Tous les printemps, jusqu'en 1626 environ, ils reviennent à leurs stations de dépeçage, où ils dressent des échafaudages pour le séchage de la morue et construisent des fourneaux de pierre pour la préparation de l'huile de baleine, denrée très prisée en Europe. Leurs rencontres avec les autochtones, principalement les MICMACS, sont amicales. En décembre ou en janvier, lorsque la glace se fait plus envahissante, ils retournent chez eux.
Les activités basques dans l'estuaire du Saint-Laurent atteignent leur apogée entre 1550 et 1580. Cependant, au début du XVIIe siècle, divers facteurs concourent à mettre fin à leurs voyages : diminution du nombre de baleines, affaiblissement de l'influence espagnole pendant guerre franco-espagnole, présence de plus en plus grande des Anglais et des Hollandais dans les eaux nordiques, hostilité croissante des Inuits et puissance accrue de la NOUVELLE-FRANCE.
Lors de ses premiers voyages, Samuel de CHAMPLAIN rencontre des pêcheurs basques et tire profit de leur connaissance de la rive nord du Saint-Laurent. Il entretient des liens étroits avec les Basques de France, même si ces derniers s'opposent à la fondation de Québec. Avec Marc LESCARBOT, Champlain décrit la principale colonie basque de Lesquemin (Les Escoumins, au Québec). Il fait la connaissance, à Tor Bay (Nouvelle-Écosse), d'un pêcheur basque d'expérience qui y vient chaque année depuis 1565. Il décrit le détroit de Belle Isle comme un endroit fréquenté par les Basques espagnols.
Les Basques ont laissé de nombreuses traces de leur présence sur nos rives. Notre toponymie en témoigne, avec des noms comme Mingan (Québec), Ingornachoix, Port-au-Choix et Port-au-Port (Terre-Neuve). Les Canadiens français adoptent même un mot d'origine basque, ORIGNAL, pour désigner l'élan du Canada. Des recherches archéologiques à RED BAY (Terre-Neuve) confirment la présence des Basques. On y a découvert une abondance de tuiles rouges pour toiture (servant de lest), de la poterie, de la verrerie et des squelettes. Cinq épaves basques ont été trouvées dans cette région, dont la plus ancienne, celle du San Juan, remonte à 1565.
Auteur RENÉ BOULANGER
Bibliographie
Harry Thurston, « The Basque Connection », Equinox(nov.-déc. 1983).
Liens supplémentaires
Francophones de Terre-Neuve et Labrador
Information sur l'histoire de la Francophones de Terre-Neuve et Labrador.
Baleiniers et baleinières
Le site Web de "Mer et monde - Baleines et loups-marins : La chasse aux mammifères marins du Canada atlantique." Par le Musée canadien des civilisations.


Shawnadithit est de plus en plus anxieuse alors qu’elle attend le retour de son oncle, Longnon, au camp dressé, au fin fond de Terre-Neuve, à l’embranchement du ruisseau Badger et de la rivière des Exploits...
Contenu de LEC

