Un comité d'hommes d'affaires, sous la présidence de C.M. DRURY, réussit à convaincre Diefenbaker, alors premier ministre, de l'importance de souligner le 100e anniversaire de façon mémorable. L'un des publicistes les plus connus au Canada, John FISHER, surnommé « Monsieur Canada », est nommé commissaire du Centenaire. Fisher, dont le mandat sera maintenu sous Pearson, bénéficie de l'aide et de la compétence de Georges E. Gauthier, puis de Gilles Bergeron (tous deux commissaires associés).
Les manifestations de l'année sont regroupées en deux catégories : manifestations architecturales et manifestations actives. Soucieux de laisser un souvenir tangible, les gouvernements fédéral et provinciaux financent une grande variété de projets de construction. Chaque province acquiert un édifice commémoratif. Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux versent des sommes équivalentes à celles que les municipalités affectent aux bâtiments du Centenaire. De telles largesses stimulent la construction de bibliothèques, de musées, de théâtres et de centres sportifs. Le symbole le plus somptueux de cette période est le CENTRE NATIONAL DES ARTS à Ottawa, un monument de béton entièrement financé par le gouvernement fédéral.
Plus de 10 millions de personnes visitent le train et les caravanes du Centenaire, qui illustrent en détail l'histoire du Canada et l'apport de nombreuses cultures différentes. Des collectivités publient leur histoire, et des sites historiques sont restaurés. Les arts de la scène connaissent une année fabuleuse, car Festival Canada commande des pièces de théâtre, des comédies musicales, des opéras et des ballets.
Sur une note plus légère, on assiste également à des courses en baignoire, à des défilés et à des fêtes en costumes d'époque. Une ville construit même une piste d'atterrissage pour soucoupes volantes. Au cours de l'année, il devient évident que la manifestation la plus spectaculaire du pays, EXPO 67, est une réussite nationale et internationale. L'année du Centenaire prend fin comme elle a commencé, sur la colline du Parlement. À la demande de la population, la flamme du Centenaire, qui doit s'éteindre, restera allumée. Elle devient le symbole d'une année qui non seulement est importante en soi, mais qui marque l'émergence d'une nation adulte et pleine d'assurance.
Auteur ROBERT BOTHWELL
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Minutes Historica : Expo 67
Voir la Patrimoine Minute sur Expo 67 de l'Institut Historica-Dominion. Voir aussi les ressources pédagogiques en ligne.


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