain du centre de Vancouver une coloration particulière.

Les autochtones, deuxième grande famille culturelle, se distinguent par la richesse de leur culture (voir AUTOCHTONES DE LA CÔTE NORD-OUEST, ART). L'art et l'artisanat autochtones ont connu un regain de vigueur au cours des dernières décennies et leur rayonnement se fait sentir dans l'ensemble de la société. L'artiste la plus célèbre de la province, Emily CARR, a été profondément marquée par l'art autochtone.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique accorde une aide financière aux organisations ethniques, culturelles et communautaires ainsi qu'aux éditeurs, par l'intermédiaire du BC Cultural Fund, créé en 1967. D'autres activités sont subventionnées par les profits des LOTERIES. Un nouveau conseil des arts, Cultureworks!, a été mis sur pied en 1995.

La majorité des grands musées, les dépôts d'archives et les galeries d'art les plus importantes sont établis à Vancouver et à Victoria. Divers musées régionaux existent dans les petites villes de l'intérieur. Le Centennial Museum, le planétarium H.R. MACMILLAN ainsi que le Gordon Southam Observatory de Vancouver, sis sur le front de mer du côté ouest de la ville, sont voisins des archives municipales et du musée maritime de Vancouver. Ce dernier, où l'on peut voir le célèbre schooner de la Gendarmerie royale, le ST ROCH, témoigne du rôle important de la mer dans l'histoire de la ville.

Le Royal British Columbia Museum de Victoria est renommé pour ses nombreuses reconstitutions des milieux naturels de la faune et de la flore, de la vie des autochtones et des premiers colons ainsi que pour ses collections réparties sur plusieurs étages. Le musée d'anthropologie de l'U. de la Colombie-Britannique, aménagé par le designer Arthur ERICKSON, abrite une collection importante d'objets façonnés par les autochtones de la côte du Nord-Ouest.

Plusieurs compagnies théâtrales exercent leur activité à Vancouver et à Victoria. Le problème de la concentration des principaux événements culturels, sociaux et sportifs dans le Sud-Ouest de la province, et de leur quasi-absence ailleurs dans la province, est un sujet de préoccupations constantes.

Les CANUCKS DE VANCOUVER font partie de la Ligue nationale de hockey depuis la saison 1970-1971 et les LIONS DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE sont affiliés à la Ligue canadienne de football depuis 1954. Ces derniers ont maintenant élu domicile à la British Columbia Place, le seul stade couvert au Canada. En 1994, Vancouver s'est dotée d'une équipe professionnelle de BASKETBALL, bien qu'elle ait été vendue et qu'elle soit déménagée à Memphis en 2001.

Vancouver a aussi accueilli les Jeux de l'Empire britannique en 1954 (voir JEUX DU COMMONWEALTH) et l'exposition thématique EXPO 86. Quarante ans après Vancouver, la ville de Victoria accueillait à son tour les Jeux du Commonwealth.

Les principales villes possèdent leurs quotidiens, tandis que les centres de moindre importance disposent d'hebdomadaires régionaux. Les principales stations de radio et de télévision ont leur siège à Vancouver et à Victoria, mais plusieurs villes de taille plus modeste possèdent leurs propres stations. De fait, la Colombie-Britannique possède le plus grand nombre de stations de radio privées MA (14) et MF (52) au Canada.

La plupart des éditeurs de livres et de revues sont établis à Vancouver, marché intéressant pour les éditeurs et les médias de l'Est, mais aussi pour les maisons locales qui y ont une clientèle assez nombreuse.

Les LIEUX HISTORIQUES les plus importants sont FORT LANGLEY, premier poste de traite dans la vallée du bas Fraser, BARKERVILLE et FORT STEELE. Dans les haltes routières situées près des plus beaux panoramas, le gouvernement provincial a fait installer de nombreux panneaux commémoratifs sur toutes les principales autoroutes.


