L'athlétisme, sport aux multiples formes, regroupe plusieurs disciplines distinctes : la marche olympique, la course, la course de haies, les sauts (hauteur, perche, longueur, triple saut), les lancers (javelot, disque, poids, marteau) et les épreuves combinées (décathlon, heptathlon). Les JEUX OLYMPIQUES, la compétition sportive la plus connue, regroupent 42 épreuves d'athlétisme, 25 masculines et 17 féminines. Aux Olympiques, plus de pays rivalisent en athlétisme qu'en tout autre sport.

L'athlète de cette discipline sportive participe aux Olympiques d'abord et avant tout pour améliorer sa performance personnelle, comme le suggère la devise des Jeux : citius, altius, fortius. Les athlètes s'entraînent non seulement pour dépasser leurs concurrents, mais aussi pour atteindre leur meilleure performance individuelle ou de groupe ou pour briser des records auxquels les organismes régissant le sport (la Fédération internationale d'athlétisme amateur, la FIAA, et sa filiale canadienne, Athlétisme Canada) accordent une place spéciale. Organisateurs, athlètes et partisans attribuent ainsi à l'athlétisme moderne un but très différent de son précurseur antique, l'athlétisme de la première ère des Jeux olympiques.

En fait, même si les Grecs possèdent les outils techniques pour mesurer le temps et la distance, ces résultats leur importent peu et ils ne les enregistrent pas. Ce qui les intéresse, c'est la compétition comme telle. Beaucoup pensent que l'établissement de records dans des activités communes à presque toutes les cultures est ce qui rend l'athlétisme si populaire dans tant de pays, un miroir de la quête moderne de progrès scientifique.

Les Canadiens connaissent depuis longtemps l'athlétisme classique. En 1844, un groupe de Montréalais organisent une compétition de deux jours qu'ils appellent « les Olympiques ». Cependant, les origines de l'athlétisme au Canada remontent aux compétitions de courses et de lancers des peuples autochtones, à l'athlétisme pratiqué au temps de la colonie par les officiers britanniques et les fonctionnaires, aux Jeux calédoniens des immigrants écossais et aux épreuves de force qui ont lieu dans les campagnes lors de corvées ou de foires. Avant la Confédération, en 1867, des rencontres hautement compétitives et des courses ont lieu de façon régulière. L'épreuve la plus populaire est probablement la course à pied professionnelle : les participants courent ou marchent selon leur propre rythme, de façon à parcourir la plus longue distance en une période de temps préétablie (six jours souvent).

En 1884, afin de mettre un peu d'ordre dans tous ces divers types de compétitions, le Montreal Amateur Athletic Association crée l'Amateur Athletic Union (AAU), organisme national qui régit l'athlétisme. Bien que brièvement menacée au début par l'Amateur Athletic Federation, plus libérale, et par une ligue de coureurs professionnels du début du XXe siècle, l'AAU et, par la suite, l'Association canadienne d'athlétisme (ACA), fondée en 1969, (Athlétisme Canada depuis avril 1991) supervisent depuis lors les niveaux les plus élevés de compétition d'athlétisme.

L'AAU encourage l'amateurisme au sens le plus strict, c'est-à-dire la croyance en la supériorité des valeurs morales inhérentes à une participation pour le plaisir, sans récompense matérielle. Cet idéal est renforcé par une liste d'interdictions régissant l'admissibilité. Ainsi, la participation est limitée aux personnes qui ont le temps et l'argent pour pratiquer le sport par eux-mêmes et aux établissements scolaires et organisations sociales (universités, YMCA, associations sportives policières) qui souscrivent à l'idéologie du dépassement de soi. L'athlétisme est aussi limité aux hommes.

Jusqu'aux années 20, ces dirigeants, avec l'appui de médecins et de moralistes qui cherchent à préserver la santé et la vertu des femmes dans une société patriarcale, réussissent à tenir la femme à l'écart, sous prétexte que l'activité physique vigoureuse endommagerait ses organes reproductifs et que sa participation serait « déplacée ». Dans les années 20, par suite de pressions exercées par les femmes, l'AAU met sur pied un comité de femmes et la FIAA inclut des épreuves féminines aux Jeux olympiques. Cependant, les avantages qui en découlent n'égalent en rien ceux dont bénéficient les hommes.

