Fondé en 1934 par des Libéraux mécontents sous la direction de Paul
GOUIN, ce troisième parti de l'arène politique québécoise obtient rapidement le soutien des
NATIONALISTES CANADIENS-FRANÇAIS radicaux, comme Philippe Hamel et Ernest Grégoire. Le programme du parti, qui prône une réforme sociale, économique et politique, remporte la faveur du public. Ayant presque réussi à renverser le gouvernement libéral sortant de Louis-Alexandre
TASCHEREAU lors des élections provinciales de 1935, l'Action libérale nationale (ALN) unit ses forces à celles des Conservateurs, dirigés par Maurice
DUPLESSIS, pour créer
UNION NATIONALE (UN). Dans les mois qui suivent, Duplessis s'assure, par ses manoeuvres, la direction de la coalition.
Après l'éclatante victoire de l'UN aux élections de 1936, la plupart des principaux nationalistes de la défunte ALN se dissocient de Duplessis, qu'ils accusent de ne pas appliquer le programme du parti. Paul Gouin, qui ne s'est pas présenté aux élections de 1936, tente en vain de ressusciter l'ALN pour les élections de 1939.
Maurice DuplessisBien que controversée, l'autorité de Duplessis l'a fait reconnaître comme « le Chef » au Québec (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-9338).
Auteur
RICHARD JONES