Au milieu des années 40, Alfred Pellan commence à illustrer des recueils de poésie et conçoit des costumes et des décors pour le théâtre. Durant cette période, il développe son style de la maturité. Il est de plus en plus attiré par le surréalisme : son imagerie devient plus érotique et ses peintures, aux couleurs toujours saisissantes, deviennent plus grandes, plus complexes et plus texturées. Son refus d'adhérer à une quelconque école d'art l'amène à former en 1948 Prisme d'Yeux, un regroupement d'artistes dont le manifeste réclame un art libre de toute idéologie restrictive.
En 1952, Pellan reçoit une bourse de la Société royale du Canada et déménage à Paris, où il vivra jusqu'en 1955, année où il devient le premier Canadien à présenter une exposition individuelle au Musée national d'art moderne. À son retour au Canada, de nombreuses expositions ainsi que des commandes de murales établissent sa renommée dans l'ensemble du pays. On lui consacre plusieurs monographies et films (par exemple, G. Lefebvre, Pellan, 1986) et il remporte de nombreux prix et distinctions, dont le prix Paul-Émile-Borduas en 1984. En outre, il est fait officier de l'Ordre national du Québec en 1985.
Auteur REESA GREENBERG
Bibliographie
G. Lefebvre, Pellan (1973); Reesa Greenberg, The Drawings of Alfred Pellan (1980).

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