Les Canadiens participent à toutes les épreuves d'athlétisme avec honnêteté et distinction. Chaque génération, ou presque, a ses bons sprinters. Au début du siècle, Robert KERR, de Hamilton, se distingue par ses départs fulgurants et domine les compétitions canadiennes, américaines et celles de l'Empire britannique. Aux Olympiques de 1908 (Londres), il gagne des médailles d'or et de bronze. C'est aux Olympiques d'Amsterdam (1928) que le sprint canadien entame probablement sa période la plus fructueuse avec les victoires de Percy WILLIAMS de Vancouver. Malgré sa petite taille, Williams remporte les sprints du 100 mètres et du 200 mètres avec son spectaculaire saut à la ligne d'arrivée. De leur côté, Fanny ROSENFELD, Florence Bell, Ethel Smith et Myrtle Cook joignent leurs efforts et remportent le tout premier relais féminin 4 x 100 mètres de l'histoire. Au cours des dix prochaines années, les sprinters canadiens décrochent 6 autres médailles olympiques et 22 médailles aux Jeux de l'Empire britannique. Ces exploits ne seront égalés que dans les années 60, lorsque Harry JEROME, de Vancouver, égale le record mondial au 100 mètres et remporte des médailles d'or aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux panaméricains ainsi qu'une médaille de bronze aux Olympiques.

Les coureurs de demi-fond canadiens se distinguent aussi. En 1900, aux Jeux olympiques de Paris, le Torontois George ORTON devient le premier Canadien à remporter une médaille d'or au 2500 mètres steeple. Il avait déjà plusieurs championnats et records à son actif. Au cours de l'entre-deux-guerres, le Montréalais Phil Edwards et le Torontois Alex Wilson gagnent sept médailles en trois présences aux Jeux olympiques. Le Torontois Bill Crothers, un des coureurs le plus gracieux de l'histoire, continue la tradition pendant les années 60. Il remporte l'argent aux Olympiques de Tokyo (1964) et domine, pendant de nombreuses années, l'épreuve du 1000 verges au circuit nord-américain d'athlétisme en salle.

En général, les coureurs de fond canadiens réalisent de meilleures performances sur route que sur piste. Plusieurs marathoniens remportent la victoire, notamment Bill Sherring, en 1906, aux Jeux olympiques d'Athènes (jeux non reconnus officiellement). C'est également le cas de Harold Webster, en 1934, aux Jeux de l'Empire britannique à Londres et d'Andy Boychuk aux Jeux panaméricains, à Winnipeg, en 1967. Les marathoniens canadiens remportent 16 fois le fameux marathon de Boston. Il s'agit de Tom LONGBOAT d'Onondaga (1907), John Miles de Sydney (1926 et 1929), Gérard Côté de Saint-Hyacinthe (1940, 1943, 1944 et 1948), Jerome Drayton de Toronto (1977) et Jacqueline Gareau de Montréal (1980). Tous ces athlètes sont maintenant des figures légendaires. Aux JEUX DU COMMONWEALTH de Vancouver (1954), le Torontois Rich Ferguson finit troisième lors de la célèbre course du mille entre le Britannique Roger Bannister et l'Australien John Landy. Bannister remporte cette course en 3 h 58 min 8 s.