Histoire
Dans l'histoire de l'Amérique du Nord, la Colombie-Britannique a été l'une des dernières « frontières ». En 1774, les Espagnols, sous la conduite de Juan PÉREZ HERNÀNDEZ, sont sans doute les premiers Européens à voir la côte bordant la province. Sans même mettre pied à terre, ils revendiquent le territoire au nom de l'Espagne. Quatre ans plus tard, James COOK pénètre avec deux vaisseaux anglais dans le DÉTROIT DE NOOTKA, sur la rive occidentale de l'île de Vancouver. Quelques années plus tard, des commerçants britanniques débarquent et se lancent avec succès dans la traite des fourrures avec les autochtones vivant sur les côtes.

Un conflit éclate en 1789 entre l'Espagne et l'Angleterre à propos de la propriété de la côte ouest de l'Amérique du Nord. Les Espagnols établissent un poste de traite au détroit de Nootka et s'emparent des navires anglais qui s'y trouvaient. La CONTROVERSE DU DÉTROIT DE NOOTKA trouve son dénouement dans les accords de Nootka (1790-1794), qui garantissent des droits de commerce égaux pour les deux pays, sans toutefois régler la question de la possession du territoire.

Les prétentions anglaises sont renforcées après 1792 quand des vaisseaux commandés par George VANCOUVER arrivent avec mission de dresser la carte de la côte, de l'Oregon jusqu'en Alaska. Au cours de trois années de relevés cartographiques précis, Vancouver baptise plusieurs baies, anses et formations naturelles de la côte. En cette période où le colonialisme européen exerce une hégémonie mondiale, on se préoccupe fort peu du fait que ce territoire est déjà habité par des autochtones.

En 1793, le premier compte rendu effectué par un Européen sur l'intérieur du pays est l'oeuvre d'Alexander MACKENZIE, négociant pour la COMPAGNIE DU NORD-OUEST. Il pénètre la région depuis le côté est le long de la rivière de la Paix et du cours supérieur du Fraser, explore le plateau Chilcotin du côté ouest, puis traverse la chaîne côtière jusqu'à la grande anse de BELLA COOLA.

Deux autres membres de la Compagnie du Nord-Ouest, Simon FRASER et David THOMPSON, explorent d'autres parties de l'intérieur au début du XIXe siècle et fondent des postes de traite approvisionnés à partir de Montréal. Ce sont les premiers établissements permanents. En 1808, Fraser atteint l'embouchure du fleuve qui porte maintenant son nom et Thompson découvre l'embouchure du fleuve Columbia en 1811, après avoir exploré les rivières du Sud-Est.

Pendant quelque 50 ans, tandis que l'Est de l'Amérique du Nord est occupé et colonisé par des agriculteurs et que des villes commerçantes s'y développent, l'Ouest montagneux demeure pratiquement inconnu, en marge des empires du commerce des fourrures contrôlés par les villes de l'Est.

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON (CBH), propriété des britanniques, contrôle la traite des fourrures dans l'Ouest, y compris la région des États actuels de l'Oregon et de Washington. À mesure que les colons américains s'établissent dans le Sud de cette région dans les années 1830, ils refusent de reconnaître l'autorité de la compagnie britannique.

Des conflits territoriaux (les États-Unis revendiquent les territoires situés au nord du 54e degré 40 min de latitude Nord) se règlent par la signature du TRAITÉ DE L'OREGON, en 1846, qui fixe la frontière méridionale de la Colombie-Britannique le long du 49e parallèle, sauf pour l'île de Vancouver. Prévoyant la chose, la CBH déménage ses quartiers généraux au FORT VICTORIA, qui vient d'être construit (1843).

En 1849, Londres confie à la CBH la responsabilité d'ouvrir l'île de Vancouver à la colonisation. Deux ans plus tard, James DOUGLAS, un représentant de la Compagnie, devient gouverneur de la colonie. Douglas met sur pied, en 1856, une assemblée législative pour l'île. Au milieu du XIXe siècle, les seuls établissements non autochtones sur le territoire qui va devenir la Colombie-Britannique sont des postes de traite comme Victoria, Nanaimo et FORT LANGLEY, sur la côte, et, à l'intérieur, Kamloops, Fort George (devenu depuis Prince George) et FORT ST. JAMES.