Plus de la moitié des médailles remportées par des Canadiens lors de compétitions internationales le sont dans les épreuves moins populaires des concours (lancers et sauts). Traditionnellement, les athlètes canadiens excellent au saut en hauteur : Ethel CATHERWOOD (1928), Duncan MCNAUGHTON et Eva Dawes (1932) et Greg Joy (1976) remportent des médailles olympiques. Aux Jeux du Commonwealth, des médailles iront à Debbie BRILL (une des pionnières de la technique de Fosbury, maintenant quasi universelle) en 1970 et en 1982, Claude Ferrange (1978) et Milt Ottey (1982). Parmi d'autres Canadiens qui se distinguent, citons le Montréalais Étienne DESMARTEAU, premier Canadien à remporter l'or au lancer du poids de 56 livres (25,4 kg) aux Olympiques de St. Louis en 1904. Citons aussi les lanceurs Ed Coy, Dave Steen, George Puce, Jane Haist et Boris Chambul; les sauteurs à la perche Ed Archibald, William Happeny et Bruce Simpson; et, au saut en longueur Garfield McDonald, Cliff Bricker et Hal et Wally Brown.

Au cours des 20 dernières années, la structure de l'athlétisme au Canada a changé de façon radicale. Par suite de l'adoption de la Loi sur la santé et le sport amateur (1961), les programmes fédéraux et provinciaux connaissent un essor important. On assiste à la professionnalisation des entraîneurs et des administrateurs sportifs et on recrute des gens des milieux médicaux et scientifiques dans le but de favoriser la haute performance. Auparavant, l'athlétisme était dirigé presque entièrement par des bénévoles qui, souvent, assumaient les rôles d'entraîneur, d'officiel et d'administrateur. Leur résidence personnelle servait de bureau à l'organisation sportive et l'argent consacré à un grand nombre d'activités provenait de leur propre revenu. Il existe maintenant une distinction précise entre les rôles d'entraîneur, d'officiel et d'administrateur.

Athlétisme Canada, organisme fortement subventionné, et ses filiales provinciales possèdent des bureaux permanents, du personnel à plein temps et un réseau d'entraîneurs rémunérés qui supervisent l'entraînement des athlètes. Les athlètes d'élite ne sont plus considérés comme « amateurs », car la plupart d'entre eux reçoivent des subventions de l'État pour leurs frais de subsistance et d'entraînement, ce qui est permis par les règlements de la FIAA depuis 1974. Ils peuvent aussi obtenir des prix en argent et, depuis 1982, ont le droit de prêter leur nom dans le cadre de promotions publicitaires. Un grand nombre d'entre eux se consacrent à l'athlétisme à plein temps. Tous ces changements ont nettement amélioré les conditions d'entraînement, augmenté les occasions de participer aux compétitions et prolongé les carrières. Conséquemment, dans l'ensemble, la qualité des performances canadiennes n'a jamais été aussi élevée. En 1964, seulement 14 Canadiens répondent aux critères de qualification pour les Olympiques de la FIAA par rapport à 71 en 1984.

La piètre performance du Canada aux Olympiques de Mexico, en 1968 (aucune médaille en athlétisme), ont des répercussions sur le développement futur. En 1972, l'Association olympique canadienne (AOC) et Sport Canada mettent de l'avant le « plan des Jeux », un partenariat de financement réunissant les gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que les organismes sportifs nationaux, dans le but de hisser le Canada au rang des 10 premiers aux Jeux olympiques de 1976, à Montréal. Le « plan des Jeux » subventionne diverses compétitions (par exemple, la première rencontre féminine d'athlétisme entre le Canada et les États-Unis, en 1972) et les camps d'entraînement (comme celui du Fitness Institute de Toronto ou le National Athletic Training Camp, qui se déroule à Montréal dans un hangar réaménagé de Canadair). Pendant ce temps, d'autres athlètes, dont l'ex athlète de demi-fond Abigail HOFFMAN, exercent des pressions sur le Comité olympique canadien pour qu'il permette aux amateurs de s'entraîner plus longtemps que les 60 jours prévus tous les 4 ans et qu'ils soient remboursés, légalement, pour les frais d'entraînement. On met alors sur pied des programmes d'aide aux athlètes basés sur le système de subventions qui tient compte des performances et du classement mondial. Ainsi, entre mai 1975 et les Olympiques de 1976, environ 2,3 millions de dollars sont distribués à quelque 600 athlètes pour couvrir leurs frais de subsistance et ceux liés à l'entraînement.

Ce genre d'investissement s'accompagne d'attentes élevées quant aux performances des athlètes et une querelle entre l'Association olympique canadienne et l'ACA (maintenant Athlétisme Canada) à propos des standards (distances, hauteurs et temps requis pour obtenir une place au sein de l'équipe nationale) atteint son point culminant lors des épreuves de sélection pour les Jeux de Munich de 1972. En conséquence, neuf des meilleurs Canadiens en athlétisme ne seront pas membres de l'équipe nationale. La cinquième place du perchiste Bruce Simpson est la meilleure performance canadienne en athlétisme à Munich.

Pendant que Montréal se prépare à accueillir les Jeux olympiques de 1976, l'ACA invite, en 1973, le spécialiste polonais du sprint, Gerard Mach, pour offrir des cours pratiques. Peu après, Mach devient le premier entraîneur professionnel d'athlétisme au Canada. L'ACA organise alors son premier « plan des Jeux » autour d'un directeur technique, Lynn Davies, et de quatre entraîneurs nationaux : Derek Boosey (sauts et épreuves combinées), Jean-Paul Baert (lancers), Paul Poce (course de fond) et Gerard Mach (sprints, courses de haies et relais). Parmi les 56 athlètes faisant partie de l'équipe canadienne d'athlétisme aux Olympiques de Montréal, 9 femmes et 5 hommes se qualifient pour les finales. Quatre athlètes et trois des quatre équipes de relais battent des records personnels et canadiens pendant les Jeux. La médaille d'argent de Greg Joy en saut en hauteur est la seule médaille en athlétisme et le Canada termine 11e au classement général.

Le « plan des Jeux » de 1976 porte fruit en 1978 lorsque les athlètes canadiens terminent premiers au classement général des Jeux du Commonwealth à Edmonton. Des médailles d'or sont remportés par Boris Chambul (disque), Claude Ferrange (saut en hauteur), Carmen Ionesco (disque), Diane JONES KONIHOWSKI (pentathlon), Phil Olsen (javelot) et Bruce Simpson (saut à la perche). Le Canada remporte aussi huit médailles d'argent et neuf de bronze. Aux Jeux panaméricains, à San Juan (Porto Rico), le Canada se classe troisième et remporte 18 médailles en athlétisme.

En dépit du boycott des Jeux olympiques de Moscou, la philosophie de l'ACA mise de l'avant avec le « plan des Jeux », qui consiste à séparer les différentes épreuves d'athlétisme, se poursuit par la création de « centres d'entraînement spécialisés ». Dans ces centres, des entraîneurs reconnus travaillent avec les nouveaux talents. On compte un centre de sprint à Toronto, sous la direction de l'entraîneur Charlie Francis, un centre de course de fond à Victoria, dirigé par l'entraîneur Ron Bowker, un autre à Winnipeg, dirigé par Alphonse Bernard, un centre d'épreuves combinées à Saskatoon, dirigée par l'athlète et entraîneuse Diane Jones Konihowski, et enfin un autre semblable à Toronto, dirigé par Andy Higgins. Des fonds en fiducie (initiative de l'ACA approuvée par la FIAA lors de son congrès, en 1982) permettent aux athlètes amateurs de recevoir, de façon légale et sans perdre leur statut d'amateur, de l'argent (venant du parrainage d'entreprises, d'activités de promotion ou du gouvernement) pour couvrir leurs frais de subsistance et d'entraînement.

En 1983, la FIAA organise les premiers championnats du monde d'athlétisme à Helsinki (Finlande) et redonne ainsi à cette discipline sportive l'importance qu'elle avait aux Jeux olympiques de l'Antiquité. Pour la première fois depuis les Jeux de Munich en 1972 (boycott des Africains aux jeux de Montréal et des Américains à ceux de Moscou), les meilleurs athlètes mondiaux s'affrontent dans 41 épreuves. Les Canadiens ne remportent aucune médaille aux Championnats du monde d'athlétisme de la FIAA, se classant 7e au monde (on y établit un record du Commonwealth et trois records canadiens). Il s'agit de la meilleure performance de tout temps d'une équipe canadienne d'athlétisme.