Navire à voile, New Westminster
Navire à voile, New Westminster
Navire à voile chargeant sa cargaison de bois d'oeuvre, à New Westminster, en Colombie-Britannique, v. 1863 (avec la permission des British Columbia Archives/B-06377).
Amor De Cosmos, homme politique
Amor De Cosmos, homme politique
Né Bill Smith, il change son nom pour celui d'Amor de Cosmos, qui, dit-il, « désigne tout ce que j'aime le plus … l'ordre, la beauté, le monde, l'univers » (Avec la permission de Bibliothèque et Archives Canada/PA-25397).


Croissance
Après une période de tranquillité, la colonie s'anime en 1858 avec la découverte d'or dans les bancs de sable le long du cours inférieur du fleuve Fraser. Les RUÉES VERS L'OR successives attirent des milliers d'aventuriers du monde entier. La plupart viennent cependant des régions aurifères de Californie, plusieurs par bateau, de San Francisco. Les chercheurs d'or s'entassent dans des baraques de fortune à Victoria, y achètent permis et provisions.

Prospection
Prospection
À la recherche de l'or alluvionnaire, peinture de William Hind, 1864 (avec la permission des Public Archives of British Columbia).
Au cours de l'année 1858, les prospecteurs ratissent les rives du Fraser, vers l'amont. La ville de Yale est créée de toutes pièces pour servir de centre de transbordement au sud du canyon du Fraser et à l'extrémité est de la partie navigable dans l'embouchure du fleuve. Les chercheurs d'or agitent leurs tamis le long des affluents du Fraser, et des découvertes importantes sont faites à l'est de Quesnel.

La ville champignon de Barkerville s'élève à l'ouest des monts Cariboo et devient un centre de services pour les prospecteurs. À son apogée, au début des années 1860, Barkerville a une population de quelque 10000 habitants, mais qui fluctue beaucoup. Elle est ainsi la localité la plus populeuse de l'Ouest canadien.

Désireux d'assurer la loi et l'ordre sur les terrains aurifères et d'implanter un embryon d'administration publique, les Britanniques confient, en 1858, la gouverne du territoire de l'intérieur de la Colombie-Britannique à James Douglas, demeuré gouverneur de l'île de Vancouver. NEW WESTMINSTER, localité située un peu à l'intérieur des terres sur la rive nord du delta du Fraser, devient la capitale de la nouvelle colonie en 1859. Ce chef-lieu contrôle le trafic maritime, de l'entrée du delta du Fraser en direction du centre du territoire. Au début des années 1860, la construction de la ROUTE CARIBOO le long des falaises du canyon Fraser, entreprise aux difficultés presque insurmontables, facilite le transport des marchandises jusqu'aux villages de l'intérieur.

L'épuisement des terrains aurifères et le départ des habitants forcent le gouvernement britannique à réunir en 1866 les deux colonies afin de réduire les coûts administratifs. New Westminster est la capitale des colonies jumelées pendant deux ans jusqu'à ce que les protestations de la vieille capitale, Victoria, obligent les autorités à y ramener en 1868 le siège du gouvernement. L'éloignement de la capitale des populations et des activités économiques de l'intérieur provoque pendant plusieurs années des problèmes de communication et des dédoublements de plusieurs services dans les territoires de l'intérieur.

Dans les années qui suivent la création de la CONFÉDÉRATION en 1867, on s'interroge beaucoup dans la colonie britannique de la côte ouest sur l'opportunité de se joindre au Canada formé par les provinces de l'Est. En 1871, les 12000 citoyens non-autochtones de la Colombie-Britannique acceptent d'adhérer au Dominion du Canada à condition que le gouvernement fédéral construise un chemin de fer transcontinental qui reliera la nouvelle province au reste du pays. Il faudra attendre, non sans impatience, 15 ans avant que le CANADIEN PACIFIQUE (CP) atteigne la côte du Sud-Ouest.