En 1984, aux Jeux de Los Angeles, Ben JOHNSON remporte le bronze au 100 mètres et Lynn Williams fait de même au 3000 mètres. Des médailles d'argent iront à l'équipe masculine (relais 4 x 100 mètres) et à l'équipe féminine (relais 4 x 400 mètres). Aux Jeux panaméricains de 1986, les athlètes canadiens remportent sept médailles d'argent et trois de bronze. Johnson devient, par la suite, le meilleur sprinter au monde en établissant un record au 100 mètres et en remportant le titre de champion du monde en 1987. Enfin, il établit aussi deux records sur piste intérieure : 6,41 secondes au 60 mètres et 5,55 secondes au 50 mètres. Du côté féminin, Angella ISSAJENKO détient le record du 50 mètres en salle (6,06 secondes).

L'athlétisme canadien subit un dur coup lorsque, à Séoul en 1988, Ben Johnson teste positif à un contrôle lié aux stéroïdes après avoir remporté l'or au 100 mètres. Cet événement reléguera dans l'ombre la performance de Dave Steen (le bronze) au prestigieux décathlon. Par suite de ce scandale relié au dopage, le gouvernement fédéral crée une commission d'enquête (ENQUÊTE DUBIN) qui entendra des témoignages choquants sur l'usage répandu de substances améliorant la performance. Comme conséquence au rapport Dubin, le Canada renforce ses programmes de dépistage de drogues et figure parmi un très petit nombre de pays qui administrent, au hasard, des tests antidoping. Toutefois, les travaux de la Commission seront ignorés par les autres pays.

Aux Jeux du Commonwealth de 1990, les Canadiens décrochent quatre médailles d'or et six de bronze. En 1991, aux Championnats du monde, Michael SMITH remporte l'argent au décathlon, et Atlee Mahorn, le bronze au 200 mètres. De son côté, Mark MCKOY, qui, lui aussi, quitte Séoul en disgrâce après avoir admis qu'il a fait usage de stéroïdes, fait un retour à la compétition en 1991, puis obtient l'or au 110 mètres haies aux Olympiques de Barcelone en 1992. C'est la première médaille d'or en athlétisme pour le Canada en 60 ans. Guillaume Leblanc remporte l'argent au 20 kilomètres marche et Angela Chalmers gagne le bronze au 3000 mètres. Peu de temps après, McKoy quitte le Canada pour devenir membre de l'équipe autrichienne.

Le scandale entourant l'affaire Ben Johnson continuera d'entacher l'athlétisme canadien jusqu'en juillet 1995, moment où Donovan BAILEY, d'Oakville en Ontario, et Bruny Surin, de Montréal, réussiront les temps les plus rapides en sol canadien (9,91 secondes et 9,97 secondes au 100 mètres).

Les succès de Bailey et Surin se poursuivent aux Championnats du monde à Göteborg, en Suède. Bailey décroche l'or au 100 mètres avec un temps de 9,97 secondes et Surin le suit de près et remporte l'argent. Les deux sprinters se joignent à Robert Esmie, de Sudbury, et à Glenroy Gilbert, d'Ottawa, et décrochent la médaille d'or au relais 4 x 100 mètres (première médaille d'or canadienne en relais à un Championnat du monde). Avec la médaille de bronze de Michael Smith au décathlon, l'équipe canadienne d'athlétisme connaît sa meilleure performance de tous les temps.

Aux Olympiques d'Atlanta (1996), les Canadiens continuent d'exceller aux épreuves de vitesse. Donovan Bailey remporte le 100 mètres contre les meilleurs sprinters jamais rassemblés et établit un record mondial (9,84 secondes). L'équipe composée de Bailey, Esmie, Gilbert et Surin remporte le relais 4 x 100 mètres lors d'une finale spectaculaire.

Aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000 les athlètes canadiens ont éprouvé queslques difficultés; Bailey n'a pas terminé le 100m à la suite d'une maladie, l'équipe des hommes, au 4 fois 100m relais n'a pu se qualifier. Mark Boswell, qui était le champion de monde en 1999 au saut en hauteur, a été gêné par la pluie. Les meilleures performances pour le Canada fut la cinquième place de Kevin Sullivan au 1500m et la sixième place de Jason Turk au lancé du disque.

Sans aucun doute, les Canadiens continueront de pratiquer avec plaisir l'athlétisme pendant encore de nombreuses années, mais les chances de réaliser des performances mondiales dépendent du soutien des gouvernements. Les coûts reliés à l'entraînement et aux compétitions ne sont à la portée que d'une minorité d'athlètes. On parle ici de location d'installations, des honoraires de l'entraîneur, de consultations scientifiques, de traitements médicaux spécialisés, de frais de déplacement et de subsistance. D'autres organismes publics, notamment les écoles et les universités, assument certains de ces coûts. Athlétisme Canada et quelques clubs sont en mesure de générer un certain revenu grâce à des campagnes de « levées de fonds » et au marketing qui, pour des fins publicitaires, met à profit le prestige des athlètes d'élite.

Toutefois, ces contributions ne suffisent pas. Si les dirigeants de ce sport aimeraient retrouver l'autonomie de l'ancienne Amateur Athletic Union, ils dépendent cependant des fonds et des services de l'État, qui sont soumis à l'autorité gouvernementale. Jusqu'à maintenant, on s'entend pour dire que les organismes publics devraient fournir à tous la chance de réaliser des performances de haut calibre dans des sports comme l'athlétisme.

Saut en hauteur
Saut en hauteur
Le saut en hauteur est l'une des épreuves d'athlétisme dans lesquelles les athlètes canadiens ont offert les meilleures performances au cours des années (Corel Professional Photos).
Thompson, Earl
Thompson, Earl
Earl Thompson, spécialiste du 110 m haies, aux Jeux Olympiques d’Anvers de 1920. Il remporte l’épreuve en un temps record. Quoiqu’ayant passé la plus grande partie de sa vie aux États-Unis, il insista pour représenter le Canada aux Jeux Olympiques (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).
Kerr, Robert
Kerr, Robert
L’athlète Robert Kerr. Des difficultés financières l’ayant empêché de participer aux Jeux Olympiques de 1904, il parvient à participer aux Jeux de Londres de 1908, où il remporte la médaille d’or aux 200 m et le bronze aux 100 m. Peu de temps après, il décide de prendre sa retraite (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).
Williams, Percy
Williams, Percy
Percy Williams remporte la médaille d'or du 100 mètres aux Jeux de l'Empire britannique de 1930, à Hamilton, en Ontario (avec la permission du Temple de la renommée des sports du Canada).
Rosenfeld, Bobbie
Rosenfeld, Bobbie
Rosenfeld est l'athlète féminine du Canada par excellence au cours de la première moitié du XXe siècle (avec la permission du Temple de la renommée des sports du Canada).
Orton, George
Orton, George
George Orton (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).
Longboat, Tom
Longboat, Tom
Tom Longboat est l'un des plus célèbres athlètes de la période d'avant la Première Guerre mondiale (avec la permission du Temple de la renommée des sports du Canada).
Brill, Debbie
Brill, Debbie
Debbie Brill fut à l’origine d’une technique particulière de saut en hauteur, le saut dorsal, le « Brill Bend » (avec la permission de Bibliothèque et Archives Canada/PA-207883).
McNaughton, Duncan
McNaughton, Duncan
Le médaillé d’or du saut en hauteur, Duncan McNaughton. Aux Jeux Olympiques de Los Angeles de 1932, pendant une épreuve de saut en hauteur spectaculaire, il brise l’égalité avec un saut de 6 pi 6 po (2 m) et remporte l’or devant les Américains Bob Van Osdel et Cornelius Johnson ainsi que devant le Philippin Simeon Toribio. Il décide de prendre sa retraite un an plus tard (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).
L’équipe féminine de relais du Canada, 1928
L’équipe féminine de relais du Canada, 1928
L’équipe féminine de relais du Canada aux Jeux Olympiques d’Amsterdam de 1928. L’équipe remporte la médaille d’or après avoir couru en un temps record de 48,4 secondes, battant ainsi son propre record de presque une seconde. De gauche à droite, Grace Conacher, Bobbie Rosenfeld, Myrtle Cook et Rosa Gross (avec la permission du Panthéon des sports canadiens, www.cshof.ca).
L’équipe masculine canadienne de relais, 4 x 100 m
L’équipe masculine canadienne de relais, 4 x 100 m
Elle remporte l’or aux Jeux Olympiques d’Atlanta de 1996 ( de gauche à droite : Robert Esmie qui remplace Carlton Chambers dans la course finale, Bruny Surin, Donovan Bailey et Glenroy Gilbert). Les cinq athlètes sont intronisés au Panthéon des sports canadiens en 2008 (photo de Denis Paquin; avec la permission des archives de la Presse Canadienne).
McKoy, Mark
McKoy, Mark
Mark McKoy pendant le 110 m haies aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Il remporte la première médaille d’or en athlétisme du Canada en 60 ans (photo de Claus Andersen; avec la permission des archives de la Presse canadienne).