Au début, l'union avec le Canada n'est pas très heureuse. La nouvelle province est très endettée : gouverner un territoire montagneux aussi vaste et si peu peuplé coûte cher et les revenus provenant de l'exploitation des ressources naturelles sont modestes. Plus du tiers de la population blanche réside dans la région de Victoria. En 1881, on dénombre 24 000 blancs et environ 25 000 autochtones.

L'expansion tant désirée du commerce avec l'Asie ne s'est pas réalisée tout de suite après la fin des travaux de construction du chemin de fer en 1885. Le CP amenait cependant des gens dans le port de Vancouver et, en 1901, la population de la ville était déjà plus nombreuse que celle de Victoria. Vieille de 15 ans, Vancouver comptait déjà 27 010 habitants en 1901 tandis que Victoria, après 58 ans d'existence, n'en regroupait que 23 688.

Des entrepreneurs arrivent en Colombie-Britannique au tournant du XXe siècle afin d'en exploiter les immenses ressources. Le secteur de la conserverie du saumon se développe sur le littoral. Des scieries entrent en exploitation sur les deux rives du détroit de Georgia, surtout dans la partie est de l'île de Vancouver. La première usine de pâtes et papiers est construite à Powell River en 1912.

Ce n'est cependant qu'après la Première Guerre mondiale que l'industrie forestière connaît son premier grand développement, l'ouverture du canal de Panama donnant accès aux marchés de l'Atlantique Nord. La Colombie-Britannique attire des « pionniers » très différents de ceux des Prairies et de l'Est du Canada, car le besoin de capitaux et la présence de ressources facilement exportables constituaient alors des facteurs de développement plus importants que la prise de possession de terres agricoles.

Au cours des années 1890, le développement de l'intérieur s'appuie sur l'industrie minière, concentrée dans la région de Kootenay, au sud-est. Venus pour la plupart des camps miniers de l'Idaho et de l'Ouest du Montana, les prospecteurs remontent les vallées vers le nord et découvrent de l'or et des métaux communs à l'ouest du LAC KOOTENAY. Des villages miniers apparaissent dans la vallée Slocan, à ROSSLAND, près de Grand Forks, et ailleurs. NELSON, où sont concentrés les services, l'administration et les ressources matérielles, devient le plus important centre de la région avec une population de 4500 habitants en 1911.

Une voie ferrée venant des États-Unis pénètre en direction nord dans la région. Le CP étend son réseau vers l'ouest, en 1899, traverse le col Crowsnest et transporte le charbon de FERNIE jusqu'aux fonderies des centres miniers. Vers 1914, plusieurs mines ferment et certaines municipalités connaissent le même sort, quoique d'autres mines seront mises en exploitation par la suite. Au cours de la Première Guerre mondiale, l'activité minière déclinant dans la région de Kootenay, le CP entreprend le prolongement de la voie ferrée devant relier Kettle Valley à la côte.

Des colons s'installent dans la partie centre-sud de l'intérieur pour pratiquer l'agriculture. Au même moment où la ruée vers l'or gagne Cariboo, des ranchs font leur apparition dans les prairies des vallées et dans les cuvettes vallonneuses au sud du plateau Intérieur. L'irrigation se développe au début du XXe siècle, à l'ouest de Kamloops et dans le nord de la vallée de l'Okanagan. L'irrigation de vergers au sud de Vernon facilite l'établissement d'anciens combattants de la guerre 1914-1918 sur des terres (voir ANCIENS COMBATTANTS, LOI SUR LES TERRES DESTINÉES AUX).

Le chemin de fer Grand Trunk, allant vers l'ouest depuis Edmonton jusqu'à l'océan, en passant par le Fraser supérieur et les vallées de Bulkley et de Skeena, fut construit entre 1907 et 1914, dans le but de doter le Canada d'une deuxième voie d'accès à la côte du Pacifique. Prince George devient alors un centre forestier mineur ayant accès au marché du bois de construction des Prairies, alors en pleine expansion. Toutefois, les terminaux portuaires et ferroviaires de Prince Rupert n'attireront jamais le tonnage espéré, en raison notamment des besoins modestes de réception de fret. La petite ville de Prince Rupert est demeurée une ville de pêche, tout en caressant l'espoir de devenir un jour un grand centre.

Les activités économiques fondées sur l'exploitation des ressources naturelles connaissent un ralentissement important dans la province, entre 1930 et 1945, par la perte de marchés extérieurs. Vers 1950, l'amélioration des réseaux de transport permet l'intégration des économies de l'intérieur, axées sur l'exploitation des ressources naturelles, aux centres côtiers qui regroupent les activités de réception des marchandises ainsi que leur transformation et leur gestion.

L'Expo 86, tenue à Vancouver, portait d'ailleurs sur le transport et les communications. Des milliers de Canadiens ont émigré en Colombie-Britannique attirés par la douceur du climat et les perspectives économiques intéressantes. Ils se sont joints à des milliers d'autres immigrants venus d'Asie. Ces gens ne font pas que travailler à divers titres dans les secteurs du commerce et des services en pleine expansion, ils achètent des biens, des services et se divertissent. Au 21e siècle, la Colombie-Britannique est devenue l'une des provinces les plus prospères et l'une de celles dont la croissance est la plus rapide.

Auteur J. LEWIS ROBINSON


Bibliographie
G.P.V. et H.B. Akrigg, British Columbia Chronicle, 1847-71 (1977); Mary L. Barker, Natural Resources of British Columbia and Yukon (1977); M.L. Cuddy et J. Scott, British Columbia in Books (1974); Albert L. Farley, Atlas of British Columbia (1979); Robin Fisher, Contact and Conflict (1977); Margaret A. Ormsby, British Columbia (1958); H.K. Ralston et J. Friesen (dir.), Historical Essays on British Columbia (1976); J. Lewis Robinson, British Columbia (1973); Marie Tippett et Douglas Cole, From Desolation to Splendour (1977).


Liens supplémentaires
L'Institut Historica-Dominion
Le site Web de l'Institut Historica-Dominion, organisme de tutelle de l'Encyclopédie canadienne et l'Encyclopédie de la musique au Canada. Consultez leur guerre multimédia de 1812 option et beaucoup d'autres ressources interactives concernant l'histoire et la culture canadiennes.

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La Colombie-Britannique
Le site Web de la Confédération canadienne, raconte la naissance et la croissance du Canada à partir des quatre provinces du début, en 1867, jusqu'à nos jours. Par Bibliothèque et Archives Canada.

Recensement
Le recensement constitue la seule source fiable de données détaillées sur de petits groupes, notamment les familles monoparentales, les groupes ethniques, l'industrie, les catégories professionnelles et les immigrants. Le recensement permet aussi d'avoir accès aux données sur des régions aussi petites que des quartiers ou sur le pays lui-même. Par le site Web Statistique Canada.

Renforcer la résilience face aux changements climatiques
Comment les cycles et les modes dans l'océan Pacifique influencent-ils le cycle de l'eau?

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Le site Voyages & Transformations présente les environnements naturels de la C.-B. : les montagnes, les forêts, les eaux, les prairies et les villes.

Les noms géographiques autochtones
Des exemples d'appellations géographiques autochtones. Par le site web du ministère des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien.

Sur les traces des pionniers
Cette importante collection photographique en ligne rend compte de l'histoire de McBride, Valemount, Prince George, et Mackenzie, communautés du nord de la Colombie-Britannique. Y sont présentées des images de convois terrestres, de transports par voie d'eau, de voies ferrées et de grands axes routiers, de monuments historiques, d'hommes et de femmes de la région au travail ou en train de se détendre, et plus encore. Par le Fraser Fort-George Regional Museum.

L'inventaire national des mémoriaux militaires canadiens
Rechercher un mémorial dans l'Inventaire national des monuments commémoratifs militaires canadiens. Un site Web de la Direction - Histoire et patrimoine.

Les noms des provinces et territoires
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Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.