Bailey, course du 100 mètres
Donavan Bailey l'emporte sur les meilleurs concurrents jamais rassemblés au départ du 100 mètres aux Jeux olympiques (avec la permission du Comité international olympique et de la Société Radio-Canada).
Bailey, Donovan
Bailey, Donovan
Le coureur de vitesse Donovan Bailey. Il remporte le 100 m en un temps record de 9,84 s devant les meilleurs coureurs jamais rassemblés. Les exploits de Donovan Bailey furent le clou des Jeux Olympiques d’Atlanta de 1996 (photo de Paul Chiasson; avec la permission des archives de la Presse canadienne).

Auteur BRUCE KIDD et TED BARRIS


Liens supplémentaires
Athlétisme Canada
Le site officiel d'Athlétisme Canada, l'organisme national de réglementation des différentes épreuves d'athlétisme. Présente les dernières nouvelles sur les plus importantes compétitions ainsi que des portraits détaillés des athlètes.

Les femmes dans le sport au Canada
Cette collection de biographies d'athlètes canadiennes exceptionnelles fait partie de la série Femmes à l’honneur : leurs réalisations de Bibliothèque et Archives Canada. Offre également ressources pédagogiques et titres d'ouvrages de référence.

Comité olympique canadien
Le site Web officiel du Comité olympique canadien. Le COC est responsables de l'ensemble des aspects de la participation du Canada au Mouvement olympique.

Athlètes olympiques canadiens
Le site Athlètes olympiques canadiens présente une base de données consultable de photographies d'athlètes canadiens qui ont participé aux Jeux olympiques depuis le début du XXe siècle. Par Bibliothèque et Archives Canada.

SIRC
SIRC, chef de file mondial de l’information sur le sport, se donne comme mandat de recueillir, d’archiver l’information de pointe sur le sport et de la partager avec les passionnés du sport au Canada et partout sur la planète.

Agence Mondiale Antidopage
Une vue d'ensemble du Code mondial antidopage (le Code). Ce Code garantit pour que les règles et règlements concernant la lutte contre le dopage soient les mêmes dans tous les sports, assurant une véritable égalité de traitement aux sportifs.

L'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique
L'ACAFS, en partenariat avec Sport Canada et d'autres associations sportives, met tout en œuvre pour obtenir l'équité des sexes dans la communauté du sport. Une vaste source d'informations relatives aux programmes encourageant les Canadiennes à s'adonner au sport et aux activités de loisirs.

Le Panthéon des sports canadiens
Le site Web officiel du Panthéon des sports canadiens.

Hilda Strike
Biographie de Hilda Strike, superbe athlète universelle. Par le sit Web du Panthéon des sports canadiens.

Hilda Strike
Photos de Hilda Strike par le site Web officiel du Comité olympique canadien.

Sport et Société
Un site Web complet dédié à l'histoire du sport au Québec.

Calvin Bricker
Biographie de Calvin Bricker, deux fois médaillé olympique. Par le Panthéon des sports canadiens.

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